Coucou!
Merci pour vos commentaires et merci à Trud ;-)
Holly avait un peu mis les pieds dans le plat en débarquant à l'improviste dans une salle des Trois balais et en découvrant le professeur Aldridge qui se détachait subitement de Severus, gênée…
Voici la suite!
Bonne lecture! ;-)
Chapitre 12 : Discordances
Holly et Severus avaient bu leurs boissons chaudes puis ils s'étaient remis en route pour Poudlard, quelques minutes plus tard.
Sur le chemin, ni l'un ni l'autre n'avait parlé. La jeune fille avait été trop mal à l'aise de surprendre Severus et le professeur Aldridge s'embrasser et l'homme en noir était trop honteux qu'elle ait vu cela, surtout après avoir passé plus de deux mois à lui dire que la jeune femme ne l'intéressait pas le moins du monde.
Car c'était vrai, Elizabeth n'était rien pour lui mais il n'était qu'un homme. Il avait des besoins et des pulsions à assouvir. De plus, avec Potter qui vivait avec lui et qu'il surprenait souvent en sous-vêtements ou carrément nue, il n'en pouvait plus de refouler ses sentiments et ses émotions et il était extrêmement frustré par cette situation. Alors, oui, aujourd'hui, il avait craqué et cédé aux avances du professeur de défense contre les forces du Mal et il ne savait pas comment expliquer son comportement à la jeune fille, si jamais elle lui posait la question…
De retour dans leurs appartements, Severus ôta et rangea rapidement sa cape, son écharpe et ses gants puis il se tourna vers Potter pour la voir se débattre avec l'attache en argent de sa propre cape, toujours entièrement habillée, ses deux sachets à ses pieds.
« Que se passe-t-il ? demanda-t-il, intrigué, en s'avançant vers elle.
- J'ai oublié mes gants aux Trois balais et mes doigts sont tout engourdis, expliqua-t-elle en plissant son petit nez et en fronçant ses sourcils roux. Impossible d'enlever cette fichue cape ! ajouta-t-elle, agacée, en laissant retomber ses mains le long de son corps avant de croiser ses bras sur sa poitrine.
- Je vais vous aider », décréta-t-il en approchant encore.
Il défit sans peine l'attache en argent après qu'elle ait décroisé ses bras, lui ôta le vêtement des épaules, dénoua son écharpe et enleva son bonnet avant de poser le tout sur le canapé. Ensuite, sans lui demander son avis, il prit délicatement ses petites mains, qui étaient toutes rouges et vraiment glacées, entre les siennes, approcha sa bouche et souffla un peu dessus avant de commencer à les frictionner doucement afin de les réchauffer.
« Merci… murmura Holly, troublée.
- De rien, répondit-il en plongeant ses yeux noirs dans les siens. Pourquoi ne pas m'avoir dit que vous aviez oublié vos gants ?
- Parce que je ne m'en étais pas aperçue avant que mes mains ne soient complètement gelées, répondit-elle simplement. Quand je l'ai remarqué, il était trop tard, on était presque au château. Et puis, je ne voulais pas que vous me traitiez encore d'idiote…
- Vous êtes tête-en-l'air, pas idiote, nuança-t-il avant d'esquisser un sourire en coin.
- Ce ne sont pas des synonymes, pour vous ? » interrogea-t-elle en lui rendant son sourire.
Severus se contenta d'émettre un rire bref en secouant la tête de gauche à droite puis il l'entendit ajouter :
« Je suis vraiment désolée d'être entrée ainsi, tout à l'heure. Je vous jure que, si j'avais su, j'aurais attendu derrière la porte ou j'aurais au moins frappé…
- Ce n'est rien, vous ne pouviez pas savoir, répondit-il en relâchant doucement ses petites mains, qui avaient retrouvé une température et une couleur normales. Moi-même, je ne l'avais pas prévu… ajouta-t-il en fuyant son regard.
- Alors, elle vous plaît finalement ? demanda-t-elle, curieuse.
- D'un point de vue purement physique, elle est attirante, avoua-t-il.
- Oui, c'est vrai. Elle est même vraiment très jolie, approuva-t-elle en hochant la tête. Vous allez la revoir ? questionna-t-elle ensuite.
- Sans doute, répondit-il en haussant les épaules.
- Soyez gentil avec elle. Ça saute aux yeux qu'elle vous aime vraiment bien », conseilla-t-elle avant de partir vers sa chambre pour ranger ses vêtements et ses achats.
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Ce soir-là, Holly n'avait pas beaucoup mangé.
