Chapitre 12 ou L'invitation

Hey ! On se retrouve pour le douzième chapitre. J'avoue que sur la fin du dernier chapitre j'ai été sadique. Mouahahaha ! Pour être sûr que vous aillez tout bien compris, Clem se trouve sur l'île au sa mère s'est faite assassinée lorsqu'elle avait six ans. Lors du flash-back dans la saison une, je n'avais pas donné d'indication sur le lieu de son assassinat pour cette raison énoncée ci-dessus. Complot en effet, j'avais tout prévu x).

Je n'ai rien à dire de plus alors démarrons directement !

Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews .


Rating : T pour être sûr, mais aucune violence.

Mots : Environs 4000

Droits d'auteur : Le monde de One Piece et ses personnages appartiennent à Eiichiro Oda. Seuls l'histoire original et les Oc's sont à moi.

Reviews :

nikkouyoku : Ne t'en fais pas, de l'action il va en avoir pendant plusieurs chapitres. Voici la suite !

Miss-Panda-Lawko :Mhm...je dirais plus 50%, mais il se peut que je pense à autre chose. Normalement non vu que j'ai déjà l'histoire complète dans ma petite caboche même si c'est encore brouillon.

Traffy-D-Lamy : L'auteure t'a entendue x). Voici la suite miss.

MERCI pour toutes ces reviews !


Petit rappel du chapitre précédent :

Law part à la recherche de Clem avec Sachi, Ban et Jude qui se sont portés volontaires. Leur moyen de locomotion est juste le dernier canot de sauvetage, car le sous-marin est trop fragile et vieux pour faire demi-tour.

De leur côté, Clem et Pêche apprennent que la Marine compte revendre une pierre que la brune suspecte être la dernière clé. Alors qu'elle s'approche des soldats discrètement afin d'en être certaine, elle reconnaît enfin l'endroit où elle se trouve Là où sa mère s'est faite assassinée quelques années plus tôt.


P.D.V. Clem.

Je tournai sur moi-même en détaillant l'endroit. Tout me revenait dans la face d'un coup. C'était violent.

J'eus l'impression d'avoir un étau qui se resserrait tout doucement autour de mon cœur malgré qu'il battait la chamade.

Sous le choc de la découverte, mes jambes flageolantes se dérobèrent sur moi et je tombais au sol. En positions assise, un peu comme une grenouille, les mains posées au sol et la tête baissée. Je fermai les yeux le temps que cette sensation désagréable s'en aille. La mort de ma mère était la cicatrice la plus visible, je pouvais me laisser aller au déclin rien qu'en y pensant.

Je sentis le pelage doux de Pêche se frotter contre ma hanche droite, mais n'y fis pas attention.
Elle poussa des miaulement de détresse, mais ne me parla pas. Tous les regards devaient être posés sur moi à cet instant.

Ma respiration, alors haletante, se calma péniblement mais sûrement. J'ouvris les yeux et me rendis compte avec effroi que personne n'osait m'approcher. Je crû un instant que mon démon avait pris possession de mon corps lors de ma faiblesse. Je portai automatiquement une main à mon cou et frissonnai au contact de mon pendentif froid. J'avais le contrôle sur mes gestes et mon pendentif était toujours là. Celui-ci ne me permettait pas de restée zen face à mon démon. Il m'aidait juste à la contenir en même temps que mon pouvoir.

Je pris appuis sur mes mains tremblantes et tentai de me relever. Je me soulevai de quelques centimètres avant de retomber sur les fesses.

- Besoin d'aide mademoiselle ? Fit une voix masculine devant moi.

Pêche feula et je relevai la tête vers mon sauveur, en quelque sorte, mais déchantai à voyant son uniforme de marine. Je déglutis. M'avait-il reconnu ?

Il me sourit gentiment et me tendis sa main gauche. J'oubliai que nous étions de deux camps opposés et acceptai son aide. Je pris sa main et il me releva d'un geste fort, mais doux. En un rien de temps, je me retrouvai debout. Pêche à mes pieds continua de feuler contre le soldat.

Je le remerciai d'un geste de la tête. Il ne sembla pas m'avoir reconnu. Je soufflai intérieurement.

