Disclaimer : Je ne suis pas l'auteur de Vampire Knight ! Tous ces personnes sont sous la propriété de Matsuri Hino, je ne fais qu'utiliser son univers ! Tous personnages extérieurs à l'univers de VK, sont sous ma propriété.
Note de l'auteur : Me revoilà après tous mes examens enfin bouclé ! Un chapitre relativement creux il faut bien l'avouer ! Pas trop le choix, la transition est obligatoire pour permettre une rencontre futur sans trop d'encombre !
J'aimerai bien avoir vos idées pour les rencontres entre les différents personnages, comment vous pensez qu'il vont interagir entre eux =]
Chapitre 11.
Une nuit profonde, sans un bruit, pas même ceux de la nuit. Comme si toute vie avait fui le périmètre sans demander son reste. A mon réveil, pour une fois, je me sentais reposée. Ce qui était relativement inhabituel, mais qu'importe, je n'allais pas m'en plaindre. Le rituel habituel du matin, je vous passe les détails, il restera éternellement le même, puisque je ne parle jamais à personne et que personne n'a intérêt à venir me parler !
Durant le cours, que je suivais avec toute l'attention que je pouvais lui prêter, j'ai remarqué que ni Yuki, ni Zero n'étaient de la partie. Je me suis demandé alors si cela avait un quelconque rapport avec hier soir. Puis j'ai vu que les deux jeunes filles, elles, en revanche, étaient bien présentes. Calmes et assidues. Ce qui m'étonnait particulièrement.
La pause est venue, je me suis tournée vers Wakaba, pour lui demander où était Yuki. Elle m'a répondu qu'elle était rentrée tard et qu'elle n'avait pas réussi à se lever. J'ai alors supposé qu'il en était de même pour Zéro. Dure, la vie de chargé de discipline.
C'est alors que mon oreille fut attirée par une discussion ayant lieu de l'autre côté, là où se trouvaient les deux demoiselles d' hier soir, entourées d'autres filles de la classe.
« Alors les filles, vous avez les photos ? »
« Quelles photos ? »
« Comment çà quelles photos ? Mais celles des garçons de la Night Class bon sang! »
« Je suis désolée, mais je ne vois pas de quoi tu parles ! »
« Arrête ton char ! Vous êtes parties toutes les deux, hier soir, après le couvre feu, pour prendre les garçons en photos ! On vous as entendues ! »
« Mais non ! On n'est pas sorties ! On a dormi jusqu'à ce matin ! Ce n'était pas nous ! »
« Mon œil que c'était pas vous ! Et ton bandage à la main ? Tu t'es peut être blessée en dormant ? Tu n'avais rien hier ! »
« Je…non je ne sais plus comment je me suis blessée…mais nous n'avons rien fait ! »
« Je suis sûre que vous voulez juste garder les photos pour vous ! Si çà se trouve vous les avez même vus ! »
« Oui c'est forcément çà ! Sinon elles ne nous cacheraient pas autant de choses ! »
« Arrêtez s'il vous plait ! On vous jure qu'on n'a vu personne et que nous sommes restées dormir dans notre chambre ! »
Alors que le ton commençait méchamment à monter, le prof à fait son entrée, coupant court à la conversation.
C'est étrange. Je les ai vues sortir, j'en suis certaine, c'était bien elles. Pourtant elles semblent toutes deux affreusement sincère dans leurs façon de nier leur aventure nocturne. Alors soit elles sont très bonnes comédiennes, soit elles ne s'en rappellent vraiment pas.
Un choc traumatique, qui expliquerai l'amnésie ? Mais elles n'ont pas l'air blessé a part celle qui a la main bandée. Et puis, il reste ce mystère du coup de feu, que je ne comprend pas. Peut être ont elles subit un choc mental, qui leur a fait oublier une vision d'horreur…le cerveau peut faire de vraies merveilles parfois !
Raaah c'est pas le moment de s'interroger là dessus ! J'ai un cours à suivre moi !
Je laisse donc mes multiples interrogations et me reconcentre sur le cours, faisant fi de tout le reste. Exercice difficile pour mon esprit rebelle, mais j'ai appris à le mater avec les années !
Midi : l'un de mes moments préférés de la journée. Celui où l'on peut se bâfrer sans remord. Tout simplement car on se dit avec bonne conscience qu'on brûlera toutes ces calories dans la journée. Puis faut le dire, la nourriture dans cette cantine est loin d'être dégueulasse. Pour un peu çà en serait surprenant. Durant mon repas, je peux voir les filles de ce matin, jurant à nouveau que non, elles n'étaient pas sorties. Toujours cette sincérité dans la voix et dans le regard. Non, décidément quelque chose me dérange dans cette histoire. Ce n'est pas logique. Autant dire que si l'amnésie sélective existe, elles sont un exemple parfait pour une étude clinique. Dans la théorie c'est joli. Mais çà n'explique pas pourquoi elles ont d'autres souvenirs à la place. En fait, elles sont plus proches d'un cas d'hypnose parfaite…Hypnose…
Le pire c'est que c'est pas si improbable que çà…
Admettons que ce soit de l'hypnose. Qui ? Et surtout, Pourquoi ? Toujours ce coup de feu qui retentit à mes oreilles. Je suis intimement convaincue que tout est lié. C'est comme si j'avais toutes les pièces d'un puzzle mais que j'étais incapable de savoir dans quel sens et où les mettre, et que le dessin global m'échappait. Un vrai casse tête bien en règle en somme. J'aime bien les mystères, je trouve çà fun. L'impression d'être dans les Experts, je dois analyser les indices et les corréler entre eux. Ai je vraiment du temps pour çà ? Ce serait quand même idiot que je finisse par en oublier, par exemple, de retourner en cours, un peu comme maintenant en fait !
