Navrée pour l'heure tardive de publication de ce chapitre (il est presque 1h du matin!!!) mais j'etait bourrée d'inspiration pour une fic sur Stargate Atlantis et je n'ai pas vu passer l'heure.... Milles excuses. Enfin voilà tout de meme le chapitre 12, il est plus leger que les precedents (quoique....), et j'espere qu'il vous plaira!

Bonne elcture ;)

Phenix


Chapitre 12

Ce soir-là, ce fut la fête à Gryffondor. Les plus habiles allèrent chiper boissons et nourriture dans les cuisines, et l'on veilla très tard, à boire, à rire et à s'amuser, pour fêter le retour de Harry, que la majorité des élèves pensait être allé à St-Mangouste pour une maladie inconnue qui aurait faillit lui couter la vie.

Il était plus de trois heures du matin quand Harry se glissa dans son pyjama. Comme il enfilait sa veste, Ron posa une main sur son épaule et Harry se retourna pour lui donner une solide accolade :

- Je suis tellement content d'être de retour parmi vous, dit-il en reculant. Si vous saviez comme c'était dur d'être seul, isolé des autres…

- Personne ne venait te voir ? demanda Neville.

- Non, personne ne savait ce que j'avais, j'étais coincé dans cette chambre sombre, j'avais mal, mais personne ne pouvait m'aider…

- Ils ont finalement trouvé…

- Oui, mais ils ont mit le temps, dit le brun en baissant les yeux. A un moment, ils ont fait un test, je suis resté trois jours dans les vapes, mais quand je me suis réveillé, la maladie était toujours là et encore plus vigoureuse. Et puis finalement, il y a une semaine, ils ont trouvé un nouveau remède, et me revoilà parmi vous, prêt à reprendre les cours et le Quidditch.

Les cinq Gryffondors de septième année sourirent puis ils grimpèrent dans leurs lits respectifs. Harry sauta dans le sien et serra son oreiller entre ses bras sous le large sourire de Ron qui se coucha entre ses couvertures en disant :

- C'est bon de te revoir dans ton lit, tu sais… Tu nous as manqué.

- A moi aussi, vous m'avez manqué, dit le brun en souriant.

- Bonne nuit, Harry ! fit Neville en éteignant sa lampe.

- Bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit…

Les lampes de chevets s'éteignirent au fur et à mesure et, quand Harry coupa la sienne, il regarda la lune par la fenêtre et sourit en frottant son visage dans le drap de son oreiller. Il ferma les yeux puis s'endormit.

Il ne dormit cependant pas longtemps. Deux heures plus tard, il regardait le plafond, les yeux grands ouverts avec plus une seule envie de dormir. Passablement énervé, il se leva, enfila une robe de chambre et alla se vautrer devant la cheminée de la Salle Commune.

Bien évidemment, à cinq heures du matin, il n'y avait personne, mais les cadavres de la fête de la veille trainaient encore et ne seraient pas nettoyés avant le petit matin.

Harry soupira. Certes il était très content d'avoir retrouvé ses amis, de pouvoir retourner en cours, mais quelque chose le chagrinait, et il pensait savoir ce que c'était. Les restes de sa nuit passée avec, non pas Voldemort, mais Tom Jedusor - il y avait quand même une grande différence, ne serait-ce que visuelle - , planaient encore autour de lui, et il devait s'en débarrasser coûte que coûte. Une idée lui traversa soudain l'esprit, mais il la chassa rapidement. Il aurait plus de chance de convaincre un éléphant de manger de la viande que de convaincre Malefoy de passer une nuit avec lui…

Cette idée l'escorta cependant pendant toute la semaine suivant la rentrée et, le dimanche, alors qu'il remontait pour la première foi sur un balai depuis son « accident », il aperçu le blond sur son propre balai, non loin de là, en train de donner des ordres à son équipe. Le Capitaine des Serpentards était en effet cloué au lit avec une grippe carabinée et Malefoy avait prit le poste en intérim.

En voyant que le Gryffondor le regardait, Malefoy s'excusa auprès de ses amis, leur envoyant le Souaffle pour qu'ils se fassent des passes, et il rejoignit le Capitaine de Gryffondor en vol stationnaire :

- Alors, Potter ? En forme pour le match de la semaine prochaine ?