- Vous avez mal quelque part ?

Je secouai la tête.

- Juste une baisse de tension, ça arrive à force de sauter des repas.

Il hocha la tête.

- N'hésitez pas à aller voir un médecin, vous avez fait une sacrée chute sur le sol.

Il me sourit une dernière fois et retourna près de ses supérieurs les scientifiques.

Ils étaient à quelques mètres de moi avec la boîte.

La boîte ! Il fallait que je leur dérobe avant qu'ils n'en vendent le contenu au roi.

Mais il était déjà trop tard.

- Oh non...

Le plus âgé du groupe interpella le Sultan et vanta son produit. Je tendis l'oreille en avançant tout doucement vers eux.

- Nous venons de découvrir cette pierre exceptionnelle dans les mines. Elle est inconnue de nos fichiers et possède des particularités uniques. Nous pensons avoir découvert une nouvelle sorte de pierres précieuses qui peut rivaliser avec le diamant vu sa rareté. Nous avons directement pensé à vous. Nous voulions vous vendre le premier exemplaire.

Il ouvrit la boite et mes yeux s'écarquillèrent. C'était belle et bien la dernière clé que je cherchais. Cette petite pierre sphérique et éclatante sans un seul défaut : La clé émeraude.

Pêche sauta sur mon épaule.

- C'est celle là ? Me demanda-t-elle.

- Oui, c'est elle.

Le roi la prit entre ses doigts et la fit rouler. Il fronça les sourcils et la remit dans la boite.

- Elle me donna une drôle de sensation, constata-il.

Les scientifiques se regardèrent nerveusement. Le sultan ne devait pas savoir la vérité. Le plus âgé reprit :

- Cela fait toujours cet effet lorsqu'on touche une nouvelle pierre. Ne vous en faites pas majesté.

Le sultan réfléchit en caressant sa barbe.

- Bien. Si vous le dites je vous crois. Après tout vous êtes les experts.

Il tendit la main pour qu'on lui donne la boîte refermée.

Je me retins de sauter dessus et de partir en courant avec boite serrée contre moi. C'était horrible cette sensation d'être aussi près du but sans pour autant le toucher.

- Mais enfin majesté. Nous n'allons pas vous la donner, mais la vendre.

- Oh, si ce n'est que ça.

Le sultan ordonna que l'on donne des sacs remplis de Berry's aux scientifiques. Des hommes masqués par un voile débarquèrent au pas de course, les bras chargés de sacs.

- 500.000.000 de Berry's. C'est assez ?

Les marines hochèrent la tête et il leur donna la boite. Le scientifique le plus âgé se délecta.

- Tss, fis-je. Pathétique.

Les marines s'en allèrent sans demander leurs restes.

- Je les suis ? Me demanda Pêche.

- Non, ça n'en vaut pas la peine. Ils n'ont plus la pierre après tout.

Elle hocha la tête et je fus de nouveau prise de vertige. En portant une main sur mon front, je reculai à la recherche d'un banc pour m'asseoir. Un des soldats, qui vit ma détresse, me vint en aide. Il posa ses mains sur mes épaules et me guida jusqu'au banc. Je le remerciai d'une voix timide, une main toujours posée sur mon front.

- Vous vous sentez bien mademoiselle ?

- Mh...

Je relevai la tête et vit le Sultan remonter sur son éléphant. Il fallait agir. Mes piètres talents d'actrice allaient devoir refaire surface. Je me concentrai. J'y arrivais parfaitement quand j'étais tueuse à gage. Sourire, rire, charmer mes cibles pour les attirer dans un lieu reculé et lavé de tout témoins afin de les tuer plus facilement. Cela remontait à loin, mais je savais que c'était toujours enfoui en moi.

Je fis trembler ma lèvre inférieure de façon frénétiquement voir épileptique. Mes yeux mouillèrent et ma voix se fit fébrile.

- J'ai...J'ai peur des pachydermes.

Du coin de l'œil, je remarquai Pêche portant une patte à son front. Elle était désespérée par mon comportement. Je l'ignorai et continuai sur ma lancée.

- Quand...

Je me stoppai pour hoqueter. L'homme me regarda avec pitié. Je détestai ce regard, encore plus quand il m'était destiné, mais je devais passer par-dessus.

