Salut, journal! Oh mon dieu, heureusement que tu es encore avec moi!
Il s'est passé tellement de choses aujourd'hui que j'arrive à peine à me souvenir comment je m'appelle! Tout le monde dort alors je suis en train d'apprécier mon premier moment de calme et de solitude depuis des heures. Qui sait combien de temps ça va durer? Surtout avec ces deux-là qui me fixent. Oui, je sais que vous me surveillez! C'est pas parce que je suis derrière mon ordinateur que je vous surveille pas moi non plus, les mecs ! Pas besoin de parler une langue spéciale pour savoir ce que veut dire mon regard, pas vrai?
Donc, une fois de plus, lire mes pages précédentes m'aide à me souvenir de ce qui s'est passé.
Je me souviens que j'étais patraque quand je suis arrivée au boulot ce vendredi matin. Même la météo était super mauvaise. C'était pas un bon signe. Joseph et moi nous sommes à peine échangés un mot dans la voiture. C'est pas comme si on avait grand-chose à se dire. Certains ne sont pas venus aujourd'hui. Ils savaient qu'ils n'avaient plus de boulot à partir de maintenant donc la moitié des bureaux étaient vides quand on est arrivés. Les autres attendaient d'être officiellement virés dans l'après-midi. Quand je suis entrée dans la salle des caméras, le vigile était aussi parti. Je ne voulais pas rester près de Joseph alors j'ai posé mon manteau sur la chaise du garde et je me suis assise. Je me suis laissée aller à rêvasser en regardant le rideau de fer qui était fermé pour de bon entre moi et la vitre cassée. Je suis restée là pendant une bonne grosse minute à ne rien faire, comme une poupée sans vie. Quand Joseph est entré pour me dire de récupérer mes affaires et m'a ensuite embrassée à la tête avant de refermer la porte, j'étais au bord des larmes. J'avais l'impression d'être assise sur une bombe et de ne pas pouvoir me lever. A ce moment-là, j'ai levé les yeux et regardé les écrans. Les garçons n'avaient pas bougé de leurs cellules depuis trois jours. TOP restait assis sans bouger comme d'habitude. Son regard était plus grave que jamais. A en juger par la tension de ses mâchoires, j'imagine qu'il était aussi en train de serrer les dents. G-Dragon avait déchiré sa balle préférée. Seungri ne regardait plus du tout la caméra. Taeyang se fichait complètement de son entraînement. Ils se tenaient tous soit debout, soit assis par terre dos au mur avec une expression perdue, tellement calmes et inertes qu'on aurait pu pendre des photos d'eux devant les caméras à la place sans remarquer une différence. Quand j'ai vu même Daesung baisser la tête, retirer son matelas aussi loin que possible de la porte et s'allonger dos à la caméra, je m'accoudai à la table de contrôle, pris ma tête dans mes mains et pleurai.
A ce moment, je crus entendre une voix parler. Comme je pensais avoir été entendue, je me levai et essuyai rapidement mes larmes d'un revers de manche avant d'aller vers la porte. Mais il n'y avait personne. Lorsque je retournai aux écrans et me rassis, j'aperçus TOP en train de me regarder droit dans les yeux. Je me couvris immédiatement les yeux par réflexe et me figeai, anticipant les effets de l'hypnose. Lorsque rien ne se passa, j'écartai lentement les doigts et regardai entre eux. Il regardait toujours la caméra, aussi immobile qu'une statue. Je me détendis un peu et croisai les bras avec un soupir.
"Qu'est-ce que tu regardes? Je dis tout haut à l'écran. T'as trouvé ta caméra. La belle affaire. Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant?
-Joan.
Quand je l'entendis dire mon nom, je restai pétrifiée sur ma chaise. C'était le même son que j'avais entendu il y a quelques minutes. Je regardai le bouton sur le microphone et je remarquai qu'il était beaucoup plus près que ce que je croyais. Je compris que j'avais accidentellement appuyé dessus quand je pleurais. C'est comme ça qu'il a su que j'étais là! Je retrouvai mon calme et rappuyai sur le bouton en regardant à l'écran.
-Qu'est-ce que tu me veux, TOP? Je lui demandai en anglais.
Il montra ensuite la porte du doigt sans me quitter des yeux.
-Ouvre, s'il te plaît.
Etonnamment, je ne lui ai pas obéi. Il semble qu'il pouvait insuffler n'importe quelle émotion il voulait aux gens mais ne pouvait pas assez les manipuler pour leur faire faire ce qu'il veut. Mais je ne saurais pas dire s'il le savait déjà, ni ce qu'il m'avait demandé avait été un ordre ou une requête.
-Je peux pas faire ça, je lui répondis. Tu le sais. On sait tous les deux que je peux pas faire ça.