Pourtant, le repas que Dobby lui avait apporté était absolument délicieux, comme toujours, mais elle n'avait pas faim. Quelque chose pesait sur son cœur, tournait en boucle dans sa tête et avait fini par lui couper l'appétit. C'était la scène qu'elle avait surprise dans le pub sorcier qui avait eu cet effet-là sur elle.
C'était étrange car elle n'avait pas arrêté de l'embêter et de le charrier à propos du professeur Aldridge mais, maintenant qu'elle l'avait vu l'embrasser et qu'il lui avait avoué qu'il allait probablement la revoir, ça ne la faisait plus rire du tout. Finalement, tout bien réfléchi, elle n'avait pas envie qu'il sorte avec cette femme.
Elle voulait qu'il reste avec elle. Elle voulait savoir qu'il n'avait aucune femme dans sa vie, que la place était vide et resterait vacante afin qu'il puisse s'occuper d'elle et uniquement d'elle. Elle était jalouse et aussi égoïste, tout simplement. Elle le reconnaissait volontiers mais elle n'y pouvait pas grand-chose. Elle était peu à peu tombée amoureuse de lui…
Oh, ce n'était pas un Don Juan, un grand romantique ni le prince charmant, elle le savait pertinemment. Il n'était pas beau, gentil et bienveillant de nature. C'était un homme froid, cynique et sarcastique. C'était un homme méchant et cruel parfois. C'était un homme plus âgé qu'elle, qui avait le même âge qu'aurait eu son père. Mais elle s'en moquait bien car elle savait qu'il avait un cœur caché sous tous ses défauts et qu'il se montrait vraiment aimable avec elle par moment. Et puis, de toute façon, personne n'était parfait, ni lui ni elle…
Mais voilà, maintenant, ça n'avait plus la moindre importance. Il allait voir cette femme, coucher avec elle, passer du temps en sa compagnie et peut-être même que, au bout du compte, il se rendrait compte qu'elle était la femme qu'il lui fallait. En même temps, Holly sentait qu'elle n'avait jamais eu la plus petite chance avec lui. Elle n'était qu'une gamine casse-pieds qu'il avait décidé d'aider en mémoire de son amitié pour sa mère et c'était tout. Elle était persuadée qu'il ne l'avait jamais regardée et qu'il ne la regarderait jamais autrement que cela…
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En rentrant chez lui, cette nuit-là, Severus avait des sentiments mitigés. Il avait enfin pu coucher avec une femme, après des mois d'abstinence, et ainsi soulager une partie de sa tension nerveuse et de sa frustration mais il n'était pas entièrement satisfait.
Elizabeth s'était montrée un peu trop timorée et beaucoup trop passive à son goût. Ça lui avait fait du bien, il n'allait pas le nier, mais il y avait plus fun que de baiser une étoile de mer qui ne bouge quasiment pas et se contente de rester sur le dos, les jambes écartées… Et puis, en plus, il avait dû laisser Potter toute seule pas mal de temps alors qu'il savait très bien que la jeune fille appréciait sa compagnie et n'aimait pas la solitude.
Il regarda la pendule, qui indiquait minuit et demi, et, se disant que Holly s'était sûrement endormie depuis longtemps, il se dirigea vers sa chambre pour l'observer dans son sommeil.
Il enleva d'abord ses chaussures, se dirigea vers la porte à pas feutrés puis la poussa doucement pour pénétrer dans sa chambre. Dans la pénombre, il s'avança silencieusement vers son lit et la trouva effectivement endormie, sa bouche entrouverte et une longue mèche rousse barrant son visage, comme bien souvent. Il esquissa un sourire devant cette vision, la contempla un instant puis il ôta cette mèche afin de la remettre dans sa longue chevelure flamboyante.
Holly poussa un léger soupir, gigota un peu dans ses couvertures, puis elle souleva lentement ses paupières pour plonger ses yeux émeraude dans les siens avant de lui sourire.
« Vous rentrez tard… prononça-t-elle de sa voix ensommeillée.
- Oui, je le sais, répondit-il simplement.
- C'était bien ? demanda-t-elle alors gentiment en s'étirant.
- Ce n'était pas trop mal…
- Tant mieux, je suis contente. Pourquoi vous êtes là, au fait ?
- Je voulais vérifier que vous respiriez toujours, rétorqua-t-il avec un sourire en coin.
- Ah… Ben, oui, je respire, confirma-t-elle avant de soupirer.
- Je le vois.
- Bonne nuit, Severus. Faites de beaux rêves, souhaita-t-elle tandis que ses paupières se refermaient presque toutes seules.
