Disclamer : JK Rowling a créé Harry Potter, ShadeDancer en a fait le Prince de la Mafia et moi je ne suis qu'une humble traductrice.

Le stade des 100 reviews est dépassé ! Ca m'a fait tout bizarre^^ Merci à tous pour vos encouragements continuels et tous vos compliments, je suis comblée. Merci à Sahada a qui je ne peux plus répondre depuis quelques chapitres à cause d'un bug de ffnet, mais aussi aux "anonymes" qui commentent régulièrement et que je ne peux jamais remercier "en direct"^^.
Beaucoup moins de Harry/Blaise dans ce chapitre mais ne vous en faites pas, vous les retrouverez bien vite.

Chapter 11 : The Burdens of Albus
(Le fardeau d'Albus)

Albus Dumbledore soupira et but une profonde gorgée de Whisky Pur Feu. Il avait passé toute la nuit au 4 Privet Drive et dans un hôpital psychiatrique proche pour essayer de comprendre ce qui c'était passé. Ce qu'il avait découvert n'avait servi qu'à alourdir le fardeau qui pesait sur ses vieilles épaules. Deux nuits plus tôt, il y avait eu une perturbation dans les protections entourant la maison de Privet Drive où vivait Harry Potter avec son oncle et sa tante. Les protections semblaient en fait s'être renforcées comme jamais et le directeur de Poudlard avait eu peur qu'Harry soit en danger. Et puis soudain, tout s'était stabilisé et était rentré dans l'ordre. Exécutant une rapide analyse magique, Albus avait pu vérifier qu'Harry était bien dans la maison, en sécurité et en bonne santé. Il n'y avait aucun signe d'un excès de signature magique dans le voisinage, alors il avait stupidement ignoré l'alarme.

Et puis la nuit précédente, la barrière de protection s'était soudain évanouie, plongeant Dumbledore dans la panique. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas arriver, pas alors que le premier septembre était si proche, pas si près de la mise en sureté d'Harry à Poudlard. Quelque chose n'allait pas avec Harry, leur espoir et sauveur, le fils de Lily et James. Albus ne pouvait se souvenir de la dernière fois où il avait couru si vite pour rejoindre une zone de transplanage, bien qu'il supposait que ce fut lors de cette nuit d'Halloween, il y avait presque dix ans. Albus avait élégamment transplanné à quelques rues de la maison des Dursley et avait couru jusqu'à son emplacement pour trouver la maison et les propriétés alentours entourées par une bande jaune brillante et les autorités qui arpentaient les alentours avec agitation. C'était l'équipe de nuit qui gardait la maison et des conversations qu'Albus put surprendre, il apprit que le crime avait eu lieu la veille à peu près à l'heure où les protections avaient été perturbées. En étendant ses sens jusqu'à pouvoir capter la magie résiduelle qui se trouvait encore dans l'air, Albus pouvait dire que les barrières de protection avait vainement tenté de se maintenir elles-mêmes après la perturbation. Mais sans représentant du sang à résidence, les barrières avaient finalement cédé ce soir.

Lançant une multitude de charmes d'invisibilité et de silence sur lui, ainsi qu'un sortilège de repousse-moldus, Albus s'était faufilé près de la maison et s'était glissé à l'intérieur. Ce qu'il vit déclencha un frisson d'horreur qui lui parcourut l'échine. Sur l'un des murs près de l'escalier, on pouvait apercevoir des tâches rouge vif qui avaient éclaboussé le papier peint et ce qui semblait être des bouts de chair déchiquetés à hauteur de la tête d'un homme. Sur le tapis beige pâle se trouvant juste sous les traînées de sang qui avait recoloré le mur auparavant immaculé, s'étendait des tâches de sang encore plus importantes, là où le corps avait dû tomber comme un vulgaire pantin désartibulé, ainsi que quelques marques dont émanait une odeur repoussante lui rappelant celle des latrines. Son regard inquisiteur commençant à s'activer sérieusement, Albus continua à fouiller les alentours. Il trouva rapidement dans les escaliers un secteur où l'on pouvait voir les marques d'ongles dans le mur de plâtre, certainement laissées par une femme. Du sang remplissait par endroits les sillons là où les doigts s'étaient entaillés suite à la pression trop importante qu'on avait exercée sur eux.

Le reste de la maison était demeuré intact et il semblait que personne n'était entré dans la chambre d'enfant.

« Où peux-tu bien être Harry ? », soupira Albus, ne remarquant pas au cours de sa recherche minutieuse d'indices que les seuls photos d'enfant de la maison représentaient un gros garçon blond s'apparentant à s'y méprendre à un ballon de plage sur-gonflé.

Réalisant que la maison ne pourrait rien lui apprendre, Albus opta pour écouter en douce les autorités moldues, qui étaient justement en train de bavarder pendant leur pause café-avec-un-peu-d'alcool-dedans-pour-faire-passer-le-goût.

