Chapitre 11 : Un séjour en Enfer


Ils avaient pris le bus pour se rendre aux sources. Après quelques heures de somnolences, bavardages et chamailleries vite oubliées, le couple se retrouva devant une petite auberge traditionnelle, simple mais accueillante au milieu de ce paysage perdu de campagne. On comptait beaucoup d'arbres, et seulement quelques maisons environnantes. Un lieu idéal pour s'évader. Le calme était seulement troublé par le chant des oiseaux où le soufflement glacial du vent. Kise frissonna sous son pull. Il avait hâte de plonger dans les bains.

Une hôtesse en kimono fleuri les accompagna jusqu'à leur chambre, une pièce spacieuse où avaient été disposés deux futons pour dormir, une table basse en bois vernis et quelques fauteuils. Une petite télévision aussi, et un cadre représentant un cerisier en fleurs pour seule décoration. Une porte coulissante donnait sur un jardin avec un étang, dont l'eau était recouverte d'un peu de givre à cause du froid. Les arbres sans feuilles faisaient paresseusement bouger leurs branches, leurs ombres dansantes en ce début de soirée. Leur guide leur souhaita un bon séjour avant de s'éclipser. Quand elle fut partie, Kise laissa libre court à son enthousiasme :

- C'est pas super joli ici ? Moi j'adore ! Je suis sur qu'on va passer un weekend génial !

- Les tickets n'étaient pas trop chers ? demanda Aomine en examinant la penderie – remplie de quelques yukatas et serviettes pour après les bains – Parce que je peux…

- Hep, hep, hep. Pas question. C'est ton cadeau de Noël je te rappelle. Et puis ce n'était pas si terrible que ça.

- Même avec ton salaire de serveur ? insista le bleuté, suspicieux.

Kise haussa les épaules.

- J'ai fais des économies.

Il ne pouvait pas lui dire que l'argent venait tout droit du compte d'un riche PDG spécialisé dans le commerce et dans le crime.

Le blond voulait aller tout de suite dans les bassins mais Daiki, encore un peu fatigué par le voyage, lui dit de partir devant le temps qu'il se repose un peu avant. Se dirigeant vers les bains intérieurs (car décidemment, il faisait trop froid pour risquer d'aller dans ceux dehors), Kise se déshabilla dans les vestiaires communs avant de rentrer dans la pièce dont il rêvait depuis des heures. Plusieurs bassins étaient disposés dans la grande salle, tous de tailles différentes, et déjà trois petits vieux discutaient dans l'un d'entre eux malgré l'heure tardive. Une serviette autour des hanches, Kise se lava d'abord avant de la retirer et de se plonger dans l'eau chaude et agréable d'un bassin vide. Quelques nuages de vapeur flottaient tout autour, on se serait cru dans un sauna. Il ferma les yeux, épuisé. Non pas par le voyage, même si ça comptait quand même un peu, mais par les événements qu'il avait vécu récemment.

Il avait raconté à Aomine son passé, confidences qu'il n'avait jamais faites à personne, pas même à ses amis les plus proches.

Aomine lui avait dit qu'il l'aimait.

Lui-même, constatait-il avec horreur, semblait avoir les mêmes sentiments pour le bleuté.

Il avait découvert l'identité du mystérieux commanditaire.

A cette pensée, ses yeux se rouvrirent brusquement.

« Le jour suivant la dernière apparition d'Haizaki, Kise avait fixé longtemps le numéro que le natté lui avait rapporté avant de se décider à le composer. Il s'était enfermé dans sa chambre, et Aomine au poste de police n'avait aucune chance de se montrer. Il avait attendu quelques secondes, le cœur battant, avant qu'un « bip » lui indique que quelqu'un avait enfin décroché.

- Oui ?

La voix semblait plutôt masculine, mais avec toutes les progressions technologiques et les transformations vocales, Kise ne pouvait pas en être sur. Ce qu'il savait en tout cas, c'est qu'il ne l'avait jamais entendu auparavant. Il se présenta :

- Je suis l'homme de main de celui à qui vous avez demandé d'assassiner Aomine Daiki.

Dans le métier, c'était comme ça : il ne donnait pas de noms qui pourrait le compromettre lui ou l'entreprise, juste celui de la victime, avec des précisions qui compromettrait uniquement son interlocuteur si jamais celui-ci enregistrait la communication. L'autre lui répondit un vague :

- Ah…

Bon. Il y eut un silence, jusqu'à ce que l'inconnu poursuive :

- Oui, il m'avait prévenu de votre futur appel.

La voix avait l'air fatiguée. Un tout petit peu. Malgré tout Kise y sentait le sérieux et la tristesse, et ça le fit se sentir inexplicablement soulagé. Au moins, cette personne ne prenait pas cette affaire à la légère comme ça avait été le cas de beaucoup d'autres clients.

- J'aimerais vous rencontrer, proposa soudain la voix, et l'invitation le surprit. Ce serait possible pour vous d'être ce soir près de l'usine de charbon, celle qui est désaffectée ? Elle n'est pas trop loin de votre quartier.

