Chapitre 12 !
Rien de bien remarquable à raconter pour ce chapitre, à part son titre plutôt original qui me fait bien marrer. Il s'agit du titre d'une chanson de Lilly Wood and the Prick. L'extrait situé juste en dessous provient également de cette chanson . . . Vous comprendrez vite qui est cet « Invisible friend » à la lecture de ce chapitre, si ce n'était pas déjà le cas . . .
(non,non ce n'est pas ce râleur de Sherlock . . )
Bonne lecture !
Chapitre 12 : Hymn To My Invisible Friend
« Hey Invisible friend Are you staring at me behind that screen ? Hey you older child Will you make me wait another year or two ? »
Do you think it's a mistake to think of you like I do ?
Hey you writing pal
Hey you cynical smile
Are you doing it, are you doing it just to make me mad ?
You see I'm so scared of your silences
« Donc. Reprenons où nous en étions. Molly, John, qu'a donné l'examen de ce corps ? »
Molly prit la parole, tout en essayant d'éviter le regard scrutateur de Sherlock.
« Eh bien, rien de vraiment neuf. Cet homme est en effet mort des suites d'une fracture de la nuque. Je pense que son agresseur possédait une certaine force, en raison de la netteté de cette fracture. Le prêtre a du apparemment être pris par surprise car on ne voit pas de traces de luttes sur son corps »
La jeune femme fit alors signe à John de continuer. Le médecin, troublé d'être maintenant au centre de l'attention s'éclaircit la gorge :
« Mais nous avons tout de même un fait relativement troublant. Nous avons effectué des analyses de son sang, car nous étions intriguée par l'expression de profonde terreur que présentait le visage de la victime. Nous nous sommes alors aperçus que ce sang contenait un taux anormal d'adrénaline. »
Jack se frotta les mains.
« C'est déjà un bon début. Nous verrons ce que donnera l'autopsie de ce corps . . . De mon côté j'ai de nouveau interrogé les personnes présentes dans le coin aux alentours de l'heure présumée du meurtre. La cathédrale était allumée cette après-midi car il y faisait plutôt sombre en raison du mauvais temps. Eh bien, ces témoins ont certifié avoir vu la lumière clignoter à de nombreuses reprises dans le bâtiment. Et j'ai vérifié, pas de problème du côté des plombs ! Que peut-on en déduire ? »
Sherlock fit la moue, puis au grand étonnement de John et de l'équipe Torchwood lâcha :
« Que les créatures causant ces perturbations . . . dans l'énergie temporelle sont également responsables du clignotement des ampoules. Bref, du grand n'importe quoi . . .»
Une fois la surprise passée, Jack lui dit en souriant :
« Du grand n'importe quoi pour toi, mais la réponse la plus vraisemblable qui vous soit apparue jusqu'à présent ! Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste même improbable doit être la vérité. Vous avez appliqué là votre propre logique Sherlock ! »
A ces mots, , le détective se renfrogna et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Le regard de John croisa celui de Molly et ils se sourirent d' un air complice. Sherlock était entré dans sa phase bouderie et Dieu savait quand est-ce qu'il allait en sortir . . .
Imperturbable, Jack poursuivit son topo :
« . . . En gros nous avons plusieurs entités de force surhumaine, provoquant une peur intense chez sa victime, des perturbations dans le flux d'énergie temporelle, des ampoules qui clignotent sans raison apparente. Les entités étaient de plus déjà présentes dans la cathédrale quelques heures avant le meurtre, car selon les caméras de vidéo-surveillance, il n 'y avait pas d'entrées suspectes pendant cette période-là . . . Donc . . . »
Jack réfléchit un instant tout en continuant à marcher, les mains derrière le dos. Ianto souleva un sourcil :
« Donc ? »
Le capitaine s'arrêta et releva la tête, l'air perdu.
