Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la BBC, j'ai fait de mon mieux pour ne pas les abîmer mais j'ai pas vraiment réussi. Seule l'histoire est de moi. L'univers appartient tout entier à la série Merlin.

Note : Mon dieu, ce chapitre est d'un mélodramatique, j'avais presque oublié, quel dommage. Désolée pour le retard, j'avais une sortie prévue hier, et disons qu'en rentrant, j'ai choisi l'option dormir plutôt que publier. :p Oui je sais, c'est tellement commun XD. Merci à fandermerlin, , Angelyoru et Ameliesky61 pour leur gentil commentaire, ainsi qu'à AislingGra et Tahury de suivre mon histoire

Bonne lecture.

Chapitre 12

Les bougies éteintes par la longue attente avaient obscurci le laboratoire, mais les premières lueurs du matin avait permis au vieux médecin de tout de suite reconnaître la silhouette assise sur le banc.

Gwen s'était endormie sur la table, sa tête reposant sur son bras, tandis que l'autre pendait sur le coté. Gaius se pencha sur elle en posant sa main sur son épaule, avant de la secouer légèrement.

- Gwen ?

- Mmmh… Oh Gaius, je … j'attendais Merlin … J'étais inquiète, je voulais m'assurer qu'il allait bien, bailla la jeune fille, qui tentait tant bien que mal de se souvenir ce qu'elle faisait là et non dans son lit.

- Il n'est pas revenu Gwen, répondit le médecin, se doutant que si cela avait été, son protégé aurait réveillé la jeune fille.

- Quoi ? s'étonna-t-elle, se réveillant tout à fait et se relevant.

Son regard se posa alors sur Arthur qui avait suivi les deux hommes, ses yeux s'élargissants et son visage pâlissant. Elle se leva promptement.

- Il faut aller le chercher, il est peut-être blessé, ou pire … Et s'il avait été enlevé ? interrogea-t-elle, l'esprit rempli d'effroi.

Arthur la prit par les épaules et la regarda droit dans les yeux.

- Gwen, calme-toi. Tout va bien, peut-être qu'il a été surpris par la nuit, et qu'il va rentrer bientôt, tenta de rassurer le jeune homme.

- Non! Merlin serait rentré, s'il n'est pas là, c'est que quelque chose est arrivé. Il a fait froid cette nuit ! Il a dû être gelé. Ce n'est tout simplement pas possible. Ce n'est pas le genre de Merlin ! réfuta la métisse.

- Peut-être est-il simplement rentré et ressorti pour ces corvées ? proposa alors le dragonnier, incertain.

Balinor n'avait pas l'air plus sûr de lui que ça, mais cette fille semblait perdre tous ces moyens, et il y vit un moyen de la rassurer. Pourtant cela ne sembla pas la calmer, bien au contraire. Elle darda son regard sur lui et elle sembla prête à exploser ce qui ne tarda pas à arriver.

- Vous ! Comment osez-vous émettre le moindre commentaire ! Soi-disant vous êtes son père, mais vous passez plus de temps à le fuir qu'à essayer de le connaître ! Je ne connais personne qui ne mérite autant d'avoir un père que lui. C'est un garçon merveilleux, il est gentil, loyal, intelligent et drôle. Je n'avais jamais eu un ami pareil. Et vous, … vous ne savez pas la chance que vous avez … D'avoir un fils tel que lui … !

Arthur avait fini par l'attraper par la taille, pour l'empêcher de se jeter sur lui. Elle semblait prête à se l'attaquer. Cela dit les sanglots commençaient à se sentir dans sa voix qui commençait à se casser. Elle pensait à son propre père qui avait été si merveilleux avec elle. Merlin avait fait tout ce qu'il avait pu pour l'aider … si seulement … Gwen tomba sur ses genoux tandis qu'Arthur s'agenouillait pour l'empêcher de se faire du mal. Balinor se sentit perdu, mais Gaius posa son main sur son épaule et la secouant négativement. Il lui expliquerait plus tard.

- Je pense que Gwen a raison, ce n'est pas normal, si Merlin était rentré, il aurait renvoyé chez elle. Il vaudrait mieux le chercher, déclara le vieil homme, définitivement inquiet.

Arthur releva la tête, puis acquiesça lentement, réfléchissant à une excuse acceptable pour son père.

- Je vais demander un congé à mon père,… pour chasser ?

- Bonne idée, Je vous rejoindrai discrètement en allant faire ma tournée, proposa le médecin.

- Je vous accompagnerai, les gens ont l'habitude de nous voir ensemble à présent, suggéra alors le père de Merlin.

- Je vais demander un congé, après tout Morgane n'étant pas là … commença Guenièvre.

- NON !

Les trois hommes avaient criés en même temps. Gaius se mit à la hauteur de Gwen.

