Coucou!

Ce chapitre, bien que contenant peu d'actions, m'a permit d'explorer des personnages que j'emploie peu souvent, comme Jenny. C'est fou ce que je peux oublier qu'ils existent. Encore un revers de ma maladie incurable...? Peut-être...

Bonne lecture!


CHAPITRE XII

Réflexions.


Gibbs hâta le pas, grommelant contre le temps, un gobelet de Starbuck à la main. Il était tombé tellement de neige que le bus n'avait pas pu circuler, vidant ainsi la plupart des classes. Il s'était donc retrouvé presque seul, avec Tony, pendant toute la journée. De plus, la neige c'était remise à tomber, l'empêchant de boire convenablement son café. Et s'il y avait une chose que Gibbs n'aimait pas, c'était bien qu'on l'empêche de boire son premier café de fin d'après-midi…

Il poussa la porte de chez lui avec un grognement de satisfaction, tout en terminant le gobelet de café, au deux tiers pleins. Il jeta rapidement l'emballage et mit en route la cafetière. Son addiction devenait de plus en plus terrible… Le jeune homme se dirigea ensuite vers le salon, enlevant ce qui lui restait d'épaisseur, désormais superflues.

Gibbs sourit en voyant le voyant de son téléphone allumé un message. Il appuya sur un bouton et se laissa tomber dans un fauteuil, à côté d'une des fenêtres qui donnait sur l'avenue dans laquelle il vivait. La neige ne se calmait pas, bien au contraire…

« Salut Gibbs, c'est Abby, c'est pour te dire que, le soir du vingt-deux, j'aurai besoin d'aide pour préparer la maison. Tony ne peut pas venir il doit aller faire je ne sais quoi je ne sais où en compagnie de Ziva… »

Il y eut un petit silence mais Gibbs aurait juré qu'Abby avait sourit et volontairement laissé sa phrase en suspens il ne la connaissait que trop bien.

« Donc, j'ai ensuite été lâchée par ce traitre de McGee, qui doit s'occuper de Sarah et Marion parce que ses parents vont à un gala. Il ne me reste donc plus que toi, ô grand manitou. Jen' sera là aussi et elle m'a dit de te rassurer elle apporterait de quoi tenir un siège en buvant du café au cas où la neige t'empêcherait de rentrer chez toi. Bien que nous sommes constamment en communication spirituelle, j'aimerais que tu m'envoie un texto pour me donner ton accord, car tu vas venir, heiiin ? »

Le lycéen éclata de rire et sauvegarda le message avant d'attraper son portable pour répondre à son amie. Malgré ses airs lugubres, sous son maquillage et ses vêtements, Abby était une jeune fille qui respirait la joie de vivre et la bonne humeur. Elle aimait sa famille, avait de bons résultats et personne ne la détestait. Elle lui faisait du bien, mais alors un bien fou.

Un bip sonore lui indiqua que son message était arrivé à destination et il posa son portable sur la table basse devant lui. Gibbs réfléchit un moment à ce qu'il pourrait bien apporter pour aider Abby a décorer sa maison… Il ne savait même pas quelles idées la gothique avait dans la tête, alors bon… Il devait bien avoir quelques trucs qui seraient utiles, Jackson avait une cave pleine de ce genre de broutilles.

Soudain, le motif de la fête lui revint en mémoire et il se leva d'un bond, se précipitant au grenier, montant les marches quatre à quatre. Dès qu'il avait vu ce nom, il avait exactement su quel cadeau offrir, restait à savoir si ledit cadeau était toujours là et en bon état…

Jenny posa son sac au pied des escaliers puis se dirigea vers la cuisine, en sifflotant distraitement un chant de Noël, entendu sur la route. Elle attrapa un mug et un sachet de thé avant de mettre de l'eau à bouillir. L'air était glacial, et même sous sa veste et ses deux pulls, elle frissonnait à chaque fois qu'elle mettait le nez dehors… Cependant, il était hors de question de rester cloitrée chez elle elle avait promis à Abby de l'aider à décorer sa maison pour la fête et elle devait encore chercher des décorations. Le sifflement de la théière la rappela à l'ordre et elle versa l'eau bouillante dans sa tasse sur le sachet de thé. A l'approche des fêtes, les profs' avaient été assez indulgents et avaient ralenti le rythme, allégeant les devoirs et terminant les derniers examens. De plus, comme sa classe fonctionnait plutôt bien et qu'ils étaient en avance sur le programme, certain professeur avait même exceptionnellement changé la nature de leur cours pour aller avec le thème de Noël. Jen' sourit en se remémorant l'image de Ziva, interloquée qui demandait des explications sur la signification du Père Noël et son air plus que dubitative quand leur professeur lui avait révélé que cette image venait du Coca-Cola…

La rousse monta les marches qui menaient à l'étage quatre à quatre et poussa la porte de sa chambre. Sur son bureau immaculé ne trainait qu'une seule chose le morceau de papier portant le nom de McGee. Elle avait longuement hésité sur ce qu'elle pouvait lui offrir, après tout, elle ne savait pas grand-chose de ses goûts, Tim' étant un jeune homme de nature discrète et, étant constamment soit avec Abby soit avec Tony et Gibbs, il devenait alternativement bavard comme quatre ou complètement bégayant. Toutefois, elle était sûre d'une chose Timmy adorait écrire, il le lui avait confié une fois alors qu'elle était tombé sur l'un de ses cahiers, dont les pages étaient remplies d'idées, d'histoires, de fiches de personnages et de ratures. Elle avait été impressionnée par le travail que tout cela avait du demander au jeune garçon et ils avaient parlé pendant quelques minutes du métier d'écrivain que Tim' entrevoyait parfois comme une possibilité de carrière.

