Moi : Coucouuuuuuu ! ^^

Kyoya : Salut !

Ryuga : Fuis, pauvre fou !

Kyoya : Hein ?

Moi : Ryu, t'a lu le chapitre à l'avance ?

Ryuga : *fait oui de la tête*

Moi : Ah, je comprends mieux ! Aujourd'hui, voilà le chapitre que beaucoup d'entre vous, chers lecteurs, attendaient ! C'est le chapitre…du lemon n_n

Kyoya : *devient tout blanc instantanément* Oh non…

Ryuga : *air fatigué*

Moi : Roooh, vous saviez bien que ça arriverait à un moment !

Kyoya : Bah oui, mais bon…

Ryuga : Ça veut pas dire que c'est facile à encaisser…

Moi : Moi qui galère parfois un peu à l'écriture, là j'ai réussi sans problèmes ce chapitre n_n

Kyoya : On se demande bien pourquoi.

Moi : Ça fait un moment que je n'ai plus écris de lemon, j'espère ne pas avoir perdu la main ! ^_^'

Ryuga : Rassure-toi, je pense que tes lecteurs aimeront. Je l'ai lu et…disons que c'est à la hauteur de tes précédents lemons…

Moi : Aaaaah, j'suis rassurée alors n_n

Kyoya : Je vais aller me pendre je crois…

Ryuga : Non ! Me…m'abandonne pas avec elle steuplait…

Moi : Qui se dévoue pour le disclaimer ?

Kyoya : Allez, moi. Wonderinn ne possède pas MFB.

Ryuga : Et entre nous, c'est tant mieux.

Moi : Ryu, t'es méchant :'(

Ryuga : Et toi t'es une perverse !

Moi : Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii *v*

Kyoya : Je vais me faire un café…très serré de préférence.

Moi : Ah au fait, si vous ne voulez pas lire le lemon, je vous conseille quand même de lire le début du chapitre ! Vous pourrez vous arrêter quand ça commence à chauffer vu que le lemon est à la fin n_n


Réponse aux reviews :

Cobra : Moi pour échapper au cours, j'ai tenté la technique de mon chat : dormir. Ça a pas trop marché, étonnamment XD
J'arrête pas de péter le 4
ème mur, il doit me détester en vrai ! XD

Marius : Non mais c'était compliqué, Undyne elle est tellement badass que je me suis dit que ça passerait nickel pour Dashan ! Le rôle de Kenta est assez mignon et drôle, mais parfois insupportable…comme le vrai Kenta quoi XD
Sans est faible au sens des stats, mais en vrai, ceux qui l'ont affrontés en font encore des cauchemars ! J'ai des potes qui peuvent témoigner !
C'est pas forcément niais l'amour, elle dit n'importe quoi Maldeka ! Crois-moi, j'ai été en couple deux fois n_n
Mwhahaha, j'ai le destin de Chris est entre mes mains ! Mais t'inquiète, je resterai gentille ^^
P.S : J'aime les longues reviews, j'adore ça *v*

NekoGardenFox : Bah mon OS de Noël ce sera encore du RyuKyo (déso pas déso) donc le Chris X Dynamis ce sera pour le Nouvel An !
Ah au fait Mélanie, Chris est d'accord, si tu emmènes Neko ! Il a dit que c'était pas discutable n_n
Kyoya peut pas t'entendre, il est toujours bloqué dans le jeu ! Et puis bon, c'est pas pour dire, mais Chris le cherche vraiment ^^
Le perso de Dynamis a pas les cheveux en feu, C'EST du feu ! C'est du feu vivant ! C'était pas très facile du coup de rendre cet aspect sur Dynamis.
Et si c'est moi qui fais du mal à Chris, tu fais quoi ? Non parce que tu peux t'acharner, mais je suis increvable ! Je ressuscite tout le temps n_n
P.S : Dynamis est trop occupé pour venir te faire un câlin, sorry !


On est mercredi, je viens à peine de rentrer chez moi. Depuis lundi, il s'en est passé des choses ! Quand je pense qu'avant, on ne trainait qu'à quatre : Gingka, Chris, Dynamis et moi. Maintenant, on traine à huit ! Kyoya, ça commence à faire un moment qu'il s'est intégré dans notre groupe, mais j'ai du mal à réaliser que ça fait…à peine plus d'une semaine qu'on est ensembles. On vit tellement de trucs que j'ai l'impression de sortir avec lui depuis beaucoup plus longtemps.