- Pour sûr ! fit Harry avec un grand sourire.

Le blond lui renvoya son sourire puis on l'appela dans son équipe et il dit au brun :

- Ce soir dans le couloir des cuisines, j'ai à te parler.

Harry hocha la tête. Malgré ce qu'il avait dit avant qu'on l'envoie chez Voldemort, Harry avait encore du mal à convaincre le Serpentard qu'ils n'avaient plus à se cacher, qu'ils pouvaient étaler leur amitié au grand jour. Même si le blond semblait d'accord, il arrivait souvent qu'il convoque ainsi Harry, parfois au beau milieu de la nuit, afin qu'ils puissent passer du temps tranquillement ensemble.

Même si ce n'était pas tout à fait comme le voulait Harry, il n'en appréciait pas moins les demandes du blond. Cela montrait que, malgré la distance qu'il s'ingéniait à garder entre eux la journée, il acceptait tout de même sa présence loin des yeux des autres élèves.

///

Harry passa toute la journée sur son balai. Il entraina son équipe durement qui ne râla pas une seule fois, trop contente de retrouver son capitaine. Cependant, à seize heures, quand ils mirent pied à terre, ils ne furent pas fâchés de descendre de balai :

- J'ai le derrière en compote, dit Ron en grimaçant. C'est bien la première fois qu'on passe toute la journée en entrainement.

- Oui, dit Harry. Mais c'est tout simplement génial.

Les filles de l'équipe sourirent puis elles se jetèrent dans les vestiaires pour prendre leur douche avant les garçons.

- On se douchera dans le dortoir, dit Ron en haussant les épaules. Elles vont mettre deux heures…

Harry sourit puis il balança son balai sur son épaule et prit le chemin du château. En passant près du groupe de Serpentard qui avait reprit l'entrainement après déjeuner, le brun sourit à Malefoy qui se glissa près de lui :

- Hum, tu enfreints tes décisions ?

- M'en fiche de mes décisions, dit le blond sur un ton bourru.

Harry lui sourit largement puis il regarda les autres Serpentard et leur tira la langue. Ils prirent un air offensé et Malefoy dit :

- De toutes façons, je suis grand, je suis ami avec qui je veux.

Harry lui sourit. A ce moment-là, il aurait bien voulut l'embrasser mais il se retint difficilement. Ce serait donc pour plus tard.

///

Au diner, Harry ne put détacher son regard de Rogue. Celui-ci discutait un coup avec Lupin, un coup avec Flitwick, et il semblait serein alors qu'avant, on aurait cru qu'il était constamment constipé. Harry remarqua également qu'il discutait plus volontiers avec Lupin, passait bien plus de temps avec lui entre les heures de cours, et le Gryffondor s'imagina bien des choses, choses dont il fit part à ses amis dès la fin du repas.

- Tu divagues, Harry, fit Hermione sur un ton grave mais en souriant. Ils sont amis, tout simplement, et ça te fait bizarre de les voir ainsi parce que tu n'a pas l'habitude. Tu crois que ça ne nous fait pas bizarre de te voir aussi proche avec Malefoy ? C'est pareil pour Rogue et Lupin.

- Le grand méchant antisocial avec le petit professeur angoissé, c'est sûr que ce n'est pas courant, dit Ron en tirant une langue espiègle.

- Ron… dit Hermione en roulant les yeux au ciel.

Elle sourit néanmoins et Harry émit un petit rire :

- En parlant de Malefoy, fit-il. On se voit ce soir…

- Encore ? Vous feriez mieux de vous montrer au grand jour, ça vous éviterais de jouer au chat et à la souris avec les profs…

- Ça ne lui dit rien pour le moment… Ça me désole un peu mais je ne peux pas aller contre lui si je veux le garder.

- On dirait que tu parles d'un amant, dit Ron en plissant le nez.

Harry fit une grimace puis il soupira et tous trois regagnèrent Gryffondor. Ils avaient encore pas mal de devoirs à faire, mais heureusement, Hermione était là pour les aider.

///

- J'y vais, dit Harry en regardant sa montre, fermant ses classeurs.

- Mais il est dix heures, dit Hermione. Ce n'est même pas le couvre-feu…

- Je sais, mais je m'en fiche si on me voit avec Malefoy dans les couloirs. Aller, à demain.

