Un chapitre signé Kate (PBG) parce que... et bien... l'Agent DiNozzo a eu trop de travail, entre les arestations, les kidnappings et les invasions aliens ! (bon, j'avoue... en fait, c'est juste Senior qui m'a privé de ma connexion parce que Gibbs est l'agent préféré des professeurs d'espagnol, et pas moi... Pensez-y la prochaine fois que vous voterez, bande de poulpes !... *va pleurer dans son lit-voiture*) Bref, un nouveau chapitre merveilleux. Je remercie encore une fois ma chère PinkBlueGreen d'être si compatissante dans les épreuves scolaires que je traverse. Kate et PBG : je vous aime ! Bon, maintenant, pour toi, petit lecteur (ou petite lectrice. Ou grand lecteur. Ou grande lectrice. Ou moyen lecteur. Ou... enfin, vous avez compris quoi !) : la suite ! Bonne lecture à toi que tu as cliqué sur le lien. Bisous !


Il faut sauver le professeur Jimmy

L'espace aéré où se retrouvaient les élèves entre les cours étaient remplis de nombreuses têtes, un flot d'adolescents qui discutaient entre eux, faisant un brouhaha énorme, qui donnerait un mal de crâne à un moine bouddhiste. Le professeur s'avança au milieu de la foule, son regard passant sur tous les élèves. Il observa les visages fermés, signes que tous étaient complètement décidé à siéger jusqu'à ce que le proviseur décide de revenir sur sa question de licencier Jimmy Palmer pour sa liaison avec le professeur stagiaire Michelle Lee.

Il devait faire quelque chose pour canaliser la foule, leur parler, essayer de gérer ce flot d'ados en rébellion pour mieux les canaliser… Et les aider. Il passa donc dans la petite salle qui se trouvait sur sa droite, où le club de musique siégait un week-end sur deux, attrapa l'objet de ses convoitises, revint au centre de la cour, monta sur une estrade improvisée (en l'occurrence, un banc en bois), et porta l'instrument à sa bouche. Tous les élèves s'arrêtèrent de parler, et tournèrent leurs visages vers lui, en entendant leur professeur jouer de la trompette, à quelques pas d'eux.

Il émit un léger sourire, se racla la gorge, en laissant retomber l'instrument sur le côté, et étendit les bras.

-Désolée pour la –fausse- note de musique, mais au moins, j'ai retenu votre attention.

Quelques élèves le regardèrent avec attention, pendant que d'autres s'interrogeaient du regard, ne sachant pas où le professeur d'italien voulait en venir. Il vit également apparaître au fond de la cour Ziva David,au côté de Donald Mallard et de … Léon Vance. Tous trois le regardaient avec interrogation pour les deux premiers… Avec une colère froide pour le dernier.

Il baissa le menton, plongeant son regard dans ceux de ses auditeurs, la foule d'adolescents massés autour de lui.

-Vous êtes rassemblés ici pour l'un de vos professeurs, le charmant Jimmy Palmer.

Un « Ouiiiii » s'éleva de la foule. Il pressa ses mains.

-Et bien… Moi aussi ! S'exclama t-il, en souriant jusqu'aux dents. Je ne vois pas de quel droit votre… Notre proviseur s'autorisait à licencier Monsieur Palmer pour des questions d'ordre non-professionnel, non ?

Un « Yeeah/Trop vrai/Mais carrément » enthousiaste lui répondit.

-Chacun fait ce qu'il lui plaît en dehors du lycée, c'est le principe même de notre législation, vous ne croyez pas ? Vous ne pensez pas que j'ai raison, Monsieur Vance ? Demanda t-il plus fort, en fixant son regard dans celui du directeur, les yeux plissés.

Celui-ci resta de marbre, alors que des dizaines de visages se tournaient vers lui, attendant sa réponse. Ziva et Ducky le fixèrent également, attendant qu'une phrase ne s'échappe de ses lèvres. Il fronça les sourcils, jeta un regard noir à Tony, plissa les lèvres, et croisa ses mains. Il avança au milieu de la foule.

-Je suis le proviseur de ce lycée. Et en tant que proviseur, il m'incombe de…

-Vous êtes proviseur, Monsieur Vance, et non président de la république. Vous n'avez pas à décider qui doit sortir avec qui, même si l'on parle de votre équipe, le coupa Tony.

-Monsieur DiNozzo. Et depuis quand êtes vous le porte-parole des élèves ?

-Depuis qu'ils ont besoin d'en avoir un à cause d'un proviseur autoritaire, Monsieur Vance.

Ducky s'avança dans la foule, traversant la marée d'élèves, pour aller venir se mettre au côté de l'italien avec un léger sourire. Il croisa les mains, posa son regard sur un Vance furieux, et déclara, avec son habituel ton calme :

-Je suis d'accord avec Anthony, Léon. Monsieur Palmer est un très bon élément de notre lycée, et le fait qu'il ai une vie personnelle avec Mademoiselle Lee ne doit pas lui porter préjudice.