Depuis hier, on a trois nouvelles recrues dans le groupe ! Madoka, qui est devenue indécollable de Gingka, et puis Damian et Jack. Je ne connaissais pas Madoka, Kyoya lui la connaissait un petit peu. Elle est gentille, et intelligente aussi. Elle a le cœur sur la main et puis elle est…c'est quoi déjà le mot ? Altruiste ? Oui, c'est ça. Gingka n'arrête pas de dire qu'il la trouve trop bien pour lui, Chris et moi on en a un peu marre de devoir lui répéter à chaque fois qu'il n'y a aucune raison pour qu'il pense ça… Heureusement, Dynamis est toujours aussi patient et bienveillant. Qu'est-ce qu'on ferait sans lui ?

Damian et Jack nous ont rejoints sur l'initiative de Jack. Damian n'osait pas vraiment, il n'était pas encore très à l'aise avec tout le monde, mais son petit-ami l'a convaincu qu'il n'y avait aucune raison qu'on le rejette puisqu'on l'a pardonné. Je n'aurais jamais deviné que derrière l'horrible mec agressif, haineux et odieux, il y avait en fait quelqu'un de sensible et timide. C'est ce qu'on appelle bien cacher son jeu ! Enfin…je sais pas si je peux le dire comme ça. Mais oui, Damian est agréable, même s'il a un caractère bien trempé ! Vraiment, je le trouve cool. Quant à Jack…disons qu'il est spécial, mais cool aussi. Il est sympa, et lui et Damian forment un couple étrangement bien assorti, mais dès qu'on le lance sur un sujet d'art…là on le perd. Il est comme tous les artistes : il est passionné ! C'est juste qu'on a du mal à le suivre nous…surtout moi en fait. Ça a tendance à bien faire rire Damian d'ailleurs.

Kyoya lui a montré son carnet à dessin, avec un peu de réticence je dois avouer, et Jack s'est extasié sur ses dessins pendant un quart d'heure. Pourtant…parfois son visage s'assombrissait un peu en regardant certains dessins. Jack m'avait expliqué, le jour où je l'ai rencontré au collège de Ryuto, qu'un véritable artiste imprègne ses sentiments et ses émotions dans ce qu'il fait. Peut-être...qu'il a réussi à voir ce que Kyoya voulait exprimer à travers ses dessins…et que ce n'était pas très joyeux. Je déteste me dire ça, vraiment, mais depuis quelques jours, je m'inquiète vraiment pour mon petit-ami. J'ai peur qu'il me cache des choses, des choses graves… Mais d'un autre côte, je n'ose pas lui en parler. Je me dis que s'il ne m'en parle pas, c'est qu'il ne veut pas m'inquiéter. Là, c'est un peu raté. D'un autre côté, je l'aime et je lui fais confiance. Il m'en parlera quand il se sentira prêt, s'il a vraiment quelque chose à me dire.

Mais trêve de réflexion, c'est l'heure de manger ! Et de prendre mes cachets aussi. Je balance mon sac sous mon bureau et me change avant d'aller me faire à manger. C'est pas que j'aime pas mon uniforme, mais je suis quand même mieux avec mes fringues. Une fois devant mon frigo, je me retrouve comme tout le temps à ne pas savoir quoi me faire. C'est un des seuls désavantages à vivre tout seul ET à être en plus schizophrène : se faire à manger. J'aime bien cuisiner des trucs un peu longs à faire…mais le problème c'est que j'ai tendance à oublier ma bouffe dans le four, dans la poêle ou dans la casserole. Et je sais pas vous, mais manger cramé c'est pas mon délire.

-E-et puis c'est pas b-bon pour la santé, rajoute timidement Sugar.

-Noooooon, sans blague ? Merci pour ton intervention super utile Sugar ! Lui répond Skull sur un ton moqueur.

-Je…j-je disais juste ç-ça comme ça… geint Sugar plaintivement.

Ouais, ils sont de retour ces deux-là. Le répit a été de courte durée. En même temps, je me doutais bien qu'ils ne disparaitraient pas comme ça, juste parce que je suis heureux assez souvent en ce moment. Je ne suis pas naïf. Mais je dois avouer qu'ils sont revenus à un moment assez…hum…

-Allez, dis-le ! On est revenus au bon moment ! Ricane Skull.

Tuez-le. Je sais pas comment, mais tuez-le. Ils sont revenus quand je me suis réveillé en sursaut d'un rêve assez…pas le genre de rêve que je fais d'habitude.

-Tu peux le dire hein, c'était un super rêve érotique ! Ajoute encore Skull.

-C-c'était quand même t-très gênant… Bafouille Sugar à voix basse.

Ouais…autant dire les choses comme elles sont, c'était complètement un rêve Pegi 18. Je sais pas pourquoi, j'arrête pas d'en faire depuis deux-trois jours et ça me fait me réveiller en sursaut.