-Tu vas prendre congé, en effet, mais tu vas rester ici, en premier lieu pour te reposer, ensuite au cas où Merlin reviendrait. Si c'est le cas, demande à faire sonner le tocsin, je ne sais pas … deux fois ?

Gwen hocha lentement la tête. Arthur la remit debout et la conduisit dans la chambre de Merlin, avant de l'y laisser dormir.

- Pourquoi ?… interrogea Balinor, désireux de savoir pourquoi avait réagi de la sorte.

- Ooh, euh … Je suppose qu'elle a un peu raison, tu as tellement cherché à éviter Merlin pour qu'on ne remarque pas votre proximité … qu'elle a du se faire de fausses idées. Pour le reste … son père est mort l'année dernière… Uther…

- Je vois, conclut le chevalier dragon, mettant fin à l'explication.

Arthur sortit de la chambre de Merlin, les rejoignant avant qu'ils ne se séparèrent chacun pour leur faux prétexte, afin de mieux se retrouver dans les bois.

-0-0-0-

De son coté, dans les bois, Merlin avait repris sa marche au travers des buissons et des arbres, quand enfin il le vit … le lac … Ce dernier brillait, illuminé par le soleil qui le frappait. Il se laissa tomber sur ses genoux sur la rive, fixant l'horizon où … Freyia avait disparu, emportée par les flammes. Ce souvenir faisait mal. Ce n'était pas le seul souvenir qui y était associé d'ailleurs. C'est là qu'il avait repêché Arthur lorsqu'il s'était enfui avec Sophia. Quel tristesse … il se rappelait avoir pensé à l'époque qu'il était dommage qu'il ait si peu de muscles, Arthur avait été si lourd ! Avec sa cotte de maille de surcroît ! C'est là aussi qu'il avait vu pour la première fois Avalon … et les sidhes… et là qu'il avait jeté l'épée.

Il se laissa envahir par l'atmosphère, s'imprégnant du site. Il regardait cette eau qui miroitait. Il se releva doucement, puis s'approcha de l'eau … là juste un peu plus loin, elle l'attendait …

-0-0-0-

Attendant dans la cour principale qu'on lui amène son cheval avec son arbalète, Arthur fut interpellé par bras droit direct dans la chevalerie de Camelot.

- Prince Arthur ?

- Oh sire Léon, je m'apprêtais à sortir chasser… cela pourrait-il attendre mon retour ?

- Chasser ? s'étonna le chevalier, puis se reprenant, ne désirant en aucun avoir l'air de juger son prince, il revint à sa demande initiale. Je me demandais en fait si vous aviez vu Merlin ? Je sais que Gaius a allégé son travail du fait de sa blessure, mais peut-être pourrait-il m'aider à prendre notes des travaux à faire ? C'est un des rares serviteurs à savoir écrire et …

- C'est-à-dire, en fait … s'embrouilla le blond, ne trouvant pas d'explication.

- Je ne pense pas que Gaius tolère la chasse dans la convalescence… sourcilla le jeune homme aux boucles châtains.

- En fait, je ne sors pas … exactement chasser, avoua le prince.

- Oh, euh… ?

- Merlin a disparu, je vais le chercher, reconnut le fils du roi.

- Oh, voulez-vous de l'aide ? proposa aussitôt le chevalier, toujours prompt à servir et aider tel que l'ordonnait son code.

- C'est gentil, sire Léon, mais j'ai présumé que mon père n'acc… tenta d'expliquer Arthur.

- Bien sûr, mais euh … plus nous sommes nombreux, mieux c'est. Je ne comptais pas en référer au roi. Merlin est … un bon serviteur. Il est fidèle et je pense qu'il est très compétent, s'enhardit le compagnon de combat du prince.

Il avait semblé chercher ses mots pendant quelques instants, n'ayant pas l'air de savoir comment définir Merlin. Arthur comprenait, lui même avait du mal. Il était un peu surpris cela dit, sire Léon était un des chevaliers les plus sages et dignes de Camelot, En fait, si il avait fallu montrer un exemple de la chevalerie, Arthur l'aurait désigné sans hésiter. Alors que sire Léon se propose par simple … amitié pour un serviteur … Cela montrait à quel point Merlin touchait plus de monde qu'il n'y croyait. Aussi Arthur hocha la tête.

- Nous devons rejoindre Gaius et Balinor à la lisière des bois, du coté Est, c'est par là que je l'ai vu partir, en direction du royaume de Carléon, ou des montagnes blanches … Cela ne va pas être aisé de le retrouver, il est parti en coupant à travers bois.

- Peut-être devrions nous prendre les chiens ? demanda le chevalier, faisant signe à un serviteur de lui préparer un cheval.

- Les chiens ?

- Ça mettrait du crédit à votre histoire de chasse, et ils peuvent flairer Merlin ? expliqua le châtain.

- Quelle bonne idée ! Allons-y, de suite, sourit le prince.

