Hello tout le monde

Et voilà votre chapitre de la quinzaine. On va retrouver notre Barnes adoré qui doit faire face à des méchants de Hydra ET la stupidité de Steve. Il va jamais y arriver le pauvre homme. Enfin après deux chapitres pleins de aïe, ça va faire du bien de retourner un peu à un ton plus léger.

Pour ceux qui ne suivent pas mon autre texte en cours de publication, je vais faire un petit rappel / publicité absolument assumé.

J'ai ouvert une page FB afin de pouvoir échanger avec mes lecteurs plus facilement, ou différemment. Pour le moment, elle ne contient que le planning des publications du mois et je mets un petit teaser de chaque chapitre un peu avant de le publier. Mais j'ai d'autres projets et on pourrait y voir un espace de discussions sur les derniers chapitres publiés. Ou y mettre nos suggestions de lecture. Enfin ça peut devenir plein de choses, on va voir comment ça évolue dans le temps.

Si vous voulez m'y rejoindre, cherchez la page "Lanae's world - Fanfiction", je vous y attends avec du café, du thé et des craquelins au chocolat.

L'instant pub est terminé (désolée de vous avoir infligé ça, surtout pour ceux pour qui c'est la seconde fois).

Bonne lecture à tous.


Barnes se réveille en moyenne toutes les 121 minutes durant la nuit. L'esprit - son esprit - rêve. Il ne se souvient pas d'avoir rêvé précédemment. Il se réveille en sueur à 11H48 avec un goût de caoutchouc dans la bouche et des éclairs derrière les yeux. Il se réveille à 01H32 en tremblant, avec la sensation d'être traqué et l'odeur du sang. Il se réveille à 05H42 après une série longue et compliquée d'images, dans laquelle Rogers dit 'Je gère, Buck, je n'ai pas besoin d'aide.' Le visage de Barnes est froid quand il se réveille de celui-là : il est mouillé.

Le soleil n'est pas levé, et les équipements de surveillance sont silencieux, mais Barnes exerce son tout nouveau droit à décider et abandonne l'idée de dormir. Le (son) bras en métal fonctionne un peu moins bien après une semaine sans maintenance. Il sort son petit kit d'outils pour le régler.

Analyse : les rêves sont improductifs. Ils diminuent l'efficacité du sommeil. Et le Rogers des rêves est autant un casse-bonbon que le Rogers de la réalité. Il n'a pas besoin d'aide. N'a pas besoin d'aide, mon cul ! Tu ne peux même pas aller à des funérailles sans avoir deux assassins à tes basques et la moitié de la ville qui pose ses mains sur toi. Tu ne regardes jamais sur ton flanc gauche, tu commences à travailler pour une organisation vérolée sans même prendre quelques précautions avant. Tu entres dans des bâtiments comme n'importe quel civil. Tu ne manges probablement pas sainement. L'hiver arrive, est-ce que au moins tu as un bon manteau ?

Crétin. N'essaie même pas de me dire que tu n'as pas besoin de mon aide. Tu auras mon aide, abruti. Que tu la veuilles ou non.

Et alors. Et alors, à 07H24, alors que Barnes n'a même pas fini sa vérification du périmètre - il a bu seulement deux gorgées de son café, nom de Marx - Rogers dit à Wilson,

« Je dois le retrouver, Sam »

Putain non, tu dois rester tranquille, Steve.

« Et commencer où, mec ? Tu n'as aucune piste. »

« Je ne sais pas. Mais je dois faire quelque chose. Je deviens cinglé. »

Je suis à peu près certain que quelqu'un qui plonge son avion dans l'océan et se bat contre des horribles créatures de l'espace avec l'équivalent d'une assiette a déjà un pied dans la folie, mon pote.

« Ne soit pas idiot. Va faire un jogging. Viens avec moi au Centre et répand un peu de bonté dans ce monde. Mais arrête de tourner en rond. »

« Ce n'est pas- »

« Allons, Steve. Trois agents d'HYDRA ficelés en trois jours. Ce n'est pas n'importe qui dehors. Tu as une arme au moins ? »

« Euh. J'ai une arme de poing ? »

C'est une blague ?

« Les balles qui vont avec ? »

« Un chargeur. »

Quoi.