-Dis plutôt que tu te réveilles toujours avant la fin de l'action, grogne Skull. Et franchement, c'est pas drôle !

Je t'emmerde Skull, tu crois que je le fais exprès ? C'est pas moi qui décide quand je me réveille. Et entre nous, je préfère me réveiller avant la fin. On sait jamais…les accidents ça arrive vite.

-J-je comprends pas ce que t-tu veux dire Ryuga… dit Sugar.

-Il veut dire que si ses rêves avaient une fin, ça finirait en rêve mouillé ! Ricane Skull sur une espèce de ton victorieux.

-Je comprends toujours p-pas… lui répond Sugar.

-Mais putain, tu le fais exprès l'innocent ? Faut que je sois ultra cash pour que tu comprennes ?! Commence à hurler Skull. Eh bah je vais l'être ! Il veut dire que si ça avait une fin, il risquerait de jouir dans son sommeil ! Et ça serait très bien !

-Q-quoi ? M-mais…qu-quoi ? Geint Sugar plus fort que d'habitude.

Bon, je vais les laisser s'engueuler de leur côté et me faire du riz et du poisson. Les cachets vont les calmer après. Le pire dans cette histoire à la con, c'est que…Skull a raison. Enfin, pas sa dernière phrase ! Mais en plus, je sais même pas pourquoi je fais des rêves comme ça depuis quelques jours.

-Alors, je dis ça comme ça mais je pense que l'explication est très très simple, commence Skull sur un ton joueur. Tu as tout simplement les crocs, la méga dalle, bref : ta libido s'est ENFIN réveillée ! Et tant mieux, parce que je commençais limite à douter de son existence.

J'en ai marre de lui, vraiment marre. Il est insupportable. Je crois que je vais limite prendre mes cachets maintenant pour qu'il ferme sa gueule. Ouais…non, c'est pas une bonne idée. Je dois les prendre en même temps que je mange, ou juste après, mais pas avant, sinon ça me fout des migraines ultra puissantes.

Je mets mon riz dans la casserole et mon poisson dans la poêle, puis je me laisse tomber dans le canapé après avoir mis deux alarmes sur mon téléphone. Ouais, deux ! On n'est jamais trop sûr. En attendant que ça cuise, je rallume mon téléphone. J'ai dû l'éteindre en cours de physique ce matin, mon prof est un putain de maniaque à ce niveau-là. Pour lui, les téléphones portables ne sont qu'une invention du Diable en personne. Ouais, ça va loin. Après avoir attendu que mon téléphone se rallume et tapé le code PIN pour déverrouiller ma carte SIM, une toute petite sonnerie se fait entendre. J'ai reçu un message de mon petit frère il y a quelques minutes. Tiens, qu'est-ce qu'il veut ?

« Grand frère, grand frère, grand frère ! J'ai un truc à te dire ! Réponds, viiiiiiiiiiiiiiiiite ! »

Oula, il y a le feu à la maison ou quoi ? J'ai encore du temps avant que les alarmes sonnent, je peux l'appeler. Et puis si ça s'éternise, j'attendrais de sentir une odeur de brûlé. Au bout d'une seule sonnerie, Ryuto décroche déjà.

-Ryugaaaaa ! Tu devineras jamais ! S'exclame mon petit frère sur un ton euphorique.

-Quoi ? T'as eu un 20 en maths ? Ricane-je.

-Beaucoup mieux que ça ! Vraiment mieux ! Me répond-il sur ce même ton.

-Mieux qu'un 20 en maths ? Attends…t'es en couple ? Demande-je.

-OUIIIIII ! Hurle-t-il limite dans son téléphone, m'obligeant à éloigner le mien de mon oreille. Oui oui oui oui oui oui oui oui !

-On se calme Ryuto, on dirait que t'as chopé le syndrome de la Tourette !

-Mais j'suis trop content grand frère !

-Allez, raconte. T'as enfin déclaré ta flamme à Kakeru ?

-Oui, et j'aurais j…attends…m-mais comment tu… ?

-J'suis pas aveugle tu sais ! J'avais grillé à des kilomètres que t'en pince pour lui.

-Oh…et tu m'as même pas charrié ? T'es vraiment le meilleur des grands frères !

-J'vais finir par t'enregistrer en train de dire ça, et quand tu seras en colère contre moi, je te le ressortirai.

-Mais je serai jamais en colère contre toi grand frère ! Je t'aime trop !

-Merci, p'tit frère. Mais revenons à tes histoires plutôt ! Alors ?