-Joan, ouvre, s'il te plaît. S'il te plaît, répéta-t-il plus doucement.
-Je peux pas! Je peux pas! Je répétai comme un disque rayé.
Soudain, tous les autres levèrent la tête et regardèrent directement dans l'oeil de leur caméra avant de s'en approcher comme s'ils la voyaient pour la première fois.
"C'est quoi, ce délire?!" j'ai pensé. "Ils nous ont écoutés?! Comment?!"
"SteupRééééé" Seungri répéta dans un anglais yaourt, son visage si près de la caméra qu'il remplissait tout le cadre, en souriant comme un bébé, alors qu'il avait escaladé le mur et s'accrochait maintenant à la petite machine comme un singe (mais je devinai à l'entendre qu'elle était sur le point de céder sous son poids!).
"SteupRé!"
"SteupRé!"
"SteupRé!" les autres enchaînèrent.
Leurs cinq visages me regardaient d'en bas de leur cellules, leurs yeux maintenant remplis d'espoir. Qu'est-ce qui leur prenait tout d'un coup? Est-ce qu'ils savaient ce qui était en train de se passer? Est-ce qu'ils ont entendu d'autres membres du staff parler de leur euthanasie? Je les regardai, incrédule, lorsque j'aperçus soudain le gros bouton rouge près du micro comme s'il était apparu de nulle part et n'avait commencé à exister qu'à cet instant. Je savais que si j'appuyais dessus, le rideau de fer serait ouvert pendant un temps limité. Ensuite, quelle serait la voie la plus rapide vers la sortie?
"A quoi est-ce que je suis en train de penser?" je me rendis compte. "Evidemment qu'ils ne pourraient pas sortir d'ici vivants! Toi non plus, d'ailleurs! Si tu penses seulement à ça, t'es morte, ma vieille! Littéralement!"
Alors que mes yeux étaient maintenant rivés sur ce maudit bouton et que mes doigts en étaient dangereusement près, je serrai le poing et en détournai le regard. Les garçons attendaient toujours ma réponse, suspendus à ma parole. Je me mordis les lèvres.
-Je suis désolée. Non. Je peux pas faire ça, les gars. Je suis désolée, je répétai plus lentement.
Sitôt qu'ils entendirent la syllabe "NON", tous baissèrent la tête, déçus, tournèrent le dos et revinrent à leur position initiale, sauf TOP qui me foudroya du regard.
-Je peux rien faire. Je suis impuissante.", j'insistai bien que je ne fus pas sûr qu'il connaisse ce mot.
J'entendis soudain un chuintement provenant des écrans. Tous les cinq durent l'entendre aussi car ils sursautèrent et tournèrent la tête pour voir d'où provenait le bruit étrange. Le chuintement se fit de plus en plus bruyant tandis que les coins du plafond des cellules s'ouvrirent lentement et commencèrent à remplir chacune d'elle d'un gaz coloré. Je les regardai tousser et se courber de plus en plus près du sol, en panique. Est-ce que j'avais activé un autre bouton? Je n'avais touché à rien, pourtant! J'étais certaine! Ou est-ce que c'était déjà l'heure de leur euthanasie et déclenché automatiquement?!
Ils tentaient maintenant de récupérer autant d'air qu'ils pouvaient, la respiration sifflante tandis que Taeyang tituba jusqu'à sa porte et la frappa férocement des deux poings. Mais ses coups se firent de plus en plus faibles de seconde en seconde. Ils commencèrent tous à s'effondrer un par un alors que G-Dragon, maintenant à quatre pattes, criait le nom de ses quatre camarades en s'égosillant ainsi que quelque chose en coréen que je ne compris pas mais qui était sûrement un appel au secours.
Une sueur froide coulait le long de mes tempes quand je le vis enfin s'évanouir et que les autres étaient maintenant allongés sur le sol, inconscients mais respirant toujours faiblement alors que le gaz continuait de remplir leur cellule.
Ils étaient tous en train de mourir sous mes yeux. Et je restais plantée là.
Sans réfléchir, j'écrasai le bouton rouge du poing et me précipitai hors de la pièce jusqu'au labo, en espérant que Joseph ou qui que ce soit d'autre ne me verrait pas en train de voler du matériel avant que je revienne. Alors que le rideau de fer s'ouvrait encore très lentement, je me penchai, passai de l'autre côté et commençai à courir de nouveau avec des masques à gaz en main.
Je n'arrivai pas à croire que j'étais en train de courir à travers l'arène, en train de sprinter en talons avec un énorme masque à gaz sur le visage et cinq autres dans les bras, écoutant l'écho de mes chaussures qui claquaient le long des immenses zones de combat vides. Les machines étaient éteintes et la moitié des couloirs en ruines, ce qui me permettait de mieux voir les cellules des garçons.