- Heu… à demain, fit Hermione, un peu surprise.

Elle regarda ensuite Ron et celui-ci haussa les épaules.

///

Harry quitta Gryffondor en s'enroulant dans sa cape et il traversa le château pour rejoindre le donjon de Serpentard. Lorsqu'il y fut, il se planta en face de l'entrée et il attendit qu'on le remarque. Cela ne tarda pas.

- Hey Malefoy, y a Potter qui t'attend dehors, grogna un Serpentard en entrant dans la Salle Commune des vert et argent.

- Maintenant ? fit le blond en se levant.

- C'est pas sympa ce que tu fais là, tu sais Dray ?

- Je m'en bats les reins de votre avis, gronda le blond. Je fais ce que je veux, okay ? Et n'allez pas dire que je trahis Serpentard, ce n'est pas vrai. Le jour où Potter entrera ici, alors là oui, Serpentard sera trahit, mais ce n'est pas le cas, alors foutez-moi la paix. Sur ce, à demain.

Il empoigna sa cape et sortit de la Salle Commune, passablement remonté.

- Ouh, toi tu t'es fritté avec tes amis, dit Harry en l'accueillant d'une poignée de main.

- Non, mais ils me soulent à tout le temps dire que j'ai trahit Serpentard parce que je reste avec toi. C'est gavant à la fin.

- Bah, laisse-les dire ! Aller viens, allons dehors.

- Il fait froid dehors…

- On va juste faire un tour, on rentrera quand ils fermeront les portes pour la nuit.

- Mouais…

- Aller, viens donc ! fit Harry en riant soudain.

Il le prit par le bras et l'entraina dans le Hall. Son rire résonna sous la grande voûte et comme le brun s'arrêtait brusquement, Malefoy l'entoura tout naturellement de ses bras. Des chuchotements s'élevèrent aussitôt des élèves qui zonaient ici et là, et un groupe de filles se mit à minauder. Harry perçu les mots « mignon » et « trop chou » au vol, et il sourit. Il s'éloigna ensuite du blond et sortit du château.

Il sauta les quatre marches du perron et tourna sur lui-même dans les flocons qui tombaient depuis que le soleil avait disparut derrière la montagne :

- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de pouvoir respirer de l'air frais !

- Je n'en doute pas une seule seconde, dit le blond en s'asseyant sur la dernière marche du perron. Quand on a passé un mois enfermé comme toi, rien n'est meilleur que l'air libre.

Harry lui décocha un grand sourire puis il vint se poser près de lui, en appui sur ses coudes posés sur la marche supérieure. Renversant la tête en arrière, il dit :

- Tu sais quoi, Drago ?

- Nan ?

Un silence s'installa et le brun se redressa :

- J'ai envie que tu me laisses être plus ouvert avec toi…

- Ouvert ? Tu ne crois pas que tu l'es suffisamment ?

- Aurais-tu peur de froisser quelqu'un ?

- Et qui donc ? Non, non, c'est simplement que…

- J'ai saisit va, tu n'a pas envie, c'est tout.

Le Gryffondor se leva alors et s'éloigna de quelques pas en direction d'un massif de roses maintenues en fleurs par un sortilège, mais recouvertes de neige. Il se pencha, sa baguette à la main, en prit une jolie, à peine éclose, et il la coupa d'un petit coup de baguette. Il la leva alors à la lumière de la lune à demi cachée par des nuages, et Malefoy le rejoignit.

- Tu sais que tu es un idiot ? demanda le Serpentard en nouant ses bras autour de la taille du Gryffondor.

- Oui… Un idiot amoureux…

Malefoy soupira et Harry se retourna. Il lui montra la rose et, d'un murmure, il lui jeta un sortilège :

- Cadeau, fit-il ensuite au blond en souriant.

- Merci… J'en connais qui vont être jalouses.

- Laisse-les dire. Hum, fit ensuite Harry. Tu sais quoi ? Cette fleur n'est pas éternelle. Quand elle commencera à dégeler et à se faner, il sera venu pour toi le temps des aveux.

- C'est à dire ? demanda Malefoy, méfiant.

- Je saurais être patient et conserver au chaud mes sentiments pour toi, jusqu'à ce que cette fleur soit fanée. D'ici là, nous serons de simples amis… enfin j'essaierais.

