Hello les gens :)
Juste un petit mot pour remercier ceux qui me mettent en favori ou suivent cette histoire !
Mais surtout à ceux qui me laissent des reviews, ça fait chaud au coeur ^^
Les fans de Ron devraient apprécier ce chapitre, nyark x)
Bonne lecture ;)
REGARDE-MOI, HARRY !
Chapitre 12 : Un Noël bien au chaud au Terrier.
Le sifflement du Poudlard Express résonna dans l'aube encore sombre quand il quitta la gare de Pré-au-Lard dans un nuage de vapeur, galopant en direction de Londres pour ramener les élèves chez eux pour les vacances de Noël.
Harry s'engouffra dans une cabine en compagnie de Ron et Hermione, hissa sa valise dans le filet à bagages, et s'installa contre la fenêtre. Il perdit son regard dans le paysage, sur le château de Poudlard qui se faisait déjà petit au loin, et Ron s'assit face à lui.
Le début du voyage fut agréable. Ils jouèrent à la bataille explosive pour passer le temps et leurs rires emplirent la cabine, attirant l'attention d'autres élèves.
Dean, Seamus, Neville et Ginny les rejoignirent au bout d'un moment. Pendant une heure, Harry se tordit de rire devant le regard amusé de Ron. Un sourire au visage, celui-ci sentit des papillons dans son ventre, rêvant pouvoir être celui qui le fasse rire dans les jours -et les années- à venir.
Ah, qu'il aimait ce rire. Un souvenir lui revint en tête, doux et brûlant à la fois : Harry subissant ses chatouilles, coincé sous lui sur le matelas douillet de sa chambre au Terrier, riant à gorge déployée. Son corps tout contre le sien, chaud et tendu. Son odeur de gâteau à la mélasse. Le début de l'adolescence... L'éclosion de ses sentiments.
Il en rougit et détourna les yeux quand Harry le regarda.
- C'est ton tour, Ron.
Hermione s'offusqua lorsque, vingts minutes plus tard, Lavande s'incrusta dans la cabine pour sauter sur le rouquin et sortit sans tarder pour leur laisser de l'air.
Harry la suivit des yeux avant de les reposer sur le couple occupé à se bécoter, cachant une grimace.
Il lança un regard sur les autres, croisant celui de Ginny qui semblait tout aussi dégoûtée, et préféra les laisser à son tour.
Dans l'étroit couloir, il retrouva la griffonne, accoudée à une fenêtre.
- Qu'est-ce qu'il fait avec elle ? Dit-elle dans un soupir, regardant l'étendue de champs défiler.
Le Survivant haussa les épaules, s'adossant près d'elle.
- Peut-être qu'il a besoin... d'affection...
- Oui, venant de toi, pas d'elle.
Harry rougit, les prunelles brunes de la jeune fille se posant sur lui. Il la vit sourire tendrement du coin de l'œil et une main glissa sur son bras, se voulant réconfortante.
- Tu tiens le coup ?
Le jeune homme lâcha une injure dans sa tête. Comment faisait-elle pour tout comprendre ?
Il hocha simplement la tête et ses yeux verts se tournèrent enfin vers elle. Hermione le connaissait trop bien. Elle pouvait donc aisément deviner sa peine de cœur concernant Drago Malefoy.
Avec douceur, il vint l'enlacer d'un bras autour de la taille et posa sa joue contre son crâne.
- Merci, d'être là.
Le cœur de la jeune griffonne s'emballa de plaisir. Elle rendit son étreinte, son sourire s'élargissant.
- Normal, on est une famille. Avec Ron, murmura-t-elle.
Harry pouffa de rire, imité par Hermione.
- Ne lui en veux pas, il est maladroit, dit la voix amusée du brun.
- C'est bête, le voir avec une fille me fait mal... Je crois que je préférerais le voir avec toi.