- Oui, bonne nuit, Holly. Toi aussi, fais de doux rêves… » répondit-il en chuchotant et en passant doucement une main dans ses cheveux, alors qu'elle s'était déjà rendormie, avant de quitter sa chambre pour rejoindre la sienne.
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Quelques semaines avaient passé depuis ces événements, Noël approchait à grands pas et, ce soir-là, Severus et Holly n'étaient, une fois de plus, pas du tout d'accord sur un sujet.
« Vous devez lui offrir un cadeau de Noël ! s'exclama vivement la jeune fille.
- Il en est hors de question, rétorqua-t-il aussitôt, énervé. Je ne fête aucune fête.
- Ça n'a rien à voir ! Vous sortez avec elle, vous devez lui faire un cadeau, même petit !
- Ça fait près de vingt ans que je ne célèbre plus Noël ! Je ne vais pas recommencer maintenant et surtout pas pour elle !
- Vous ne pouvez pas ne rien lui offrir alors que vous couchez avec elle, c'est interdit !
- Je m'en moque ! Elle ne sera même pas au château !
- Raison de plus ! Vous devez lui envoyer un petit quelque chose pour lui montrer que vous pensez à elle.
- Non, je ne lui enverrai rien, décréta-t-il en croisant ses bras sur son torse.
- Vous allez vraiment passer pour un gros con ! rétorqua platement Holly.
- Mais je suis un gros con, dit-il avant de retrousser ses fines lèvres.
- Oui, moi, je le sais mais, elle, elle se fait toujours des illusions à votre sujet. Elle va être déçue.
- Je n'en ai rien à faire.
- Vous ne pouvez pas lui faire ça. C'est vraiment méchant.
- Elle m'énerve… soupira-t-il en roulant des yeux.
- Ce n'est pas une raison.
- Je vais la quitter, affirma-t-il fermement.
- Pas à Noël ! s'écria la jeune fille, scandalisée.
- Comment ça pas à Noël ? On ne peut pas quitter les gens quand on veut maintenant ? interrogea-t-il, sourcils froncés.
- Non ! Vous ne pouvez pas aux fêtes, à son anniversaire, si elle déprime ou s'il y a eu un décès dans sa famille. Tout le monde sait ça ! expliqua-t-elle brièvement.
- Pfff… Ce n'est quand même pas possible ! s'écria-t-il, irrité en se laissant tomber dans le canapé.
- Allez ! Ce n'est pas la mort quand même ! tenta-t-elle de le réconforter en s'asseyant sur l'accoudoir, tout près de lui. Je peux même vous aider, si vous voulez.
- Vous, vous allez m'aider ? répéta-t-il en haussant un sourcil dans sa direction, perplexe.
- Oui, absolument ! On va lui trouver un joli cadeau ! décréta-t-elle en réfléchissant déjà à ce qui pourrait faire plaisir à la femme.
- Je ne veux pas dépenser des sommes folles pour cette enquiquineuse, bougonna-t-il encore, bras croisés sur son torse.
- Oui, j'ai bien compris, Severus. Je ne suis pas encore sourde, répondit-elle avant de lui faire un sourire condescendant.
- Ne commencez pas à me parler sur ce ton, Potter, l'avertit-il, le regard noir.
- Mais je vous parle sur le ton que je veux ! Non mais oh ! rétorqua vivement la jeune fille, caustique. Vous vous prenez pour qui ?
- Je me prends pour l'homme chez qui vous vivez. Vous me devez un minimum de respect », répondit-il froidement.
Holly l'observa dans les yeux, la bouche entrouverte, décontenancée par sa remarque, qui était totalement juste, elle referma sa bouche en fronçant ses sourcils puis répliqua, sincère :
« C'est vrai. Vous avez raison. Je vous demande pardon.
- Très bien.
- Faites comme vous voulez après tout… déclara-t-elle en se levant de l'accoudoir. Moi, j'essaie juste de vous donner des conseils mais, si vous n'en voulez pas, c'est pareil », ajouta-t-elle avant de sortir des appartements.
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Holly s'était rendue chez Hagrid pour se changer un peu les idées. Le garde-chasse l'avait accueillie, ravi de sa visite, il lui avait préparé du thé et proposé des gâteaux aussi durs que de la brique et il lui avait montré la portée de bébés Boursoufs qu'il avait trouvée cachée derrière l'une de ses armoires.