Alors que j'étais sur le point d'atteindre les portes qui séparait les deux espaces, l'arène et les cellules, je sentis soudain comme si ma cheville avait été poignardée et tombai pratiquement contre la porte lorsque je la poussai de l'épaule. Alors que je me penchai contre le mur en essayant de reprendre haleine, je jetai un coup d'œil à ma cheville et vit qu'elle était foulée. J'aperçus en même temps les cinq garçons hors de leurs cellules, se tenant debout sur leurs deux jambes et en parfaite santé, en train de me regarder. Leurs cellules était vide de tout gaz et, après que j'eus tourné la poignée de mon respirateur, l'air que je reniflai était parfaitement respirable. Je laissai les cinq autres masques tomber à mes pieds et grimaçai quand l'un d'eux m'effleura la cheville. Si c'était arrivé à quelqu'un d'autre et que je regardais tout de l'extérieur, je crois que je serais juste morte de rire devant cette scène.
"C'est quoi ce bordel?!" je m'écriai à travers le masque d'une voix étouffée.
Les autres continuèrent de me fixer, surpris, confus, comme si je venais d'une autre planète. Je soupirai et soulevai mon masque. Je devais sûrement avoir l'air furax.
Lorsqu'ils reconnurent mon visage, ils sourire, soulagés. Je me tournai ensuite vers TOP qui me regardait maintenant, un sourire arrogant vissé sur le visage. C'était assez pour me faire comprendre que tout ce que j'avais vu sur les écrans n'avait été rien d'autre qu'un de ses tours de passe-passe. Je jure que je les ai vus mourir pourtant! Je les ai entendus crier! Ça avait l'air hyper réel!
Taeyang, qui hésitait toujours à sortir de sa cellule, força la porte qui se refermait maintenant sur lui. Au moment où je réalisai le pétrin dans lequel je m'étais fourrée, une alarme suraigue me vrilla les tympans, ce qui me fit sursauter et remettre mon masque sur mon visage. Alors qu'un vrai gaz commençait à se propager dans l'air, les garçons coururent instinctivement vers la sortie. Alors que je tentai de leur courir après, je m'étalai de tout mon long sur le sol et je gémissai à travers mes dents serrées en sentant à nouveau une épée me transpercer la cheville. J'entendis soudain un des garçons s'arrêter et faire demi-tour avant de sentir des bras me soulever par les épaules et me porter. Quand je levai la tête pour voir qui était mon sauveur, je vis que c'était Taeyang. Lorsque nos regards se croisèrent, il détourna les yeux et rougit légèrement. Même à ce moment, il était plus intimidé par moi que par ce qui se passait autour de lui! Cependant, il me laissa à peine le temps de faire ce commentaire dans ma tête qu'il rejoignit aussitôt les autres qui étaient loin devant nous. Ils couraient tous les cinq si vite et leur rythme était si effréné que j'en avais la tête qui tournait. Et ça ne s'améliora pas quand la sécurité débarqua et tenta de leur bloquer le passage tandis qu'ils déployaient tout autour de l'arène, tous protégés de la tête aux pieds et munis d'épaisses lunettes noires.
"Vous êtes qui?" celui que je reconnus comme le vigile de la salle de surveillance me lança.
Je réalisai que j'avais toujours mon masque en place et n'avais pas mon badge, que j'avais laissé dans mon manteau. Lorsque je tentai de répondre, Taeyang et les quatre autres les chargèrent si brusquement que j'en eus le souffle coupé. Alors tout se passa de façon trop rapide et assourdissante pour que je me souvienne de tout, avec des flashs aveuglants directement dans nos têtes provenant de tous côtés, des gens qui essayaient de nous attraper, de nous frapper, quelqu'un qui cria "Lâche-la, sale monstre!". Ensuite les quatre garçons forcèrent le rideau de fer en le soulevant.
Quand nous sommes sortis de la salle de contrôle, je ne pouvais pas y croire. Nous voilà, moi et les cinq garçons, à courir à travers tout un couloir de laboratoires et de bureaux avec mes collègues sur leurs seuils, qui nous regardaient passer, les yeux écarquillés, sans voix. Ce n'est certainement pas comme ça que j'imaginais mon pot de départ!
