Coucou tout le monde, voici un nouveau chapitre. :)


- Euh… oui, pardon, je viens de recevoir un coup de téléphone d'une amie qui voulait des nouvelles de la famille. Je ne voulais pas vous inquiétez désolé. Dis-je en forçant un sourire.

Le mensonge ne semble pas prendre, mais il ne dit rien.

- Prentiss m'a dit que tu pensais que notre suspect repérait ses victimes dans les bars ou les boîtes de nuit.

- Euh… Oui, je pensais cela car elles ont toutes changé de vêtements, je pense que le gars les a changées après les avoir tuées mais je ne sais pas vraiment pourquoi. C'est juste une idée, car Pénélope avait dit qu'elles y sont allées plusieurs fois selon leurs finances.

Je dois me la jouer fine devant lui, je ne veux pas passer pour une ignorante, je déteste ça.

J- 'ai déjà demandé à Garcia de vérifier les caméras de surveillance de ces endroits. Beau travail.

Il sort de la salle, je respire. Je le suis quelques minutes après, je dois reprendre mes esprits. Je suis dans un coin de la salle, je continue de les observer. Chose que je n'avais pas vu avant, ce sont les réactions de mon alpha envers son patron. Je les vois clairement de loin maintenant et je ne peux pas le croire. Je ne pensais pas que c'était à ce point. Grâce à mes dons lupin, je peux attendre le rythme cardiaque d'Emily comme vous le savez et celui-ci se mets soudainement à accélérer quand l'agent Hotchner se rapproche un peu trop près. Bon, je dois voir le bon côté des choses, je prie tous les dieux qui existent dans les différentes religions pour qu'ils me donnent la force de mettre en place un plan. Mais, ce que je ne savais pas, c'est que j'allais être exaucé et j'aurais préféré ne pas l'être. Je vois les heures défilées sous mes yeux, je demande silencieusement à Emily quand est-ce qu'on rentre à l'hôtel, nous avons besoin de parler avec Garcia.

- Bon, on arrête pour aujourd'hui. On rentre à l'hôtel.

Tous les autres agents soupirent de contentement, je vois que je ne suis pas la seule. Nous reprenons les voitures et c'est encore les mecs qui conduisent, je vous jure. Une fois dans la chambre, elle se met à tourner en rond.

- Tu veux bien arrêter, tu me donnes le mal de mer !

- Tu sais ce que ça veut dire, je vais être obligé de dire aux membres de mon équipe ce que je suis. Je ne peux pas…

Et elle continue comme ça pendant quelques minutes, une fois qu'elle est calmée, je reprends le discours.

- Je sais ce qu'il en coute, mais je suis sûre qu'on va trouver quelque chose qui explique la situation. Emily, il faut que tu te calme. Parle-moi plutôt de ton chef d'équipe.

Elle me regarde bizarrement.

- Pourquoi ?

- J'ai juste envie de le cerner. J'ai besoin d'en savoir un peu plus sur lui avant de lui faire confiance, il ne me rassure pas.

Elle me regarde avec méfiance au début, mais elle se met à me raconter tout ce que j'ai besoin de savoir sur lui. Sa situation familiale, ce qui se passe dans sa vie en ce moment. Mais je vois lorsqu'elle me parle de lui, une certaine admiration et quelque chose d'autre que je n'arrive pas à cerner, et ça l'agace un peu. Quand on voit qu'il est tard, on se couche. Je repense à cette enquête, un chasseur qui traque spécialement des filles, le pire, c'est que la nouvelle ne s'est pas répandu dans notre communauté, d'habitude ce genre de chose est vite réglé. Je me demande ce que Pénélope a bien pu trouver. Sur ces réflexions je m'endors. Le lendemain matin, j'entends distinctement Emily qui m'appelle, elle est dans la salle de bain de notre chambre, elle n'a pas besoin de crier pour me réveiller, je fais la tronche car je déteste être réveillé de cette manière.

- Ça fait un quart d'heure que je t'appelle. Dit-elle pour se justifier

- Eh bien pardon, la prochaine fois je serais aux ordres de madame pour me lever !

Elle me lance un regard mortel, vous savez ce genre de regard qui vous fait reculer dans un coin de la pièce car vous avez peur de vous prendre quelque chose en pleine poire, que ce soit des mots ou des objets. Et bien là, je peux vous dire que je ne fais pas la fière. Je baisse la tête et prononce des excuses.

- Je descends en bas, rejoins moi quand tu auras finie.

Elle sort de la chambre, je vais dans la salle de bain pour me préparer et c'est là que je vois l'heure qui est affichées.