La jeune fille avait bien discuté et ri en sa compagnie, elle avait caressé et donné le biberon aux petites créatures, que la plupart des sorciers aurait tout simplement éliminées au lieu de s'en occuper comme le demi-géant le faisait, puis elle était repartie environ une heure plus tard.
« Tu es sûre que tu ne veux pas que je te raccompagne, Holly ? demanda le garde-chasse, bienveillant. Il fait déjà très noir et tu n'as même pas de manteau, déplora-t-il ensuite.
- Oui, j'en suis certaine ! Ça va aller, ne vous en faites pas. Merci encore, Hagrid ! répliqua-t-elle, souriante, en lui faisant un signe de la main.
- Je t'en prie. Tu passes quand tu veux. Ma porte sera toujours ouverte pour toi. Bonne nuit ! » répondit-il en agitant sa grosse main.
Elle avait donc emprunté le chemin qui menait aux grandes portes du château, en se déplaçant sous la lueur des rayons de la lune. En effet, elle n'avait rien pris avec elle en partant de chez Severus, tout à l'heure : ni cape ni gants ni baguette magique.
Elle fut contente de passer les portes et d'être enfin à l'intérieur. Il ne faisait pas vraiment chaud dans les couloirs mais, au moins, elle était à l'abri du vent et de la neige. Elle emprunta ensuite les escaliers qui menaient au sous-sol puis elle s'arrêta net et pesta lorsque les torchères s'éteignirent d'un seul coup.
« Merde ! Saleté de château magique ! Je n'y vois plus rien maintenant ! »
Elle posa sa main sur le mur afin de tenter de le suivre pour rentrer chez elle mais elle rencontra rapidement un obstacle à la fois ferme et mou, auquel elle se cogna.
« Aïe ! Bordel ! Mais c'est qui encore ? demanda-t-elle, sachant qu'elle avait probablement heurté une personne.
- On se balade toute seule dans le noir, Potter ? entendit-elle alors avant de voir apparaître le visage d'un garçon dans la pénombre.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Je fais ce que je veux, non ? rétorqua la jeune fille, énervée.
- C'est vrai que tu es la petite-copine de Malefoy ? demanda-t-il ensuite.
- Pfff… Malefoy ? répéta-t-elle, amusée. Tu es un Serpentard, non ? ajouta-t-elle en distinguant un serpent sur son écusson. Tu sais bien que vous êtes tous des menteurs.
- Ouais, c'est vrai… concéda-t-il alors. Et puis, qui voudrait d'un petit arrogant comme Malefoy quand on peut avoir un gars puissant et respecté comme Rogue ? Tu couches avec lui, hein, espèce de salope !
- Je couche avec qui je veux, ça ne te regarde pas et tu vas arrêter tout de suite de m'insulter, espèce de connard ! répliqua-t-elle vivement en enfonçant son index dans son torse. Maintenant, dégage ! Je rentre chez moi ! exigea-t-elle.
- Hum ! rit-il brièvement. Tu sais que tu es encore plus mignonne quand tu fais la méchante et que tu essaies d'intimider les gens ? se moqua-t-il en se rapprochant d'elle. Tu crois vraiment que tu me fais peur ?
- Et toi ? Tu penses que je suis terrifiée face à toi parce que tu as la carrure et le cerveau d'un gorille ? cracha-t-elle, hargneuse.
- T'en a pas l'air… Mais tu devrais ! » répondit-il avant de la plaquer violemment contre le mur du cachot.
La tête d'Holly heurta durement les pierres brutes et elle se retrouva coincée entre la paroi et le corps imposant et musclé d'un grand gars d'environ un mètre quatre-vingt, ses bras placés au-dessus de sa tête et maintenus par la poigne du garçon comme dans un étau. C'était très mauvais pour elle mais elle avait déjà vécu pire et elle ne comptait lui donner la satisfaction de la voir pleurer et le supplier.
« Alors ? Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant ? interrogea-t-elle, impassible, la voix légèrement hachée puisque ce gros balourd l'écrasait de tout son poids.
- Je vais te baiser, sale pute ! On verra si tu fais toujours la maligne après ! décréta-t-il en détachant la boucle de sa ceinture et la braguette de son pantalon d'une seule main.
- Pourquoi ? Ta bite est si énorme qu'elle va me fendre en deux peut-être ? rétorqua-t-elle avant de ricaner.
- Tu vas fermer ta gueule, connasse ! rugit-il, énervé, avant de lui asséner une grande gifle.
- Tu vas me lâcher tout de suite, espèce d'abruti ! hurla-t-elle, légèrement sonnée, après s'être reprise.