Ils se lâchèrent et Harry la regarda d'un air confus, les joues toujours rouges. Du bout des doigts, Hermione attrapa une de ses mèches de cheveux qui s'était perdue sur le pull de son ami et lui sourit gentiment.
Puis, il prit un air blasé.
- Arrête, Ron est... mon meilleur ami, il est comme un frère.
Amusée, la jeune fille ouvrit la bouche pour répondre mais elle s'arrêta dans son élan en apercevant Drago un peu plus loin. Celui-ci s'était immobilisé en les voyant et semblait attendre quelque chose.
- Je crois que Drago veut te parler, dit-elle tout bas.
Harry se figea et son cœur se serra alors qu'il se retournait. Ses sourcils se froncèrent quand Drago s'approcha de lui et Hermione s'éclipsa.
Le serpent laissa une distance raisonnable entre eux et sembla chercher ses mots pendant que Harry le jaugeait en silence.
- Potter... Je... voulais... te souhaiter un bon Noël..., fit la voix du blond sur un ton hésitant.
Il n'avait de toute évidence pas appris son texte par cœur.
- Oh, lâcha Harry avec étonnement.
Drago se racla la gorge, son regard n'osant trop rencontrer le sien. La marque des ténèbres sur son bras le démangeait atrocement et l'envie d'attraper le brun contre lui le faisait souffrir.
Harry soupira comme il demeurait silencieux.
- C'est bon, Malefoy, je n'ai encore dit à personne que tu es un mangemort.
Voyant son air effrayé, il continua du même ton neutre :
- Je m'en chargerai peut-être après les vacances, quand j'aurai les idées au clair.
- Quoi ?! Tu n'y penses pas...
Il rattrapa le griffon par le bras quand il se retourna.
- Potter, s'il te plaît...
- Lâche-moi !
Tétanisé, il le regarda s'en aller et son cœur se mit à faire du tambour dans sa poitrine. S'il s'excusait et lui avouait ses sentiments, peut-être Harry changerait d'avis ? Non, sûrement le traiterait-il de malhonnête... Ce qu'il était, incontestablement.
Drago ragea intérieurement, partant dans le sens opposé.
-o-o-o-o-
La voie 9 ¾ était pleine de sorciers venus chercher leurs enfants. Mrs Weasley les attendait, souriante. Elle serra Harry et Hermione dans ses bras avant de baiser les joues de sa tribu, heureuse de les retrouver pour les vacances.
Lavande se présenta, un peu timide, et la bonne femme lui tapota les joues en lui souhaitant la bienvenue dans la famille, ce qui ne plut pas du tout à Hermione. Harry n'apprécia pas plus qu'elle et se détourna pour éviter de voir le jeune couple s'embrasser de contentement, préférant scruter la foule animée.
Ils prirent enfin le chemin de la sortie pour revenir dans la gare de King's Cross moldue et Harry aperçut Drago marcher en compagnie de son père au loin, la main de ce dernier effleurant une frêle épaule de son fils. Il les suivit des yeux jusqu'à ce qu'ils se fondent dans la masse.
-o-o-o-o-
En se faufilant dans les draps moelleux du lit d'appoint (qui avait appartenu à Charlie) dans la chambre de Ron, Harry soupira de soulagement. Il était épuisé. Le repas du soir s'était éternisé, tout le monde ayant raconté sa vie des derniers jours plus ou moins en détails et il avait bien cru ne jamais pouvoir tenir plus longtemps. Il devait être pas loin d'une heure du matin.
Son meilleur ami souhaita une bonne nuit à sa copine sur le pas de la porte avant de la fermer derrière lui pour bondir sur ses couvertures chaudes, un sourire de bienheureux sur le visage. S'allongeant sur le dos, il lança un regard sur Harry qui posa ses lunettes sur sa table de chevet.
- Fatigué ?
- Oh oui, répondit le brun en lui tournant le dos. Bonne nuit, Ron.