Kise était méfiant. Et l'autre le comprit.

- Je n'ai pas de mauvaises intentions, croyez moi. Je veux juste vous parler. Vous viendrez ?

Etonnamment, cette voix lui inspirait confiance. Il n'y sentait aucune malice, aucun faux semblant. Et Kise s'entendit dire :

- J'y serais. »

Il fut sortit de ses songes par une paire de lèvres embrassant son épaule encore hors de l'eau. Il leva la tête et croisa les billes océan de son compagnon penché au dessus de lui.

- Aominecchi ! Il y a des gens qui…

Un coup d'œil suffit pour voir que les vieillards étaient partis. Aomine sourit.

- Vu qu'il n'y a personne… Tu veux bien me laver le dos ?

Et sans lui laisser le temps de répondre, il trottina en direction des douches et alluma le jet d'eau. Il lui jeta ensuite un regard significatif, lui faisant comprendre que sa question était rhétorique et qu'il devait faire ce qu'il lui avait demandé. Kise soupira, un vague sourire aux lèvres. Il commençait à avoir l'habitude de ses caprices. Il sortit du bain avec grâce sans prendre la peine de se couvrir de sa serviette – avait-il encore besoin d'être pudique maintenant ? – et se rendit près d'Aomine qui le dévorait des yeux. Le bleu lui passa un savon et Kise le frotta dans ses mains avant de poser la mousse sur les muscles soyeux à sa portée. Il frottait avec précaution la peau hâlée, douce, même si quelques cicatrices trainaient ci et là. Notamment celle de la balle d'Haizaki, la plus grosse de toutes. Ses doigts s'arrêtèrent dessus, légèrement crispés. Elle lui rappelait pourquoi il était là, alors que lui voulait juste l'oublier. Un jet d'eau lui tomba sur le visage, le faisant crachoter. Daiki le regardait en ricanant, ébouriffant ses cheveux maintenant trempés.

- C'est pas le moment de rêver de mon corps de rêve poussin ! Il est à ton entière disposition, ce serait dommage de n'pas en profiter.

Kise rougit de colère et de gêne. Déjà, il détestait ce surnom ridicule de « poussin » parce qu'il savait qu'Aomine ne l'utilisait que pour se moquer de ses cheveux, les comparant aux plumes duveteuses de ses petites bêtes jaunes. N'importe quoi. Et puis ses sous-entendus douteux… il était vraiment tombé sur le plus gros pervers de cette planète. Et égocentrique, pour ne rien arranger.

Vexé, il gonfla ses joues et retourna dans son bassin pour y rester. Aomine termina de se rincer et le rejoignit, un rictus moqueur toujours scotché aux lèvres. Tout mature qu'il était, Kise lui tourna le dos, mais toute sa prétendue bouderie disparue au moment où le métis l'entoura de ses bras puissants sous l'eau chaude, lui picorant la nuque avec délice. Le blondin laissa échapper un soupire de bien être. Malgré lui, il commenta :

- Je vais finir par croire que tu adores faire ces choses là dans l'eau.

Il évoquait bien évidemment le moment qu'ils avaient partagés à la plage, après que le policier lui ai raconté son passé avec Kagami. Bien sur, Daiki comprit tout de suite de quoi il parlait. Il n'en sourit que davantage.

- Peut être. Mais tu vas pas me dire que ça te laisse indifférent hein ?

- Tss.

Kise ne répondit rien, et Aomine en profita pour laisser glisser un doigt sur sa peau nacrée. Il descendit tout le long de la colonne vertébrale, s'arrêta au milieu, recommença. Se délectant des réactions du blond qui frissonnait, où se cambrait dés que son index arrivait trop près de ses fesses. Ce petit l'amusait décidemment beaucoup. Il se redécouvrait même un petit côté sadique qu'il n'avait pas utilisé depuis bien longtemps.

- Je te déteste, tu le sais ça ? lui lança Kise avec frustration alors que le doigt migrait vers son abdomen.

Aomine ricana.

- Moi aussi je t'aime.

oOo

Une hôtesse, la même que celle qui les avait accueillis, vint leur apporter leur repas dans leur chambre. Deux bols de nouilles et du poulpe en brochette, un plat typiquement japonais. Ils avaient mangés en kimonos devant la télévision, après s'être longuement disputés la télécommande (et comme Aomine avait rappelé que ce séjour était avant tout son cadeau, Kise avait cédé). Il était onze heures passées quand ils s'assirent confortablement dans les fauteuils moelleux, la porte coulissante ouverte pour pouvoir admirer le jardin éclairé de lampions et la lune haute dans le ciel. Aucun bruit, seul le souffle du vent. Et Kise, qui pouffa de rire soudainement.

- On dirait deux papys, dit-il devant le regard interrogateur d'Aomine.

Ce dernier mit du temps à comprendre mais sourit tendrement. La comparaison était enfantine. Pas stupide dans le fond. Assis là comme des vieillards regardant le temps passer, dans un décor et des habits traditionnels pour ne rien arranger, ils devaient offrir un beau tableau.