- Certainement pas ! » rétorqua-t-il en commençant à remonter la robe de la jeune fille avec un rictus pervers.
Sa robe relevée jusqu'à la taille, le garçon était déjà prêt à lui enlever sa culotte quand soudainement une lumière puissante les aveugla tous les deux avant d'entendre une voix basse et froide ordonner fermement, menaçante :
« Ôtez immédiatement vos sales pattes de cette jeune fille et écartez-vous d'elle, Vaisey. »
Surpris, le garçon fit aussitôt ce que son directeur de maison lui ordonnait en remettant de l'ordre dans sa tenue avant de se défendre directement, sournois :
« C'est elle qui m'a provoqué, professeur. Elle fait tout pour m'allumer et m'aguicher depuis des jours.
- Ah ! Putain ! Mais t'es vraiment qu'un gros enfoiré ! rétorqua Holly, furieuse, après avoir ricané brièvement, tout en remettant sa robe correctement. Je ne sais même pas qui tu es, connard !
- Si vous voulez mon avis, elle n'a pas vraiment l'air consentante, déclara Rogue en fusillant du regard le Serpentard de septième année.
- Elle joue à la mijaurée devant vous mais ce n'est qu'une sale trainée ! » répliqua le garçon, hors de lui.
Avant qu'elle ait pu comprendre ce qui se passait, Holly, les yeux écarquillés, vit Severus fondre sur le jeune homme pour le soulever du sol et le plaquer contre le mur, sa baguette enfoncée dans sa gorge juste sous son menton.
« Que je vous entende encore prononcer une seule autre parole comme celle-ci et je vous ferai amèrement regretter d'être né, l'avertit-il de sa voix doucereuse, son visage à seulement quelques centimètres du sien. Ai-je été suffisamment clair pour vous, Monsieur Vaisey ?
- Vous ne pouvez pas me menacer de cette façon ! Je vais avertir le directeur et… tenta-t-il de se défendre en essayant de le repousser.
- Si vous faites cela, je préviendrai les Aurors de ce que vous avez tenté de faire subir à Miss Potter et vos perspectives de carrière au ministère de la Magie partiront en fumée… »
Le poursuiveur des Serpentard l'observa attentivement, les yeux ronds, abasourdi, avant de l'entendre décréter :
« Vous passerez toutes vos soirées en retenue avec Monsieur Rusard, et ce, jusqu'à la fin de l'année scolaire, Vaisey. Maintenant, dégagez ! » ajouta-t-il en le relâchant brusquement.
Le jeune homme ne demanda pas son reste et partit en courant vers le dortoir des vert et argent.
Après avoir regardé le garçon disparaître dans le couloir, Rogue se tourna vers Holly et ordonna sèchement :
« Venez. Rentrons. »
Il marcha vivement vers ses appartements, sa cape noire virevoltant dans son dos au rythme de ses pas, et, une fois qu'il eut passé la porte, la jeune fille se jeta sur lui et le serra de toutes ses forces dans ses bras en appuyant sa tête contre son torse, reconnaissante.
« Lâchez-moi, Potter ! » lui enjoignit-il fermement en tentant de la repousser.
Comme elle n'obéissait pas et le tenait toujours étroitement serré contre elle, il réitéra son injonction et attrapa ses bras pour la détacher de lui :
« Par Merlin, Potter, je vous ai dit de me lâcher ! »
Cependant, lorsqu'il parvint à l'éloigner de lui, il découvrit ses yeux émeraude débordant de larmes silencieuses qui roulaient sur ses joues roses, sa lèvre inférieure tremblant de chagrin et ses épaules secouées de soubresauts.
La colère qu'il éprouvait contre elle en se disant qu'elle s'était fourrée elle-même dans cette situation en partant comme cela, au beau milieu de la soirée, sans baguette et sans lui dire où elle allait, retomba aussitôt devant cette image et son cœur se serra dans sa poitrine.
Instinctivement, il l'attira contre lui en l'entourant d'un bras et en faufilant son autre main dans sa chevelure soyeuse, avant de se pencher vers elle et de murmurer tout contre son oreille :
« Chut… C'est fini. Tout va bien, Holly. Je suis là…
- Ne… Ne me laissez pas… l'implora-t-elle, entre deux sanglots, en s'accrochant désespérément à l'avant de sa robe de sorcier, le front appuyé contre son torse.
- Non. Jamais. Ne t'inquiète pas », lui promit-il en raffermissant son étreinte autour d'elle avant de déposer un léger baiser sur le haut de son crâne.
Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)
A la prochaine!
Bisouilles! ;-)