Ils s'endormirent rapidement mais, au bout de deux heures, Harry se réveilla en sursaut. Se redressant, haletant, il scruta la pénombre pour se rappeler qu'il se trouvait au Terrier et jeta un œil vers le lit de Ron, qui ronflait doucement. Ce son le rassura et il se recoucha, tourné vers son ami qui gesticula dans son sommeil.
- Je l'ai pas fait exprès..., marmonna-t-il. C'est elle...
Harry cligna des yeux.
- Ron, appela-t-il.
Un grommellement lui répondit. Il sourit et ferma les yeux, se demandant à quoi il rêvait.
Dans les jours qui suivirent, Mrs Weasley commença à regretter d'avoir invité Lavande Brown, tout comme Ron d'ailleurs. Il ne se passait pas un moment sans que celle-ci ne soit en train de l'embrasser ou accrochée à son bras. Il ne parvenait pas à passer du temps seul avec sa famille ou ses amis. Pire, aller aux toilettes en toute discrétion s'avérait tout aussi compliqué.
Bref, Lavande était un vrai boulet.
Un soir, le rouquin ne put s'empêcher de s'en plaindre à Harry. Assis en tailleur sur leur lit respectif, les deux garçons se faisant face, Ron ne cessa de soupirer.
- Au moins, avec Malefoy, tu n'as pas ce genre de problème.
Harry le considéra un moment sans parler avant de baisser les yeux.
- C'est fini avec Malefoy.
Ron ouvrit la bouche de stupeur et un sentiment de joie emplit son cœur. Un sentiment qu'il tenta d'étouffer puisque c'était injuste pour son ami. Il ravala un sourire mal placé tandis que Harry relevait les yeux pour voir sa réaction.
- Je... Je suis désolé, bredouilla Ron en se passant une main dans les cheveux.
- C'est rien, ça va, répondit Harry en haussant les épaules. Tu avais raison...
Ron attendit la suite de sa réflexion, un sourcil levé.
- J'étais aveugle, continua juste le brun, mystérieux.
Le jeune Weasley ne chercha pas à en savoir davantage. Il était juste content que cette relation douteuse soit terminée, de récupérer son meilleur ami pour lui seul et un petit espoir émergea. Lorsqu'il releva les yeux -il ne se rappelait pas les avoir baissé, d'ailleurs-, il se rendit compte qu'il souriait comme un idiot en voyant le regard suspicieux de Harry.
- Tu pourrais au moins faire semblant d'être désolé, dit celui-ci, ironique.
En voyant le rouquin rougir comme une pivoine, il pouffa de rire et s'allongea à moitié sur le lit, sur les coudes. Bien sûr, sa « rupture » avec Drago lui était toujours douloureuse mais il parvenait à faire avec. Comme il avait appris à faire avec quand les Dursley le martyrisaient lorsqu'il était gosse. C'était sûrement grâce à eux qu'il parvenait à refouler ses émotions. Ces années d'entraînement à fermer sa bouche et à jouer la comédie ne lui avaient pas été inutiles. Autant que ces moldus servent au moins à quelque chose...
-o-o-o-o-
La soirée de Noël s'avéra conviviale dans le doux cocon du Terrier. Entourés de la famille Weasley, Harry et Hermione passèrent un bon moment. Lavande, comme à son habitude, passa son temps accrochée à Ron qui, sur les nerfs, finit par la repousser violemment sous le regard médusé des gens -mais ravi de sa mère et de Hermione-. La jeune fille fila donc dans sa chambre (enfin, la chambre qu'elle partageait avec Hermione et Ginny) pour pleurer.
Après le repas et les chansons, les blagues et les histoires de famille, les deux meilleurs amis sortirent prendre l'air. Ils n'eurent aucun mal à s'éclipser sans attirer l'attention, chacun buvant, dansant ou chantant à tue-tête.
Les deux garçons marchèrent sans but dans la neige épaisse, riant et plaisantant encore sur les événements de la soirée. Entre autre sur l'attitude de Lavande.