- Qu'est ce qu'il y a ? s'inquiéta Kise car Aomine continuait de le fixer avec insistance. J'ai quelque chose sur le visage ?

- Non.

Mal à l'aise, le blond se tortilla sur sa chaise. Le regard de l'autre le gênait. Se rendait-il compte de l'effet dévastateur qu'il provoquait en lui ? Oui, probablement. Mais cette fois il le sentait, c'est différent. Les yeux d'Aomine n'avaient rien de moqueur, au contraire. C'est ce qui le troublait le plus.

- Quoi ? insista t-il.

- Rien. Je réfléchissais juste à des trucs chiants.

Kise cligna des yeux plusieurs fois, pas sur d'avoir tout compris. Aomine regardait désormais le ciel et il savait que s'il ne l'y poussait pas, le bleu ne lui dirait rien.

- Et si tu m'expliquais ? demanda t-il doucement.

Daiki se retourna lentement vers lui. Pensif. Et ce n'était pas souvent qu'on le voyait aborder ce genre d'expression. Ce type le surprendrait toujours.

- Je repense à c'que m'avais dit Tetsu avant que t'arrive, t'sais, le jour où t'es venu le voir pour avoir des réponses sur Kagami. Il disait que j'avais changé. Que ça faisait longtemps qu'il ne m'avait plus vu aussi enthousiaste, ou un truc du genre. Ça avait l'air de lui faire plaisir.

- Vraiment ?

- Ouais.

Ses doigts effleurèrent les siens.

- Il a dit que c'était grâce à toi. A ta présence à mes côtés. Et j'avais beau nier, parce que j'avais ma fierté et que j'voulais pas admettre qu'un gosse comme toi avait réussi à chambouler ma vie à ce point, c'était l'évidence. J'étais devenu un type odieux après la mort de Kagami, odieux et stupide, vraiment stupide, au point de rejeter les seuls vrais amis qui me restaient parce que j'avais peur qu'ils m'en veulent encore pour ce qui s'était passé. Et puis t'es arrivé.

Il eut un petit rire nerveux.

- Ne t'habitue pas trop aux compliments, d'accord ? Mais je voulais te remercier. D'être là et… de m'avoir supporté tout ce temps.

Kise serra sa main fort dans la sienne. Ils n'ajoutèrent rien à cela parce qu'il n'y avait plus rien à dire, mais le blond sentait son cœur fondre face à ces paroles sincères. « Oh Aominecchi si tu savais. Si tu savais qui je suis réellement, m'aimerais tu toujours autant que tu le prétends ? Si tu savais le complot qui se trame derrière ton dos, serai tu capable de le supporter ? »

« Il s'était rendu au point de rendez-vous déguisé comme un voleur, un bonnet cachant la moindre de ses mèches blondes. Il sentait son pistolet caché sous son pull rebondir sur sa peau à chacun de ses pas. Les alentours étaient déserts et silencieux ; seul le bruit de son cœur faisait écho à ses oreilles. Tant de sensations l'envahissaient à ce moment là : excitation, appréhension, et d'autres encore… Il rencontrait enfin l'homme – ou la femme – qui voulait éliminer Aomine en face à face. Nerveux, il commença à faire les cents pas. Cette personne était en retard. Et si tout cela était un piège finalement ? Et si, pensa t-il avec horreur, Aomine et le client était une seule et même personne ? Après tout, il le recherchait en tant que tueur en série en croyant qu'il avait tué son ami Kagami. Peut être qu'Akashi avait manigancé toute cette histoire tordue pour le tester et organiser cette rencontre pour le punir. Si c'était le cas…

Des pas se firent entendre et il se retourna brusquement. Il n'y avait qu'un petit lampadaire qui éclairait les lieux, mais ses yeux vifs distinguaient une ombre solitaire s'avancer dans sa direction. Un homme, sans aucun doute. Parce qu'une femme ne pouvait pas avoir de stature aussi imposante, même de loin. Kise retint son souffle. La silhouette s'avança lentement vers la lumière, enlevant la capuche qui camouflait une bonne partie de son visage.

- Pas possible…

Kise recula d'un pas.

L'homme devant lui, il l'avait déjà vu. Une fois. »

Le chauffage était allumé dans la chambre afin qu'ils ne meurent pas de froid. Aomine s'était endormi, ses ronflements ayant rapidement pris possession de la pièce. Allongé dans le futon à côté du sien, Kise, lui, n'arrivait pas à fermer l'œil. Il ne le devait pas. Bientôt, il serait l'heure de passer à l'action.

Deux heures du matin. L'horloge sonna, les dernières lueurs des lampions dehors s'éteignirent. C'était le signe que tous les membres du personnel étaient partis se coucher, laissant l'auberge dans le calme le plus complet. A pas de loup, Kise se glissa hors de sa couchette et parvint à attraper son sac de voyage pour en sortir son arme. Son amie, sa coéquipière depuis des années. Il avait toujours compté sur elle, mais aujourd'hui il ne la voyait que comme une étrangère.

