J'avais passé l'après midi dans le parc, à l'orée de la forêt pour que personne ne me voit. Je m'étais assise contre un arbre et avais observé les allées et venues du château. Cependant il faisait froid et il n'y avait pas eut beaucoup de monde pour distraire cette fin de journée.
J'étais morte de froid et ma jupe était trempée du fait d'être assise dans la neige mais je ne m'étais toujours pas résigné à rentrer. Et à quoi bon? Tom agissait comme si nous nous étions toujours détesté, et il ne me restait plus que lui. Il était si douloureux de se dire qu'on était seule, sans personne à qui parler, sans personne avec qui rire. Je savais que si je m'excusais Minerva m'accueillerait de nouveau à bras ouvert ainsi que mes autres amis mais c'était comme si elle était devenu sans importance pour moi, il n'y avait plus que Tom. Même si prenais conscience de cela je ne parvenais pas à comprendre pourquoi. Après tout Minerva avait été ma meilleure amie depuis la première année, comment avais-je pu changer de point de vu d'un coup? Je savais que Tom y était pour quelque chose, qu'il état devenu plus important, mais ce que je ne comprenais pas c'était pourquoi.
J'aurais tellement donné à ce moment là pour qu'il vienne me retrouver et qu'il me tende sa main pour me sortir de la neige glacée. Cependant il n'était pas là, et vu ce qu'il s'était passé à la bibliothèque je pouvais toujours espéré lui reparler. Pourquoi avait-il agit comme ça? Que c'était-il passé? Plus j'y pensais et moins je comprenais. Avait-il perdu la mémoire? Non c'était idiot. Il n'y avait vraiment aucune solution logique à ce qu'il s'était passé plus tôt dans l'après-midi.

La nuit était tombée plus vite que prévu. A 6h le parc était déjà plongé dans un noir complet, et je pensais alors qu'il était bon de rentrer cette fois-ci.
Alors que je venais de monter les premières marches menant à la gigantesque porte du château je vis une cape volée derrière la porte en question, menant aux cachots. C'était Tom j'en étais certaine. Sans réfléchir d'avantage je me mis à courir le plus rapidement possible pour le rejoindre. Cependant quand j'eus enfin rejoint la personne en question, ce n'était pas le garçon que j'espérais voir, c'était mon professeur de potion.
- Mlle Gryffondor? Demanda-t-il en se retournant. C'est moi qui vous essayez de rejoindre avec tant d'empressement? Ajouta-t-il d'un sourire polit.
- Non non. Désolée de vous avoir dérangé professeur. J'ai cru que vous étiez un de mes amis.
Ce dernier fronça les sourcils.
- Vos amis ne sont-ils pas à Gryffondor? Dans ce cas, je pense qu'il est peu probable de les voir s'aventurer ici sauf pour rejoindre mon cour, n'est ce pas? Demanda-t-il d'une voix polie.
- En effet, j'ai été bête. Répondis-je.
Le professeur me souhaita une bonne soirée et s'en alla, me laissant seule au milieu du couloir. Il avait tellement raison, c'était à Gryffondor que mes amis étaient, pas à Serpentard, je n'aurais jamais dut avoir envie de parler à Tom, de le voir. Je faisais alors demi-tour même si l'envie d'aller le rejoindre directement à l'intérieur de sa salle commune m'avait effleuré l'esprit.
Je prenais donc le chemin qui menait à la cour intérieur du château qui permettait de rejoindre plus rapidement ma salle commune.
- Hermione!
Je me retournais stupéfaite d'entendre cette voix, la voix de Clément.
- Je t'ai cherché toute l'après midi! Ajouta-t-il une fois plus près de moi.
Il semblait essayer de reprendre son souffle. Comment osait-il venir me parler?
- Je pense que nous devrions discuter. Déclara-t-il alors.
Était-ce là le chemin à prendre finalement? Oublier Tom et reprendre ma vie d'avant? Oublier la magie noire et mon frère? Je n'en avais vraiment pas envie, comme si ce n'était plus ma vie.
- De quoi veux-tu discuter? Demandais-je alors.
- De nous. Écoute je sais que j'ai déconné, il n'aurait rien dut se passer de la sorte avec Violette, j'ai juste eu quelques moment de faiblesse, mais je sais que c'est toi que j'aime. Il ne faut pas qu'on gâche tout pour cette histoire. Nous étions bien tout les deux depuis tout ce temps, nous nous entendions si bien, nous nous aimions!
- Si tu m'aimais tu ne m'aurais pas trompé!