« Donc ces créatures ne me disent rien du tout. Je n'ai même jamais rencontré dans le passé, des cas se rapprochant de près ou de loin à celui-ci. Ce modus Opérantes est absolument déconcertant. . . »
Il y eut un silence. Le détective qui, comme à son habitude, ne pouvait rester tranquille plus de cinq minutes, commença à pianoter frénétiquement sur son portable. John songea un instant à lui arracher l'objet des mains, puis changea d'avis, sachant combien le détective à ce moment précis, avait besoin de se raccrocher à des faits solides, vérifiables. Ses précieuses pages web étaient ses seules armes contre l'invraisemblable. Fixant un moment l'objectif caméra-photo du mobile de son ami, le médecin demanda soudain :
« Avez-vous pensé aux caméras ? »
Gwen se frappa le front.
« Mais oui, les caméras ! Jack, les agresseurs, quel qu'ils soient, peuvent très bien revenir sur les lieux du crime ! »
Le capitaine soupira.
« Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt . . . Et on a ici tout le matériel nécessaire . . . Il serait vraiment temps que je prenne des vacances. . . »
Jack se passa alors la main dans les cheveux, pensif.
« Mais pas de vacances pour l'équipe Torchwood » s'écria-t-il soudain plus joyeusement.
« J'ai besoin d'un petit groupe pour installer la quinzaine de caméras nécessaires pour un édifice de cette taille . . . Molly, tu pourras en profiter pour autopsier le prêtre »
La jeune femme hocha la tête.
« Pas de problème ! »
Gwen se leva et prit son manteau.
« J'y suis ! »
« Parfait ! Qui d'autre ? »
John leva la main ainsi que celle de Sherlock. Celui-ci le fusilla du regard tout en essayant de se dégager
« Qu'est-ce que tu fous John ? »
« Sherlock et moi sommes également partants. Ça ne te dérange pas Molly ?» demanda John en se tournant vers la jeune femme, ignorant les grommellements de son ami.
« Non, c'est OK. Je pourrais me débrouiller »
Et au moins elle n'aurait pas le détective dans les pattes . . .
« John, pourquoi devais-je t'accompagner pour installer ces stupides caméras ? J'aurais pu continuer à étudier ce weevil ! » râla le détective alors que la fine équipe descendait du véhicule Torchwood et se dirigeait vers la cathédrale.
« Parce que tu t'y connais dans ce genre de trucs, contrairement à moi »
« Et que je veux avoir les détails sur ce qui s'est passé avec Molly » ajouta le médecin plus bas
« Elle avait l'air toute remuée lorsque je vous ai rejoint dans les souterrains »
Le détective resta silencieux. Puis il dit, le visage impassible.
« Je l'ai insulté»
« Et pourquoi cela devrait-il m'étonner . . . » soupira John tout en ouvrant un carton. « J'espère au moins cette fois-ci qu'elle t'a répondu comme il fallait . . . »
Le détective fit alors mine de s'intéresser de très près à une des caméras.
« Non c'est pas vrai . . . » souffla le médecin en plein arrêt, un câble dans la main droite.
Puis il demanda sur un ton légèrement moqueur :
« Dis-moi quelle joue a-t-elle été sauvagement agressée ? »
Son ami s'empara brutalement d' une caméra et d'un câble assorti dans la boîte, puis partit à l'autre bout de la cathédrale sans dire un mot.
« Rho . . . C'est pas la peine d'aller bouder dans ton coin. Cela devait bien t'arriver un jour ou l'autre mon cher . . . !»
« Lui arriver quoi ? » demanda amusée Gwen tout en aidant le médecin à installer sa première caméra.
« De subir les conséquences de son manque permanent de respect envers la gente féminine !»
« Je vois . . . » sourit la jeune femme.
« Molly lui a mis une raclée ? »
John hocha la tête, un sourire grand jusqu'aux oreilles. Gwen pouffa de rire.
« Il a de la chance, ça aurait pu être un coup dans les parties ou bien un plomb dans la cuisse. C'est que j'aurais fait en tout cas . . . »
« Molly sait tirer ? » demanda John tout étonné alors qu'ils se dirigeaient vers un autre coin de la bâtisse.
« Oui Jack le lui a enseigné avec des semi-automatiques. Toute l'équipe doit savoir tirer. C'est primordial pour ce que nous faisons. »
John eut l'air horrifié.