Il se tourna ensuite vers Aomine. Un filet de bave coulait le long de sa mâchoire. Il avait l'habitude de dormir la bouche ouverte. Kise étouffa malgré lui un petit rire. Même cette brute pouvait avoir des côtés adorables. Il y en avait eu d'autres… Quand il était gêné pour un rien. Ou qu'il essayait de dire des mots gentils avec des insultes plein la bouche. Quand il regardait des reportages sur les tortues marines ou les pandas en voie de disparition en feignant d'y être indifférent. Quand il mettait sa cuisine sans dessus dessous pour essayer de préparer leur déjeuner de lui-même.

Aomine Daiki en avait, des côtés adorables. Il suffisait juste de le connaitre, apprendre à l'observer suffisamment pour s'apercevoir de ses détails là.

Kise ravala les sanglots qui menaçaient d'éclater dans sa gorge. Pointa son arme sur le front de l'endormi. Au final, il était aussi lâche qu'Haizaki. Il ne voulait pas affronter Aomine, ses questions, et ses regards déçus et haineux. Il ne voulait pas que la dernière image qu'il ait de lui soit celle d'un traitre, doublé d'un meurtrier.

Il ne voulait surtout pas qu'Aomine le déteste.

Sa main, celle qui tenait le pistolet, se mit à trembler violemment. Le bleuté commença à grogner. Kise se mordit la lèvre. Il fallait qu'il se reprenne. Il avait juste à appuyer sur la détente. C'était facile, un petit mouvement de la part de son pouce et tout serait terminer. Ses soucis, ses inquiétudes, tout. Et il retrouverait le manoir. Il pourrait se moquer de Midorima et de ses objets bizarres, avec Takao comme complice. Murasakibara mangerait ses bonbons à côté d'eux, indifférent à leurs jeux, mais lâchant parfois des commentaires nonchalants qui énerveraient davantage le vert. Et Akashi qui suivrait la scène de loin, laisserait un sourire discret fleurir sur ses lèvres.

Si seulement tout était aussi simple.

Sa main libre agrippa la poitrine de l'endormi. Il pouvait sentir à travers le tissu du pyjama la chaleur de sa peau, son cœur battre au rythme de sa respiration. Le corps humain était si fragile, si vulnérable. En quelques secondes, toute cette vie pouvait s'éteindre. Pouvait-on vraiment l'arracher aussi facilement ? A cet être qui n'avait rien fait, sinon que tomber dans le piège d'un ami autrefois si cher ?

Kise se pencha un peu plus sur l'autre corps, prêt à tirer. Quand quelque chose s'échappa de l'intérieur de son t-shirt, suspendu à deux centimètres du nez du bleu. Ses yeux s'écarquillèrent en reconnaissant le collier qu'Aomine lui avait offert, la bague scintillant au bout de la chaine.

« Une promesse ?

Ouais… La promesse qu'on sera… toujours ensemble. »

- Aominecchi…, sanglota le jeune homme.

Son pistolet lui avait échappé des mains, tombant avec un bruit sourd sur le parquet. De grosses larmes coulaient le long de ses joues, tombant sur le visage d'Aomine que le contact acheva d'éveiller. Il ouvrit lentement les yeux, encore endormi, puis remarqua le blond sur lui dans cet état pitoyable. Il se redressa à demi, les sourcils froncés. Que s'était-il encore passé ?

- Ryota ?

- Je ne peux pas… J'ai beau me dire que tout s'arrangera après ça, je ne peux pas le faire…

- Hein ? Faire quoi ?

- Je suis quelqu'un de vraiment atroce. Pardonne-moi Aominecchi…

- Bordel mais de quoi est ce que tu parles ? s'énerva le bleu.

Il allait tendre une main vers lui quand un objet parvint à son champ de vision. C'était un pistolet. Un calibre 38 s'il en jugeait sa taille et sa forme dans l'obscurité. Ses sourcils se froncèrent davantage.

- Kise… t'peux me dire ce que cette arme fous dans notre chambre ?

Les tremblements du plus jeune reprirent de plus belle. Il se détourna du pistolet pour ne plus le voir, tournant vers Aomine son regard larmoyant. Le cœur de ce dernier rata un battement. Son esprit faisait lentement le lien entre tous ses éléments, et la conclusion ne lui plaisait pas. Pas du tout même.

- Aominecchi…

- Elle est à toi pas vrai ? Tu comptais faire quoi avec ?

- Je…

- Kise !

Sa voix était devenue paniquée. Il lui secoua les épaules comme s'il espérait que le blond se ressaisisse et lui avoue en rigolant qu'il lui faisait un gag. Il ne comprenait pas. Pourquoi ?

- Kise regarde moi. C'est super grave là. Qu'est ce qui t'arrive ? Est c'que j'ai fait quelque chose de mal qui te pousse à…

Kise secoua frénétiquement la tête de gauche à droite.