Je reniflai et repris ma comédie.

- Quand il a posé ses deux pattes avant à terre pour que le Sultan puisse descendre, j'ai crû que j'allais être écrasée.

L'homme fut désemparé.

- Je...je m'excuse à son nom.

J'essuyai une fausse larme au coin du mon yeux.

- Je suis stupide.

- Mais non mademoiselle, me consola-t-il.

Il posa une main timide sur mon épaule.

- On a tous des peurs...hors du commun.

Parfait. Il roulait. Maintenant, on passait à la phase deux.

A quelques mètres de là, le couple royal s'éloigna. Le sultan lui-même rappela le soldat qui s'occupait de moi à l'ordre.

Il bafouilla quelque chose d'incompréhensible avant d'expliquer mon cas.

- Arrêtez Daro, retentit la voix du Sultan depuis la tente posée sur le dos de l'éléphant.

Les dresseurs qui guidaient les pachydermes, stoppèrent les deux animaux royaux. Une ombre se mouva dans la tente. Le Sultan bougeait. Il sortit et me regarda.

Quand on y fessait plus attention, il semblait gentil voire agréable. Un vieux sage à qui on veut donner sa confiance sans poser de question. Il aborda un léger sourire.

- Je suis navré que vous aillez eut peur de Daro.

Il tapota le dos de l'éléphant.

- Ne vous en faites pas, reprit-il. Il n'a jamais écrasé la moindre mouche. Mais en tant que dirigeant de ce pays, je dois veillez au bien-être de la population locale et aussi à celui des touristes. Ce qui est votre cas mademoiselle.

La foule applaudit, fière de leur dirigeant.

Je ne m'attendais pas à ce retournement de situation, donc ne répondis rien.

- Pour me faire excusez, je vous invite au palais royal pour prendre le thé en compagnie de ma femme et moi. Nos enfants seront également là pour vous y préparer.

Je restai presque bouche-bée. Ce sultan invitait une étrangère dans son palais. C'était presque impossible. Après avoir assimilé cette nouvelle, j'en tirais de bonnes conclusions. Cette situation était excellente. Je pouvais la tirer à mon avantage. Cet homme ne semblait pas , pour moi, me reconnaître. C'était déjà un bon point.

Je souris :

- Ce serait avec plaisir.

Je m'approchais de plus en plus du but, je le sentais. Cette sensation réchauffa mon espoir éteint depuis des années.

Fin P.D.V. Clem

P.D.V. Law

Ce genre de situation me rappelait étrangement mes débuts dans la piraterie. Seul au milieu de cette immense étendue d'eau seulement accompagné de mes premiers nakamas. Jude et Ban s'étaient portés volontaires pour ramer, mais Sachi, toujours aussi galant, avait pris gentiment la rame des mains frêles de Jude en souriant.

Ban ramait à droite et mon mécanicien à gauche. Jude était assise, les jambes serrées en jouant machinalement avec une mèche de cheveux retombant sur sa joue droite. Ban ramait quelques secondes pour s'arrêter ensuite dix secondes pour fumer. Sachi râlait de devoir faire tout le boulot tout seul un instant, mais ne dit rien. Jude rigola un peu face à leurs bêtises.

Moi, j'étais debout dans le devant de la petite embarcation. Les mains dans les poches et mon Nodachi tenant sur une épaule. Je m'étais rendu compte de mon oubli quand nous étions encore assez près du Sub. J'ai pu utilisé ma room pour le prendre.

Bref, après m'avoir insulté mentalement d'avoir oublier mon arme, je me concentrais sur l'île qui se formait dans l'épais brouillard face à nous.

- Vous voyez quelque chose, capitaine ? Me demanda Sachi à bout de souffle.

- Nous nous approchons.

- Enfin ! Lâcha Ban. Je me fais vieux moi, j'en peux plus de ramer tout seul.

Sachi tiqua directement.

- Eh ! Je rame plus que toi le vioc !

Je levai les yeux sous les rires du cuisinier et les reposai sur l'île. Nous traversâmes le brouillard pour découvrir une île accueillante.