A force d'être perdue dans mes pensées, j'ai complètement oublié le temps, et me voilà quasiment en retard. En plus c'est le Directeur qui nous fait cours cette aprem. Je suis un boulet lunaire, achevez moi…
J'arrive tout juste à l'heure, le temps de me glisser derrière une place et le Directeur a fait son entrée. Autant dire que je n'aurai pas pu faire mieux. Je commence à prendre des notes comme à mon habitude, lorsque je tique sur un détail. Le Directeur passe son temps à fixer les deux même étudiantes depuis le début. Toujours les deux d'hier soir. Je trouve çà bizarre alors que ce sont chez lui que je les ai vues se faire emporter. Pourquoi une telle fixation sur ces deux là ?
C'est pas comme si on n'était pas déjà une petite quarantaine, mais un peu. Alors pourquoi à nouveau elles ? Pourquoi toujours elles ? Cela a t'il un lien avec hier soir et leur amnésie ? Peut être est ce le Directeur qui les as hypnotisées. Si c'est le cas, pourquoi ? Quel est le but ? Si il y avait un tireur fou, il ne prendrait pas le risque d'en effacer les traces et de mettre ces élèves en danger. Cà n'a pas de sens.
Au final c'est comme quand on assiste à une scène de théâtre, on est spectateur de quelque chose. Sauf qu'ici on ne sait pas vraiment de quel pièce il s'agit. Ce qui est franchement désagréable pour la compréhension. Alors j'analyse tous ce que je peux, et pour le coup, je laisse presque mes notes incomplètes. Ma main relève des phrases et des mots mais sans les comprendre. Mon esprit est tourné ailleurs. Celui du Directeur aussi, je l'ai connu plus passionné que çà. Non, décidément, quelque chose cloche. Tiens la cloche, elle est entrain de retentir. Je prend mon temps pour ranger mes affaires. J'observe toujours le Directeur, qui suit du regard les deux étudiantes jusqu'à ce qu'elles sortent dans le couloir. Mais ce n'est pas son regard bienveillant et débonnaire qu'il a sur le visage, non c'est quelque chose de plus froid. Inquisiteur. Scrutateur même. Le genre de regard qui ne vous inspire jamais vraiment…
Une fois qu'elles ont passé la porte, il a soudainement réalisé que j'étais là, sans doute la dernière dans la salle de classe, à le fixer. Il a alors changé toute son expression faciale en quelque chose de plus doux et sympathique. Cependant c'était déjà trop tard pour moi. Alors que je rangeais mes dernières affaires, il m'a interpellée.
« Mao ? Tous se passe bien pour toi ? Tu n'as pas eu trop de mal à t'intégrer et à te faire aux règles ? »
« Non, aucunement. J'ai été surprise de la facilité avec laquelle les choses se sont déroulées, mais bon, tant mieux d'un côté. »
« Bien. C'est une bonne chose ! Tu sais Mao, si jamais tu as besoin de parler ou de te confier, mon bureau t'es ouvert. Même si pour l'instant tous se passe bien, si un jour quelque chose te dérange ou te met mal à l'aise n'hésite pas à venir me voir. »
« D'accord Directeur, merci. »
Après m'être inclinée pour le saluer comme l'usage l'exige, j'ai filé aussi vite que possible vers mon dortoir pour m'y retrouver tranquille. Car la vérité c'est que son discours est trop « bien » survenu pour être un hasard, et cela ne me rassure pas énormément, pas plus d'ailleurs que son « même si pour l'instant tout se passe bien ». Ca veux dire quoi çà ? Qu'un jour çà se passera forcément moins bien ?
Je n'y comprend rien, et c'est le genre de choses qui ont tendance à m'énerver assez rapidement en vrai. Peut être que je me fais des idées, peut être pas. Surtout que je n'ai vu ni Zero, ni Yuki en classe de la journée. Yori a beau m'avoir dit qu'elle était restée dormir le matin, l'après-midi elle n'était pas présente pour autant !
Dur de ne pas voir le lien entre leurs absences et les évènements de la veille. Pour ce qui est du détail c'est une autre affaire. Entre le coup de feu, l'amnésie sélective des filles, l'attitude du directeur et leurs absences, je me demande bien ce qui peux unir le tout.
Je me pose dans l'encadrement de ma fenêtre pour fumer ma cigarette et laisser mes idées défiler. Un lien qui unirait le tous. Je suis certaine qu'il me manque un élément. Il en manque forcément un !
Les yeux posés au travers de la fenêtre mais ne fixant rien de précis, j'ai d'un seul coup réalisé que quelqu'un passait un peu plus loin, et cherchait à attirer l'attention d'une tierce personne qui était dans sa chambre.
Ca m'est venu d'un coup, il y avait d'autres personnes hier soir. Les élèves de la Night Class. Shiki et Takuma. Comment ai je pu oublier ? Ils n'avaient rien à faire ici ! Même accompagnés des chargés de discipline c'est limite. De plus ce sont eux qui portaient les deux filles. Donc ce sont sans doute eux qui les ont trouvées ! En somme, elles sont bien arrivées jusqu'à l'académie, et sans doutes sont elles tombées sur eux, ou sur la personne pourvue d'une arme à feu. Peut être étaient-ce eux qui étaient armés. Non, le Directeur ne permettrait jamais une chose pareille. Alors quoi, encore une personne supplémentaire dont je n'aurais pas connaissance ? J'en doute, si c'était extérieur à l'académie, nous en aurions entendu parler, comme dit, il ne prendrait pas de risques inutiles.
J'ai mal au crâne à force de tant réfléchir sur le sujet. Je verrais bien s'il se passe quelque chose d'autre dans les jours à venir. Mon lit me réclame de toute manière, je ne saurais lui être infidèle.