- Ce n'est pas ça. Tu n'a rien fait, c'est juste que…

- On ne veut tuer que les personnes que l'on déteste normalement. Que l'on hait du plus profond de notre âme, au point de maudire leur existence tout en voulant qu'elles disparaissent.

Aomine le regarda tristement.

- Non ! s'exclama Kise en l'attrapant à son tour par les épaules. Non… C'est compliqué. Si seulement j'avais eu le choix je… mais je n'y arrive pas. Je ne pourrais jamais te tuer. Je t… je…

- Ça suffit, l'interrompit le métis, le visage fermé.

Il se leva, commençant à faire les cent pas. Posant son regard partout sauf sur Kise. Ce dernier ferma les yeux. Il avait envie de vomir. Tout était fini, pas vrai ? Il avait hésité, et résultat ses intentions étaient découvertes. Au point où ils en étaient… Il parla, d'un ton très bas :

- Tu voulais savoir ce que j'avais fait ces dernières années ? Après avoir quitté ma famille ?

Il sentit l'autre s'arrêter dans sa démarche.

- Si je te disais que j'étais devenu tueur à gages… - le même que celui sur qui tu enquête depuis tout ce temps - tu me croirais ?

A son grand étonnement, Aomine éclata de rire.

- Va pas me faire croire des conneries pareilles. J'sais pas ce qui se passe dans ta tête là mais sérieux il est temps d'arrêter ! T'es pas cap' de faire du mal à une mouche et tu voudrais me faire croire que-

- J'ai tué une bonne trentaine de personnes.

- Menteur !

- Ma première victime s'appelait Lia Norazaki, 33 ans, commença Kise. Morte d'une balle dans la tête. Tu as dû travailler sur son affaire… non ? Alors parlons de la deuxième : Ryuga Li, 19 ans. Il habitait à Kyoto. Une balle dans la tête également. Toujours pas ?

- Arrête…

- Plus récemment, poursuivit le blond imperturbable : Kiyoshi Teppei, 27 ans, tué dans son propre domicile le vingt six août dernier. Encore plus récent ? Mibuchi Reo. Ton collègue, je crois ?

- Arrête ! hurla Aomine.

Son poing cogna violemment le mur. Kise se tut. Il tentait de garder une expression neutre mais intérieurement son cœur dansait la samba. En avait-il trop fait ? Sans doute. Aomine devait le détester maintenant. Et s'il le détestait, alors leur séparation ne serait que plus facile. Il leva douloureusement les yeux vers le métis qui passait une main tremblante sur son visage. Ses yeux étaient dilatés ; il lui semblait distinguer une lueur complètement folle les traverser. Après tout, son univers se brisait morceau par morceau sous ses yeux. Il était impuissant face à la vérité.

- Ça doit être une blague… J'vais me réveiller…

Kise ne disait toujours rien, de peur de l'énerver davantage. Un seul mouvement de travers et l'autre laisserait pleinement éclater sa colère. Soudain Aomine se tourna vers lui, la mine plus sombre encore.

- Qui c'est ?

- De… de qui tu parles ?

- Du connard qui t'a chargé de m'assassiner abruti ! Qui c'est ?

- Je ne peux pas te le dire.

- Qui c'est ? répéta le bleuté en s'avançant d'un pas menaçant.

Kise se recula comme il pouvait jusqu'à ce que son dos atteigne le mur. La main d'Aomine se plaqua contre sa gorge ; trop faible pour l'étouffer mais assez fort pour le faire suffoquer.

- Aominecchi, articula t-il, ça fait mal…

- Tout ce que tu me disais… tout ce qui s'est passé entre nous… c'était des mensonges aussi ?

Le blondin releva la tête et croisa le regard de celui qu'il aimait. Pourquoi se mentir à soi même ? Il n'avait pas pu le tuer. Peu importe l'affection qu'il avait pu éprouver pour ses anciennes victimes, jamais il n'avait failli à ses missions. Tant pis si Aomine le dénonçait à la police, si Akashi le punissait pour avoir échoué. Il ne pourrait jamais se résoudre à assassiner cet homme.

- Non, souffla t-il en laissant échapper de nouvelles larmes. Certes je t'ai menti pour beaucoup de choses. Mais pas sur mon passé. Pas sur nous. S'il y a bien quelque chose de vrai dans toute cette histoire, c'est ça : je t'aime.

Etais-ce le reflet de ses propres larmes dans les yeux d'Aomine ? Ou peut être que lui aussi pleurait. Plus dignement, plus silencieusement, mais il pleurait.

- Tu sais que tu es cruel, murmura t-il. J'aimerais te détester là tu vois et tu me sors ça. Putain…

La prise sur son cou se détacha lentement. Ils restèrent immobiles, dans le silence de cette nuit affreuse. Aomine passa une main sur son front et revint à l'attaque :

- Si tu prétends vraiment m'aimer, alors sois honnête. Qui veut me tuer ?

- Je crois que tu préférerais ne pas le savoir.