« Ne t'inquiète pas, Jack est un très bon instructeur. Il a été dans l'armée un certain temps. »
« Je ne doutais absolument pas des capacités du capitaine . . . Mais vos missions sont -elles si dangereuses que cela ?»
« Parfois oui . . . Et c'est le plus souvent au moment où on l'on ne s'y attend jamais . . . »
John vit qu'à ces mots, la main de Gwen s'était instinctivement rapprochée de son étui.
« Alors Gwen, qu'est-ce que cela donne avec ces caméras ? »
Les visages de la jeune femme et de John venaient d'apparaître par webcam interposée dans un des écrans de la base Torchwood. On apercevait également la silhouette noire du détective tournant en rond, un peu en retrait de la caméra.
« Toutes installées ! Ces deux hommes ont été absolument épatants !» répondit Gwen en souriant.
Molly qui était assise à côté de Jack vit Sherlock se renfrogner derrière les deux autres.
« Je n'en doutais point ma chère collègue . . . De notre côté Molly a également fait des merveilles !»
La médecin-légiste rougit.
« Arrête un peu Jack. C'était juste une banale procédure d'autopsie donnant par chance des résultats probants . . »
« Que tu dis . . . » fit le capitaine avec un sourire malicieux. Il ajouta ensuite en se tournant vers la webcam :
« . . .Puisque tout est bon pour vous, c'est parti, lançons le test ! »
Après quelques manipulations sur l'ordinateur, une mosaïque des vidéos prises par l'ensemble des caméras s'afficha à l' écran.
« C'est bon l'image est nette, on voit bien notre chère cathédrale Saint-Paul sous toutes ses magnifiques coutures ! Quoique . . .»
Jack fronça les sourcils. Certaines des vidéos de la mosaïque se brouillaient comme si la réception était mauvaise. Après plusieurs essais infructueux de remise en route, le capitaine s'adressa de nouveau à la webcam.
« Dites, il y aurait-il un problème là-bas avec les caméras 1,2,3 et 4? Leurs images sont très mauvaises . . . »
Gwen et John allèrent vérifier ces caméras, laissant un instant l' écran vide. Sherlock avait en effet à présent disparu du champ de vision de la webcam.
Les deux compagnons réapparurent, le souffle court.
« Non, c'est bon tout est en ordre, nous . . . »
« John ! » coupa soudain la voix grave de Sherlock, toujours invisible.
« Te souviens-tu d'avoir cette statue près de l'autel . . .? »
John se tourna vers le détective et resta un moment silencieux.
« Non, je ne crois pas. Mais comment cette statue de plusieurs centaines de kilos aurait-elle pu . . . ? »
« C'est pour ça que je te pose la question !» répondit Sherlock sur un ton exaspéré.
« Tout cela est absurde, si . . . »
A la base, l'équipe vit soudain, par le biais des caméras, les lumières de la cathédrale grésiller. L'équipe se tourna ensuite vers la webcam, afin de savoir ce qu'il en était. L'écran était de nouveau vide. Tous avaient disparu. Jack était dans tous ses états.
« Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie . . . Sherlock, John, Gwen, sortez immédiatement de cet endroit ! »
Gwen réapparut, haletante.
« Jack, les lumières grésillent de façon inquiétante et plusieurs statues ne sont pas à leur place . . . »
« Je sais ! » hurla le capitaine.
Molly, qui s'était rapprochée de Jack afin de mieux voir ce qui se passait à l'écran, avaient à présent les mains crispées sur son fauteuil.
« Faites ce que je dis et évacuez en vitesse cette satanée cathédrale ! »
« Compris ! »
La fenêtre de webcam devint soudain noire. Dans un même mouvement, l'équipe se tourna vers la mosaïque des vidéos afin de savoir ce qu'il en était. Des bandes blanches succédaient à des bandes noires : la mosaïque était brouillée dans son intégralité.
. . . Quite exciting isn'it ^^ ?
J'espère que ce chapitre vous aura plu . . . A la prochaine !