- C'est qu'une idiote ! Elle embrasse mal, en plus, râla Ron en glissant et manquant s'étaler sur le sol.
Harry le rattrapa juste à temps.
- Wow, fais attention, pouffa-t-il.
Le roux se mit à rire en continuant son chemin. Ils s'arrêtèrent un peu plus loin et s'installèrent sur un muret, les mains enfouies dans les poches de leur manteau. Ron jeta un regard vers sa maison, écoutant les rires s'y échapper, avant de poser son regard bleu sur Harry.
- Je suis sûr que toi, tu embrasses bien, dit-il sur le ton de la conversation, un sourire étrange au visage.
Harry rougit, le regarda quelques secondes, avant de se détourner, étouffant un rire nerveux.
- T'es bourré, Ron.
Le susnommé pouffa de rire.
- Oui, je sais, mais je suis sérieux...
La chaleur monta davantage avec l'alcool dans leurs veines et Harry déglutit durement, s'empêchant de penser à Drago et au goût de ses lèvres. Il frémit lorsque Ron descendit du muret sans prévenir pour lui lancer une boule de neige et ne put s'empêcher d'en faire autant. Ils s'amusèrent comme des enfants, comme au début, lors de leurs premiers jeux, et Harry fut reconnaissant envers Ron car Drago s'évapora de ses pensées aussi vite qu'il fut venu.
En allant se coucher, Ron et Harry veillèrent à ne faire aucun bruit. Ils enfilèrent leur pyjama en vitesse pour accueillir la chaleur de leurs draps sur leur corps gelé et se souhaitèrent une bonne nuit. Pourtant, deux minutes après, Ron chuchota son nom.
Harry se tourna vers lui sans répondre, attendant qu'il parle, discernant à peine sa silhouette.
- C'était comment le sexe... avec Malefoy ?
Ron retint son souffle. Cette question était audacieuse, il le savait, mais il voulait connaître la réponse. C'était une curiosité malsaine mais il pensait qu'en tant qu'amis, ils pouvaient parler de ce genre de chose.
Il attendit, le cœur battant, que son ami daigne lui en parler, avant de réaliser que cela le ferait peut-être souffrir (Harry tout comme lui).
Le brun s'était figé tandis que des souvenirs douloureux lui revenaient en tête. L'odeur de Drago lors de leurs ébats lui revint distinctement en mémoire et une boule se forma dans sa gorge.
- Hum, désolé, finit par dire Ron en ne recevant aucune réponse, bonne nuit...
Il lui tourna le dos et Harry chassa ces pensées moroses avant de se redresser. Il vint à pas de loup le rejoindre dans son lit et Ron frémit en sentant le corps chaud de son ami glisser sous sa couette. Roulant sur le flanc pour lui faire face, sa respiration se bloqua dans sa gorge en rencontrant son regard.
- Harry, ne put s'empêcher de murmurer le roux.
L'interpellé esquissa un sourire avant d'attraper un de ses bras pour l'entraîner à se coucher sur le dos et se hissa à califourchon sur lui. Ron sentit son cœur s'accélérer et son entrejambe se durcit malgré lui alors que les fesses du Survivant se posaient dessus. Harry frissonna en sentant la bosse sous lui et prit une inspiration, ses joues virant au cramoisi.
Que lui prenait-il ? Il ne le savait pas. Il avait peut-être juste envie de faire tomber une barrière ou seulement de donner du plaisir à Ron.
Les effluves de l'alcool qu'il avait ingurgité plus tôt n'étaient pas tout à fait descendues et l'empêchèrent de reculer. Il était chaud – malgré ses extrémités gelées.
Ron n'osa pas bouger de peur de gâcher le moment et se figea quand les lèvres de son meilleur ami vinrent se poser sur les siennes. Il les entrouvrit pour accueillir la langue brûlante, la chaleur dans son bas-ventre s'intensifiant, et ferma les yeux.