- Rien à foutre.

- Aominecchi…

- Kise.

Le ton ferme surprit le blond qui soupira de dépit. Parce qu'il allait encore céder. Il lui cédait toujours tout, depuis le début. Tout allait de travers.

- C'est…

Il prit une profonde inspiration :

- Kagami. C'est Kagami.

« L'homme devant lui, il l'avait déjà vu. Une fois, sur une photo encadrée chez Kuroko. L'ami et collègue d'Aomine, le prétendu mort assassiné. Kagami Taiga.

- Vous…

- Moi, acquiesça l'autre avec un maigre sourire. Ni amusé, ni moqueur, un petit sourire triste et fatigué. Que vous a-t-on raconté exactement ?

- … Que vous aviez été tué et tellement charcuter que personne n'a pu reconnaitre votre corps.

Kise se prit la tête entre les mains et éclata d'un rire sans joie.

- J'aurais dû m'en douter. C'était tellement gros comme excuse.

- Ça a marché pourtant.

- Et donc ? Vous avez assommé Aominecchi et vous vous êtes fait passer pour mort tout ce temps ? Maintenant, vous voulez le tuer. Je suis désoler, mais je ne comprends pas.

- C'est très compliquer, soupira Taiga en se frottant la nuque. Mais sache que Daiki est mon ami. Je n'ai jamais voulu sa mort. Jamais.

Kise examina chaque centimètre carré de son visage, pensant y déceler une quelconque trace de plaisanterie. Entre le jeune adolescent de la photo et l'homme devant lui il n'y avait pas grande différence, si ce n'était que ces traits paraissaient plus sérieux, plus graves. Il avait des cernes sous les yeux et il semblait plus maigre. Il n'avait pas l'air d'être un menteur.

- Pourquoi avoir souhaité me rencontrer ? demanda enfin le blond.

- J'ai entendu dire que tu étais devenu bien proche de Daiki. Ça m'a surpris. Je voulais voir le genre de personne que tu étais.

Il secoua la tête.

- Tu m'a pourtant pas l'air méchant. Quel gâchis d'être devenu tueur à gages…

- Je l'ai choisis alors je n'ai pas à me plaindre, répliqua lentement Kise. Mais peu importe. Vous avez dit ne pas vouloir la mort d'Aomine. Si vous ne vouliez pas lui faire de mal, pourquoi m'avoir engagé ?

Kagami resta silencieux un moment. Kise prit ce silence pour une menace. Il tendit la main pour attraper son pistolet, le plus discrètement possible. Mais…

- Tu es Kise Ryota ?

C'était plus une affirmation qu'une question. Le blond stoppa tout geste.

- Un ancien mannequin réputé. Porté disparu par sa famille depuis cinq ans. Ils se font beaucoup de soucis pour toi tu sais ?

- Comment… ?

- J'ai mes sources. Nous te traquons depuis des mois. Moi et mon équipe. Le redoutable tueur en série qui ne laisse aucune trace de son passage chez ses victimes.

- Dites ce que vous voulez dire clairement au lieu de tourner autour du pot !

- Cette mission n'était qu'un prétexte pour t'attraper Kise Ryota.

Cet aveu lui glaça le sang. Ses mains étaient prises de tremblements incontrôlés. Nerveux aurait été un euphémisme pour décrire l'état dans lequel il se trouvait. Il était effrayé. Il ne comprenait pas ce qui se passait mais une chose était sure. On allait l'arrêter. Sans quitter l'autre homme des yeux, il recula de quelques pas, prêt à s'enfuir.

- Je suis venu seul, l'informa Kagami qui n'avait pas bougé d'un pouce. Je n'ai informé personne de ma sortie. Crois-moi, il n'y a aucun piège. Pas pour ce soir.

- Pourquoi je devrais vous faire confiance ?

- Parce que je pense que tu souhaite connaitre la vérité. Pour Daiki.

Les sourcils du blond furent pris de soubresauts. C'était la troisième fois que le rouquin prononçait le prénom de son Aominecchi aussi familièrement, et compte tenu des anciens sentiments de ce dernier à son égard, il avait du mal à le tolérer. Tentant de garder son sang froid, Kise souffla :

- Je vous écoute. Mais si vous me tromper, je ne ferais preuve d'aucune pitié.

Il montra le pistolet armé à sa ceinture. Kagami n'eut aucune réaction.

- J'étais obsédé par l'idée de te retrouver à l'époque, commença t-il. Ce n'était pas mon travail, mais je faisais des recherches, j'examinais toutes les pistes possibles. Il y avait de plus en plus de victimes dont les meurtres étaient similaires et j'étais sur qu'elles avaient été tués par la même personne. Aomine ne voulait pas m'écouter. Kuroko et lui n'arrêtaient pas de me dire de laisser tomber.

- Ce que vous auriez dû faire, ne put s'empêcher de lancer Kise.

- … Surement, oui.

Kagami soupira.