Lorsque les garçons se retrouvèrent devant une intersection, eux qui avaient couru à l'aveuglette jusque-là, en un éclair de lucidité, je leur fis le geste de tourner à droite. Je les guidai alors d'abord jusqu'à mon bureau pour emporter mon ordinateur, puis vers celui de Joseph. Dieu merci il n'était pas là (j'imaginais qu'il était maintenant dans la salle de contrôle en train de péter un plomb, a hurler sur tout le monde et leur jeter des trucs!). J'encourageai ensuite Taeyang à s'approcher de l'ordinateur de Joseph. Après avoir rapidement dévié la barrière du mot de passe, je passai ses dossiers au peigne fin aussi vite que je pouvais. J'indiquai aussi aux quatre autres de fouiller ses affaires pour trouver ses clés de voiture, que Seungri trouva dans sa poche de manteau. Il me les passa avec un sourire que, je suis certaine, il croyait aussi viril que celui de Jo. Mon Dieu, comme je voulais effacer ce rictus de son visage étant donné que ce n'était vraiment pas le moment de se la péter !
Après ce qui me sembla être une éternité, je trouvai enfin les dossiers des garçons et les transférai aussitôt sur mon ordinateur. Le dernier dossier venait de finir de se télécharger et les originaux détruits juste à temps avant que Joseph n'entre dans son bureau, bouche bée en nous voyant tous les six.
Quand ils le virent, les garçons demeurèrent tout aussi silencieux que lui, ébahis, et reculèrent même de quelques pas sous la stupeur. Alors qu'il bloquait la porte de son corps et que j'entendais les gardes se rapprocher de plus en plus, je sentir mon cœur battre à tout rompre. Je devais les réveiller! Alors, d'instinct, je pris ma dernière chaussure (l'autre était tombée dans la foulée!) et la jeta au visage de Jo. Soudain, comme s'il s'était sorti d'un charme rompu, TOP, qui était le plus près de lui, lui donna un coup de poing et le poussa pour dégager le chemin avant de se mettre à courir et que les autres ne le suivent. Tandis que Taeyang et moi passions à côté de lui, nos regards se croisèrent. Le regard que Jo me lança quand il me reconnut me glaça les veines.
Nous trouvâmes enfin l'ascenseur et je mitraillai le bouton "zéro" du pouce. Alors que d'autres soldats tentaient encore de nous arrêter, les portes se refermèrent avec une lenteur douloureuse et tout redevint de nouveau silencieux.
Mon cœur était en train de faire un solo de batterie dans ma poitrine tandis que tout le monde reprenait son souffle et que je pus enfin retirer correctement mon masque. Bon sang, ce qu'il faisait chaud, dedans! G-Dragon fut le premier à lever la tête et nous sourire. Tous commencèrent à rire légèrement, puis de plus en plus fort jusqu'à se tenir les côtes, hilares. Moi, je ne riais pas et leur ordonnai de s'arrêter. Je demandai aussi à Taeyang de me poser en remuant dans ses bras. Mais lorsqu'il le fit, la douleur revint de plein fouet dans ma cheville et je tombai une fois de plus sur les fesses, à couiner et gémir alors que j'essayai de me relever. Le fait que je portais une jupe ce jour-là n'aidait sûrement pas. D'une main, je m'appuyai sur le mur pour me relever et de l'autre, je tirai sur le tissu pour couvrir mes jambes en même temps. C'était le pire jour de ma vie!
"Riez autant que vous voulez, les mecs." Je leur déclarai ironiquement, bien qu'ils ne riaient plus du tout. "Attendez qu'on soit dehors. Et prenez une grande inspiration. Parce que c'est la dernière qu'on prendra tous les six, de ce bon air frais. Vous allez arrêter de mater et me donner un coup de main, oui?" je leur aboyai même si j'aurais du me souvenir qu'ils ne comprenaient rien de ce que je disais.
A ce moment-là, je sentis une paire de mains chaudes sur ma cheville et baissai les yeux, surprise, alors que Daesung me massait maintenant doucement la cheville. Petit à petit, le gonflement désenfla et je sentis de moins en moins la douleur jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement. Quand il eut fini, je regardai ma cheville: elle était comme neuve! Nos yeux se rencontrèrent et les siens se plissèrent en formant son fameux sourire-des-yeux le plus débile, le plus agaçant, le plus adorable qu'il put faire. Aussi durement que je me forçai à ne pas le faire, je finis pas lui sourire en retour et toute ma colère était évacuée de mon système.
"Je te déteste." Je réussis néanmoins à lui dire, ce qui le fit sourire, lui et les autres.
Mais la tranquillité que je ressentais fut de courte durée car, aussitôt que les portes se rouvrirent, d'autres gardes nous chargèrent alors que mes pieds avaient de nouveau quitté le sol et que les garçons foncèrent à travers un autre labyrinthe de murs, de portes et de scientifiques coréens en panique (j'ai essayé de dire "pardon!" une ou deux fois mais j'ai fini par laisser tomber...).
Quand nous atteignîmes enfin les portes extérieures, les militaires nous attendaient et nous tenaient en joue avec leurs fusils!
"Attendez!" j'entendis alors que je me couvrais les yeux. "Ils ont un otage!"