Malefoy regarda la rose. Il la fit tourner entre ses doigts et le givre qui la recouvrait brilla :

- Tu es certain de pouvoir tenir ta parole ? Cela me laisserait quoi, trois mois, quatre mois, pour réfléchir ?

- Environ…

- Je sais que tu a envie de t'afficher avec moi, et que ton caractère fonceur te jouera des tours… Mais est-ce que tu pourras tenir ?

- Je ne sais pas, ce sera mon défi.

Malefoy secoua la tête, les lèvres pincées. Harry sourit puis il entoura ses bras autour du cou du blond en disant :

- Je crois que c'est bien la première fois que je suis serein en étant dans les bras de quelqu'un…

- Qui d'autre que moi aurait put te prendre dans ses bras ces derniers mois ? Personne ne te voit jamais avec des petites-amies, pour peu que tu en aies eut…

Harry rougit. Il resserra sa prise puis recula en soupirant. Il se détourna, sa main dans celle du blond, puis il tourna la tête vers les Grandes Portes qui se fermaient lentement :

- On rentre ?

Le blond regarda à son tour vers les portes et ils se hâtèrent d'y aller. Ils passèrent de justesse sous les immenses bras de Hagrid, chacun d'un côté, s'obligeant ainsi à se lâcher, et le garde chasse fit un sourire à Harry qui remonta dans les étages du château quatre à quatre après avoir souhaité une bonne nuit au Serpentard.

Il prit cependant son temps pour regagner Gryffondor, les mains dans les poches de son jean, sous sa cape, et, comme il passait devant la salle de Défense Contre les Forces du Mal, il se figea en entendant chuchoter :

- Severus donne-moi cette plume… Aller, rends-la moi !

- Nan, fit la voix reconnaissable entre mille de Rogue.

- Sev…. T'es un vrai gamin… soupira la voix de Lupin.

Harry sourit. Le Lycanthrope et son ami se chamaillaient comme des gosses. Il reprit ensuite sa route et quand il vit, au bout du couloir, la Grosse Dame qui somnolait sur son siège, il soupira et la réveilla. Elle ronchonna mais lui laissa le passage, et le brun atterrit dans une Salle Commune déserte.

- Hé bien, ils se sont couchés avec les poules ?

- Je te rappelle qu'il y a cours demain…

Le Gryffondor tressaillit violemment et il se tourna vers la cheminée. Ginny s'y trouvait, pelotonnée dans un fauteuil, un livre sur les genoux :

- Tu n'es pas couchée ? demanda le brun en allant s'asseoir près d'elle.

- Et toi tu étais avec Malefoy ?

- Ben oui… Ne me dis pas que tu m'attendais ?

- Non, pas spécialement, je lisais simplement tranquillement devant la cheminée…

Un silence s'abattit alors et tous deux prirent une respiration pour parler en même temps, mais Ginny sourit :

- Vas-y, fit-elle.

- Non, toi d'abord…

- Très bien. Harry, je voulais te demander une chose, mais c'est assez…

- Personnel ? Ça concerne Malefoy ?

- Pas directement, mais oui.

- Vas-y, je t'écoute.

- Est-ce que tu es amoureux de lui ?

- Oui.

La sincérité de la réponse cloua Ginny sur place. Elle ne trouva rien à redire durant les trois secondes qui suivirent puis soudain, elle baissa la tête en marmonnant quelque chose.

- Je suis désolé, dit Harry. J'ai répondu franchement mais tu attendais peut-être une autre réponse ?

- Non, tu as été franc et clair, dit la rouquine en secouant la tête. La rapidité de ta réponse m'a un peu prise de court, mais ce n'est rien. Et dis-moi… Est-ce que c'est réciproque ?

- Non.

- Non ? Mais alors tu dois…

- Souffrir ? Non, pas tellement, il me laisse des libertés que nous n'aurions pas si nous n'étions que de simples amis. Cependant, tout à l'heure, je lui ai donné une Rose Givrée.

- Une Rose Givrée ? Tu lui as demandé de prendre une décision ?

- En effet, et je lui laisse le temps que la rose dégèle et se fane, dit le brun en hochant la tête. Il y en a pour environ trois mois et d'ici là, je vais refréner mes ardeurs envers lui.