Lorsqu'elle avait tiré son nom, elle ne s'était pas immédiatement rappelée de cette discussion. Puis, un jour, l'image de McGee lui confiant, les joues cramoisies, qu'il adorait écrire, s'était imposée lentement dans son esprit. Par chance, son père était rentré et elle avait pu lui demander s'ils étaient toujours en possession des affaires de son grand-oncle, Cameron, mort quelques années auparavant. Le militaire lui avait répondu positivement le matin même et depuis, Jen' avait attendu avec impatience la fin de la journée pour pouvoir rentrer chez elle et vérifier l'état et l'apparence de son cadeau. Elle avait malgré tout du passer chez Abby pour un check-up complet de ce dont ils auraient besoin et la jeune fille n'avait pu franchir la porte de chez elle qu'une heure et demie après la fin de ses cours, son esprit focalisé sur le cadeau qu'elle allait offrir. Elle espérait de tout cœur que la chose fonctionnait encore, car maintenant que cette idée lui était venue, elle ne se voyait pas offrir quelque chose d'autre à son ami.

Elle termina rapidement son thé tout en mettant de l'ordre dans sa chambre avant de redescendre dans la cuisine, rincer sa tasse et jeter un coup d'œil à l'extérieur la neige tombait beaucoup plus fort que lorsqu'elle avait quitté la maison des Sciuto et elle craignait que cela n'empire au fil des jours… Jenny enfila un gros sweat appartenant à son père et alluma la lumière des escaliers menant à sa cave elle allait avoir le cœur net.

« Mon Dieu Ziva, regarde-moi toute cette neige ! grommela Abby, assise devant la fenêtre, je n'en ai jamais vu autant ! Si ça continue, tous les transports seront interrompus ! »

L'Israélienne hocha la tête elle avait déjà vu de la neige, lorsqu'elle avait accompagné son père en Ecosse lorsqu'elle devait avoir six ou sept ans, mais jamais elle n'avait eu devant les yeux un spectacle tel que celui-là la neige recouvrait complètement le trottoir, masquant la limite avec le perron de certaine maison. Le sillage laissé par les voitures semblait si profond qu'elle était sûre qu'accroupi dedans un petit enfant aurait pu y passer inaperçu.

La gothique se réattela à sa tâche en lâchant un gros soupir et en resserrant son écharpe autour de son cou. Ziva se replongea dans la lecture de son livre, jetant tout de même un petit regard vers Abby. Cette dernière lui avait dit qu'elle avait trouvé quel cadeau offrir à son mystérieux destinataire, mais elle n'avait pas craqué devant les demandes répétées de son amie pour savoir de quoi il s'agissait et qui serait l'heureux receveur. La brune avait abandonné au bout de vingt minutes de tentatives d'intimidations en riant avant de retourner lire son livre. C'était un polar assez intéressant, rédigé par un auteur plutôt célèbre Richard Castle. Elle avait beaucoup accroché à son style, à la fois simple et captivant, qui l'obligeait à commettre un effort surhumain pour interrompre sa lecture. La nuit, elle s'était surprise à rêver de Derek Storm, le héros des livres de Castle. Il ne lui restait que quelques pages à lire avant le dénouement et elle était proche de l'était second. Elle savait que ça ne pouvait pas bien se terminer, elle avait lu sur Wikipédia que Castle avait commencé un nouveau livre avec une nouvelle héroïne mais elle n'avait pas voulu se spoiler d'avantage, préférant tout découvrir par elle-même.

Alors que la jeune fille tournait d'une main tremblante la dernière page du livre des dernières aventures de Derek Storm, Abby poussa un hurlement si strident que Ziva faillit s'étouffer et manqua de tomber de sa chaise. Elle releva la tête, et fixa son amie, penaude.

« Oh, désolée, dit-elle, un peu gênée, c'est juste que je viens de lire la réponse de Gibbs…

-Okay ! » répondit l'Israélienne en se retenant d'éclater de rire devant la mine qu'arborait son amie.

Elle relut la dernière phrase, afin d'être sûre que le cri d'Abby n'avait pas faussé sa lecture et un soupir s'échappa de ses lèvres. Et non, Derek Storm était bel et bien mort… Elle referma avec précaution l'énorme volume et réveilla l'ordinateur à côté d'elle d'un coup de souris. Ziva lança ensuite Internet et retourna sur l'encyclopédie libre pour avoir de plus ample information sur cette nouvelle héroïne… Il s'inspirerait apparemment du travail d'une flic de New York pour son personnage… Mmmh… Elle jeta un coup d'œil sur la date de sortie du prochain roman et soupira elle serait rentrée en Israël… Elle doutait que son père l'autorise à lire un roman américain pendant ses heures de détente…

Ziva pensait parfois à son retour dans son pays, et elle se sentait… Bizarre devant cette idée. Elle s'était tellement intégrée dans la petite vie des Sciuto que retourner aux entraînements et cours au sein même du bâtiment du Mossad lui semblait insensé. Entrevoir la vie de jeunes de son âge sous cet angle la perturbait, elle n'avait jamais vécu selon le même code, jamais fais la moindre des activités dont ils parlaient souvent, mais elle ne demandait qu'une seule chose c'était de rattraper de temps perdu.


Les fans de Castle auront saisi le clin d'oeil... Il faut dire que je suis tombée sous le charme de cette série, alors j'en ai profité pour glisser une petite allusion...

Qu'en avez-vous pensé? Des idées quant à la suite...? Je veux tout savoir, lâchez-vous!