Be still my beating heart

Auteur : ce n'est pas moi.

Traductrice : Akarisnape

Beta : Katsuura.

Note : un chapitre qui nous en a fait voir de toutes les couleurs ! Désolé du retard, le chapitre aurait dû arriver lundi dernier mais Katsuura n'a pas eu le temps de s'en occuper. Je n'ai pas répondu individuellement aux reviews, désolé ! J'y réponds directement en dessous, ça m'évite de faire plusieurs messages. J'ai énormément de choses à faire donc je vous remercie encore de me suivre dans la traduction et de ne pas me huer pour mes retards.


RAR chapitre 11 (anonymes ou non) :

Jim's the best : oui moi aussi je suis époustouflé par les plans de Moriarty. Au final pour ton OS, j'ai eu tellement de choses à faire que je n'ai pas trop avancé, tout est dans la tête mais faut que je trouve le temps de le mettre sur ordis.

Glasgow : et oui c'est bien notre agent gouvernemental qui arrive dans le chapitre 11 ! Moriarty a beaucoup de mal avec ses sentiments, il n'en a pas l'habitude.

Petite Amande : voilà un chapitre tout chaud !

KimUnicorn : wow ? Tu t'es évanoui sur ton clavier ? J'ai rien compris à la fin XD

Rose-Eliade : et voilà la suite !


Chapitre 12

Retrouver Sherlock et John à lui seul dans la région de Dartmoor pouvait sembler être une entreprise intimidante car le village seul était situé au milieu de nulle part, mais Lestrade se targuait d'être un peu professionnel dans sa tâche.

« Bonjour, dit-il au serveur occupé à nettoyer une table devant un pub.

-Puis-je vous aider ? demanda l'homme avec un sourire nerveux.

-Euh ouais.

Lestrade enleva ses lunettes de soleil, se sentant un peu stupide de les porter mais c'était Moriarty qui les lui avait achetées pour le protéger du soleil vénitien radieux, donc il les portait.

-Avez-vous vu un cinglé, grand, négligé, un peu grossier avec un type blond plus convenable qui le suivait?

Yep, cours débutant pour trouver Sherlock : demandez autour de vous le type le plus intelligent, le plus grossier, le plus grand avec des cheveux fous. Le taux de réussite est de cent pour cent.

Le serveur semblait exactement savoir à qui Lestrade faisait allusion.

-Oh vous voulez dire ces deux-là ? Ils n'arrêtaient pas de poser des questions bizarres sur le chien de Baskerville.

Bingo. Les yeux de Lestrade s'aiguisèrent et il montra son insigne.

-Vous voulez bien développer ce point, mon ami ? »


« Qu'est-ce que tu fiches ici?! Lestrade sursauta comme un petit flic coupable avec sa main dans la fameuse boîte à biscuit. Au moins, Sherlock ne le surprenait pas vraiment à mener ses propres investigations puisqu'il ne s'agissait pas officiellement de son affaire.

-Et bien, ça fait plaisir de te voir aussi, fit la voix traînante de Lestrade, ravalant « Un bonjour n'aurait pas été de trop ». Je suis en vacances, pourrais-tu le croire?

-Non. Sherlock lui jeta un regard noir. Je ne le pourrais pas.

-Bonjour, John.

Lestrade hocha la tête quand l'autre homme entra dans le pub et s'approcha d'eux.

-Greg.

John lui fit en retour un petit sourire. Sherlock envoya à son blogueur un regard perplexe comme s'il pensait qu'ils parlaient dans une sorte de code sans aucune raison.

-J'ai entendu dire que vous étiez dans la région, que faites-vous ? demanda Lestrade. Vous, ici, pour ce « Chien de l'enfer » de la télé ?

Il y avait un peu de scepticisme évident dans sa voix.

Sherlock ne sembla pas impressionné.

-J'attends des explications, inspecteur, pourquoi es-tu ici ? insista-t-il.

-Je l'ai dit « je suis en vacances » ! soupira le policier.

-T'es aussi bronzé qu'une noix ! s'écria avec impatience Sherlock. Tu reviens juste de vacances, clairement!

Oh! Oh ! Grillé. Pourquoi ne pas juste déduire que j'ai baisé avec ton ennemi pendant que tu y es ? se demanda Lestrade, pince-sans-rire.

-Et bien… peut-être que j'en voulais d'autres.

Bon, pas exactement un exemple brillant de réflexion rapide.

-Oh, c'est Mycroft, n'est-ce pas ? gémit Sherlock, furieux.

John regarda Sherlock rapidement.

-Maintenant, écoute…

Lestrade prit la pinte que le barman avait préparée pour lui.

Sherlock le coupa en élevant la voix sur un ton d'agacement enfantin.

-Bien sûr que c'est ça ! Une mention à Baskerville et il envoie mon surveillant pour... pour m'espionner… incognito!

Sherlock se moquait de lui ?