- Mais qu'est ce qu'il t'a fait! S'exclama alors Clément.
- Qui?
- Tom enfin! Depuis que tu lui parles tu es étrange, tu vas au bal avec lui, tu te disputes avec Minerva alors que depuis ta première année c'est ta meilleure amie, on ne te voit plus Hermione! Mais le pire est que tu m'en veux, tu m'aurais pardonnée normalement!
- Tom ne me trompe pas lui! Crachais-je alors.
- Mais tu sors avec Tom? Demanda-t-il hésitant comme si il ne pouvait se résoudre à penser ce qu'il venait de dire.
Il comprenait tout de travers, cependant une réponse précise me brulait les lèvres.
- Oui. Lâchais-je alors.
C'était le plus beau mensonge.
- Quoi? Non mais tu plaisantes?
- J'en ai l'air? Demandais-je agacée.
- C'est pour ça alors qu'il disait que tu étais à lui... C'est pour ça qu'il est certain que jamais je ne te récupérerais, tu l'aimes n'est ce pas?
- Quoi? M'étonnais-je à mon tour. Il a dit que j'étais à lui?
- En effet. Répondit Clément visiblement satisfait que cela ne me plaise pas.
- Quand ça?
- Aujourd'hui?
Mais qu'est ce qu'il racontait? Tom me considérait depuis aujourd'hui même comme une moins que rien! Pourquoi aurait-il dit ça à Clément?
- Pfff tu mens! Déclarais-je d'un ton méprisant. Je déteste les menteurs, tu devrais le savoir!
A ces mots je tournais les talons et traversait la cour intérieure. Il était impossible que Tom ait dit une chose pareille étant donné la manière dont il s'était comporté avec moi.
Tom avait du dire quelque chose, mais Clément l'avait déformé, ça ne pouvait pas être ça. Peut-être avait-il seulement signalé que jamais je ne ressortirais avec lui étant donné qu'il m'avait trompé.
Soudain je le vis au bout du couloir que j'avais enfin rejoins, il était là. Il marchait d'une démarche sure, il ne avait pas vu.
Il y avait une salle de classe vide devant moi et décidais alors de tenter le tout pour le tout. Je me cachais alors du mieux que je pouvais et quand Tom passa exactement à mon niveau je le poussais avec toute ma force à l'intérieur de la pièce vide. Une fois entrée, je n'eus pas le temps de me redresser qu'il avait déjà sortie sa baguette et l'avait pointé sur moi.
- Hermione?! S'exclama-t-il étonné.
Je ne répondais pas et me contentais de le regarder dans les yeux tout en sortant ma baguette magique. Je fermais alors la porte à l'aide d'un sort et la rangeais de nouveau dans mon manteau. Tom n'avait dans un premier temps pas semblé énervé, mais il avait rapidement récupéré son visage effrayant que je lui connaissais bien.
- Désolée de la violence dont j'ai fait preuve mais je devais te parler.
- Je ne vois pas pourquoi je devrais discuter avec toi. Nous n'avons rien à nous dire. Répliqua-t-il méprisant.
- Tom... L'implorais-je alors.
Ce n'était pas pour ça que je l'avais attiré à l'abri des regards, ce n'était pas pour le supplier de m'expliquer ce qu'il se passait entre nous deux, mais plutôt pour lui demander ce qu'il s'était passé avec Clément; Cependant savoir pourquoi il m'en voulait devenait plus important que le reste.
- Dit moi pourquoi tu agis comme ça, s'il te plait... Je ne comprends pas.
- Je n'aime personne je ne vois pas pourquoi avec toi ce serait différent. Lucius, Bellatrix et les autres je les tolère simplement. Mais ton nom de famille est contre toi! Gryffondor! Je ne vois vraiment pas ce que j'aurais à faire avec toi! Siffla-t-il méchamment;
Je m'agrippais alors au devant de son manteau. Je n'avais jamais été aussi pitoyable de mon existence tout entière. Moi qui avait toujours été quelqu'un de fière je me mettais à cet instant complétement à nu.
- Tom explique moi ce qu'il s'est passé! Je t'en supplie Tom. J'ai tout fait pour toi, pour que tu m'aides à apprendre la magie noire, pour que tu m'aides à retrouver mon frère. J'ai tout fait. Je ne suis plus avec Clément, Minerva m'en veut à mort pour des paroles méchantes que j'ai eut à son égard pour l'éloigner de moi. J'ai tout fait pour répondre à tes attentes, ne me laisse pas seule.
- Je m'en fiche. Répondit-il. T'aider pour retrouver ton frère ne m'intéresse plus. Je n'y trouve pas mon compte, alors ce n'est plus la peine qu'on ce côtoie.