-Bah tu vois, j'ai pris mon courage à deux mains et à la récré, je lui ai dit que je voulais lui parler. J'ai tout déballé d'un seul coup à propos de mes sentiments pour lui et puis…bah je lui ai demandé s'il voulait sortir avec moi ! Je crois que mon cœur était pas loin d'exploser, je le sentais battre hyper fort dans ma poitrine, je te jure que j'ai cru qu'il allait sortir de ma poitrine ! Il y a eu un blanc après que je lui ai demandé, j'étais pas bien et puis d'un coup, il m'a sauté au cou en répétant « oui » en boucle ! Je suis trop heureux !

-Eh bah, félicitations ! Je suis content pour toi petit frère !

Je tourne la tête pour regarder où en sont mon poisson et mon riz, et ça commence à fumer. Je crois que je ferais mieux d'éteindre la gazinière. Je me lève, cale mon téléphone entre mon épaule et mon oreille et me sert dans une assiette que, pour une fois, je n'avais pas oublié de sortir.

-Tu sais la meilleure, grand frère ? Me demande Ryuto. Il se trouve que Kakeru m'aimait en secret lui aussi depuis des semaines !

-Il se trouve que oui, je le savais, réponds-je avec un petit ricanement.

-Mais c'est pas possible ça ! S'exclame mon petit frère. Comment tu fais pour tout savoir comme ça ? Tu m'espionnes ou quoi ?

-Mais non frérot ! C'est Kyoya qui me l'a dit, lui aussi il avait remarqué que son petit frère avait craqué pour toi, lui explique-je.

-Et tu me l'as même pas dit ? T'es méchant Ryuga !

-Mais je suis le meilleur des grands frères ! Je voulais te laisser le découvrir par toi-même, c'est quand même mieux comme ça, non ?

-Ouais…pas faux. Maman m'a dit qu'elle était passée à ton appart à l'improviste lundi ! Du coup, maintenant elle sait pour Kyoya et toi, et elle a dit que j'étais un fils indigne parce que je le savais mais que j'ai rien dit !

-Hahaha, ça m'étonne pas. Ça me soulage d'un côté que maman le sache maintenant, et puis elle l'a sûrement dit à papa.

-Si seulement ça pouvait être aussi simple pour Kakeru…

J'ai commencé à manger il y a un moment tout en parlant à mon frère, mais ma fourchette se suspend devant ma bouche à sa dernière phrase. Qu'est-ce qu'il veut dire ?

-Comment ça Ryuto ? Demande-je en posant ma fourchette.

-Bah…son père est pas très…tolérant, on va dire, soupire mon frère. Du coup, il garde ça secret quoi, comme Kyoya j'imagine. Il veut quand même le dire à sa mère, elle est plus cool sur ce sujet. Je lui envoie des messages en même temps que je te parle, il a proposé à Kyoya d'en profiter pour dire aussi à leur mère pour toi…mais il veut pas. Et il est parti il y a quelques minutes…

Kyoya…est parti de chez lui ? Pourquoi ? J'espère qu'il est juste sorti faire un tour.

-Oh, maman m'appelle pour manger, je dois raccrocher ! S'exclame Ryuto, me ramenant sur terre. On se voit dimanche grand frère !

-Oui, à dimanche p'tit frère, lui dis-je distraitement.

Et il raccroche. Je pose mon téléphone sur la table et regarde mon assiette encore à moitié remplie. Je la termine vite, sans y faire plus attention que ça, et prend mes cachets. Alors que je mets ma vaisselle dans l'évier, on sonne à ma porte. Mais…qui ça peut être ? Bao n'est pas là, il est sorti en ville pour profiter de son Aguma qui est revenu lundi soir. Pas qu'il me l'a dit, je l'ai entendu sortir en fait. Attends…est-ce que ça pourrait être… ? Je me jette sur la porte pour ouvrir et mon intuition était la bonne. C'est Kyoya. Il est appuyé contre l'encadrement de la porte avec un grand sourire.

-Surprise ! Dit-il tandis que son sourire s'élargit.

-C'est donc pour venir chez moi que t'es parti, soupire-je, soulagé.

-Quoi ? Mais comment tu pouvais savoir que j'étais sorti ? Me demande-t-il avec étonnement.

-J'étais au téléphone avec mon frère, qui lui-même envoyait des messages à ton frère, et l'info est remonté jusqu'à moi, réponds-je simplement.

-Putain, il m'a niqué mon effet de surprise Kakeru ! Râle mon petit-ami. Je veux bien qu'il soit content d'être en couple mais s'il pouvait tenir sa langue, ça m'arrangerait.

-Tu sais, je suis surpris quand même, ricane-je en le tirant par le col pour le faire entrer.

