BONNE ANNÉE 2013, TOUT LE MONDE ^0^ ! ( Oui, je sais que je suis en retard v_v" ! )

Alors, vous avez tous échappés à la fin du Monde ? Bien ^^ !

Après avoir été malade, après avoir été obligé de réécrire entièrement la part 2 parce qu'une certaine personne - que je ne désignerait pas - l'avait malencontreusement effacé ! Pour le coup, j'ai vraiment crû que c'était la fin des haricots mais, on ne va pas en parler davantage parce que ça va encore m'énerver èwé !

Une chance pour vous que vous étiez pas là, ce jour-là, parce que j'ai poussé un de ces hurlements ! Un truc entre la rage et l'agonie v_v' ! Si, si, c'est possible !

Pis aussi, la reprise des cours a été dure :x (si, si, j'vous jure u_u' ) ! J'aurais dû me douter de quelque chose, quand ils nous ont dit : " Pas de devoirs pour les vac' de Noël " ! Ouais, à bien y réfléchir : ça sentait le complot à plein nez è_é ! !

/!\ WARNING /!\

Note 1 : Non, ceci n'est pas un disfonctionnement du site ! En fait, c'est ma faute à moi u_u" ! J'ai trouvé en réécrivant la part 2 qu'elle était beaucoup trop longue ! Aussi ai-je supprimé la version 1 de la part 1 pour mettre une version 2. La différence ? La fin du chap' ! Et oui, j'ai rajouté la toilette de Grimm par Ichi ^^ ! Les petites coquines seront contentes et les plus rigoureuses me diront que c'est pas bien que modifier un chap' déjà publié u_u" ! Toutes mes excuses, cela ne se reproduira pas ! Promis !

Donc, ceux qui déjà lu, peuvent : soit tout relire, soit sauter le chap' pour lire directement la scène de "bain" ! *-*

Quant à la partie 2, elle arrive très vite, no stress ^^ ! Encore désolée pour ce retard !

Note 2 : Les réponses aux reviews postés pour la version 1 seront mises dans le prochain chap' ! Sinon, ça va tout bousculer ! Oui, oui, je sais ! Je me mets toute seule dans la mouise u_u" !

Bonne lecture ^^ !


En cette belle matinée, Orihime était en train de planter les graines de pécher qu'elle avait acheté, il y a quelques temps. Elle se souvenait que lorsqu'elle avait demandé au marchand de les lui vendre, il lui avait dit :

- Ces graines sont toutes desséchées, mademoiselle ! Vu l'état dans lequel elles sont, vous n'en tirez rien, croyez-moi ! Lui avait-il assuré. Tenez, regardez plutôt ces graines de géranium : elles sont fraîches et seront du plus bel effet chez votre maîtresse, n'est-ce pas ?

Elle avait tressaillit. Le regard méprisant que cet homme avait jeté sur ces pauvres graines, lui rappelait celui que portaient autrefois les hommes sur elle. Une douleur sourde avait grondé en elle et c'est presque avec agressivité, qu'elle avait réclamé les grains. Le marchand l'avait regardé bizarrement, surprit par la fureur soudaine qui semblait agiter la belle femme puis, avait soupiré en allant chercher un sac pour y mettre sa commande. Elle avait payé et était repartie avec la marchandise qu'elle avait précautionneusement mise dans son panier mais de loin, elle avait entendu l'homme s'exclamer :

- Ah, les femmes !

Elle n'avait pas répondu et avait continué son chemin, la tête haute.

Elle avait un peu plus tard, laissé les graines tremper dans une bassine d'eau et maintenant, qu'elles étaient de nouveau hydratées, elle les plantait une par une, le long de l'allée avec délicatesse.

"Tout ce dont elles ont besoin : c'est qu'on leur donnent une chance ! Une chance d'exister et de s'épanouir..." pensa-t-elle, avec un air attendri

Cette pensée la replongea dans la discussion qu'elle avait eu d'hier soir avec Kurosaki-kun.

Début du flash-back :

Il se faisait tard et Orihime était sur le point de se préparer à aller dormir, quand Ichigo l'avait appelé au détour d'un couloir :

- Inoue, si tu as un instant, j'aimerais te parler...

- Oh euh... bien sûr, Kurosaki-kun ! Je vous écoute ! S'exclama-t-elle en souriant

- J'ai entendu dire que l'inspecteur Ishida était venu au manoir, récemment. Aurais-tu l'obligeance de m'en expliquer la raison ?

- ...

La rousse ne répondit rien et mon regard se voila de colère, en un instant. Elle détourna la tête et ses poings se crispèrent sous la tension qui l'animait.

- Inoue ?

- Ignoble..., murmura-t-elle

- Je te demande pardon ? Fit le majordome en arquant un sourcil

- Il a été ignoble ! S'écria-t-elle soudain, les larmes aux coins des yeux

- Inoue..., répéta-t-il en soupirant

- Vous m'avez sauvé, vous avez toujours été là pour moi, depuis que nous nous sommes rencontrés ! Vous m'avez redonné confiance en moi-même ! Et tout cela, vous l'avez fait, tout en accomplissant vos propres devoirs envers Hinamori-sama ! Et cet... homme... ose venir ici et vous calomnier de la pire façon qu'il soit ! L'entendre vous traiter de manipulateur et de criminel, je... je n'ai pas pu le supporter ! Je l'ai giflé et... je lui ai dit de partir, pour ne jamais revenir !

Elle avait débité ces paroles avec une émotion palpable, qui avait rougit son visage et perturbé le ton habituellement doux de sa voix. Ichigo avait remarqué le duel entre la colère et la tristesse, qui s'affichait dans ses yeux clairs et rendait la situation si confuse. Quelque chose n'était pas clair..., il lui manquait une pièce du puzzle !

- Inoue ? Inoue, calme-toi. Fit-il doucement en lui tendant un mouchoir

- Kurosaki-kun..., Kurosaki-kun..., répétait-elle, le mouchoir posé sur la bouche sans parvenir à se calmer. Je l'ai giflé..., je lui ai hurlé de ne plus jamais revenir...

Ichigo prit alors le temps d'analyser cette phrase et tout à coup, la lumière se fit dans son esprit :

" Alors, c'était donc ça ? Mais quel idiot, cet Ishida ! Et lui, qui pensait que..." soupira-t-il mentalement, désabusé

- Kurosaki-kun..., gémit une nouvelle fois, la rousse

Et avec un sourire attendri, Ichigo lui tendit les bras :

- Viens, Inoue.

Là, appuyée contre le torse musclé du roux et entourée par ses bras forts, