Bonjour à tous !

Bonne année, bonne santé surtout et je vous souhaite plein de bonnes choses pour 2013 !

Et je vous laisse de suite avec votre lecture…

Chapitre 12

Le soleil tombait déjà sur la petite maison près de la falaise, il pénétrait par les fenêtres pour éclairer une enfant qui jouait tranquillement. A ses côtés, son petit frère dormait tandis que leur mère essayait de préparer à diner. Pansy avait pourtant récupérer une baguette, pas la sienne mais c'était déjà ça. Elle savait que sa baguette ne pourrait pas produire de sort d'attaque, Ron le lui avait dit néanmoins elle pouvait se protéger, elle et ses enfants et cela l'aidait fortement pour les aides ménagères et la cuisine. Elle devait quand même s'habituer à la nouvelle baguette. Nerveuse, elle jeta un œil dehors. Cela faisait une semaine qu'ils étaient maintenant enfermés tous les quatre dans cette petite bourgade anglaise. Elle n'arrivait toujours pas à croire que Laura était morte, Laura qui avait été si gentille avec elle. Elle était morte, à cause d'elle et de sa fuite. Ron pouvait bien dire que ce n'était pas sa faute, il ne disait ça que pour la ménager. Elle regrettait presque d'être partie de chez Diggs. L'affaire n'avançait pas, elle était sûre que le ministère ne faisait rien pour l'arrêter. Elle aurait du trouver une autre solution.

Et Ron qui était parti depuis ce matin ! Il trépignait, elle le voyait bien et ce matin, il lui avait juste dit qu'il partait et qu'il reviendrait dans la journée, sans lui dire quoi que ce soit de plus. Elle n'aurait pas du s'en soucier autant mais elle devait bien avouer que sans lui, elle était perdue.

Enfin, elle entendit la voiture qui se garait. Furieuse, elle se concentra sur le diner, lisant un livre de recettes façon sorcière. Cassiopée s'était levée rapidement et courrait déjà dans le jardin pour l'accueillir. La colère de Pansy s'intensifia, énervée que sa fille aime autant ce Weasley de pacotille qui les avait enfermés là. Elle avait naïvement pensé qu'avec ce qu'elle avait dit, cela prendrait une à deux semaines pour faire enfermer tous ceux qu'elle avait nommés. Elle n'avait pas pensé qu'ils n'auraient pas entièrement confiance en elle, qu'ils voudraient faire une enquête de fond. Enquête qui prendrait des semaines voir des mois. De dépit, elle jeta ce qu'elle venait de faire et reprit sa préparation, ce n'était pourtant pas bien compliqué ! Elle entendit Ron et Cassiopée parler et Gabriel s'agita. Même son fils qui avait à peine deux mois aimait Ron, il se calmait quand il entendait sa voix ou quand il le prenait dans ses bras. Rageant !

-Maman, maman ! Ron a ramené une télé !

Pansy se retourna pour voir Ron faire léviter derrière lui un bon nombre de sacs et de cartons. Elle s'approcha méfiante.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Une télé ! Pour regarder le quidditch, répondit Cassiopée en sautant partout.

-Calmes-toi. Une télé ?

-La finale de Quidditch est samedi, je ne peux pas rater ça et puisqu'il n'y a rien à faire ici, ça nous occupera. J'ai acheté plein de trucs.

-Tu, tu es allé faire les courses ?

-Oh j'aurais aimé y aller, moi, se plaignit Cassiopée.

-Trop dangereux mais je t'ai acheté plein de jeux.

-Weasley…

-Quoi ? Ne me dis pas que j'avais pas le droit, il faut bien qu'on s'amuse. Et ce sont des jeux moldus, une grande découverte pour chacun d'entre nous.

-Tu sais jouer aux jeux moldus ? Demanda Cassiopée les yeux pleins d'admiration.

-Certains oui. Je t'apprendrais. Je vais installer ça, vous allez voir, c'est génial.

-Mais capter la télé sorcière… on peut nous retrouver, non ?

Ron sortait déjà la télé de la boite quand Pansy lui posa cette question. Il lui jeta un coup d'œil rapide, il sentait bien qu'elle était sur le point d'exploser bien qu'il ne comprenne pas pourquoi.

-Non, il y a un sort spécial que les Aurors connaissent, indétectable et avec le sort de fidelitas… il n'y a pas de soucis. Dure journée ?

Pansy haussa les épaules et ne répondit pas. Ron s'attela alors à la tâche de monter la télé avec une Cassiopée qui trépignait de voir ce qu'il avait pu acheter. Pansy se détacha de cette image et rangea les courses que Ron avait ramenées.

-Dure journée ? Répéta Ron après avoir fini de poser la télé, en revenant voir Pansy absorbée par la réalisation du diner.

-Non.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Rien.

-T'as l'air fâchée, insista Ron.

-Je me suis inquiétée ! S'écria alors Pansy se tournant furieusement vers lui, le faisant reculer d'un pas. Tu pars toute la journée sans rien dire, t'es parti depuis dix heures ! Bien sûr que je m'inquiétais !

-Je, je t'ai prévenu.

-Tu m'as dit que tu partais mais pas que tu partais toute la journée ! Tu te rends compte que je sais même pas où on est ? Si tu sors et que tu meurs, on devient quoi nous ? Oh par Salazar !

Pansy se tut, horrifiée parce qu'elle venait de dire. Retenant avec peine ses larmes, elle se dirigea le plus dignement possible dans sa chambre dont elle claqua la porte. Ron resta perplexe une bonne seconde, surpris qu'elle se soit inquiétée. Il l'avait prévenu pourtant. Il ne pensait pas qu'elle était si nerveuse à propos de son absence ni de leur vie ici. Il se tourna vers la salle à manger. Cassiopée le regardait toujours, l'air apeuré par la colère de sa mère. Il se força à sourire :

-Tu veux qu'on mette la télé ? Tu vas voir, c'est super.

En même temps qu'il apprenait à Cassiopée comment se servir de la télé, il réfléchissait à la crise de colère de Pansy, s'en voulant presque. Il était parti toute la journée dans le Bristol moldu pour que leur vie ici ne soit pas trop ennuyante, elle aurait pu le remercier… en même temps, il la savait attachée à Laura et il savait qu'elle se sentait coupable même si elle ne le disait ni ne le montrait. Lui-même se sentait coupable de n'avoir pu sauver son équipière et qui plus est son amie. Et ne pas être au Ministère pour enquêter, pour interroger Carl et faire tomber Diggs et Cie était extrêmement frustrant pour lui.

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Le week-end était arrivé et toute l'Angleterre ainsi que toute la Finlande étaient derrière leur équipe pour la soutenir. La finale de la Coupe d'Europe du Quidditch était lancée. Ron avait pu mettre la télé dans la maison et Pansy, qui, par Gryffondor, ne boudait plus, s'était jointe à lui pour regarder. Elle avait hâte de voir Théo, comme en vrai, même si elle avait du mal à comprendre le système de télévision. Elle devait avouer que les quelques programmes que Ron lui avait fait regarder n'était pas si mal. Cassiopée était installée à leurs pieds et regardait tout en jouant à ses poupées.

En Cornouailles, Chloé et Narcissa avaient également allumé le poste de télévision qui avait été installé dans la chambre de la petite fille le temps qu'elle se rétablisse. Narcissa n'était pas habituée à utiliser des outils moldus et ne regardait que parce que sa petite fille l'avait suppliée.

-Peut-être même qu'on apercevra Papa dans les tribunes ! avait-elle dit pour la convaincre.

La famille Weasley au complet, Hermione, les Londubat et bien d'autres étaient également présents dans les gradins. Les Malefoy, Zabini et Nott n'étaient pas si loin. Tyler avait tout fait pour croiser Katie – qui lui avait enfin répondu, ils se voyaient la semaine prochaine – en vain. Tous étaient prêts à acclamer leur équipe, espérant fortement qu'ils gagneraient.

Le match fut long, il dura deux jours. 27h et 34 minutes pour être exacte. Et c'est l'Angleterre qui l'emporta. A peine le vif d'Or prit, les hurlements de tous les supporters résonnèrent dans le stade. L'équipe atterrit et se félicitèrent. Cela ne se vit pas des gradins, mais ceux qui avaient la télé – et donc Ron était l'un d'entre eux, virent Ginny Weasley sauter dans les bras du coach, heureux.

-Et bien, Théo doit être un bon coach, se moqua Pansy. Fais pas cette tête.

-Quelle tête ? Grogna Ron.

-Une tête de « pourquoi elle fraternise avec l'ennemi ».

-Je n'ai pas cette tête.

-Qu'est-ce que tu en sais ? Tu ne te vois pas, moi si. Théo a toujours su rameuter ses troupes. Je suis trop contente pour lui ! Tu vois Cassiopée, Théo était un ami de maman quand elle était à Poudlard.

-Moi aussi j'irais à Poudlard ?

-Bien sûr ma chérie ! Tu seras à Serpentard. Ne grimaces pas, Weasley. C'est très bien Serpentard.

-T'étais où, toi Ron ?

-Gryffondor, les courageux !

-Moi aussi je suis courageuse !

-On verra bien, dit Pansy pour couper court, lançant un regard furieux à Ron qui lui sourit, moqueur. En tout cas, Théo a assuré, les journaux vont bien devoir le dire ! C'est grâce à lui qu'on a gagné.

-Et un peu aux membres non ?

-Peut-être bien, admit Pansy en regardant Théo serrer les autres membres de l'équipe dans ses bras elle remarqua néanmoins qu'il n'avait pas la même étincelle que quand il avait accepté Ginny Weasley dans ses bras.

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La foule était dense autour d'eux. L'équipe fut néanmoins dirigée vers les vestiaires pour qu'ils puissent se reprendre, savourer leur victoire et se préparer pour la soirée qui allait suivre. Ginny était aux anges, ils avaient gagné ! Crystal lui sauta dessus alors qu'elle sortait de la douche, hilare. Ensemble, elles s'habillèrent pour la soirée où il y aurait beaucoup de journalistes, de boissons et de sourires. En rentrant dans la salle de soirée, Ginny vit en premier Hermione et lui sauta au cou.

-Bravo, fit Hermione dans son oreille.

Ginny avait le sourire jusqu'aux oreilles, elle enlaça ensuite Harry, appréciant son étreinte, et elle osa même un baiser. Elle n'en avait que faire des journalistes aujourd'hui, elle était juste heureuse et quand il lui dit qu'il était fier d'elle, elle eut l'impression que tout allait aller bien.

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Elle avait beaucoup bu, beaucoup, beaucoup trop bu. Ginny se réveilla avec un mal de tête pas possible. Elle s'assit au bord du lit, essayant de se rappeler pourquoi elle était dans cet état-là. Le quidditch, la victoire, la soirée, l'alcool, Harry qui était parti au milieu de la soirée, appelé par le travail. Et Théo. Elle sentit son cœur se tordre et réprima une nausée. Elle se tourna vers le lit et sentit les larmes couler le long de ses joues. Elle se leva, tremblante, et s'empressa de se rendre dans la salle de bain pour se couler sous la douche. Par Merlin. Elle avait trompé son mari, elle avait trompé Harry. Elle s'assit sous la douche, laissant ses larmes couler. La soirée lui revenait maintenant bien précisément. Sa déception et sa colère quand Harry était parti, la pitié dans les yeux des gens, ses nombreux verres ingurgités pour essayer d'oublier, son bonheur d'avoir gagné. Et Théo. Théo, aussi saoul qu'elle. Théo avec ses yeux verts pleins d'étincelles. Théo qui était toujours attentionné envers elle…

Elle ressortit aussi discrètement que possible, Théo dormait toujours. Vu ce qu'ils avaient bu, c'était compréhensible. Elle sortit de la chambre, espérant oublier cette nuit qui pourrait ruiner son mariage.

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Théo se réveilla une heure plus tard. La tête lourde, il se releva, cherchant Ginny du regard mais il comprit vite qu'elle était partie. Théo se prit la tête dans les mains, blessé. Pourquoi avait-il tant bu ? Pourquoi avait-il couché avec elle ? Il avait tout gâché ! Tout ! Il n'avait pas bu ainsi depuis Poudlard quand les Serpentard prenaient le sens de la fête très au sérieux. Hier, il avait abusé mais il était heureux, il avait gagné la coupe d'Europe. Il ne se rappelait même plus comment tout s'était imbriqué. Il se rappelait seulement de la tristesse de Ginny quand ce crétin de Potter était parti, son ivresse quand ils s'étaient retrouvés l'un près de l'autre dans la salle. Ils étaient ensuite montés ensemble et il l'avait embrassé. Sans réfléchir. Elle l'avait repoussé avant de répondre à son baiser. Quel nul il était. Comment il allait vivre avec ça ? Il avait couché avec une femme mariée. Il avait couché avec un membre de son équipe de Quidditch. D'accord, il était amoureux mais avoir couché avec elle maintenant allait tout gâché. Dégouté de lui-même, il prit à son tour le chemin de la douche.

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Inquiète, Hermione transplana directement chez les Malefoy. Elle venait de passer quelques heures à l'hôpital, quelques heures éprouvantes après plus de 20h à regarder un match de Quidditch ou du moins faire semblant – heureusement, elle avait amené un bon livre, elle devait avouer qu'il y avait eu quelques moments plutôt lents. Au milieu de la soirée, elle avait été appelée à l'hôpital pour une Urgence : un garçonnet qui était tombé de haut et le médecin de garde était occupé et pas adepte des enfants. Cela avait permis à Hermione de s'éclipser elle commençait à s'ennuyer.

Puis Narcissa Malefoy et Chloé étaient arrivés, les jambes de Chloé étaient en sang. Prise d'une crise d'hystérie et de douleur, Chloé s'était grattée ses brûlures. Affolée, Narcissa avait du l'immobiliser d'un sort. Elle avait essayé d'appeler Malefoy, en vain. Elle avait alors emmené sa petite fille à l'hôpital et, elle ne l'aurait avoué à personne, avait été rassuré en voyant Hermione Granger prête à prendre en charge Chloé. Hermione avait donné une potion de sommeil à la petite fille et avait essayé de réparer les blessures. Se gratter sur les brûlures pouvait être grave, cela pouvait empêcher aux brulures de cicatriser lorsque la potion serait prête.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Hermione à Narcissa.

-Je ne sais pas, j'étais partie une seconde demander quelque chose aux Elfes et elle s'était déjà plainte que ça la grattait mais je lui ai mis la pommade, comme Drago m'a dit de faire mais ça n'a surement pas suffit… je… je n'arrive pas à le joindre !

-Ça arrive, ne vous inquiétez pas, j'ai envoyé des gens chercher votre fils, il a dû aller fêter la victoire.

Oh oui il l'avait fêté. John, qu'elle avait envoyé chercher, l'avait trouvé en train de décuver dans un hôtel à Helsinki, là où il avait fêté avec ses amis la victoire de l'Angleterre. Hermione savait qu'il était venu mais elle ne l'avait pas croisé, elle était restée avec Chloé et il n'était pas entré dans la chambre, trop enivré. Narcissa lui avait dit à demi-mots qu'il avait eu un air coupable.

-Où est Astoria ? Avait demandé Hermione.

Mais Narcissa n'avait pas répondu, elle lui avait juste demandé d'aller voir son fils pour le faire venir. Et pour elle ne savait qu'elle raison, c'est ce qu' Hermione faisait en ce moment même.