Deux minutes plus tard environs, ils eurent traverser ce brouillard. Sachi haletait comme un bœuf alors que Ban semblait sortir d'une simple balade de santé. Jude se leva brusquement et pointa l'île.

- Je la vois ! C'est magnifique !

Je pensai exactement la même chose, mais Jude gigota et fit tanguer l'embarcation. Je posai une main calme sur son épaule.

- Rassieds-toi s'il te plaît.

Elle parut gênée et le fit.

- Oui...capitaine.

Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle apprenait vraiment très vite.

A chaque coup de rame, nous avançâmes de quelques mètres. Le port se détacha et j'y vis un emplacement. J'ordonnai à mes hommes de s'y mettre. Quelques instants plus tard, je posai le pied sur la plate-forme en bois humide. Sachi sortit juste derrière moi et attacha l'embarcation. Jude sortit en réajusta son arc et son carquois sur son dos après avoir vérifier qu'elle n'avait perdu aucune flèche en voyage.

Ban, lui et sans raison, resta dans le canot. Je me tournai vers lui.

- Un problème Ban ?

Il tapota sur sa cigarette pour faire tomber les cendres dans l'eau avant de la rapporter à ses lèvres.

- J'ai peut-être la mémoire qui flanche, mais il me semble avoir déjà vu ce paysage dans le journal il y a quelques années.

- Cherche pas, ta mémoire déconne, le charia Sachi.

Le plus mûr ne prit même pas la peine de réagir et continua son explication.

- Ça a dû me marquer pour que je m'en souvienne. C'était il y a quelques années, mais je m'en souviens comme si c'était dans le journal de ce matin.

- Je ne vois pas où tu veux en venir, avouai-je en écoutant attentivement.

- Moi non plus, avoua-t-il. Je ne sais plus de quoi parlais cet article, mais ça devait être fameux.

Il descendit sur le pont alors que j'arquai les sourcils.

Il montra quelque chose du menton et Sachi s'écria :

- Le canot de Clem !

Il le pointa du doigt dans la même direction que celle indiquée par mon cuisinier. Un peu de chaleur réchauffa mon cœur et je me dirigeai vers l'embarcation. Je me penchai au-dessus à la recherche d'un quelconques objets prouvant du passage de Clem et de son stupide chat.

Jude fut la première à me rejoindre. Elle s'accroupit près du canot.

- Il y a des poils de chat, annonça-t-elle en prenant une petite touffe.

Sachi et Ban nous rejoignirent. Sachi prit la parole.

- On peut se tromper de canot. Je viens de remarquer que ce n'était pas le seul de cette forme.

- Non, le coupa Jude.

Je regarda avec un œil intéressé. Elle prenait de l'assurance en plus ! De mieux en mieux.

Elle apporta la touffe de poils blanc à ses narines et les renifla. J'en fus surpris, mais ne le montrai pas. Tout le contraire de Sachi qui faisait les grands yeux.

Elle remarqua le regard de mon mécanicien et reposa la touffe avec les joues légèrement rougeâtres. Elle se releva et s'expliqua.

- A force de restée captive dans cette tribu d'indigènes j'ai appris à traduire la faune. J'étais contrainte de suivre mon « mari » lors de ses chasses hebdomadaires. Il reniflait souvent les poils dans animaux pour les poursuivre correctement. J'ai appris en regardant. Je suis autodicte.

- Autodidacte, la reprit.

- Oui, c'est ça. Désolée.

Je souris.

- Et qu'en dis-tu ? Demandai-je en montrant la touffe qu'elle avait reposée dans le canot.

- Ben..heu...ça ressemble beaucoup à l'odeur de ce chat. Je n'ai pus l'apercevoir juste une fois, mais j'en suis presque certaine.

Je hochai la tête.

- Bien, de toute façon nous avons perdu assez de temps comme cela.

Je pris les devants et mes nakamas me suivirent docilement. Nous nous déplaçâmes sous forme d'un petit groupe. Après quelques minutes de marche, nous pénétrâmes dans un village, ressemblant plus à une ville en développement, de style oriental. Ce paysage était plaisant.

J'eus soudain l'impression d'un bruit de fond. Mes sourcils se froncèrent automatiquement.

