Bonjour ! Me revoilà pour la suite de "Agony"
RAR : Je vous remercie pour tous ces commentaires, je suis ravie que mon histoire vous plaise ;p
Merci également pour vos idées de punition aux Dursley ;p
Je ne peux cependant pas répondre à toutes les questions que vous avez pu me poser étant donné que je vais y répondre dans les prochains chapitres ^^
Bonne lecture ^^
Chapitre 11
Je suis terrifié. Je regarde mon fils, ses yeux sont fixés sur moi, son visage crispé par l'inquiétude. Je me tourne de nouveau vers les Aurores et Albus. Ils sont trois Aurores, le premier, qui semble être le chef, s'approche et m'annonce:
- Vous allez devoir nous suivre, Monsieur Severus Snape.
- Auriez-vous l'obligeance de m'informer de la raison de votre visite ?
Mais je sais déjà ce qu'ils veulent ! Dès qu'ils sont arrivés avec Dumbledore, j'ai su. Et ça me terrifie. Ils veulent m'enlever Harry…
- Vous êtes coupable d'enlèvement sur mineur, de séquestration et de la mise en danger du Survivant. Veuillez nous remettre votre baguette et nous suivre, je vous prie.
Je sens Harry plus que je ne le voit s'accrocher à ma jambe. Il murmure:
- Qu'est ce qui se passe Severus ?
Je pose ma main sur sa tête et lui dit que tout va bien, que c'est un malentendu. Mais je vois qu'il n'est pas dupe.
- Je ne vous suivrai pas. Je n'ai rien à me reprocher. À présent, je vous serai gré de bien vouloir sortir de mes appartements.
- Si vous ne co-opérez pas, j'ai l'ordre d'utiliser la force. Et autant vous dire que face à un enfant, il vaut mieux que vous co-opériez, Monsieur Snape.
- Laissez moi contacter un ami qui prendra mon fils à charge. Il est hors de question que je le laisse seul.
- Je m'en charge Severus.
- Il ne vous connaît pas Albus. Je ne le laisserait pas seul avec un inconnu pour lui !
Harry se met à trembler contre moi. Ses grands yeux dirigés sur mon visage.
- Je crains que vous n'aillez le choix. Suivez nous à présent.
Je m'agenouille devant mon fils et le tien par les épaules.
- Tu me laisse pas hein ? Tu m'emmènes avec toi… tu me laisses pas tout seul hein Severus ?!
Sa voix est toute tremblante, comme s'il retenait un sanglot.
- Harry, mon ange, je vais devoir suivre ces messieurs. Tu vas rester avec le directeur, ok ? Tu vas être sage.
- Je… non… s'il te plait… j-je… me laisse pas. Pas toi aussi. T'as pas le droit ! Pas de me laisser tout seul ! Pas toi ! Non… s'il te plait ! Reste…
Mon cœur se brise face à la douleur que je lis dans ses yeux. Je le serre contre moi de toutes mes forces, essayant de calmer sa peur. Mais comment faire alors que moi je suis tétanisé à l'idée d'être séparé de lui ? Je sens ensuite qu'on me saisi par les épaules d'une main ferme. Je me redresse et détache les bras du petit de mon cou. C'est l'un des Aurores. Je me lève et ils commencent à m'escorter.
- Me laisse pas Severus ! S'il te plait ! Me laisse pas tout seul ! Non ! L'emmenez pas ! Emmène moi avec toi Severus, je veux pas être tout seul… pas encore…
Il s'accroche de toutes ses forces à ma robe de sorcier. Je cligne des yeux pour en chasser les larmes. Je le regarde. Ses larmes sont prêtes à déborder, le dernier Aurore le saisi sous les bras et le tire en arrière pour le faire lâcher prise. Un premier sanglot brise le silence pesant.
- Me laisse pas. M'abandonne pas… papa…
Je me fige et tourne la tête vers lui. Il a cessé de se débattre et pend dans les bras de l'Aurore qui le tient. Son regard désespéré est posé sur moi, emplit de douleur.
- Je vais revenir mon cœur. Promis.
- Il ne faut pas faire des promesses qu'on ne peut tenir à un enfant, Monsieur Snape.
Je ferme alors les yeux douloureusement et les suit, sous les cris de détresse de mon bébé. Mon tout petit garçon, que j'ai bien malgré moi abandonné. Le culpabilité et l'angoisse me saisissent. Pourvu que je sorte rapidement… mais d'où ?! Vont-ils m'envoyer à Azkaban ?! Oh Merlin ! Quand vais-je revoir Harry ? Où va-t-il aller ? Je dois appeler Lucius… ou Tom ! Je retiens mes larmes alors que mon esprit se repasse en boucle les cris de mon garçon qui m'appelle.
oooooooooooooooooo
Harry est effondré. Il regarde son papa disparaître avec les trois hommes. Il l'abandonne.