Il passe ses bras autour de mon cou avec un grand sourire et m'embrasse comme il ne m'a encore jamais embrassé. Il a l'air très en forme aujourd'hui ! Je ne l'avais pas vu ce matin à la récré, son prof a retenu toute sa classe pour terminer le cours. Mais…il y a quelque chose en plus j'ai l'impression. Non vraiment, il y met tout son cœur, si je peux dire ça comme ça.

-Qu'est-ce que tu fais là, du coup ? Lui demande-je en rompant le baiser après plusieurs longues secondes.

Pour toute réponse, il me met devant le visage son poignet gauche. Il ne porte plus son attelle et les bleus ont presque entièrement disparu. Il contracte fortement ses muscles, et aucun os ne craque.

-Je suis entièrement réparé maintenant, ricane-t-il.

-Je vois ça, réponds-je avec un petit sourire. Mais ça ne me dit toujours pas pourquoi tu t'es incrusté chez moi.

-T'as pas une petite idée ? Me demande-t-il avec un sourire en coin. Tu te souviens de ce que je t'ai dit ce week-end avant de dormir ?

-Mmmmh…que tu avais été frustré de ne pas pouvoir aller plus loin à cause de ton poignet ? Propose-je.

-Bingo ! Et justement, maintenant que c'est tout bien remis comme il faut…je peux enfin profiter de toi comme il se doit, murmure-t-il en s'approchant jusqu'à me coincer contre le mur devant la porte.

-Et t'as décidé ça tout seul comme un grand ? On s'en fout de mon avis ? Ricane-je en lui prenant le menton.

-Je pense que tu ne vas pas dire non à ça, me répond-il en posant ses mains sur mes épaules. Et puis j'en peux plus moi, j'arrête pas de faire des rêves qui ne font que me frustrer davantage en ce moment.

-Ah, c'est drôle, moi aussi, ajoute-je en sentant mon cœur partir dans tous les sens.

Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, j'ai l'impression de…bah de plus être moi. Enfin si, mais un autre moi qui restait caché dans son coin en attendant impatiemment le moment où il pourrait sortir de sa cachette. Et là je vous jure, c'est pas ma schizophrénie ! J'ai toujours eu peur de tout, mais là, à cet instant précis, je n'ai plus peur de rien. Et encore moins de cette saloperie d'anhédonie que je sais parfaitement que je n'ai pas mais qui m'a hanté pendant si longtemps. La façon dont Kyoya me regarde, avec ses yeux bleus brillant d'une lueur étrange qui les rend encore plus magnifiques…me retourne totalement. Je ressens des choses que je n'avais jamais ressenties avant, et que je ne pensais jamais pouvoir ressentir. J'ai chaud, mon cœur bat à un rythme vraiment très élevé…mais j'aime ça. Je crois que cette fois, je suis vraiment prêt à sauter le pas.

Après probablement une minute à regarder au plus profond des yeux de mon petit-ami, je le prends dans mes bras et le porte. Kyoya ricane et enroule ses jambes autour de ma taille. Je sais que de base, il aime faire ça, mais là c'est surtout pour garder l'équilibre et éviter de tomber. Il se penche pour reprendre nos baisers passionnés et je referme la porte avec mon pied. Ouais ouais, elle était ouverte tout ce temps. Je porte Kyoya jusqu'à ma chambre et plus je m'en approche, plus mon cœur bat vite et fort, mais pas d'une manière désagréable. Je crois que c'est ça qu'on appelle de l'excitation.

Arrivé dans ma chambre, je referme encore une fois la porte avec ma jambe, n'ayant toujours pas lâché les lèvres de mon petit-ami. Il est accroché à moi comme si sa propre vie en dépendait ! Kyoya enlève ses bras de derrière mon cou et défait les boutons de l'imper' qui me sert de cape pour le laisser tomber au sol, à côté de mon lit. Je ne sais pas si la température de mon corps est toujours à 37°C, mais j'ai pas l'impression. Après avoir enlevé ma cape, Kyoya s'accroche à ma chemise en cuir et tire de tout son poids en arrière pour me faire tomber sur lui, mais surtout sur mon lit. Enfin sur mon lit, je le sens bouger ses jambes derrière moi. Un bruit d'objet qui chute, suivi par un autre, m'indique qu'il vient d'enlever ses bottes. Moi j'ai pas besoin, je suis chez moi quand même, du coup j'étais déjà pieds nus. On rompt le baiser, un peu à court d'oxygène (juste un peu) et on se regarde pendant plusieurs secondes sans rien dire. Et avant même d'avoir le temps de m'en rendre compte, je suis torse nu et lui aussi. Euh, j'ai cligné des yeux trop longtemps ? Hé, le cerveau ! Ce serait trop te demander d'arrêter de déconner deux secondes ?