Ses muscles s'étaient crispés. Ron sentit Harry lui caresser les bras, presser ses biceps, et il l'étreignit avec force en réponse. Le brun étouffa une exclamation de surprise dans leur baiser. Sentir son corps pressé tout contre le sien déclencha une sensation exquise car il put percevoir les muscles saillants de son ami, chose dont il n'avait pas eu l'habitude avec le corps plus efféminé de Drago. Ron se révélait être un matelas vivant très confortable et la force des mains qui se mirent à caresser son dos... puis ses hanches... firent durcir Harry comme un fou. Sa langue batailla avec celle, devenue gourmande, du rouquin. Tentant à plusieurs reprises de reprendre son souffle, se faisant mordiller les lèvres puis sucer la langue, Harry fut dans l'obligation d'y mettre en terme en agrippant les cheveux roux mi-longs (ou pourrait-on appeler cela une crinière) pour détourner le visage.
- R-Ron, attends, haleta-t-il.
Le susnommé le regarda à travers ses yeux mi-clos sous le plaisir et sourit légèrement, ses mains serrant toujours ses hanches.
- Je le savais, que tu embrassais bien, souffla-t-il.
Le sourire espiègle que lui lança Harry fut des plus sexy. D'un mouvement de reins, il le fit basculer en arrière, échangeant les places. Le lit grinça méchamment quand il vint se presser contre le corps trop mince de son ami d'enfance.
- Oh, Harry, souffla Ron en descendant une main jusqu'au renflement du pyjama.
Le brun laissa échapper un gémissement exquis lorsqu'il le toucha à cet endroit et grogna entre ses dents quand les doigts virils le serrèrent, forçant son membre à gonfler davantage.
Le corps de Ron l'écrasait mais il se surprit à aimer ça.
Il aima se tortiller, de façon langoureuse, pour tenter de s'extraire de la masse musculaire qu'était le griffon tout en s'extasiant de ne pas y parvenir.
La main se pressa contre son membre gonflé à travers le pantalon, attisant son désir de se laisser aller.
L'excitation du moment l'empêcha de réfléchir. Son esprit embrumé rendait son corps hypersensible, il avait la sensation que tous ses sens s'étaient développés à l'extrême.
Il ferma les yeux, laissant les dents de son ami lui lécher et lui mordre le cou, et remonta ses doigts sous son haut pour aller presser la peau du dos musclé. Il y planta ses ongles quand la main puissante de Ron passa sous son pantalon pour le masturber.
Ron qui glissa sa jambe entre celles de Harry pour aller bloquer sa cuisse entre les fesses qu'il devinait douces et bien fermes. Sa main coulissa le long du pénis, déjà mouillé, du brun et il savoura les gémissements de luxure que la gorge, qu'il léchait, libérait par a-coups. Cela le fit vibrer et le rendit d'autant plus fou.
- Harry, susurra-t-il dans le creux de son cou, j'ai envie de toi...
Le Survivant sentit son sang brûler à cet aveu, bien qu'il n'en fut pas surpris, et, pour toute réponse, s'empressa d'enlever le haut de son partenaire. En contre-partie, celui-ci enleva le pantalon de son ami et le balança à travers la pièce comme un vieux bout de tissu. Puis, Harry se crispa alors que, de ses doigts tremblants, il faisait glisser l'élastique du pantalon du rouquin. De sa vue trouble -puisqu'il n'a pas ses lunettes-, il parvint toutefois à discerner le membre gorgé de sang qui pointa droit sur lui comme un canon chargé.
Ron rougit en le voyant faire et le laissa décider du chemin à suivre, percevant l'air perturbé passer dans le regard vert. Malgré cela, Harry se reprit et s'approcha, mi-assis, pour déposer ses lèvres humides sur le bas-ventre bouillant. Il retraça de sa langue la ligne de poils roux descendant du nombril au pubis, faisant frissonner le concerné comme jamais, avant de poser délicatement le contour de sa bouche sur le bout parfaitement arrondi de l'érection.