J'allai demander à mes nakamas si eux aussi entendaient ce bruit, mais Sachi me coupa en s'écriant :

- Regardez là-bas !

Il montra du doigt droit devant nous, à une centaine de mètres.

- On dirait qu'il y a une fête !

- Allons voir, ordonnai-je.

- Aye ! Me répondirent à l'unisson.

Nous reprîmes notre avancée. Plus nous avançions, plus la musique devenait plus forte. Des acclamations, des rires et des cris de joies ressortirent du lot. Des flammes montèrent dans les airs à cadence régulière.

Jude prit peur et Sachi la rassura. Je l'entendis lui expliquer dans un chuchotement :

- Ce sont des cracheurs de feu. Tu connais ?

- Ou..oui, j'en avais jamais vu.

Il lui sourit gentiment et elle se détendit.

Je repris mon observation.

La musique s'amplifia et enfin nous arrivâmes sur les lieux. La foule était dense. Il y avait sûrement plus de cinq-cent personnes sur cette place. Elle était noire de monde. Ban m'aida à nous frayer un chemin parmi celle-ci. Deux minutes plus tard et après quelques bousculades, nous nous retrouvâmes au premier rang. De là, je me rendis mieux compte que ce n'était pas une fête comme l'avait déclaré Sachi, mais une sortie royale.

La foule se massait de part à d'autre d'une grand route en terre. Je me trouvai sur la rive droite de l'axe. En face de moi, des personnes brandissaient des pancartes. La plus grand attira mon attention, je la lus :

Vive le Sultan Tino !

D'autres chantèrent à l'unisson un air qui m'était inconnu, sûrement l'hymne national. Plus les minutes s'écoulèrent, plus l'animation diminua. Nous étions arrivé trop tard. Petit à petit, la foule se dispersa et je vis au loin deux éléphants suivis des cracheurs de feu qui avaient effrayés Jude eux aussi accompagnés de danseuses du ventre.

- Oh, blêmit Sachi. On a loupé les danseuses.

- Le gamin est en manque, ricana Ban en venant se poster à mes côtés. Alors capitaine, une idée de l'endroit où elle est ?

Je serrai les poings.

- Non, grognai-je. Aucune.

Je regardai une nouvelle fois, mais le cortège avait disparu vers le palais.

Fin P.D.V. Law

P.D.V. Clem

Le petit Sultan bedonnant entra dans sa tente après avoir donné un dernier ordre :

- Accompagnez cette jeune femme comme il se doit.

Sa silhouette tomba mollement sur un coussin qui semblait être confortable vu d'ici. Daro reprit sa route lentement et celui de sa femme suivi. Les cracheurs de feu se mirent en route.

L'homme qui j'avais berné me tendit la main.

J'allais la prendre par politesse, mais Pêche monta sur mon épaule et feula. L'homme recula et retira sa main.

- Pêche ! Fis-je gênée. Excusez-la, elle n'aime pas trop me partager.

- On a tous des peurs hors du commun. Vous ce sont les pachydermes et moi les chats.

J'ouvris grand les yeux. Il était sérieux là ?

Sans prévenir, il éclata de rire et se mit en marche en me faisant signe de le suivre. Ce que je fis sans voir Law, Sachi, Jude et Ban plus loin derrière moi.

J'avançai docilement, toujours Pêche perchée sur mon épaule, aux côtés de ce garde.

- Au fait, commença-t-il après un long silence. Je m'appelle Samir.

Je hochai gentiment la tête en souriant. Je ne devais pas donner mon nom.

Il sembla le comprendre vu qu'il changea de sujet.

- Vous avez de la chance !

- Pourquoi dont ?

- C'est un honneur d'être invité au palais par le Sultan lui-même ! A la cérémonie du thé qui plus est !

De mieux en mieux. Mais cela me parut bizarre. C'était pas souvent que le Sultan invitait des inconnus dans son palais sous prétexte que son éléphant lui a fait peur. Il fallait que j'en sache un minimum avant de me jeter dans la gueule du loup.

- Le Sultan invite souvent des inconnus comme ça ?

- Oh oui, ça lui arrive. Il se fait vieux et a peu de compagnie. Mais il parait que sa femme n'aime pas de trop.