- Tu vas brider tes sentiments juste parce qu'il ne sait pas quoi y répondre ? Je t'admire, Harry, tu sais ? C'est très courageux.

- Je suis si bien avec lui, Gin… Je ne sais pas, c'est comme si le monde n'existait plus, plus de guerre, plus de conflit, plus de Mage Noir… Il est ma moitié, celle que j'attendais sans le savoir, celle sur qui je peux compter à tout moment…

- Tu as l'air bien sûr de toi… Et s'il décide de ne pas donner suite à tes sentiments ? Que feras-tu ?

- Rien, je resterais comme je suis, je ferais des tentatives de temps en temps, comme j'ai fait jusqu'à maintenant.

- Jusqu'à maintenant ? Mais tu étais à St-Mangouste durant ces dernières semaines…

Harry rougit, il avait faillit vendre la mèche. Il se reprit :

- Oui, mais avant que je ne tombe malade… J'ai tenté un rapprochement quand il a été ramené au château après que Voldemort l'eut relâché. Il était faible, et j'étais là. J'avais besoin de parler à quelqu'un. Il a fait de même pour moi quand je suis tombé malade. Les deux semaines que j'ai passé, enfermé dans cette chambre, dans le château, il est resté avec moi. Après, j'ai été envoyé à St-Mangouste, mais je n'ai pas cessé de penser à lui.

- Je sais que l'amour ne se contrôle pas, dit Ginny avec un sourire. Mais de là à pousser deux ennemis dans les bras l'un de l'autre, il a fait fort…

Harry sourit. Il laissa ensuite son amie à son livre et monta se coucher. Il était à peine minuit.

///

Dans son lit, le brun soupira. Allongé sur le dos, les bras sous la tête, il réfléchissait. Depuis qu'il était revenu de chez Voldemort, il avait du mal à s'endormir. Pas qu'il craignît de faire un cauchemar, non, il n'en avait pas fait depuis des semaines, c'était plutôt justement à cause de l'absence de ces cauchemars qu'il avait du mal à dormir. Ce n'était pas normal. D'habitude, et ce depuis que Voldemort était de retour, il ne s'était pas passé une nuit sans qu'une scène de torture ou de meurtre ne vienne perturber son sommeil, mais là rien. De plus, il lui arrivait de plus en plus souvent de rêver qu'il passait la nuit avec Malefoy, qu'ils faisaient l'amour avec violence, comme un couple qui ne serait pas vu depuis des semaines. La plupart du temps, il se réveillait avec une trique douloureuse et il était donc bien souvent le premier dans la douche…

///

Il faisait nuit noire quand Harry se réveilla sans avoir le souvenir de s'être endormi. La lumière encore bleutée dans la chambre révélait des formes terrifiantes, vêtements sur le porte manteau, objets en tous genres sur les commodes et les tables de chevet. Soupirant, Harry regarda son réveil. Il indiquait sept heures du matin. Ses amis ne se lèveraient pas avant une bonne demi-heure, mais il ne pouvait plus dormir. Se levant, il alla dans la salle de bains, quitta son pyjama et se glissa sous le jet à peine chaud. Il laissa l'eau ruisseler sur son corps de nouveau svelte et il ne put s'empêcher de toucher son ventre à nouveau plat. Soudain, il vit derrière ses paupières l'image de Tom et lui faisant l'amour, de la même façon que s'il avait été un voyeur. Son corps réagit aussitôt, son ventre se contracta et son pénis se dressa. Harry fronça les sourcils. Non, il devait se calmer… Il ne pouvait pas se soulager maintenant… Seulement, la tentation était trop forte et sa main droite se jeta sur son sexe, avide.

Il se masturba avec violence une longue minute, sans que rien ne vienne. Il finit par se laisser glisser dans la douche, l'eau coulant toujours, et il se servit de son autre main accélérer la venue du désir. Malheureusement, même en malaxant ses bourses et en écrasant dans sa main son pénis dur comme une baguette, il ne parvint pas à jouir, ni même à faire monter l'envie.

Le bras douloureux et les cuisses engourdies, il se mit à pleurer en se masturbant. Il entendit vaguement un réveil dans la chambre et quand la porte de la salle de bains s'ouvrit et que la voix de Ron monta, l'appelant, il ne répondit pas.