« Quelle horreur, vraiment, expliquait l'un des agents à son collègue sur le ton de la confidence. Le mari a été tué sous les yeux de sa femme. Les médecins ont dit qu'elle hurlait des choses sans queue ni tête quand ils l'ont sortie de là. La nana essayait de s'arracher ses propres yeux. Ils ont été forcés de la mettre sous sédatifs et de la garder sous surveillance dans une pièce capitonnée à l'hôpital psychiatrique. Et ce pauvre garçon aussi. Etre obligé de resté dans cet hosto avec sa mère en attendant qu'on sache quoi faire de lui. Les services sociaux devraient bientôt être appelés. Au moins, le garçon n'était pas là quand ça s'est produit. »

Albus se sentit comme si les divinités lui souriaient enfin et il remercia Merlin et tous ceux à qui il pouvait s'adresser d'avoir laissé en service des agents apparemment si peu qualifiés ce soir là. Ils venaient de lui épargner une charge considérable de travail en laissant ainsi leurs langues se délier. S'aidant de la Légilimencie, Albus soutira l'adresse de l'institut psychiatrique de l'esprit de l'agent qui était légèrement moins enivré que ses compagnons avant de transplaner, profitant par la même de troquer sa robe de sorcier contre un costume moldu. Il n'avait pas besoin d'attirer d'avantage l'attention, non pas que sa barbe anormalement longue et les couleurs flashis de sa nouvelle tenue ne l'aidaient vraiment à se fondre tant que ça dans le décor. Heureusement pour le sorcier, les couloirs étaient sombres et vides, lui laissant ainsi la possibilité de passer sans problème derrière les infirmières de garde et d'atteindre la pièce dont il avait entendu parler. Déverrouillant la porte d'un simple « alohomora », Albus se retrouva près du lit d'une femme bouleversée, maintenue allongée par des bracelets mous et lourds en caoutchouc qui enseraient ses poignets dans la précaution évidente de l'empêcher d'arracher les bandages qu'elle portait sur la tête. Là où ses yeux auraient dû se trouver s'ils n'étaient pas recouverts par un épais bandage, une légère trace de sang traversait le tissu. La femme continuait de marmonner et de se débattre malgré la perfusion qui la gardait sous sédatifs.

« Lily, dit la femme, la tante d'Harry, marmonnant à moitié et criant de l'autre. Non, pas Lily, pas les yeux de Lily. Pardon, pardon Lily… Non… »

Secouant la tête tristement, Albus s'approcha de l'autre lit où un enfant dormait recroquevillé sur lui-même. De nombreuses couvertures le recouvraient, lui fournissant ainsi une couche protective. Il devait sûrement plus s'agir d'une forme physique de protection dont l'enfant ressentait le besoin pour ne pas finir dépressif, bien que, pour dire vrai, ça permettait surtout de faire paraitre le garçon plus gros que protégé. Albus plaignait le jeune Harry. Il avait perdu ses parents alors qu'il n'avait qu'un an et maintenant, son oncle était mort et sa tante avait probablement complètement perdu l'esprit. Avec douceur, Albus écarta quelques couvertures du dormeur, souhaitant avoir l'occasion d'observer le visage endormi et paisible d'Harry, sans le poids traumatisant des derniers jours pesant sur lui. Ce qu'il vit le choqua au plus haut degré. Le garçon sous les couvertures n'était pas Harry Potter et n'avait strictement aucun point commun avec ce qu'Harry aurait pu être.

Albus regarda en tremblant la carte d'identification faite par le service médical et laissée sur la table de nuit près du lit d'hôpital. Dudley Dursley, disait la carte, age : onze ans. Albus laissa retomber la carte là où il l'avait trouvée et fronça les sourcils.

Il s'agissait donc du cousin d'Harry. Mais si lui était là, où se trouvait Harry ? Les agents au 4 Privet Drive n'avaient mentionné qu'un seul garçon. Où Harry pouvait-il bien être ? Avait-il été kidnappé ? Etait-il toujours en vie ? Albus entendit un bruit dans le couloir et réalisa que l'équipe de nuit faisait sa dernière ronde avant leur relève. Ne sachant pas quoi faire d'autre, mais sachant qu'il ne découvrirait rien de plus ici, Albus transplana aussi près que possible de Poudlard. Il parcourut lentement le trajet le séparant de son bureau pour finalement se verser un verre de Whisky Pur Feu et s'assoir bien piteusement dans son fauteuil. Fumseck plana à travers la pièce pour se poser près de l'épaule du directeur, poussant par moment la chansonnette pour offrir le réconfort que seul un phénix est capable de donner.