J'entendis une autre phrase hurlée, ce qui était peut-être la traduction en coréen de la première mais c'était trop tard car ils ouvrirent alors le feu. Je m'empressai de les guider dans le parking à travers le fracas des balles jusqu'à la voiture de Joseph. Ils réussirent à tous y monter et je bondis derrière le volant avant de faire rugir le moteur. J'étais dans un tel état de choc et d'agitation que je ne ralentis même pas lorsque des soldats tentèrent de m'arrêter et sautèrent de côté pour m'éviter quand je manquai de les percuter.
Mes paumes étaient moites et ma bouche sèche comme du sable. Quand nous atteignîmes la route déserte, je vis deux voitures commencer à nous pourchasser et des tireurs masqués tirer sur nos pneus. Nous sursautâmes tous lorsque nous entendîmes un énorme "BANG!" à l'arrière et que je commençai à dériver sur le côté de la route. Je regardai dans le rétroviseur et les vis se rapprocher de plus en plus jusqu'à ce que l'avant de la première touche l'arrière de la nôtre. Elle nous cogna légèrement et je commençai à pleurer.
"Non, non, non. Pitié, non. Pitié...!" Je geignis et appelai mentalement ma mère.
Les garçons autour de moi étaient silencieux et m'observaient d'un air grave alors que des larmes coulaient à flots sur mes joues. Soudain, j'entendis une porte s'ouvrir.
"Qu'est-ce que tu fous?" je m'écriai et mes yeux s'écarquillèrent quand je vis la tête rousse de G-Dragon de l'autre côté de la vitre arrière, accroché au coffre tandis que les autres, de toute évidence, l'encourageaient alors qu'il faisait face aux tireurs. Il bondit ensuite sur l'autre voiture et au visage du tireur qui hurla et essaya de le repousser. Cependant, G-Dragon parvint à retirer son masque et ceux des conducteurs. TOP se tourna ensuite vers eux et les regarda droit dans les yeux. Le véhicule perdit alors le contrôle et entra en collision avec le deuxième en sortant de la route.
J'eus du mal à garder les yeux sur la route alors que je regardai les deux voitures devenir de plus en plus petites dans le rétroviseur et que j'essayai de ne pas perdre G-Dragon de vue dans mon champ de vision, perdu qu'il était maintenant dans le paysage gris du long ruban de route sous le ciel nuageux.
"Il est où? Il est où?!" je demandai d'une voix faible.
Les quatre autres continuèrent de regarder par la vitre arrière, me bloquant la vue. Soudain, j'aperçus un point rouge et noir se rapprocher de plus en plus près dans mon rétro extérieur et vit qu'il s'agissait du leader, sprintant à côté de la voiture avec un grand sourire. Quand il rouvrit la porte et retourna à l'intérieur, les autres l'acclamèrent et se mirent tous à lui parler en même temps. Je craquai.
"Vos gueules! Tout le monde, fermez vos gueules! T'es devenu fou ou quoi? je dis et regardai G-Dragon à travers le rétro. T'aurais pu te faire tuer! T'aurais pu tous nous faire tuer! T'aurais pu..., je continuai et manquai de peu la sortie qui menait vers le centre-ville.
Je parvins cependant à tourner à la dernière minute malgré le pneu crevé qui me faisait maintenant légèrement dériver sur la gauche. Je me remis ensuite à pleurer.
-Je fais quoi, maintenant? Je fais quoi, maintenant?" Je me demandais à travers mes larmes.
La première chose qui me vint automatiquement à l'esprit fut de me rendre chez Joseph, ce que je fis.
A l'heure où nous arrivâmes à sa maison, les pneus étaient complètement usés et le moteur avait capoté, refusant de marcher une seule seconde de plus. Quand je sortis de la voiture, je marchai jusqu'à la porte et les invitai à entrer en même temps que je commençai à collecter mes affaires à l'intérieur du salon. Mais comme je remarquai qu'aucun d'eux ne m'avait suivi, je sortis de nouveau dehors et appelai leurs noms. Ils m'ignoraient et restaient tous droits, immobiles. Je marchai vers eux, exaspérée. Alors je vis qu'ils regardaient maintenant tous autour d'eux, attentifs et ébahis.
Je me penchai contre la porte, surprise, et les observai.