Ziva s'avança à son tour, le menton relevé, ses yeux posés sur l'italien. Elle se posa à sa gauche, entourant ainsi le jeune homme, avant de fixer elle aussi le proviseur.

-Je suis également d'accord avec eux, proviseur. Je souhaite que Jimmy Palmer ne soit pas licencié.

Vance grommela quelques mots silencieusement, alors que les élèves et professeurs réunis le fixaient, attendant sa réponse. Il haussa les épaules, releva la tête, fronça les sourcils, et porta son regard sur l'italien, qui le fixait avec un demi-sourire. Il le toisa quelques instants avec haine, avant de grommeler un :

-C'est d'accord.

Il fit demi-tour, alors que les élèves exultaient de joie, et que l'italien passait un bras sur les épaules des deux professeurs qui l'entouraient, avec un grand sourire.

OooOOoOO

Ils étaient regroupés dans la salle des professeurs. Tony, Ziva, Ducky, Jimmy et Michelle. Tous souriants, leurs canettes de soda dans la main, debout au milieu de la salle, discutant de l'intervention de l'italien quelques instants auparavant. Tony leva sa canette de thé froid, avec un grand sourire.

-Je propose qu'on porte un toast…

-Avec des canettes ?

-On fait avec les moyens du bord, Ziva !

-Du Bord ? Le bord de quoi ?

-C'est une expression, Ziva. Il n'y a pas de bord, à proprement parler, s'amusa l'italien en voyant l'israélienne froncer les sourcils.

-Oh.

-Bon, sur cette grande phrase littéraire, portons le, ce toast. A Jimmy et Michelle, pour qu'ils puissent se bécoter tranquillement !

La jeune professeur asiatique rougit jusqu'aux oreilles, alors que Jimmy balbutiait un « Oh, euh, merci, mais euh, …. ». Les autres professeurs levèrent leurs verres en même temps, alors que derrière eux, la porte de la salle des professeurs s'ouvrait sur un visage entouré de boucles blondes, une jeune femme souriante qui posa immédiatement son regard sur l'italien.

-Monsieur DiNozzo ? Risqua t-elle, d'une petite voix.

Il se retourna vers la nouvelle arrivante, qu'il reconnut comme Paula Cassidy, une de ses élèves de terminale qui ne cessait de poser des questions en classe, s'interrogeant toujours sur des milliers de points. Il posa sa canette sur la petite table à son côté, fit un petit signe de tête aux autres professeurs, et avança jusqu'à la jeune fille, l'invitant à se rendre dans le couloir.

-Bonjour Paula. Un souci ?

-Non… Enfin je voulais juste vous voir pour vous dire que vous avez été brillant, Monsieur.

Il souleva un sourcil devant la fougue de la jeune fille, alors qu'elle le regardait avec admiration. Il murmura un « Merci », alors que la jeune femme regardait au sol, avec une timidité inhabituelle chez elle.

-Je me demandais si…Enfin si…

Il commençait sérieusement à se demander s'il souhaitait entendre la fin de la phrase de cette jeune fille, qui, à en voir son rougissement, semblait sur le point de partir en courant.

-Enfin…Si vous vouliez aller au cinéma ce soir avec moi ?

Il resta un instant à contempler la gamine, se demandant si elle était sérieuse. Avant de grimacer légèrement, ce qui n'échappa pas à Paula. Elle baissa les yeux, alors qu'il regardait sur la droite, cherchant ses mots.

-Ecoute, euh…Paula. Je suis professeur. Tu es élève. Ce que j'ai fais pour Monsieur Palmer, je l'ai fais parce que Michelle est majeure, et est professeur stagiaire, et non élève, tu comprends ?

-Euh…Oui, mais…

-Il n'y a pas de « Mais », Paula. Je suis bien plus âgé que toi, et je suis ton professeur. Ca en restera là.

-Euh…Ok…

-Files en cours, ton prof va t'attendre, termina l'italien, en faisant un léger sourire de façade à l'élève, avant de retourner dans la salle des professeurs, sous le regard humide de la gamine.

Il entra dans celle-ci, s'installa sur le sofa qui la meublait, et posa son menton dans sa paume, regardant face à lui, perdu dans ses pensées. La main de Ziva atterrissant sur son épaule le tira de sa léthargie, l'obligeant à lever les yeux vers la jeune femme.

-Un problème ? Souleva t-elle, en plissant les yeux.

Il fronça le nez, passant une main dans ses cheveux avec nervosité, avant de lever son regard vers la jeune femme :

-Pas vraiment. Je crois juste avoir trouvé qui m'envoie des déclarations d'amour… Une de mes élèves. Paula Cassidy.


Et au prochain chapitre, vous comprendrez pourquoi la Terre tourne autour du Soleil ! (si-si, je vous assure !)