Je sentis mon cœur se briser. Ainsi non seulement je ne reverrais jamais mon frère mais en plus Tom me tournait le dos.
- Je n'ai plus que toi Tom. Ne m'abandonne pas. Murmurais-je en baissant les yeux et gardant les mains agrippées à ses vêtements. Tu es la seule personne comme moi ici, tu es le seul élève à savoir que la mort de mon frère n'était pas un accident, tu es le seul à être le meilleur élève avec moi, tu es le seul assez intelligent... Tu es la seule personne qu'il me reste Tom. S'il te plait, ne t'en vas pas.
- Je ne vois pas en quoi ma présence de préoccupe tant?
- J'ai besoin de toi. Même si tu ne veux plus m'aider pour mon frère, j'ai besoin que tu restes avec moi. S'il te plait.
J'avais toujours le regard plongé sur le carrelage froid de la salle. J'avais tellement honte de moi, comment pouvais-je ainsi m'abaisser face à lui et lui dire tout ça alors que lui se fichait visiblement totalement de moi. Mais si j'arrivais à dire tout ça c'est que je pensais tout ce que je disais et que j'avais réellement besoin de lui, aussi étrange et incompréhensible que cela puisse être.
- Donc tu ne te fiches pas que je vive ou non? Demanda-t-il alors en posant ses mains sur les miennes toujours agrippées à son manteau.
- Quoi? Demandais-je à la fois étonnée par ce qu'il disait, mais également par ce geste affectif.
J'hésitais à retirer mes mains, mais ne voulais pas le froisser, j'attendais alors qu'il me réponde.
- Tu as très bien compris ma question.
Je fronçais les sourcils.
- C'est ce que tu as dit non? Insista-t-il alors. Que tu te fichais que je vive ou non n'est ce pas? C'est ce que tu as dit hier soir?
Il me relâcha alors les mains violemment et je m'écartais de lui abasourdit.
- Je n'ai jamais rien dit de tel. Me défendis-je.
- Et bien tu l'as pensé si fort que je l'ai entendu. Répondit-il d'une voix froide;
Je cherchais désespérément dans ma mémoire ce qu'il voulait dire et me souvenait soudain. Je me reprochais alors précipitamment de Tom et encerclait son poignet qui pendait le long de son corps de ma main droite.
- Je suis désolée. Répondis-je alors. Je pensais être seule, je pensais que tu ne comptais pas plus que ça, mis à part pour retrouver mon frère, mais j'ai eut tord. Tu es plus important que l'intermédiaire avec mon frère. Je ne veux pas que tu me laisses Tom.
Je sentis son bras bouger mais il ne s'éloigna pas de l'étreinte que j'exerçais. Je me souvenais à présent, je savais qu'il avait lu dans mes pensées et je savais ce qu'il avait comprit. " Si il savait à quel point sa présence m'importait peu! Si il savait à quel point que je me fichais qu'il vive ou pas! J'étais toujours aussi seule depuis que mon frère était parti."
Je trouvais ces paroles si affreuses maintenant que j'y pensais. Comment avais-je pus avoir de telles pensées alors que j'avais eu l'impression de tout perdre aujourd'hui? Comment avais-je pu croire que Tom n'était rien pour moi? Il n'était peut-être pas même un ami, mais il était quelqu'un dont j'avais besoin. Je ne lui en voulais même pas d'avoir lu dans mes pensées la veille. Tout ce que j'espérais c'est qu'il me pardonne.
- Je sais.
- Quoi? M'étonnais-je en relevant ma tête pour me fondre dans ses yeux.
- Je sais que tu es désolée. Je t'ai observé toute la journée à te morfondre à la limite de la forêt interdite assise dans la neige.
Il passa alors délicatement sa main droite dans mes cheveux pour les caresser. Il arrêta son geste presque aussi rapidement que lui en était venu cette idée et s'écarta de moi me forçant à enlever ma mains qui retenait son poignet.
- Arrête de claquer des dents. Me lança-t-il alors.
Je le regardais d'abord sans comprendre puis me rendais compte que je tremblais de froid.
- Viens avec moi.
- Où?
- Te réchauffer, tu sais que ma chambre à certaines particularités qui pourrait t'aider dans ce genre de situation.
Il faisait bien sur référence au feudaymon.
Je me retins de lui demander pourquoi il ne me demandait pas plus d'explication pour les horribles pensées que j'avais eu et le suivit silencieusement savourant le chemin que je prenais à ses côtés.