-0-0-0-

À l'orée du bois, Balinor et Gaius patientait sur leur monture quand ils virent arriver Arthur et sire Léon en tenue de chasse suivis par les chiens.

- Que faites-vous ? vous vous rappelez qu'on ne va pas à la chasse ? s'insurgea Balinor. - C'est moi qui en ai eu l'idée, sire. Je pensais qu'ils pourraient nous aider à pister Merlin, si son départ ne date que d'hier, peut-être que la rosée n'a pas entièrement effacé ces traces, affirma Léon.

Balinor regarda le jeune chevalier, manifestement il le tenait en respect, mais il préféra rester prudent, on ne pouvait jamais savoir avec gens qui entouraient Uther. Pendant qu'il le jaugeait, Arthur expliquait à Gaius que leur retard était dû à un détour par ses appartements pour prendre un des fameux foulards de Merlin. Puis voyant l'échange silencieux entre les deux hommes, il s'adressa directement à Balinor.

- J'ai toute ma confiance en sire Léon, Balinor. Il m'a spontanément proposé de partir à la recherche de Merlin, il le tient lui aussi en grande estime, expliqua le blond. - Comme cette … Gwen ? fit le dragonnier en fronçant les sourcils.

Sir Léon sourit … et répondit lui-même.

- Gwen est une personne de confiance, sire, sa mère servait chez moi. Étant plus jeune, je jouais souvent avec elle, c'est une excellente amie.

Arthur sursauta, surpris. Il l'ignorait … Combien de chose ignorait-il sur ses chevaliers et sur ses amis ? Peut-être Merlin avait-il raison quand il lui disait qu'il ne s'intéressait pas assez à ce qui l'entourait et trop à lui-même. Il vit Balinor hocher la tête, et ses traits se détendre. Sire Léon descendit de cheval et fit respirer le foulard bleu de Merlin par les chiens qui l'entouraient en jappant joyeusement. Soudain l'un d'entre eux se mit à aboyer, puis un deuxième … Il remonta en vitesse sur sa monture tandis que les chiens se lançaient fougueusement à la poursuite de Merlin.

-0-0-0-

À peine deux heures plus tard, et ils arrivaient au bord du lac … Les plus jeunes descendirent de leur monture et avisèrent les traces qui montraient clairement que Merlin était venu jusqu'ici. Les traces s'enfonçaient dans l'eau et commençaient seulement à s'effacer. Arthur se tourna vers Sire Léon, l'air inquiet. Sire Léon détourna le regard vers l'horizon du lac, et se leva soudainement déstabilisant Arthur qui tomba sur son séant.

- Là ! C'est lui.

Il tendait le bras vers une masse brune qui venait de remonter à la surface. Balinor sauta de son cheval et courut dans l'eau, Arthur et Sire Léon sur les talons. Le temps semblait ralentir, comme s'il refusait qu'on atteigne Merlin à temps.

Mais enfin Balinor et Arthur l'attrapèrent, et le remontèrent à la surface. Le chevalier arriva et, à trois le remorquèrent jusqu'à la rive. Gaius se pencha vers lui, et réussit à lui faire cracher l'eau contenue dans ses poumons. Il se mit à tousser furieusement, alors que Gaius et Balinor tentaient de le calmer et le maintenir au sol.

Arthur et Léon étaient en train d'enlever leur selle afin de prendre les couvertures en dessous et ils ne tardèrent pas à les apporter au médecin..

- Gaius, tenez. - Merci, Arthur.

Balinor releva Merlin en position assise dans les bras de Gaius et entreprit de lui retirer sa blouse. Merlin grelottait, mais ne les aidait pas vraiment.

- Lai … lai…ss… laissez moi tr tt… tranquille lle trembla le jeune serviteur. - Non, Merlin, tu as froid, tu as besoin d'être séché et réchauffé, contra son père. - Lai… lai… ss… lai …laissez-moi … - Merlin, s'il te plaît, écoute Balinor, pria le prince. - Je, Art … Arthur ? … sursauta Merlin semblant sortir d'un long sommeil. - Oui, Merlin, laisse-toi faire. - Nn … non … je … jje veux … la rejoindre, laiss…

Sa voix se brisa et les sanglots reprirent. Gaius resserra sa prise sur ses épaules et cala la tête de Merlin contre son épaule.

- Pleure, pleure, ça fait du bien, murmura le vieil homme, conscient de l'état de fatigue et de tristesse de son jeune protégé.

Balinor, Arthur et Léon restaient là, incapable de faire quoi que ce soit… Le désespoir s'échappant de Merlin était si intense. Balinor soupira, incertain et posant sa main sur l'épaule de son fils en signe de réconfort. Arthur et Léon abaissèrent la tête, de soulagement et d'épuisement. Tout allait bien, tout irait bien maintenant.

À suivre …

Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vous êtes libres de commenter ou pas. Cela dit, ça me ferait plaisir.

À la semaine prochaine.