- Je peux comprendre.

Il me sourit gentiment et je me rendis compte que nous venions d'entrer dans un immense jardin. Je levai mes yeux émerveillés pour le détailler. Il était énorme et tellement bien entretenu ! Des fontaines étaient éparpillées un peu partout sur le domaine. Des éléphants se baladaient librement un peu plus loin. La faune y était florissante et bien taillée. Nous devions être dans les jardins du palais.

Le palais qui se dressait juste devant moi. Il était encore plus impressionnant que ses jardins. On voyait bien que c'était la famille royale qui y résidait. Le type oriental était très présent. Une longue allée bordée d'étangs menait à l'entrée. Le cortège s'arrêta et le Sultan, tout comme son épouse, descendirent de leur montures. J'étais trop loin pour les détailler. Le couple royal entra dans le palais entouré de gardes.

Les danseuses et les cracheurs de feu entrèrent par des portes intermédiaires un peu plus loin. Les gardes les suivirent et je fus de nouveau seule avec Pêche et Samir.

J'allais lui demander ce que j'étais sensée faire, mais il sembla avoir compris ma question avant qu'elle ne traverse mes lèvres.

- L'heure du thé sera dans une heure. Il sera servit dans la salle du trône. Mais pour pouvoir y accéder, vous devez suivre la coutume du pays.

Je hochai la tête. Ça pouvait être sympa. Et puis on passe mieux inaperçu si on est déguisé comme la foule qui nous entoure.

- Pas de soucis. Je veux bien me plier à votre coutume.

- Vous ne le regretterez pas. Le monde entier envie nos coutumes.

Je lui fis un magnifique sourire pour qu'il abrège. Tout ce que je voulais, c'était d'entrer dans ce palais.

- Bien. Les visiteurs et invités non-officiel ne sont pas autorisés à entrer par la porte principale comme vient de le faire le Sultan Tino et sa femme Assia.

Assia, c'était joli.

Soudain, Samir sembla gêné.

- Vous comptez prendre ce chat avec vous ?

- Oui, pourquoi ?

- Pour rien. Le Sultan verra par lui-même. Je vous prie de me suivre.

Il prit à droite et nous nous éloignâmes de la magnifique porte d'entrée du palais. Nous marchâmes quelques secondes avant d'entrer par l'une des portes intermédiaire dont étaient déjà passé des danseuses.

Il ouvrit la porte, me la tint, mais resta dehors.

- Je n'ai pas le droit de rentrer, expliqua-t-il. Quelqu'un va vous prendre en charge.

Je n'eus pas le temps de répondre que quelqu'un m'empoigna le bras et m'obligea à reculer. La porte devant moi se ferma. Je me trouvai dans un long couloir illuminé de lampes à huile. Ça sentait l'encens par ici. C'était agréable.

La poigne me lâcha alors que Pêche grogna.

Je me tournai rapidement pour découvrir une petite fille de six ans pas plus qui me souriait de toutes ses dents blanches. Elle était habillée comme une danseuse du ventre, mais avec un peu plus de tissus. Ses cheveux était tressés dans son dos. Ses cheveux noirs lui arrivaient aux fesses ! Elle portait des boucles d'oreille discrète rouges. Un bijou de tête, sûrement en pierres précieuses, lui ornait le front. Son sourire était magnifique.

- C'est toi qui a peur de Daro ?

Elle rit toute seule alors que je me demandais ce qui ce passait.

- Je suis Yamina, la troisième princesse. Viens.

Elle me prit la main.

- Je vais t'amener dans ma chambre. Mes grandes sœurs vont te préparer pour la cérémonie.

Inconsciemment, je me laissai entraîner par cette gamine mignonne comme toute dans ce long couloir.

- Dans quoi je m'étais encore embarquée ? Pensai-je.


Et voilà ! Le douzième chapitre clôt ! Une entrée dans le monde oriental. J'ai voulu entrer dans un autre univers déjà existant, mais à ma sauce. Je trouvais ça intéressant dans cette fiction. Comme toujours j'attends vos impressions ci-dessous avec impatience.

N'oubliez pas de suivre cette fiction pour ne pas louper l'action qui arrive.

A la prochaine, normalement.