- Et elle s'étonne que je ne réponde pas. Je ne me lève jamais pour 6h30 d'habitude.

Je finie de me préparer et je descends en bas, d'un coup un mauvais pressentiment me prend. Je soupire, car je me dis que la journée va être plus longue que la dernière. Quelle surprise de voir tout le monde réveillé et qui m'attende dans le restaurant de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner.

- Bonjour. Dis-je

Je dois quand même rester polie, ils me répondent tous sauf le chef de l'équipe qui est plongé dans le journal. Je garde mon calme, je ne fais pas de scène. On prend tous de quoi déjeuner, je me place à côté d'Emily et de Derek, j'aime bien discuter avec lui. Je vois qu'Emily et l'agent Hotchner, discute avec l'agent Rossi et JJ, mais je perçois aussi une certaine tension lorsqu'Emily se rapproche un peu trop de lui. Je sens aussi, l'angoisse émané de lui, mais je ne sais pas pourquoi. Après avoir fini de manger, on retourne tous au commissariat. Lorsque je vois les victimes, la ressemblance avec Emily me frappe.

- Dîtes vous ne trouvez pas qu'elles ressemblent à Emily ?

Ils se tournent tous vers moi.

- Maintenant que tu le dis. Dit le Docteur Reid.

- Prentiss, je ne veux pas que tu sortes seule, c'est clair ?

- Mais Monsieur !

- Prentiss. Dit-il avec un ton grave.

Je crois que j'aurais mieux fait de me taire. Elle me relance le même regard que ce matin, j'entends Morgan rigolé dans son coin. Super, la journée. Je me pose dans un coin de la pièce, je réfléchis à une échappatoire et en même temps, je ne veux pas rester seule avec Emily. Lee fait est que la déesse de l'informatique me donne une excuse pour sortir de là. Discrètement, sans que les autres s'en aperçoivent, je sors de la pièce principale du commissariat pour me retrouver dehors dans un coin.

- Pénélope ?

- Tu sais que je déteste qu'on me raccroche au nez !

Merde, j'avais oublié de la rappeler, je sens que je vais passer un sale quart d'heure. Et ça n'a pas loupé, je suis au téléphone avec elle depuis 10 minutes maintenant qu'elle continue de m'engueuler. Oh, je vous jure !

- C'est bon, tu as finis ?

Elle semble surprise, mais si on continue comme cela, les agents qui sont dans l'autre pièce vont se rendre compte que je ne suis plus là et là ce sera ma fête.

- Je m'excuse pour hier, mais je ne pouvais pas continuer la conversation alors que le chef était dans la même pièce que moi. Alors tu pourras me faire faire tout ce que tu veux lorsque je serais rentrée, mais là, il faut que tu me dise ce que tu as trouvé avant que je ne me fasse encore avoir par Emily, et je peux te dire qu'elle est de très mauvais humeur !

Je sais que je ne devrais pas lui parler comme cela, mais cette enquête plus la demande de Mickael, je commence à être à bout de nerfs.

- Oui, j'ai ce que vous vouliez. J'ai réussi à avoir certains alphas des membres locaux, ils disent qu'ils veulent vous rencontrer en territoire neutre pour vous dire ce qu'ils savent.

- Mais c'est super.

- Non, pas vraiment. Ils sont au courant que nous sommes devenus vulnérable sans la présence d'un alpha mâle. Je vous demande de faire attention les filles. Les membres de notre meute commencent à devenir nerveux.

Elle dit cela avec un ton inquiétant que je suis obligé de la croire sur parole.

- Merci Pénélope, je vais transmettre à Emily.

- Transmettre quoi ?

Je raccroche encore subitement, là c'est sûre je vais me faire enguirlander quand je vais rentrer. Je me tourne de nouveau vers l'agent Hotchner qui a le don pour s'immiscer dans les conversations. Pour le moment, je dois encore trouver un mensonge valide et vite. Car, je ne dois pas faire attendre les alphas qui souhaitent nous recevoir.

- Alors ?

Je me contente de sourire et de passer à côté de lui sans le regarder. Je sais c'est pas terrible, mais je suis une très mauvaise menteuse, vous pouvez me comprendre, je ne peux rien lui dire enfin pas pour le moment, j'ai raison ? oh, pitié dîtes moi que j'ai raison. En tout cas, le simple fait que je ne lui réponde pas, le mets légèrement en colère. Il m'attrape par le bras, je me retiens de montrer les crocs.

- Ce ne sont pas vos affaires !

- Tu es une très mauvaise menteuse, j'ai laissé passer la première fois mais pas cette fois ci. Dit-il avec un ton ferme.

Oh super, comment je vais me sortir de là maintenant.