- Bien, Harry. Je vais t'emmener voir des gens très gentils. Ils vont te garder et prendre soin de toi. Suis moi mon enfant.
Tremblant, le môme le suit. Pour la première fois qu'il vit avec Severus, il sort de ses quartiers (sans compter la fois où avec Draco ils avaient été tous les deux à l'infirmerie). Ils traversent de nombreux couloirs pleins d'enfants et arrivent dans le bureau du directeur. Celui-ci s'approche de sa cheminée et y lance de la poudre.
- Le Terrier. Bonjours Molly, comment allez-vous ?
- Bien, merci. Et vous Professeur ?
- De même. Excusez moi de vous déranger à une heure matinale. Je vous ait récemment parler du petit problème que j'avais détecté. Accepteriez vous de prendre en charge le jeune Harry dès à présent ?
- Bien entendu Albus. Apportez le dès que vous les souhaitez.
- Maintenant. Est-ce possible ?
- Oui. Je vous attends.
Le visage de la femme s'efface. Le directeur agrippe la main de l'enfant et l'entraîne dans la cheminée. À l'arrivée, Harry s'effondre au sol. Les deux adultes rient de sa maladresse, l'humiliant par la même occasion. La femme s'approche de lui et l'étouffe dans ses bras. L'enfant se raidit. Il déteste les contacts. Il n'y a que son père qui en a le droit -en de rares occasions- et Dray.
Le directeur s'en va sans plus attendre, laissant le petit avec la femme inconnue.
- Bonjour Harry ! Je m'appelle Molly. Tu vas rester avec ma famille pendant un moment, d'accord ?
- Je veux voir mon papa…
- Voyons petit, tes parents…
- Pas mon papa … pas lui !
- Mais si mon ange.
- NON ! Il m'a promis qu'il allait revenir !
- Harry, ce n'est pas possible. Tu ne peux pas le revoir !
- NON! MON PAPA ! JE VEUX MON PAPA. IL A DIT QU'IL ALLAIT PAS M'ABANDONNER ! Qu'il allait revenir…
- Il ne reviendra pas Harry…
- Non… non … non… y peut pas m'abandonner…
Les semaines passent. Sans que Harry n'ait la moindre nouvelle de son papa. Molly continue de lui dire qu'il ne viendra jamais et l'enfant commence à sentir ses espoirs le quitter. Il reste toute la journée devant la cheminée, espérant que son père arrive d'un moment à l'autre. Il ne dort pas, ne mange pas. Il se laisse dépérir.
De plus, Harry n'aime pas Ginny et Ronald. Ils sont toujours en train de l'embêter ou de lui faire de mauvaises et méchantes blagues.
L'autre jour, ils l'avaient enfermé dans la cabane du fond du jardin. C'est Arthur Weasley qui l'avait retrouvé, prostré dans un coin, se balançant d'avant en arrière en répétant : « Papa, viens me chercher, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait… » en une longue litanie.
La famille n'avait toujours pas compris que la personne qu'il appelait « papa » n'était pas James Potter mais Severus Snape. De ce fait, ils lui répétaient qu'il ne viendrait pas et qu'il était mort, ne rassurant pas l'enfant le moins du monde et le faisant paniquer même.
En plus, les deux plus jeunes enfants de la famille Weasley se moquaient de lui car il n'avait pas de parents, le laissant à chaque fois dans un état déplorable. Tout cela bien sur dans la plus grande ignorance des adultes. Harry était tellement malheureux dans cette maison.
Il sursaute en voyant enfin la cheminée s'allumer dans l'annonce d'une arrivée. Il se lève précipitamment et regarde avec de grands yeux, avide de voir son papa. Mais à la place, c'est un homme roux qui apparaît.
La mère de famille arrive en courant et se jette sur lui.
- Oh Bill ! Mon chéri, comment vas-tu ? Viens dans la cuisine, je vais te faire à manger ! Ron et Ginny sont en haut ! Ils t'attendent avec impatience.
Le grand garçon se tourne vers Harry et lui souris gentiment.
- Salut toi !
Il s'agenouille pour être au niveau du garçon et lui dit :
- Je m'appelle William, mais on m'appelle Bill. Et toi petit ?