« Un chargeur entier ? »

« A peu près."

Non, j'enlève ce que j'ai dit Rogers des rêves. Tu es beaucoup moins pénible que celui de la réalité.

« Qu'est ce qui est arrivé au tacticien hors pair ?»

Barnes, maintenant dans la haie, voit Rogers émettre un soupir digne d'un grizzly exaspéré.

« J'ai besoin d'informations avant de former un plan. »

« Yep. »

« Yep, quoi. »

« Yep, avoir un plan est bien mieux que de courir autour du Capitole en criant 'Bucky ! Bucky ! Où es-tu ?' »

« Je ne suis pas certain que j'avais l'intention de crier comme Scarlett O'Hara, mais merci pour l'image. »

Confirmer. Merci Sam-qui-vole.

« Peut-être que Natasha va trouver une piste pour toi. »

« Et pendant ce temps, je suis supposé rester ici à rien faire ? »

Oui.

« Je ne te dis pas rester à rien faire. Juste d'être malin. »

Pour reconnaître quelques mérites à Rogers, il essaie vraiment. Il reprend sa routine habituelle pendant une paire de jours : Séances d'exercice + Centre des anciens combattants (maintenant avec un jogging pré-aube en bonus. Barnes a dépensé quatre-vingt dollars dans une paire de chaussures de course qui ressemblent à des blocs de mousse. Barnes a quelques opinions (négatives) à leur sujet mais il s'est rendu compte que la jeune fille du Foot Locker qui lui a vendu les chaussures risquait de se souvenir d'un homme pestant contre le capitalisme. Que l'on se souvienne de lui n'est pas compatible avec la mission).

Malheureusement, les agents locaux d'HYDRA rattrapent finalement leur retard. Dans les cinq jours qui suivent, Barnes laisse sept méchants éparpillés sur le chemin de Rogers : quatre autour la maison de Wilson (dont un mort. Oups) et trois au Centre. Il se sent mal au sujet de ceux-là - ils ont vraiment bouleversé les vétérans. On peut ajouter une nouvelle raison aux 9 602 autres qui prouvent que les membres d'HYDRA sont des gros connards.

Chacun des corps qu'il laisse, luttant encore ou dans les vapes, énerve un peu plus Rogers jusqu'à ce qu'il soit en train de sillonner le salon comme un animal sauvage, hurlant après le pauvre vieux Wilson. Rogers a besoin que quelqu'un le jette au sol et s'asseoit sur lui -

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- mais même Barnes ne pourrait probablement pas l'y retenir.

« Je m'en fous, je me mets à sa recherche, » dit Rogers pour environ la trentième fois.

Et son poing forme un trou dans le mur de Wilson. Putain de merde, Steve.

Au moins cela interpelle assez Rogers pour qu'il sorte sa gigantesque tête de son cul étrangement petit et se tienne correctement pour quelques jours de plus. Barnes aide de son côté en déposant les connards d'HYDRA directement à la caserne des pompiers locale (elle est plus proche que le commissariat de police). Mais bien entendu, il fallait qu'ils appellent le FBI, qui, à son tour, appelle Rogers qui se retrouve à nouveau tout énervé. Wilson est malin, pourtant : il a fait promettre à Rogers de n'aller nulle part tant que le trou dans le mur n'est pas rebouché ET repeint.

'Putain, ils sont comme des cafards' pense Barnes un matin alors qu'un autre tueur essaie d'entrer discrètement dans la maison de Wilson, uniquement pour se rendre compte qu'il y a quelque chose dans la haie de beaucoup plus dangereux que des branches mangeuses de cheveux.

C'est une femme cette fois, pas aussi impressionnante que la rousse (non pas qu'il allait admettre ça à voix haute) avec un nombre important d'objets acérés sur elle et du genre incapable de rester immobile.

« Mec, ça souffle dehors, » dit Wilson, en regardant dans la direction de la haie.

Merde. Vous allez vous laissez faire, mademoiselle.

Finalement, elle devient flasque, et Barnes reprend sa routine: lier les poignets, les chevilles, mettre un bâillon, juste au cas où. Mais où la déposer de manière à ce qu'elle n'énerve pas Steve.

Il va peut-être commencer à les jeter dans la rivière.

Ou à les envoyer à Dale. Ha !