-C'est pour ça que tu te fais appeler « Greg » ? se moqua Sherlock.

John le fixa.

-C'est son nom ! dit-il à son colocataire pour le réprimander, montrant Lestrade, incrédule de l'ignorance de son colocataire.

-Vraiment ? Sherlock semblait sincèrement surpris.

Ouch… Celle-là faisait assez mal.

-Oui, tu n'as jamais pris la peine de le découvrir, entonna Lestrade, accusateur. Ecoute, je ne suis pas ton surveillant. Et je ne fais pas simplement ce que ton frère me demande.

Bien sûr, il n'était pas prêt de convaincre quiconque de ça de sitôt.

-En fait, tu pourrais être l'homme dont nous avons besoin, lui dit John, les yeux un peu plissés de concentration.

Lestrade fit une pause dans ses gorgées de bière, sachant qu'il ne fallait pas faire confiance à un ton comme celui-là.

-Pourquoi ? demanda Sherlock.

-Je n'ai pas chômé, Sherlock, je pense que j'ai peut-être trouvé quelque chose, lui dit le médecin, la main dans sa poche de pantalon. Je ne savais pas si ce serait pertinent mais pourtant ça pourrait l'être.

Il sortit un papier plié et le montra à Sherlock.

-C'est un sacré paquet de viande pour un restaurant végétarien.

John et Sherlock échangèrent un regard.

-Excellent, murmura Sherlock.

-Bien, l'effrayant inspecteur de Scotland Yard pourrait passer quelques coups de fil qui pourraient être très utiles, sourit innocemment John.

Et bien, si c'était tout ce que John allait lui demander… Lestrade soupira presque de soulagement. Il pouvait attendre bien pire de Sherlock, supposait-il.


La première chose que Lestrade pensa en entendant le hurlement du chien terrifiant fut « Mon dieu, je viens de là-haut ! », la seconde fut «Oh non. Il vient par ici, n'est-ce pas ? » S'il y avait une chose surnaturelle en laquelle Lestrade croyait, ce n'était pas le destin, ne n'était pas les anges gardiens, c'était sa malchance.

« Sherlock, appela nerveusement John.

Henry commençait à hurler et pousser des cris perçants comme une banshee en colère et Sherlock faisait de son mieux pour le calmer alors que ses propres membres tremblaient.

-Vous voyez ça ? demanda John en faisant clignoter sa lampe sur le visage de Lestrade.

Les joues exsangues de Lestrade répondirent beaucoup mieux que l'homme ne le pouvait lui-même.

-D'accord, il n'est pas drogué, Sherlock, alors qu'est-ce que c'est ?

Au moins John semblait un peu plus calme que ce Henry. Ce bon vieux docteur, toujours la voix de la raison.

-Qu'est-ce que c'est! cria John quand Sherlock ne répondit pas la première fois.

-Très bien ! C'est encore là ! rétorqua Sherlock, lampe de poche et yeux toujours fixés sur le rocher escarpé au-dessus d'eux. Mais ce n'est qu'un chien ! Henry !

Il se tourna vers le jeune homme terrifié.

-Ce n'est rien de plus qu'un chien ordinaire !

-Dieu ! gémit presque Lestrade lorsque le chien commença à descendre le monticule vers eux. Celui-ci fit un bond gigantesque et couvrit environ la moitié de la distance les séparant. Oh ! Jésus ! Lestrade avança la main vers son arme.

La bête avait les yeux rouges luminescent comme les légendes le disaient et sa fourrure était d'un noir brillant, ses dents étaient grandes et les menacèrent quand il gronda. Lestrade n'avait jamais vu un chien aussi terrifiant.

Une silhouette sombre d'un homme sortit comme un fantôme de la brume près de Sherlock et le détective consultant bondit, attirant l'attention de Lestrade sur lui. L'homme qui se tenait là dans la campagne sauvage du Dartmoor, avec un costume immaculé, un parapluie et un regard glacial était Mycroft.

Il sembla ignorer Sherlock, regardant fixement Lestrade, ses yeux le transperçant pour lire dans son âme, un regard déçu sur le visage. Oh dieux… pensa Lestrade, se sentant soudainement plutôt mal. Il savait pour Moriarty.

Mycroft Holmes, qui occupait une position mineure dans le gouvernement britannique allait le détruire douloureusement et sans hésitation. Aucun doute à ce sujet.

Sherlock avait l'agent du gouvernement aux basques, sa respiration était courte et saccadée.

-Non ! Pas toi ! criait-il et… par dieu, il avait vraiment peur.

Puis soudain, comme s'il avait entendu un coup de tonnerre, il s'immobilisa.

-Le brouillard, haleta-t-il.

-Quoi ? demanda à nouveau John, tout en gardant un œil sur le chien.

-C'est le brouillard ! La drogue est dans le brouillard ! La voix de Sherlock se fêlait mais poursuivait.