Les yeux étaient grand ouverts et bougeaient lentement comme des appareils photos en train de prendre chaque détail qui entrait dans leur champ de vision. Quand les nuages se mirent à bouger dans le ciel, le soleil apparut et se mit à briller sur le petit jardin de Joseph. Seungri surpris par sa chaleur soudaine, leva la tête et le regarda directement, plissa les yeux puis les ouvrit à nouveau, tâchant de maintenir son regard aussi longtemps qu'il pouvait jusqu'à ce qu'il baissa la tête et se couvrit les yeux, grognant car ils lui faisaient maintenant mal. Il essaya ensuite à nouveau de le fixer comme un enfant têtu en colère. G-Dragon, lui, s'assit par terre et, comme il était entouré d'herbe, ôta un de ses gants noirs et l'effleura de sa main pâle et nue. Il cueillit ensuite un brin, le maintint entre ses doigts d'un air sérieux comme s'il l'étudiait, puis l'amena à son visage, le renifla et le mit dans sa bouche avant de le recracher presque instantanément, ce qui me fit rire silencieusement.
TOP, lui, se tint debout dans le vent qui commençait à se lever. Il ferma les yeux, ouvrit légèrement les bras et le laissa frôler doucement ses épaules, son visage et ses cheveux. Bien qu'il ne sourît pas, je l'entendis lâcher un soupir de contentement. Je crois que c'est la première fois que je le voyais aussi serein.
Taeyang était accroupi près d'un buisson de fleurs, les observant se balancer dans le vent. Au bout d'un moment, il tendit la main vers l'une d'elles et, alors qu'il la tenait entre son pouce et son index, il se pencha timidement et la sentit. Son parfum dut l'enivrer un peu car il se pencha de nouveau, ferma les yeux et la sentit plus intensément, cachant presque son nez dans ses pétales.
Daesung marchait autour d'un arbre qui était étrangement bruyant, ses yeux fixés sur les branches, comme s'il regardait quelque chose. Il tournait la tête de temps en temps et, alors que son regard devenait vague, approchait son oreille du tronc. Il tendit ensuite brusquement le bras et plaqua sa main contre le tronc avant d'en retirer quelque chose et le petit son de crépitement se tut. Il s'assit ensuite et ouvrit sa paume alors que les autres s'approchaient pour regarder de plus près (heureusement que le bruit s'était arrêté, c'était assez fort comme ça!). Là, tous regardèrent la petite cigale qu'il avait attrapée. Quand sa petite camarade recommença son crépitement, ses yeux à briller et son sourire blanc s'élargit.
Je ne pouvais pas m'empêcher d'être un peu touchée à cette vision. Même quand je les rappelai, ma voix s'était adoucie. Pourtant, cette fois, ils vinrent.
Je remballai tout ce que j'avais emporté dans ma valise quand j'étais arrivée il y a un mois. Oh mon Dieu, je viens de me rendre compte que je ne suis ici que depuis un mois! Lorsque j'aperçus sans le vouloir les photos de Joseph et moi sur les murs, je sentis une douleur dans ma poitrine et me mordis les lèvres tandis que les retirai une à une et les déchirai tous avec détermination, comme la reine du drame que j'étais. J'étais certaine que ce serait la dernière fois que je reverrais ce montre.
Etant donné qu'on en aurait sans doute besoin comme déguisement, je fis aussi enfiler aux garçons une chemise et un pantalon par-dessus leur uniforme. Il va sans dire que c'était un désastre. La plupart d'entre eux étaient soit trop petit, soit trop grand, à moitié boutonné avec des couleurs mal assorties. Ils ressemblaient à des jeunes clodos. Mais c'était mieux que rien.
Ensuite, j'ai fait l'impensable. Quelque chose que je n'avais pas fait depuis des années. La chose que je ne pouvais faire qu'en cas d'extrême urgence. En jetant un coup d'oeil qui n'était plus une option, je pris mon téléphone et... j'appelai ma mère. La seule personne que j'avais juré de ne plus jamais appeler si j'avais besoin d'aide.
Elle a pris son p****n de temps pour répondre avant de décrocher (en tout cas, pour moi, c'était ça!) et quand j'ai entendu sa voix, j'ai senti mon cœur s'arrêter.
"Allô?"
Elle savait que c'était moi. Comment ne pouvait-elle pas? Et pourtant, elle n'avait pas l'air surprise ou fâchée d'avoir un appel de moi depuis tout ce temps.
"Joan? C'est toi?
-Oui c'est moi, maman. Comment tu vas? Je répondis en hésitant, essayant d'avoir l'air aussi naturel que possible, bien que je savais que ça avait l'air forcé.
-ça va. Si tu veux savoir, je devrais pas prendre cet appel alors considère-toi chanceuse. Je suis à Séoul en thalassothérapie. Tu sais, pour mes rhumatismes? Mais qu'est-ce que je raconte? Tu le saurais si tu m'appelais plus souvent!
-Je suis désolée, maman. Attends, attends, attends, tu viens de dire que t'es à Séoul?
-Oui, pour mes rhumatismes. T'es sourde? Elle rajouta puis eut un sourire dans la voix. On est au Q-Spa! C'est un endroit charmant et le personnel est vraiment...