Inquiet, Ron ouvrit la porte de la douche et il fut choqué de trouver son meilleur ami dans une position aussi gênante, pleurant à chaudes larmes, les mains entre les jambes, visiblement fortement affairées.

- Harry… Mais qu'est-ce que tu… ? fit-il en coupant l'eau. Harry…

- Ron… pleura Harry. Ron, je ne peux plus… Je ne peux plus…

- Tu ne peux plus quoi ? Harry… Regarde dans quel état tu es… fit le rouquin. Aller, lève-toi…

Harry renifla. Ron le saisit par les bras et le mit debout sans trop de peine, son entrainement de Gardien ayant considérablement musclé son dos. Saisissant une serviette de bain, il enroula un Harry en larmes et amorphe dedans, puis il alla le mettre sur son lit, sous les regards surprit des trois autres Gryffondors :

- Ben Harry ? fit Neville. Qu'est-ce qu'il a ?

- Je ne sais pas, je l'ai trouvé pleurant comme une madeleine dans la douche… dit Ron.

Il aida le brun à s'allonger puis tous finirent de s'habiller :

- Je vais dire à Pomfresh de venir le voir, dit Ron. Allons manger…

Les trois autres hochèrent la tête puis ils quittèrent la chambre en laissant Harry prostré dans son lit.

Pomfresh monta quelques minutes plus tard et quand elle vit Harry dans cet état, en larmes, avec une trique qui devait sans doute être vraiment très douloureuse, elle conjura une potion et la lui fit boire de force en lui pinçant le nez. La trique retomba aussitôt et le brun sombra dans un profond sommeil.

- Alors c'est cela que vous lui avez prit en échange ? demanda la femme en étendant sur le corps nu du brun, les lourdes couvertures. Il ne pourra jamais plus éprouver du désir pour qui que ce soit ? C'est une vilaine bassesse, Tom… Très vilaine…

///

McGonagall fut mise au courant dans l'heure qui suivit et elle s'empressa d'envoyer un hibou à Voldemort qui lui revint aussitôt avec seulement marqué « HAHAHA » sur le parchemin :

- Je le hais ! s'exclama la Directrice de Poudlard en jetant le parchemin au sol après en avoir fait une étroite boulette. Je le hais, je le hais, je le hais !

Rogue se pencha pour ramasser la boulette. Il a déplia, considéra les trois paires de lettres puis il dit :

- Permettez-moi d'y aller, madame… Je lui demanderais directement pourquoi…

- Non, c'est trop risqué, dit McGonagall en s'effondrant son fauteuil de Directrice. Maintenant que plus rien ne l'oblige à être « gentil », il pourrait vous faire du mal.

- Elle a raison, dit Lupin.

Rogue regarda son ami puis il pinça les lèvres et jeta la feuille froissée au feu. Le papier se consuma en quelques secondes et le silence se fit dans le bureau encore encombré des objets ayant appartenu à Dumbledore.

Mal à l'aise, Rogue quitta rapidement la pièce et Lupin le suivit :

- Attends… Sev…

Rogue, dans l'escalier d'or, s'assit sur les marches, le visage dans ses mains. Lupin fit un geste en direction du Phénix d'Or et l'oiseau s'arrêta de tourner. Le Lycanthrope s'assit alors près de son ami, un bras dans son dos, puis il demanda :

- Ce cauchemarda te hante encore, pas vrai ?

- Et il me hantera toute ma vie, dit Rogue en se tenant la tête de ses mains plaquées sur ses joues, regardant devant lui.

Il soupira alors profondément et Lupin prit son bras gauche, le passa par-dessus lui et appuya son front contre la mâchoire de son ami en silence. Rogue soupira puis accentua le câlin et Lupin se redressa :

- Ce soir, j'irais voir Pomfresh pour qu'elle te donne un calmant…

- Non, je prendrais ma potion de sommeil, ça suffira…

- A croire que non… Sev, s'il te plait… Ce n'est pas ton état normal ça, même les élèves s'en sont rendu compte…

Rogue tourna la tête puis il se leva. Lupin en fit autant et fit un signe au Phénix qui reprit sa descente. Le Maître des Potions se hâta alors dans le couloir vide et Lupin le suivit jusque dans sa chambre :

- Laisse-moi, Remus, s'il te plait, ça va passer…

- Mais je m'inquiète moi…

- Il n'y a pas de raison ! répliqua Rogue. J'ai assassiné une personne qui croyait en moi, maintenant elle me punit en hantant mes rêves, c'est comme ça et je ne pourrais rien y faire pour y remédier.