- Harry, Monsieur.
- Bill, j'ai dit, petit. Pourquoi retiens-tu des larmes ?
- Je… je pensais que c'est mon papa qui venait me chercher…
- Oh…
Puis de grands cris résonnent dans la maison et Bill est renversé par son frère et sa sœur. Ces deux derniers en profitent pour pousser le plus petit -oui, Harry est encore plus petit que Ginny- qui tombe au sol. C'est tout tremblant et triste que l'enfant s'écarte du trio pour retourner devant la cheminée. Il a tellement besoin de savoir si son papa va bien…
- Les enfants ! À table !
Le petit brun ne bouge pas. Il remonte ses genoux sous son menton et les entourent de ses bras, surveillant attentivement l'âtre.
- Harry ? Tu viens ?
Bill regarde le dos de l'enfant en parlant mais le petit ne semble pas l'entendre ou ne veux pas en faire cas. Inquiet, le jeune homme va vers lui et s'assied à son côté:
- Tu sais, ton papa n'aimerait pas voir que tu ne manges pas…
- Mais… s-si il a-arrive et q-que je suis p-pas là pour l'accueillir… il va p-penser qu'il n-ne m'a pas m-manqué! Q-que je ne m'in-inquiète pas pour lui. Alors que si ! Si j-je ne suis pas là q-quand il arrive, il v-va peut être r-r-re-repartir sans moi, i-imagine il pense q-que je suis p-plus heureux i-ici que a-avec lui. Il sera p-peut être triste… ou pas. Ou il sera sou-soulagé. Il p-pourra se dé-débarrasser de m-moi. Il v-veut peut être p-plus de m-moi… Il est peut être heu-heureux que je ne sois pas avec lui… il m'aime pas, il est content que je sois plus là, j'étais un fardeau pour lui, un poids, parce que je suis un monstre, une vermine. Je ne sers à rien ! Puis qui voudrait un enfant comme moi ?! Je suis moche, horrible ! Mes cicatrices sont laides, je suis immonde, répugnant! Je ne vaux rien ! Je suis rien !
Bill ne sait quoi dire pour calmer l'enfant qui ne cesse de se rabaisser. Il est bouleversé par les mots de l'enfant. Voyant qu'il ne se calme pas, il l'attire contre lui et caresse ses cheveux en lui murmurant des mots doux à ses oreilles.
- Chut petit… ton papa tient à toi ! Il t'aime… chut… il va bientôt revenir. Pour toi. Et même si on ne sait pas quand, il reviendra, pour toi, Harry. Et ne dis pas que tu ne vaux rien et que tu ne sers à rien. Ce n'est pas vrai !
- Tu ne me connais pas Bill, tu ne peux pas savoir !
Là, Bill prend conscience qu'il gagne la confiance de l'enfant parce que le môme lui parle ouvertement, sans bégayements bien que toujours en murmurant.
- Oui mais ce n'est pas une raison. Cela se voit que tu es quelqu'un de bien Harry… et tu n'es pas un monstre ou même laid !
- M-mais si ! J'ai plein de marques ! Des cicatrices partout !
- Et alors ?! C'est triste d'en avoir, car cela prouve que tu as vécu quelque chose de difficile mais ça ne te rend pas laid pour autant ! Par exemple, tu n'es pas dévisagé. Tu as l'air d'être entier… tes cicatrices sont derrière tes bandages ?
- O-oui.
Bill remarque une tâche de sang sur celui de son cou. Il blanchit.
- Harry, as-tu mal au cou ?
L'enfant hausse les épaules dans un geste désinvolte.
- Harry, réponds moi. Tu saignes.
Le petit ouvre de grands yeux mais ne répond toujours pas.
- Depuis combien de temps es-tu au Terrier ?
- U-un mois je crois, Bill.
- As-tu déjà changé tes bandes depuis que tu es ici ?
- N-non, Bill.
- MAMAN !
- Qu'y a-t-il mon cœur ?! Pourquoi cris-tu ? Oh. Laisse Harry s'il n'a pas faim, je lui apporterai une assiette tout à l'heure.
Au regard noir de son fils aîné, elle comprend que ce n'est pas la raison de sa colère.
- Comment se fait-il maman, que tu n'ai pas soigner Harry une seule fois depuis qu'il est ici ?!
- Il ne laisse personne l'approcher.
Le rouquin ne remarque seulement maintenant que Harry a à présent une position de soumission, qu'il se ratatine, se fait le plus petit possible.
- Ne sois pas gêné Harry.