-Malefoy ? Cria Hermione à travers la maison.

Elle tenta d'interroger un elfe mais celui-ci fit preuve de loyauté et ne lui dit rien du tout. Elle décida d'ouvrir chaque pièce. Elle découvrit un bureau, une bibliothèque et une énorme salle de réception au rez-de-chaussée. Au premier étage, il y avait la chambre de Chloé, des chambres d'amis et des salles de bain. Elle monta alors au second, elle n'y avait jamais été. Dans une des chambres, Hermione trouva enfin Malefoy, allongé sur le lit dans un noir total. D'un coup de baguette, Hermione illumina la pièce, ce qui fit grogner Malefoy.

-Malefoy, tu fais quoi là ?

-Dégages.

Charmant.

-Tu sais qu'il existe des potions pour décuver plus vite. Et… reboire n'est pas une solution, ajouta-t-elle en avisant une bouteille de whisky-pur-feu au pied du lit, à moitié vide.

-Dégages Granger, répéta Malefoy d'un ton plus ferme.

-Chloé te demande à l'hôpital. Alors lèves-toi, décuves et vas-y.

Malefoy ne bougea pas d'un centimètre. C'était raté pour le côté autoritaire. Hermione se rapprocha et s'assit au bord du lit, prenant une voix plus douce :

-Malefoy, Chloé va bien et c'est le principal. Je sais que tu dois te sentir…

-La ferme Granger, tu ne sais pas comment je me sens et tu peux pas le savoir alors la ferme ! Et dégages.

-Je m'en irais pas tant que tu ne te bouges pas direction l'hôpital.

-Demandes à ma femme. C'est son tour.

-Faudrait déjà que je sache où elle est, rétorqua Hermione. Et c'est toi que Chloé demande.

-Putain Granger, tu me saoules, dégages.

-Bien, et je dis quoi à Chloé ? Que son père est devenu une loque ?

Drago lui attrapa soudain le poignet, se redressant de même, et le lui tordit.

-Me pousses pas à bout Granger. .

Hermione n'essaya pas de reprendre son poignet malgré la douleur mais se releva pour le faire se redresser un peu plus.

-Malefoy, tu te sens coupable, ok, mais ça ne sert à rien.

-J'étais pas là, tu comprends pas, je suis son père, j'aurais du être là. J'aurai du, avoua-t-il d'une voix brisée.

-Drago, tu ne peux pas toujours être là pour elle, tu ne le seras pas toujours et tu ne l'as pas laissé seule, il y avait ta mère avec elle.

Le moment d'accalmie fut vite passé, il la repoussa brutalement.

-Ce que tu peux être conne ! Tu crois me comprendre, tu ne sais pas ce que c'est que d'être un parent, je suis responsable d'elle. RESPONSABLE putain ! Elle est brûlée entièrement par ma faute et je la laisse seule pour un putain de match de Quidditch ! Tu n'es pas mère, tu comprends rien.

-Pas la peine de t'en prendre à moi, s'énerva Hermione, touchée malgré tout par ce qu'il venait de lui dire. Ce n'est pas parce que je suis pas mère que je n'y connais rien, je suis médecin depuis plus de dix ans, et…

-Et rien du tout. Tu n'es plus la miss-je-sais-tout ici. Tu as peut être tout vu dans ta vie mais ça, tu ne sais pas alors arrête avec tes jugements !

-Mes jugements ? Je ne t'ai jamais jugé sur ta qualité de parent ! Bref, t'as gagné, je m'en vais, je vais aller voir Chloé puisqu'aucun de ses parents ne semble qualifié pour le faire !

Drago la repoussa violemment contre la porte, le visage tordu de colère.

-Ne dis pas ça ! Comment oses-tu…

-Si j'ai tord, viens à l'hôpital, fit Hermione avant de transplaner, laissant un Drago à la fois en colère et surpris par la mesquinerie dont elle venait de faire preuve.