Lupin ferma les yeux un instant. Il soupira puis dit :

- Très bien, fait comme tu veux. Tu ne veux pas de mon aide, tant pis pour toi. A plus tard.

Et le professeur de DCFM quitta la pièce, raide :

- Rah ! fit Rogue. Lupin, reviens ici nom d'un Dragon !

Rogue se jeta sur son ami, lui saisit le bras et le tira dans l'appartement. D'abord surprit, Lupin sourit ensuite et dit :

- Je savais bien que tu ne faisais pas vraiment la tête.

- Je n'ai jamais fait la tête, marmonna Rogue.

Lupin lui prit le visage entre ses mains et Rogue soupira :

- Okay, fit-il. Ça va, tu as gagné, je pendrais la potion de Pompom ce soir…

Lupin sourit puis il déposa un bref baiser sur les lèvres de son vis à vis avant de filer ventre à terre. Rogue hurla :

- Refait encore ça, le loup, et tu auras à faire à moi !

Un rire monta du couloir et Rogue fit claquer la porte avant de soupirer en souriant. Secouant la tête, il alla se vautrer sur son lit jusqu'à ce que la cloche sonne, signalant l'heure pour lui d'aller travailler un peu.

///

Harry ouvrit les yeux difficilement. Emballé dans ses couvertures, il entendait de vagues murmures au-dessus de lui mais il ne parvenait pas à savoir qui c'était où de quoi cela causait. Fronçant les sourcils, il gémit et Pompom, qui l'avait veillé toute la journée, se jeta sur lui :

- Ha ! Vous revenez enfin à vous !

- Monsieur Potter, dit McGonagall.

Harry releva la tête et regarda McGonagall par-dessus son épaule. Il la considéra une seconde puis ses souvenirs lui revinrent en mémoire et il rougit violemment. Il glissa alors son nez sous ses couvertures et la porte de la chambre claqua une seconde plus tard, juste avant que la voix de Pomfresh ne s'élève, douce :

- Monsieur Potter, le professeur McGonagall vient de me dire ce qu'elle pense de ce qui vient de vous arriver.

- Ha ? fit Harry.

Il sortit son nez des couvertures, tout à fait réveillé, puis Pomfresh reprit :

- Voldemort s'est lui-même payé.

- Payé ? C'est à dire ?

- Il vous a prit, à ce que j'ai pu juger en vous auscultant brièvement tout à l'heure, tout désir physique. Désormais, et ce jusqu'à que nous puissions trouver un remède ou une solution avec le Lord, vous n'êtes plus en mesure d'éprouver un désir sexuel physique et de pouvoir le soulager. Enfin non, correctement, vous pourrez toujours l'éprouver ce désir, mais plus le soulager. Quoi que vous fassiez pour soulager une tension sexuelle dorénavant, qu'elle soit spontanée ou provoquée, vous plongera dans cette terreur que vous avez subit ce matin.

- En gros je pourrais bander mais plus jouir, grogna Harry.

- Hem, si vous voulez, fit Pomfresh, un peu embarrassée par la franchise de son patient. Cependant, en cas d'érection non provoquée, vous pourrez prendre cette potion, elle vous endormira et calmera toutes les tensions de votre corps. Dans le cas où l'excitation serait provoquée volontairement, lors d'un rapport sexuel par exemple, la potion n'y fera rien. Vous devrez attendre que cela passe…

Harry baissa les yeux. Il soupira puis Pomfresh le quitta en tendant la cloche annoncer la fin des cours. Peu après, les garçons de septième année de Gryffondor jaillissaient dans la chambre et tombaient sur le brun en amenant une avalanche de questions.


Raaaah, me tuez pas !!!! Fallait bien que je trouve encore un truc quia llait pimenter l'histoire ! *se protege de ses bras* Pas tapper, pas taper !!!

Lol

Oubliez pas la chite review!

Bisouxxxx

Phenix