- Peu de temps après j'ai été contacté par un homme qui se disait être de la CIA. J'ai découvert qu'ils avaient constitués une équipe dont le but était identique au mien : t'arrêter. Ils avaient surveillés mes recherches et savaient que me détermination pourrait être utile à leur cause. Mais il y avait une condition… Nous nous exposions à des dangers en acceptant ce travail, nous ainsi que nos proches. Mon collègue Reo Mibuchi espionnait les entreprises Akashi jusqu'à ce qu'il se fasse prendre et tuer. C'était toi pas vrai ? Ce soir là il devait nous rejoindre avec des documents importants contre ton employeur. Pour éviter ce genre d'incidents, il fallait prendre des mesures radicales. Alors on m'a suggérer de…

- Disparaitre, compléta sombrement Kise.

Tout s'expliquait. Mais il ne put s'empêcher de s'exclamer :

- Pourquoi ? Pourquoi avoir choisi de les suivre ? Tu aurais dû suivre les conseils de tes amis et abandonner ! Est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Tu sais combien ils ont soufferts ? Aomine croit toujours que tu es mort et que c'est de sa faute ! Et Kuroko… Kuroko ! Comment avez-vous pu laisser l'amour de votre vie tout seul ?

Taiga baissa la tête, les yeux clos.

- J'ai d'abord refusé leur offre. Mais ils avaient besoin de moi. Ça a été très difficile à prendre comme décision. Le pire a surement été de devoir assommer Aomine pour faire croire à mon meurtre. Mais j'ai travaillé dur pour pouvoir revenir le plus vite auprès d'eux. Deux mois après mon prétendu décès, nous avons fait le lien entre le criminel et la société Akashi. Mais cette dernière était intouchable, peu importe le nombre de fois que nous avons essayé de les incriminer. Plusieurs de nos agents y ont laissé la vie – dont Reo – ce qui nous a résigné à une chose : nous ne pourrons jamais avoir votre chef. Akashi Seijuro a beaucoup de contacts, et surtout, il sait assurer ses arrières. En revanche, son homme de main serait plus facile d'accès. J'ai décidé de me faire passer pour un client, et j'ai désigné Aomine pour cible… parce que je savais qu'il ne se ferait pas avoir, il n'est pas quelqu'un de facilement approchable ! Enfin c'est ce que je pensais… Je t'ai sous estimer, il faut bien l'avouer.

Kagami haussa les épaules.

- L'essentiel, c'est que nous avons pu enfin te faire sortir de ta cachette, et dénicher suffisamment de preuves contre toi. Aujourd'hui nous clôturons le dossier. Tu seras bientôt sous les verrous.

- Akashi me remplacera, dit lentement Kise. C'est un cycle sans fin. Mon arrestation ne l'empêchera pas de…

- Je pense que ça le calmera pour un long moment, objecta doucement Kagami. C'est tout ce qui compte.

Il y eut un long silence, pendant lequel ils s'observèrent en chiens de faïence. Le cerveau du blond réfléchissait à toute vitesse. Il ne s'était pas attendu à ça. Kagami vivant était un véritable choc, mais pas plus que les révélations qu'il venait de lui faire. Il avait peur. Il n'avait pas été assez méfiant et avait accepté ce rendez vous. Maintenant, son ennemi connaissait son visage, il avait la preuve que Kise Ryota et le tueur à gages étaient une seule et même personne. Quel idiot…

- Est-ce qu'Akashi… savait ?

- … Oui. Nous avions fait un pari. Mais je ne pense pas qu'il s'attendait à le perdre.

Game Over, Kise. »

Les yeux d'Aomine demeurèrent vides, même après que Kise ait terminé son récit. Kagami. Sa trahison. On ne pouvait pas souhaiter pire comme soirée.

Kise n'espérait plus rien de sa chance. Elle l'avait quittée depuis longtemps. Il accumulait échec sur échec depuis le début de cette mission et apprenait des vérités terribles. Akashi l'avait livré sur un plateau d'argent en le pariant avec un membre de la CIA. Cet homme pour qui il aurait donné sa vie l'avait utilisé comme un pion pour le tester – il savait pourtant depuis qu'il l'avait rencontré que c'était un manipulateur. Mais le réaliser lui faisait mal. Et pour couronner le tout, l'homme qu'il aimait le plus au monde le haïssait. Jamais il ne s'était senti aussi mal.

Aomine se leva brusquement, faisant sursauter Kise qui ne sut pas quoi faire quand il vit le bleu prendre sa veste.

- Aominecchi… ?

Il l'ignora, passant devant lui comme s'il n'était pas là et ouvrit la porte menant à l'extérieur.

- Attend ! Aominecchi !

Le bleu s'engouffrait déjà dans les profondeurs de la nuit. Le temps que Kise se relève, chancelant sous le coup de l'émotion, il avait disparu. Pleurant à chaudes larmes, ses pieds nus trébuchants dans la terre noire et mouillée, il hurla dans une dernière tentative désespérée :

- Daiki !

Seul le hululement sinistre d'un hibou lui répondit.