-Quelque chose te perturbe ? Me demande Kyoya avec un petit rire. Tu as l'air perplexe !

-Je me demande comment on s'est retrouvé torse nu figure-toi, réponds-je.

-On n'est pas QUE torse nu, mais apparemment t'as pas remarqué non plus, ricane Kyoya en me regardant avec une petite lueur attendrie dans ses yeux.

Hein ? Comment ça ? Je baisse les yeux et me rend compte que, effectivement, nos pantalons sont aussi portés disparus. Non mais vraiment…c'est quoi ton problème, cerveau ?!

-Okay…je crois que tu me fais littéralement perdre la tête Kyoya, soupire-je avec un petit sourire.

-Désolé, c'était pas voulu, répond-il en passant à nouveau ses bras derrière mon cou. Tu me pardonnes ?

-J'y consens, mais c'est bien parce que c'est toi, lui dis-je avec un grand sourire.

Kyoya ricane et me fait pencher pour pouvoir m'embrasser à nouveau. Putain, je vais devenir encore plus fou que je ne le suis déjà. Déjà la dernière fois, j'adorais sentir la peau de son torse contre la mienne mais là… Je peux sentir pratiquement chaque centimètre de sa peau, toujours aussi froide mais douce, contre la mienne. Non là, je pense sincèrement que j'ai arrêté d'avoir un corps chauffé à 37°C ! On est plutôt vers les 40°C là. Les minutes s'écoulent doucement, et je sens Kyoya se tortiller de plus en plus en-dessous de moi. Mmh, je crois qu'il attendait ça encore plus que le jour de son propre anniversaire. Moi de mon côté, je suis un peu…décontenancé par toutes les sensations qui se bousculent dans mon corps. Ça fait beaucoup de nouveaux trucs que je découvre en même temps ! Kyoya balade ses mains partout sur mon dos et ça me fait frissonner, des frissons tellement agréables. Et je pense qu'on ne va pas tarder à passer aux choses très sérieuses. Je sens tellement de contradiction dans mon propre corps. D'un côté j'ai peur, et de l'autre je suis impatient. Mais ça, je crois que ça n'a rien à voir avec mes problèmes mentaux. Non, je pense que c'est assez normal.

-Ryuga… chuchote Kyoya en se détachant de mes lèvres. Tu te sens prêt ? Je sais que j'ai beaucoup insisté, surtout ces derniers jours, mais j'ai pas envie que tu te forces pour me faire plaisir…

-Je me force pas Kyoya, pas du tout, lui réponds-je dans un murmure en plantant mes yeux dorés dans ses yeux bleus. Je te le dis et je le pense vraiment…je t'aime, et j'ai envie de toi.

Les yeux de Kyoya se mettent à pétiller encore plus et il se serre encore plus contre moi, ce que je ne pensais d'ailleurs pas possible. Et c'est là que je constate que je suis vraiment excité, et lui aussi. Faudrait vraiment faire un truc là, je suis complètement déconnecté du monde réelle je crois. En parlant de ça, les mains de Kyoya qui partent à l'aventure vers l'élastique de mon boxer me ramènent sur terre. Et bah si c'est comme ça, je vais m'y mettre aussi ! Je laisse mes mains glisser sur les flancs de mon petit-ami, le faisant frissonner, et atteint l'élastique de son boxer. Il me lance un petit regard de défi et tire sur mon boxer de toutes ses forces pour l'enlever et le jeter à l'autre bout de ma chambre. Ah ouais, ça se la joue comme ça ? Ça maltraite mes vêtements ? J'en fais de même, mais comme j'ai plus de force que lui, ça l'arrache limite de mon matelas en même temps que son boxer. T'as voulu jouer Kyoya, t'as perdu !

Et là, retour à la réalité. Dans quelques minutes, je dis adieu à ma virginité. Chris va avoir la haine tiens, je vais me marrer ! Mais pour le moment, la seule chose qui m'intéresse est actuellement allongée sous moi, nue et en train de me fixer avec ses orbes bleues à se damner. Kyoya me sourit tout aussi malicieusement que d'habitude et attrape ma main droite qui était juste à côté de sa tête. Mon petit-ami se met alors à humidifier deux de mes doigts tout en continuant de me fixer. Eh bah heureusement que j'ai déjà pas de santé mentale, sinon elle serait décédée pile à cet instant.

-Hé mais dis-donc, qu'est-ce qu'il se passe ici mon salaud ? Ricane Skull. On nous prévient pas ?