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Assis en face de lui, Carl Lang. Le meurtrier de Laura. Son équipe l'avait trouvé il y avait à peine une heure. Semaine chargée. Deux jours de matchs. Il avait du ensuite partir en plein milieu de la soirée pour régler une histoire entre deux de ses Aurors. Il savait que Ginny allait lui en vouloir mais entendre cette alarme, savoir qu'il devait s'en aller l'avait soulagé. Enfin, il pouvait partir, arrêter de sur jouer. Le regard de Ginny l'avait foudroyé, il l'avait à peine regardé. A quoi bon ?

Et alors qu'il devait partir, on lui avait ramené Carl. Carl qui pouvait lui donner beaucoup de réponses. Il le fit patienter une heure de plus, prenant le temps d'envoyer un mot d'excuse à Ginny. Il ne pourrait pas fêter sa victoire avec sa famille. Il arrivait dès que possible. Ginny saurait et lui le savait déjà que cela voulait dire qu'il ne viendrait pas, qu'il serait trop occupé puis trop fatigué pour venir. Mais Ron avait des problèmes et il devait être là, il devait être celui qui l'interrogeait.

-Alors Carl… comment vas-tu ?

-Euh bien.

-Bien. Tu es fiancé non ?

-Euh non.

-Mais tu fréquentes Laura Martin depuis pas mal de temps.

-Oui. Il est arrivé quelque chose à Laura ?

-Ne fais pas le malin avec moi. Je sais que tu l'as tué.

-Elle est morte ? Je n'ai rien fait !

-Pourtant, j'ai un de mes agents qui t'a vu sur les lieux.

-Pas possible.

-Pourquoi ? Tu ne travaillais pas, beaucoup des collègues de Laura savaient que vous aviez prévu une soirée…

-Pou, pourquoi j'aurais fait ça ?

-Beaucoup de raisons… elle gagnait plus que toi. Ça fait du mal à un homme, ça.

Pas de réaction.

-Non, tu t'en fiches de ça. Parce qu'elle couchait avec Ron.

Carl tiqua. Le sourire d' Harry s'agrandit.

-Oh, on est jaloux ?

-C'est faux, elle ne couchait pas avec lui.

-Tu lui as demandé peut-être ? Elle te l'a dit ? Les femmes mentent…

-La ferme ! Elle ne me trompait pas.

-Non, peut-être pas. Alors c'est peut-être parce que Jason Diggs te l'a demandé ?

Carl tiqua de nouveau, mais c'était différent. Envolé la jalousie. La peur, la fierté firent leur apparition.

-Qui ça ? Demanda-t-il, essayant d'être indifférent.

-Ne joues pas avec moi, parles moi de Jason Diggs.

-Connais pas.

-Vraiment ? Pourtant, il y a cinq ans, tu as fait affaire avec lui. Gringotts t'a envoyé parler à quelqu'un du Ministère et qui c'était ? Diggs. Tu ne le connais toujours pas ?

-Je, si, je m'en souvenais plus.

-Bien sûr, maintenant vous vous voyez pour organiser ces meurtres.

-Quels meurtres ?

-Celui de Laura.

-J'ai pas tué Laura.

-Mon agent t'a vu.

-Qui ça ?

-Tu crois que je vais te le dire. Racontes-moi alors, la soirée.

-Quelle soirée ?

-La soirée du 24 août.

-Je, oui je devais voir Laura mais j'ai été retenu.

-Par quoi ?

-Confidentiel.

-Tu veux aller à Azkaban ?

-Non ! J'ai rien fait !

-Bien sûr que si. J'ai un agent pour le dire. Alors sois tu me dis toute la vérité et on arrive à un arrangement et quand je parle de la vérité, je parle de ce qu'il s'est passé cette soirée là, de tes rapports avec Diggs et de cette organisation. Soit tu me dis rien et je te rends la vie invivable à Azkaban… de plus, je rends la vie invivable à ta famille, ta mère et ta sœur.

-Tu, tu ne ferais pas ça, balbutia Carl.

-Ah non ? Elle n'est pas toute blanche, tu sais. Ces histoires avec certains sorciers mal fréquentés… son gosse pourrait lui être enlevé.

-Tout ça pour cette pute de Parkinson ? S'écria Carl, rouge de colère, t'approches pas de ma famille.

-Alors comme ça tu connais Parkinson. Comment ?

-Je ne te dirais rien. Crève sale con !

-Je te donne une heure pour réfléchir.

Harry sortit, prenant soin de ne pas claquer la porte et se retrouva face à Kingsley.

-Alors ? Fit Harry.

-Tu l'as fait craquer, c'est bien. Il est mauvais menteur. Il connait Diggs… et il connait Parkinson.

-Hermione m'a dit que des Serpentard avaient été approchés par Diggs pour savoir où elle était.

-Ah ?

-Malefoy, Zabini et Bulstrode. Ils ont l'impression d'être suivis.

-Ok, je mets une équipe dessus. Rentre chez toi, Harry.

-Non, ça va. Dans une heure, je l'envoie à Azkaban.

-Marc peut le faire.

-Je le fais, Kingsley, ça va, je te dis. Tu ne vas pas me dire, toi aussi, que je travaille trop ?

Harry n'attendit pas la réponse de son ami, ancien chef du bureau des aurors, nouveau ministre de la magie. Il n'aurait pas du lui parler ainsi mais il voulait être concentré sur son affaire et ne pas penser aux autres qui l'attendaient au Terrier. Savoir où était Diggs était bien plus important qu'une victoire au Quidditch, non ? Harry savait que tout le monde dirait « oui », bien sûr que c'était plus important mais était-il utile qu'il fasse tout, tout seul ? Non, sauf qu'il n'avait confiance en personne. Au début, il faisait confiance, mais ses années en tant qu' auror lui avait appris que les gens n'étaient pas comme Ron ou Hermione, ils n'étaient pas francs, ils n'étaient pas loyaux. On ne pouvait pas compter sur eux.

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De nouveau sobre, habillé comme il le fallait, Drago entra dans l'hôpital pour la deuxième fois de la journée. Pourtant, ses sentiments étaient toujours les mêmes : la culpabilité le rongeait. Il avait laissé sa fille seule et elle se retrouvait, une nouvelle fois, à Sainte-Mangouste. Il espéra ne pas croiser Granger qu'il l'avait énervé au plus haut point. Il prit son courage à deux mains et entra dans la chambre. Chloé dormait. Elle n'avait pas gratté son visage, aussi, il ne vit rien jusqu'à ce qu'il soulève le drap. C'était un carnage.

-Tu étais où ? Demanda froidement sa mère.

Drago baissa le regard, se sentant redevenir un enfant pendant un instant. Il savait qu'il avait agit bêtement mais la douleur était si intense qu'il avait pensé que seul l'alcool pourrait le guérir.

-Drago, je te parle.

-Qu'est-ce que tu veux que je dise, fit Drago en soupirant.

-Le Docteur Granger t'a trouvé ?

-C'est docteur maintenant ?

-Drago.

-Oui, elle m'a trouvé, merci de me l'avoir envoyé, dit-il, sarcastique.

-Je ne voulais pas laisser Chloé seule. Je suis désolée, je ne suis pas sortie longtemps et…

-C'est pas ta faute. Racontes-moi.

Narcissa répéta ce qu'elle avait dit à Hermione. Drago ne dit rien, il s'enfonça dans un silence coupable. Il n'en voulait pas à sa mère, il savait que la situation aurait été la même quiconque aurait été avec Chloé. Il s'en voulait de ne pas avoir pris en compte son malaise. Granger finit par arriver. Elle lui en voulait sûrement mais ne laissa rien paraitre à part qu'elle parla encore plus froidement qu'à son arrivée il y a plusieurs mois et qu'elle ne le regarda pas. A peine partie, mère et fille le regardèrent :

-Vous vous êtes disputés ? Demanda Narcissa, l'air moqueur.

Drago ne répondit pas et le sourire de sa mère s'élargit un peu. Il préférait l'ignorer et prit soin de sa fille qui semblait avoir perdu son étincelle de vie dans les yeux.

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-Je suis content que tu sois venu, avoua Tyler.

-Désolée, j'ai vu mes parents, Vic est rentré et… je ne savais pas.

-Tu ne savais pas quoi ?

Katie grimaça, gênée. Que lui avouer ? Qu'elle voulait attendre de parler à Lane avant de faire un pas de plus dans leur relation très difficile à définir ? Absolument pas. Elle ne voulait pas lui mentir non plus. Ils venaient de passer trois heures dans Londres, le Londres moldu cette fois et c'était super, ils arrivaient à parler de tout et de rien alors qu'ils se connaissaient à peine, ils rigolaient aux mêmes blagues, pointaient leur doigt vers les mêmes choses. Ses yeux verts la troublaient toujours et dès qu'il la touchait – et cela arrivait trop souvent pour que ce soit un hasard – elle sentait son cœur faire un salto arrière.

-C'est compliqué, je te raconte la prochaine fois, ok ?

-Ok, fit Tyler, un peu crispé. Au fait, tu as vu Chloé depuis…

-Non, son père ne veut pas. Et je crois qu'ils se sont disputés avec Hermione parce qu'elle a refusé de m'en parler et elle avait une tête bizarre.

-Pareil. D'ailleurs, je dois te dire merci, j'ai pu la voir grâce à toi. Ce que tu lui as dit l'a convaincu.

-Tant mieux. Les amis sont importants.

-Victoire et Lupin, c'est ça ?

-Il s'appelle Teddy et oui, ce sont mes meilleurs amis. J'en ai aussi du côté moldu.

-Tu me les présenteras ?

-Possible, répondit Katie en se sentant rougir. Et toi, tu emménages quand avec Adam ?

-La semaine prochaine. J'ai hâte de quitter le manoir maintenant. Je t'y amènerais, tu comprendras. Je peux monter ? Demanda-t-il alors qu'ils arrivaient devant chez elle.

-Suis-moi.

Tyler la suivit avec plaisir. Il avait un peu l'impression de lui forcer la main et il ne comprenait pas trop pourquoi. Il savait qu'il lui plaisait, cela se sentait. Bon il en doutait parfois mais elle paraissait heureuse de passer du temps avec lui. Pourquoi était-elle si tendue ? Dans l'appartement, un trio de jeunes l'attendait : Victoire, Lupin et une autre jeune Gryffondor dont il ne se rappelait plus le nom. Ils regardaient visiblement cette fille prête à lancer un sort. Alors qu'il refermait la porte derrière lui, Katie bafouilla quelque chose. Lupin avait l'air mal à l'aise et lança une blague sur le fait qu'elle ramenait des serpents. Katie se tourna vers lui, mal à l'aise elle aussi. Il se sentait un peu perdu et son regard tomba sur les deux filles qui ne disaient rien mais fusillaient Katie du regard.

Katie sentit comme une chape de plomb tomber sur ses épaules. Après une après-midi très sympa au centre de Londres, la pire chose arrivait : Lane découvrait tout sans qu'elle ait eu l'occasion de lui dire.

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Hihi ! Voili, voilou, premier chapitre de l'année… alors, alors ? Je sais que beaucoup seront déçus pour Théo & Ginny mais c'est vraiment comme ça que je vois l'histoire alors j'espère que vous accepterez mon choix et que la suite vous déplaira pas, j'ai prévu plein de choses pour ce trio !

Hermione & Drago : retour à la case départ ou presque et petite fin sadique… comment va réagir Lane ? Si vous saviez !

Bisous, bisous !