Il recommençait à débiter ses milles déductions à la minute, mais Lestrade l'entendit à peine et comprit encore moins. Tout ce qu'il comprit était que le brouillard était toxique d'une certaine manière, il couvrit rapidement son nez et sa bouche avec sa manche.

-Pour l'amour de dieu ! Tuez-le ! hurla le Dr Frankland, terrifié par le chien.

Lestrade se demanda brièvement quand il était arrivé.

-Tuez-le !

Lestrade fit volte-face, pistolet soulevé avec maîtrise, prêt à tirer sur le monstre. Mais il avait disparu.

-Nous savons tous les deux que tu ne me tireras pas dessus. L'apparition de Moriarty lui sourit paresseusement, les mains dans ses poches, piétinant une racine sèche du terrain. Tu n'as pas ce qu'il faut en toi.

Lestrade serra les dents et pressa la détente mais comme l'avait prédit Moriarty, les balles passèrent loin.

Heureusement, John visait mieux et avait plus de courage que lui. Le pas de Moriarty butta en s'arrêtant et il se tint un moment, se balançant en regardant John. Puis il regarda le sang qui commençait à se répandre sur son costume comme s'il réalisait pour la première fois qu'il allait mourir. Il se retourna vers Lestrade.

-Tu n'es pas stupide, tu savais que ce jour viendrait. Nous sommes du poison, Lestrade.

Puis il s'effondra à genoux et tomba sur le côté, les yeux écarquillés et creux.

Mort. Lestrade vomit presque là et à cet instant.

-Regardez-le, Henry ! ordonnait Sherlock au jeune homme, le traînant à sa suite.

Lestrade suivit leur progression jusqu'à ce qu'ils atteignent le corps immobile de Moriarty. C'était juste un chien. Lestrade passa tristement une main moite sur son visage, laissa échapper un souffle tremblant. C'était juste un chien. Moriarty n'était pas mort et Mycroft n'était pas dans le Dartmoor.

Lestrade fut sorti de ses prises de consciences paniquées par Henry qui laissa échapper un rugissement et se rua sur le Dr Frankland pour le rouer de coups. Ah, et bien le travail d'un policier n'est jamais terminé. Il courut et attrapa au corps à corps le jeune homme sous l'effet de l'adrénaline. Il recula et laissa Sherlock parler, expliquant ce qu'ils avaient tous manqué, les éblouissants avec sa grande intelligence.

Et juste quand Lestrade pensait que l'affaire était terminée, le chien releva à nouveau sa tête hideuse. Le grognement le prit par surprise, le cœur de tout le monde s'arrêta collectivement et ils se retournèrent d'un bond. John fut le premier à réagir avec quelques coups de feu rapides et bien placés pour s'assurer que la bête était morte.

Le Dr Frankland saisit cette occasion pour s'enfuir dans une course folle et tout le monde le poursuivit.

-Ça ne sert à rien Frankland ! appela Sherlock quelque part devant.

Lestrade vit vaguement le docteur Frankland à travers les arbres, grimpant la clôture de barbelés pour atterrir dans la zone de danger et son cœur se serra. Ils n'avaient pas appelés ça zone de danger pour rien.

Quelques secondes plus tard, une énorme colonne de feu explosa de la zone dangereuse et tout le monde se baissa instinctivement.

C'était une façon horrible de s'en aller, pensa Lestrade en voyant tout ce qu'était le Dr Frankland littéralement pris dans les flammes. Il haletait, reprenant son souffle et passant une main sur son visage. Dieu, il aurait donné n'importe quoi pour être à Venise et regarder les feux d'artifices.


«Tu pars déjà ? demanda John quand il vit Lestrade attraper son manteau et prêt à sortir du pub.

Ils étaient tous retournés au village pour se nettoyer, se reposer et se calmer les nerfs.

-Ouais, des rapports à remplir, des certificats de décès à préparer, des affaires à finir. Le corps de M. Frankland ne va pas se nettoyer seul.

Lestrade poussa un soupir avec une ironie désabusée.

- De vraies vacances, plaisanta John en haussant les sourcils.

-De vraies vacances, fit Lestrade, entièrement d'accord. Quoi qu'il en soit, le Yard a appelé. Ils viennent ici pour nettoyer alors toi et Sherlock devriez avoir disparu d'ici là. Je dois retourner à Londres dès que possible.

Il agita ses clés de voitures.

-D'accord, mais tu devrais prendre un peu de repos. Ne te force pas. Arrête-toi à tout signe d'anomalie. Nous ne sommes pas encore sûrs de tous les effets de la drogue, je ne veux pas que tu provoques un accident, lui sourit John.

Lestrade lui sourit en retour.

-D'accord, occupe-toi de Sherlock. »

Il fit un geste et quitta le pub.


Tatataaaaaaaaaaa! Rendez-vous au prochain chapitre!