J'entends Skull, mais il me parait si lointain que je m'en fous totalement. Kyoya libère mes doigts après je-ne-sais-combien de secondes, voire de minutes, et me regarde toujours de cette manière impossible à décrire. Il va me tuer un jour, je le sens. Déjà que mon cœur en peut plus ! Même l'athlé ne fait pas augmenter mon rythme cardiaque à ce point.

Très doucement, je fais glisser mes doigts jusqu'à son entrée et je peux sentir qu'il n'y pas que mon cœur qui bat n'importe comment. On arrive à la partie un peu délicate de l'affaire, je n'ai pas envie de lui faire mal tout de même. Je sais que ça va être désagréable, malheureusement, mais je peux faire en sorte qu'il oublie ça et qu'il se concentre sur autre chose. Prudemment, je glisse le premier de mes deux doigts en lui. Depuis le début, Kyoya me regarde avec ses yeux bleus absolument magnifiques et même là, il ne sourcille pas. Je rajoute le deuxième aussi doucement et prudemment, et là je le sens se crisper. J'ai même pas le temps de me pencher sur Kyoya pour l'embrasser, c'est lui qui m'attire contre ses lèvres. Visiblement, il maitrise bien ses réactions et il savait que ça allait lui faire ça. Moi j'avais juste la théorie, et comme dit souvent mon père : « la théorie c'est bien, mais la pratique c'est mieux ».

Très doucement, et toujours en train d'embrasser passionnément mon petit-ami, je fais bouger mes doigts avec toute la concentration dont je suis capable de faire preuve. Je sens Kyoya gémir doucement contre ma bouche, je vais mourir je crois. Finalement, je comprends pourquoi Chris faisait tout un foin du sexe. Faut pas que je lui dise ça par contre, il va devenir incontrôlable…

Après une minute…environ, c'est pas comme si je comptais non plus, je retire mes doigts, ce qui me vaut un grognement contrarié de la part de Kyoya. Oui, j'arrive !

-C'est pas la peine de grogner, je te ferai pas plus patienter, promis, lui murmure-je tendrement.

-C'est pas contre toi, c'est juste dans ma nature, me répond-il dans un murmure amusé.

Je laisse échapper un petit ricanement et Kyoya utilise ses jambes enroulées autour de ma taille pour me pousser contre lui et m'inciter à passer à la suite. Je me sens un peu stressé, mais finalement, mon excitation et surtout mon amour pour mon petit-ami prennent le dessus et parviennent à me calmer. Je me positionne correctement entre ses cuisses et, après avoir pris une bonne inspiration, je le pénètre doucement. Oh…mon…Dieu… Je pense que je suis mort, et je viens d'atterrir au Paradis. C'est…tellement de sensations d'un coup. C'est tellement agréable. Et le gémissement assez aigu qu'a laissé échapper Kyoya au moment où je l'ai pénétré, je ne sais pas comment mais ça me fait encore plus perdre la tête. Le monde s'est effacé autour de nous, il n'y a plus que lui et moi sur mon lit.

-Ça va… ? Me demande mon petit-ami, le rouge aux joues et un peu haletant.

-C'est pas plutôt moi qui devrait te demander ça…? Lui demande-je en retour avec un sourire un peu amusé. Je t'ai…pas fait mal ?

-Non, t'as fait tout l'inverse mon amour, t'inquiète pas, me répond-il en passant tendrement sa main dans mes cheveux.

-Tiens, c'est la première fois que tu m'appelles pas Ryuga, remarque-je.

-C'est vrai, et je sais pas si je vais réussi à gémir ton nom après, il est pas très facile à articuler quand t'as le cerveau qui part dans tous les sens.

Il me fait un clin d'œil et roule doucement son bassin pour me dire que je peux y aller. Je me penche sur lui pour l'embrasser le plus follement possible et commence à doucement me mouvoir en lui. J'ai du mal à retenir mes gémissements de plaisir, et lui aussi. On arrive même pas à continuer de s'embrasser, les gémissements prennent le dessus. Il est…il est…tellement chaud et serré. Chacun de mes mouvements, qu'il amplifie afin de démultiplier nos sensations, me fait perdre la tête. Chaque va-et-vient m'arrache des gémissements pas du tout catholiques, et pas besoin de préciser que c'est pareil pour Kyoya. Au final, il arrive à le gémir mon prénom, pour le plus grand plaisir de mes oreilles.

Progressivement, et sans même m'en rendre vraiment compte, j'augmente la cadence et la force de mes mouvements. Je n'ai même pas besoin de réfléchir, c'est comme si mon corps savait tout seul ce qu'il devait faire. Plus j'accélère et plus Kyoya gémit fort, ses ongles s'enfonçant dans mes épaules. C'est pas comme si ça faisait mal, je le sens juste. Mes mains caressent ses flancs, ajoutant encore à son plaisir.