- Il n'est pas gêné Billy ! Il est toujours ainsi.
- Il saigne Maman. Où sont les affaires de soins ?
- Il… il saigne ?
- OUI !
- Dans la salle de bain de l'étage.
- Bien. Suis-moi Harry, on va te soigner.
L'enfant suit le plus grand en haut des escaliers. Ils entrent tous deux dans la salle de bain. Bill cherche rapidement des bandes et potions. Puis il attrape une serviette de bain ainsi qu'un gant et les donnent à Harry.
- Tiens petit. Douche toi, mets un sous-vêtement et rejoins moi dans ma chambre, je vais te soigner. As-tu besoin d'aide pour retirer tes bandes ?
- Non merci, Bill.
Bill quitte la pièce et rejoins sa chambre. Dix minutes plus tard, il entend des petits coups portés à la porte. Mais avant même qu'il ait le temps de répondre, le brun rentre dans la pièce. Il ferme violemment la porte derrière lui et s'adosse contre le battant. Sa respiration est haletante. Ses longs cheveux retombent tout autour de lui, trempés.
Bill devient livide en notant toutes les marques qui maculent le corps frêle de neuf ans. Il déglutit et secoue la tête afin de se reprendre.
- Tout va bien Harry ?!
- Ils- ils m'ont vu.
- Quoi ?
- Ronald (Bill comprend rapidement que les deux jeunes garçons ne s'entendent pas spécialement en l'entendant l'appeler par son nom complet) et Ginny… ils m'ont vu dans le couloir.
- Ce n'est pas grave Harry…
Le roux comprend au regard de l'enfant que pour lui, c'est important.
- Dis moi Harry, qui est ton papa ?
- Bah … Severus Snape.
- Tu es donc Harry Snape ? Tu ne lui ressemble pas pourtant … ne te vexe pas, surtout.
- Oh je sais que je lui ressemble pas ! Il m'a adopté ! Enfin… il devait ! Il s'est fait arrêter avant ! En fait, je suis Harry Potter.
Bill a l'impression d'avoir reçu un seau d'eau froide en pleine face. Potter ?! Oh Merlin !
- Depuis combien de temps vis-tu avec le Professeur Snape ?
- Avant Noël.
- Bien. Viens, je vais te soigner maintenant.
L'enfant semble hésiter.
- Tu n'as pas à avoir peur, Harry.
Harry approche doucement du lit et s'assied à côté de Bill. Il aime bien Bill. Il est gentil et doux. Mais surtout, il est super beau et sa présence est réconfortante. Un peu comme Dray. Mais Dray est beaucoup plus beau et c'est beaucoup mieux d'être avec Dray … mais bon, pour l'instant il va devoir se contenter de Bill. Et ce n'est pas si mal.
Harry laisse donc Bill soigner ses mains. Les sourcils roux sont froncés.
- Dis moi Harry… ce n'est pas Severus qui t'a fait… toutes ces marques ?
Il lève les yeux pour voir le regard incrédule émeraude. Il a l'impression de voir de plus en plus de blessures. Il y a des cicatrices, des brûlures…
- Quoi ?! Mais bien sur que non, Bill ! C'est papa qui m'a sauvé, qui m'a soigné ! Il ne m'a jamais fait mal mon papa ! Il ne m'a jamais frappé, pas une seule fois ! Il est très gentil mon papa…
- Tu es sûr qu'on parle tous les deux du même Severus Snape ?
- Oui ! Es tu en train d'insinuer que mon papa est méchant ?! Et qu'il pourrait me faire du mal ?! Parce que tu as tord !
Le visage doux et mignon de l'enfant se transforme en un visage déformé par la colère. Terrifiant, et il n'a que neuf ans !
- J'oserai pas petit. C'est seulement que… comme professeur… on va dire qu'il est assez sévère…
Le visage redevient angélique.
- Oh. Je sais. Il me l'a déjà dit.
- J'ai fini tes mains, on passe aux bras.
Harry se laisse faire mais suit suspicieusement le moindre geste de Bill. Et cela ne passe pas inaperçu auprès du second.
L'enfant sursaute en même temps que Bill lorsque la porte s'ouvre. Pas violemment mais ils ne s'y attendaient pas. Un garçon -roux aussi- rentre dans la pièce, un sourire doux accroché au visage. Harry le trouve encore plus beau que Bill… mais toujours moins que Dray ! Faut pas rire non plus !
- Salut Bill, coucou Harry. Vous allez bien ?
NDA : Dites moi ce que vous en avez pensé ^^ A la prochaine :p