Bonjour à vous ! Vous allez bien ? Votre rentrée s'est bien passée ?

Ça a été très dur d'écrire ce chapitre. C'est surement le plus important de toute cette histoire alors je voulais qu'il soit parfait : du coup j'ai relu une bonne dizaine de fois des passages qui ne me plaisaient pas pour les réécrire, pour les relire et les changer encore après. La galère… alors j'espère vraiment que ce chapitre et son dénouement vous ont plu !

D'ailleurs… c'est moi ou presque tout le monde a deviner pour Kagami ? Moi qui voulais choquer mes lecteurs… Du coup je dois mon admiration infinie à pas mal d'entre vous :')

Merci pour vos commentaires !

Laura-067 : C'est sur que le passé de Kise c'est pas la joie… Comme tu as pu le voir, il n'a pas réussi à tuer Aomine. Pour l'instant ! Qui sait ce qui va arriver à la fin :p Oh, quand Kise a dit « disparaitra » c'était disparaitre au sens où il partira sans laisser de trace, il prévoit pas de mourir où un truc du genre. En tout cas tes hypothèses sur le client auront été intéressantes jusqu'au bout ! C'était bien un Kagami ressuscité mais sans mauvaises intentions. Quand à Haizaki, je ne pense pas qu'on le reverra.

SL-Fairy-Tail : Pour Kise c'est mal parti pour s'arranger, mais ça viendra… un jour ! Contente que la scène du cadeau t'ai plu, j'ai adoré l'écrire ! Haha j'avoue pauvre Haizaki. En même temps on a du mal à l'imaginer en gentil bisounours qui distribue des bonbons. J'avoue qu'au départ j'hésitais à mettre Aomine en client, mais j'ai préféré Kagami – j'espère que ce choix t'as plu quand même.

InfiniteScorpioInuko : Oui plus que 2-3 chapitres et ce sera la fin… ah ça me rend triste de devoir la finir :') Aomine doit avoir un instinct de survie ultra développé ! Merci à toi !

Granotte : Si tu veux me lancer une tomate pour avoir torturé Kise, c'est le moment xD Eh non, ce n'était pas Aomine le client. Dis toi qu'il était le 2eme prétendant sur ma liste ;D

Angel44 : Je tiens encore une fois à saluer ton courage et ta patience face à ce bug ! Haha bon plan pour Haizaki – pour rajouter un peu de sadisme on va dire qu'après s'être pris la banane il est tombé des escaliers où étaient assis de méchants yakuzas qui lui ont régler son compte avant d'aller à l'hôpital (Quoi ? Mes idées de vengeance sont nulles ? Ouin !). Le coup de poing d'Aomine était vien inspiré de l'anime oui ! Tellement badass cette scène… Je compte me rattraper avec Kise t'inquiète pas ! Pour la scène de la bague… en même temps c'est tellement Aominenien ce genre de déclaration :') C'est vrai qu'Akashi fait un super méchant :p Mal de tête terminé : le client était bien Kagami !

SuzuFuu : Merci beaucoup ! Je pense que c'est toutes les séries policières que je regarde qui m'inspirent – et les persos de KnB encore plus. Un mariage owii ça serait bien… quoi qu'avec tous les problèmes qui les attendent ça risque d'être compliqué xD Mais… comment a tu deviné pour la scène de la bague ?! Après tu me diras avoir le cadeau de son cher et tendre sous ses yeux ça donne plus très envie de le tuer. J'espère que ce chapitre t'aura plu !

Naomi Fujiwara : Oui je voulais faire un réveillon tranquille puisque ça risque d'être le dernier moment qu'ils passeront tous ensemble. Hihi j'espérais que quelqu'un remarque ce détail : Kise = blond = poussin / bref je me tais xD Ah non t'inquiète c'est pas tordu du tout j'adorais aussi le concept Kise protégé par Aomine… enfin tant qu'Haizaki ne le violait pas pour de vrai, faut pas le traumatiser encore plus le Kise. Merci !

Akesta : Je crois que tu remporte le titre de ma plus longue review. Félicitations ! ;D J'ai adoré lire tes théories, surtout la cinquième avec Imayoshi elle m'a tué xD Tes théories 1 et 3 mixées auraient marchées : Kagami était bien le client et il a utilisé Aomine pour attraper Kise. Aah j'imagine trop Kise poursuivit par le duo Ao/Kaga. Ce qui risque d'arriver… mais attention je dois pas spoiler oOo Merci encore pour ton commentaire !

Moona Neko : Je suis contente que tu l'aimes ! Tu as bien deviné c'est Kagami qui était derrière tout ça. Merci encore ! :3

otaku-chocolat : Ah j'admets la première que les premiers chapitres sont pas terribles. J'ai relu ma fic en entier y'a pas sil longtemps et olala je me suis auto-choquer o.o enfin si tu dis que je me suis améliorer tant mieux ! En tout cas je suis contente que l'histoire et l'univers te plaise. T'inquiète pas je compte bien la finir ! ;)

Bisous !