Les minutes semblent se désagréger, je ne sais plus depuis combien de temps on fait l'amour, et je dois bien avouer que je m'en fous complètement. Kyoya gémit mon nom à s'en exploser les cordes vocales, et je ne peux pas dire que ce soit très différent de mon côté. Je n'ai pas cessé de taper plus fort en lui, c'est lui qui me le demande et j'obéis sans même que mon cerveau ait le temps de traiter l'information. D'un seul coup, Kyoya lâche un gémissement encore plus aigu et puissant que les précédents.

-H-HAN OUI ! R-Ryuga, encore ! Gémit-il avec les yeux embués par le plaisir.

Si je n'ai pas dormi un cours de trop quand on étudiait l'anatomie en SVT, je viens tout juste de taper dans sa prostate. Je concentre toute ma force sur ce tout petit endroit pourtant si sensible. Kyoya gémit encore plus fort qu'avant et se met à pleurer de plaisir, rendant ses yeux bleus encore plus brillants. Je ramène ma main gauche sur son visage pour essuyer ses larmes et en profite pour l'embrasser, sentant encore une fois ses gémissements contre ma bouche. Je sens que Kyoya commence à atteindre ses limites, ses muscles se contractent d'une manière assez anarchique. Je dois avouer que moi aussi je commence à arriver au bout de mes forces. Tout en fixant mes yeux dorés dans le regard bleu empli de luxure de mon petit-ami, je glisse ma main qui était sur son visage vers son membre tendu. Malgré tous les gémissements qui s'échappent de sa gorge, Kyoya arrive à esquisser un sourire satisfait.

Je me mets donc à le caresser tendrement, augmentant encore la puissance de ses gémissements. Après quelques secondes, il ne tient plus et se déverse dans ma main avec un gémissement aussi aigu que puissant. Ses muscles se contractent avec force et se resserrent autour de mon membre. J'essaie de serrer les dents pour retenir le gémissement que je sens arriver, mais c'est trop dur. Je viens donc en lui, avec un gémissement pas très viril, et je sens les muscles de mes bras m'abandonner. Histoire d'éviter d'écraser Kyoya, qui n'a rien demandé, je me laisse rouler sur le côté. Je viens actuellement d'atteindre le 7ème ciel, et si on m'avait dit que c'était si bien, j'y serais allé bien avant ! Oui bon, il y avait bien Chris pour me le dire, mais il est pas très subtil avec ça…

-Je…je crois…que j'aurai plus de voix demain… soupire Kyoya, haletant et aussi rouge que ma mèche.

-Je dois avoir…des bonbons au miel ramenés par ma mère dans la cuisine, lui réponds-je avec un ricanement.

Kyoya se retourne vers moi, me sourit et vient se blottir contre moi. Je l'enlace tendrement et lui embrasse le front.

-Normalement, on est censés aller prendre une bonne douche, mais j'ai plutôt envie de me taper une petite sieste, me dit Kyoya avec un petit bâillement discret. Tu m'as tué, et je ne pensais pas que la mort était si agréable.

-T'inquiète, on ira se doucher après, on est pas pressés non plus, réponds-je en lui caressant les cheveux.

-Je t'aime Ryuga, murmure-t-il en fermant les yeux.

-Et je t'aime aussi, Kyoya, murmure-je à mon tour, fermant aussi les yeux et glissant presque immédiatement dans un profond sommeil.


Moi : Fin du chapitre ! Je vais maintenant décéder d'un saignement de nez *v*

Ryuga : *avec un énorme cookie dans les mains* La vie est une pute, la ville est une chienne, et ensemble elles font le trottoir.

Moi : D'où tu sors ça toi ?

Ryuga : De ta pote Garance.

Moi : Ah oui, c'est vrai n_n

Kyoya : *avec son café* R.I.P. à moi et mes fesses…

Moi : Eh les mecs…vous êtes pas au bout de vos peines !

Ryuga et Kyoya : ?

Moi : Komachu est de retouuuuur ! \^o^/

Ryuga et Kyoya : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Moi : Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Ryuga : A l'aide…

Kyoya : Non mais c'est l'apocalypse ou quoi aujourd'hui ?!

Moi : Vous en faites vraiment des caisses !

Ryuga et Kyoya : *en PLS dans le plaid*

Moi : Bon, on les a perdus je crois ! Alors laissez des reviews, et à mercredi n_n

Ryuga et Kyoya : *se retiennent très fort de pleurer*