Ron sentit son cœur faire un bref arrêt et se retint de jouir à l'instant même, insultant mentalement son ami lorsque son regard brillant se leva vers le sien.
Qu'est-ce qu'il était putain de bandant... !
Il ne put s'empêcher de plonger ses mains dans la chevelure d'ébène pour les ébouriffer un peu plus, grognant comme un vrai lion alors que la bouche exquise le prenait en entier.
- Ohh, gémit-il, fiévreux, en caressant le cuir chevelu.
C'était doux et délicieusement chaud à l'intérieur. Parfait pour accueillir son sexe. Il fut même certain que c'était là sa place, ou peut-être était-ce dans un autre orifice mais il préféra penser au moment présent.
Harry s'évertua à lui faire le plus grand bien, allant et venant avec sa bouche, son nez plongeant à plusieurs reprises dans les poils roux légèrement bouclés. Des saveurs salées et amères assaillirent ses papilles et il sentit l'odeur intime de son meilleur ami pour la première fois.
Une odeur de transpiration, une odeur sucrée aussi, mais surtout une odeur de testostérone qui ne manqua pas de maintenir son excitation à son comble.
Au bout d'un moment, Ron le regarda se retirer, les yeux voilés, et sourit en le voyant finir de se déshabiller. Il caressa la peau nue et tentatrice d'une main pour être sûr qu'il ne délirait pas et vint mordre une épaule avec envie en se penchant vers lui.
Lentement, il s'allongea de tout son long sur lui et Harry se laissa aller sur le dos pour lui en laisser le loisir. Leur respiration se mélangea, le sexe de Ron se frotta tout contre le sien, et il sentit les nerfs de sa peau envoyer un message d'alerte à son cerveau en se faisant compresser.
Harry, pourtant, gémit de plaisir à cette « douce » torture mais Ron se redressa pour le libérer de son poids et lui caressa le front d'une main moite. Il découvrit sa cicatrice, y glissa ses doigts dans un soupir brûlant tandis que la main du brun caressait leur membre en les pressant l'un contre l'autre.
Tendrement, il posa ses lèvres sur la forme d'éclair et Harry sentit comme une légère décharge électriser son corps, ce qui le « réveilla ». D'un coup sec, il repoussa son meilleur ami, les yeux écarquillés, le souffle rapide.
Ron se recula légèrement et posa un regard interrogatif sur le brun qui tremblait de tous ses membres.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Harry eut le réflexe de gratter sa cicatrice et se leva du lit d'un bond.
- Il faut... il faut qu'on arrête, répondit-il d'une voix sèche.
Ron le rattrapa par le poignet.
- Non, attends, pourquoi ?!
Serrant le poing, le brun tira pour tenter de s'extraire de sa poigne de fer, grimaçant. Il avait la sensation d'avoir été ensorcelé et le retour à la réalité lui donna la nausée.
- On ne peut pas, articula-t-il tout bas.
Et le jeune Weasley eut l'impression qu'il allait éclater en sanglots alors il le relâcha, son regard bleu et empreint de douleur serrant le cœur du Survivant.
- Désolé, marmonna ce dernier en se détournant, cherchant ses vêtements à tâtons dans le noir.
Ron resta immobile, le regardant sans le voir, extrêmement déçu et frustré. Il chuchota :
- Je... J'ai fait quelque chose... qui ne fallait pas ?
Harry se rhabilla, toujours tremblant, avant d'aller se cacher sous ses draps, s'y recroquevillant.
- Non, tu es... très bien, soupira-t-il.
Le dire et se l'avouer lui fit tout drôle. Il ferma les yeux, honteux, et Ron se rhabilla à son tour, mécaniquement. « Très bien », que voulait-il dire par là ?
A suivre...
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Alors ? Que pensez-vous de ce chapitre ?
J'attends vos retours, bons ou mauvais ! :)