-ça veut dire qu'il n'y a personne chez toi? Pas même ton copain?
-Non, Kwan est avec moi. Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe, mon bébé? Elle me demanda d'une voix inquiète.
-Euh... maman, lui dis-je et ma voix se coinça soudain dans ma gorge alors que les larmes montaient à nouveau. J'ai... je déteste avoir à dire ça mais... j'ai besoin de ton aide. J'ai nulle part où aller et je connais personne en Corée alors...
-Attends. T'es en Corée? Là, tout de suite? Alors t'as fini par rejoindre Joseph? Et tu m'as pas appelée? Depuis quand? T'es où?
-On est à Pyongtaek. Ça fait un mois. Mais Joseph et moi, on a rompu. Je peux pas tout te dire, maman, mais je te jure que j'aimerais vraiment, je lui dis et fondai en larmes. Je suis avec ces mecs maintenant et ils ont nulle part où aller non plus et je peux laisser Jo les trouver eux ou moi, j'ai peur, je suis morte de trouille! Tout est allé super vite et je sais que tu vas peut-être dire non parce que je débarque de nulle part et je suis vraiment désolée et je sais que j'ai l'air d'une folle mais, putain, maman, je... j'ai besoin...
-Mon bébé, mon bébé, calme-toi, Maman m'ordonna. Parle pas aussi vite. Si tu n'arrives pas à trouver les mots, là, tout de suite, c'est pas grave. On parlera quand je reviendrai jeudi.
-Jeudi! Mais j'ai besoin...
-Je sais, j'ai compris, ne t'en fais pas. Si Joseph t'a maltraitée et que tu as besoin de t'en protéger, tu peux te rendre à notre appart avec tes amis. Ensuite, tu pourras trouver un endroit où rester. On trouvera quelque chose, ne t'en fais pas.
-Merci. Tu peux pas savoir comme je te remercie maman, je murmurai avec soulagement.
-Tu te souviens de l'adresse, hein? Et tu as toujours les clés? Vous comptez rester combien de temps?
-Je sais pas. Je sais vraiment, vraiment pas..., je lui dis et me rendis compte à quel point j'étais épuisée par les montagnes russes émotionnels sur lesquelles j'étais coincée depuis ce matin.
Elle dut s'en rendre compte car elle m'interrompit presque aussitôt.
-Ok, on en discutera plus tard. J'arrive pas à croire que c'est que maintenant que tu me parles de tout ça. Je savais qu'il finirait par te faire du mal! Ce mec, il est pas sain. Je le savais depuis le début! Mais tu m'écoutes jamais! Est-ce qu'il faut que je prévienne la police?
-Non! je m'exclamai. Je veux dire, non, pas tout de suite. Je...Je m'en chargerai plus tard, ne t'en occupe pas.
-D'accord. Je dois raccrocher maintenant ou ils vont me confisquer mon téléphone. Appelle-moi dès que tu arriveras! C'est un ordre!
-Je ferai ça, maman."
Je finis par raccrocher et soupirai, soulagée, puis me tournai vers les garçons avec un visage radieux (du moins, j'imagine qu'il l'était malgré mon nez qui coulait, mes yeux gonflés et mes joues rouges...).
-Les mecs, je nous ai trouvé un abri.", je leur dis et leur fis le geste de ramasser nos sacs pour que nous puissions quitter la maison. Les garçons me suivirent en parlant entre eux et en rigolant de temps en temps, ce que j'ignorai car je commençai à me sentir de plus en plus fatiguée.
Puisque nous ne pouvions plus prendre la voiture, nous nous rendîmes à pied à l'arrêt de bus le plus proche et nous rendîmes dans le premier bus qui s'approcha. Tandis que je regardais sur la carte au mur, je tentai d'ignorer tous les regards braqués sur nous, surtout étant donné que le bus était particulièrement plein en ce vendredi après-midi. Je dois dire que malgré tous mes efforts (et les garçons qui restèrent groupés sans dire un mot alors qu'ils se rentraient sans cesse les uns dans les autres et brillaient de sueur sous leurs multiples couches de vêtements), nous avions l'air particulièrement "spéciaux" aujourd'hui, pour être polie. Imaginez, une fille noire avec trois tonnes de sacs, des yeux rouges tombants, les cheveux en nid d'oiseau et sans chaussures, et cinq jeunes hommes habillés comme des sortis d'asile avec des cheveux multicolores et du cuir noir serré qui ressortait ici et là. Nous ressemblions tous les six à dse monstres, soit prêts à improviser une vidéo promotionnelle pour le prochain jeu vidéo d'horreur, soit en train de revenir de la rave party du siècle. En fait, heureusement que le bus était tellement bondé ce jour-là parce que je pense que c'était notre déguisement le plus crédible!