Albus Dumbledore, proclamé le plus grand et le plus puissant sorcier des temps modernes, passa le reste de la journée à se repasser tout ce qu'il avait vu et entendu seulement pour se rendre compte un peu tard qu'absolument rien n'indiquait qu'Harry ait un jour vécu au 4 Privet Drive. Il aurait dû vérifier de temps en temps comment allait l'enfant au lieu de juste le laisser avec sa famille en espérant que tout aille bien et qu'ils aient tenu compte de la lettre qu'il avait laissée. Il n'aurait pas dû faire autant confiance aux barrières magiques. Il avait su que les barrières resteraient constantes jusqu'à l'été des onze ans d'Harry du fait de la puissance magique contenue dans son sang. Ce n'était qu'après cela que la présence d'Harry devenait nécessaire pour conserver la protection. Il aurait dû vérifier bien plus tôt qu'Harry vivait bien à Privet Drive. Il aurait dû installer un sorcier dans les environs pour surveiller le jeune garçon…

C'est ainsi que Severus Rogue trouva le directeur de Poudlard en entrant dans le bureau d'Albus après le diner et quelques coups secs à la porte. Il ne prit pas la peine de s'assoir, ni même de se demander pourquoi Albus végétait ainsi, et se lança sans tourner autour du pot, ignorant à quel point ce qu'il allait dire allait ébranler un Albus déjà bien secoué.

« Aujourd'hui sur le Chemin de Traverse, j'ai croisé le précieux Survivant et un homme que je suppose être son oncle, annonça Severus avec un sourire méprisant. Vous serez ravi d'apprendre qu'il avait l'air de très bien se porter. »

Severus fit volte face et, maintenant qu'il avait rempli son devoir, il s'apprêta à partir, ne laissant pas le temps à Albus de répondre. Un son cristallin de verre brisé le fit cependant se retourner.

La main du directeur avait tressailli au moment où ce que venait de lui rapporter Severus avait pénétré son esprit, et il avait lâché son verre, qui était tombé pour s'écraser en un million d'éclats coupants et brillants, répandant le liquide ambré qu'il contenait.

« Ce n'est pas possible. »

Le murmure rauque d'Albus troubla le silence qui avait envahi la pièce.

« Son oncle a été assassiné il y a deux nuits et j'ai été incapable de trouver la moindre trace d'Harry ou que ce soit. Il n'y avait même aucun signe de son existence à Privet Drive. »

Le regard baissé d'Albus remonta pour croiser l'expression choquée de Severus Rogue, et une nouvelle lumière fleurit dans les deux scintillants orbes bleus.

« Dites-moi tout ce que vous savez. Rapportez-moi tout ce que vous avez vu et entendu. »

Severus s'exécuta, ne laissant rien au hasard. Il lui raconta sa rencontre avec Trevor Zabini et sa fille Blaise durant laquelle il avait eu un premier aperçu du rejeton Potter. Il décrivit à Albus à quoi ressemblait Potter et comment, du fait de l'assurance de Trevor à ce sujet, il était plus ou moins certain qu'Harry irait à Poudlard. Et puis, il lui parla aussi du moldu sans nom qu'il avait pris pour acquis d'être son oncle. Mais sans le moindre nom, ils n'iraient pas bien loin dans leurs recherches et du fait des sorts de protections magiques placées sur Harry lorsqu'il était bébé, les sorts de localisation ne marcheraient pas sur le garçon. Ils tentèrent alors d'utiliser ces sortilèges pour retrouver Trevor, mais il semblait qu'en quittant le monde des sorciers, le rusé Serpentard avait aussi pris ses précautions. Du coup, ni lui, ni sa fille ne pouvaient être retrouvés ainsi.

Dans les semaines précédent la rentrée, quelques uns des membres de confiance de l'équipe enseignante de Poudlard, tels Severus, Minerva, Hagrid et Filius, furent envoyés faire des recherches discrètes sur Celui-qui-a-Survécu-mais-qui-a-maintenant-disparu ou tenter de localiser Trevor et Blaise Zabini, qui étaient les dernières personnes avec qui Harry avait été vu sur le Chemin de Traverse. Chaque fois, ils revenaient tous bredouilles, n'ayant pas vraiment de piste à suivre à la base. Mais à présent, Albus avait retrouvé espoir. Il savait qu'Harry était toujours en vie, et qu'il avait été vu en bonne santé sur le Chemin de Traverse deux jours après le meurtre de son oncle. Alors il viendrait sûrement à Poudlard. Ils n'avaient qu'à attendre jusqu'au 1er septembre et espérer qu'Harry Potter soit à bord du Poudlard Express en compagnie des autres élèves en route pour l'école des sorcier. S'en suivrait une sérieuse conversation sur l'endroit où se trouvait Harry quand il était supposé être chez son oncle et sa tante. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre de vue le sauveur du monde sorcier, ils ne pouvaient pas se permettre de le laisser se balader dans la nature, hors de leur contrôle, alors que les forces du mal qui habitait ce monde pouvaient à tout moment venir le trouver pour qu'il leur rende des comptes.


Voilà déjà qu'Harry commence à faire paniquer tout le monde^^ Ca promet n'est-ce pas ? ;) A la semaine prochaine ! (je pars voir de la famille pour le pont de l'ascension, du coup je ne vous garantis pas de poster jeudi très exactement, mais plutôt dans la semaine)
Désolée pour les éventuelles fautes, ma béta s'est prise une semaine de vacances et n'a pas pu être dispo pour ce chapitre.