Quand nous arrivâmes enfin à l'appartement de ma mère et de son copain après des heures et des heures de voyage (ce n'est qu'après que je me suis souvenue comment s'épelait le district de ma mère en Hangul sur la carte!), le soleil au dehors était en train de se coucher. Comme je m'y attendais, après avoir grimpé les six étages, aussitôt que nous sommes entrés dans son salon, nous nous sommes débarrassés tous les six de nos sacs et nous nous sommes effondrés un peu partout dans la pièce. G-Dragon et Seungri se sont installés de chaque côté du canapé, la tête posée sur chaque accoudoir, tellement fatigués que leurs yeux se sont fermés presque immédiatement et le bras de Seungri s'est mis à pendre dans le vide, complètement inerte. Daesung a retiré ses bottes avant de s'asseoir dans l'un des fauteuils et s'est replié contre les coussins. Taeyang était si épuisé qu'il s'est contenté de s'allonger contre le tapis pelucheux, a replié un coude sous sa tête et s'est endormi profondément. Top s'est installé entre G-Dragon et Seungri, a reposé sa tête en arrière et fermé les yeux. Quant à moi, j'ai pris le deuxième fauteuil et j'ai commencé à m'endormir quand je me suis rendue compte que je n'avais aucun réveil. Mon téléphone n'a plus de batterie et je suis trop fatiguée pour aller chercher celui de ma mère dans sa chambre dans le noir. Mais je sais que si je m'endors maintenant et que les garçons se réveillent demain matin avant moi, ils saccageront sûrement l'endroit ou pire, ils s'échapperont ! Qui sait ce dont ils seraient capables maintenant qu'ils sont libres? Alors, pour rester éveillée, je me suis occupée du mieux que j'ai pu: j'ai marché jusqu'au calendrier sur le mur et j'ai marqué une énorme croix sur le 14 Mai avec le feutre qui y était attaché, puis j'ai laissé un message à ma mère avec le fixe avant de revenir sur le fauteuil en me sentant encore plus fatiguée qu'avant. Au point où j'en suis, des toutes petites actions suffisent pour me retirer mes dernières onces d'énergie.
La pièce était plongée dans le noir quand j'ai rouvert les yeux. Mais j'ai senti comme si j'étais observée. Quand j'ai tourné la tête, en laissant mes yeux s'habituer à l'obscurité, j'ai vu les yeux de TOP et G-Dragon ouverts, comme les miens. Ils étaient (et sont TOUJOURS) en train de me surveiller, attendant probablement que je m'endorme, comme je m'y attendais. Alors nous avons commencé tous les trois un concours de fixette dans le noir. Il ne faut en aucun cas que je les laisse gagner, et surtout pas ces deux-là. Même si G-Dragon nous a sauvé, ça reste leur chef. S'il disait aux autres de mettre le feu à cet apart, ils le feraient probablement sans broncher! Et Top... Il est hors de question que je lui fasse de nouveau confiance après qu'il m'ait piégée. En fait, je me demande s'il en a profité pour le refaire encore durant la journée. Est-ce qu'il m'a fait faire quelque chose que je ne voulais pas? Alors que je me posais cette question, j'ai senti ma tête se baisser et mes paupières devenir de plus en plus lourdes jusqu'à ce que je les rouvres brusquement de nouveau.
"Pas dormir! Les gamins sont encore éveillés!" j'ai pensé. "C'est peut-être encore une des illusions de TOP! Te laisse pas faire!"
Alors, pour me maintenir encore éveillée, j'ai allumé mon ordi et j'ai commencé à taper. Heureusement, jusqu'ici, c'est très efficace. Me souvenir des émotions que j'ai ressenties dans la journée m'aide beaucoup. Mais je ne sais pas combien de temps je peux encore tenir. Malheureusement, j'arrive à la fin de mon rapport et je sois plus que dire. Je me demande ce qu'on va faure demain. Je me demande si Jaseph est arrivée à s
a maison maintennt. je me demande s'ilva apppeler la police. Qu'est-ce que je raconte? Il peut pas, évidmemment. S'ille fait, il va doivoir parler des garcons, faudra qui montre des documents, des phtos... il va de voir parle du labo. Et du moment uq j'ai ses doscuments dans mon ordie, je devrais être hors de dangeer ossi! Les garçons deoivent se demandé ce que je fai, àfaire ces tetes bizaares devant mon écran chaque fis que jécris dse chose spositives ou nigitves!J'écris ausi de plus en plus letntemnt... mA Tete est louurde. Les yeux, leyeuxx. Mais jpeu pas dormire. Faut que je cotniu de taper, taper, tper, tpaer, taper, tpaer, tijv, tapre ojrf,
ddffffffffffdddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddd
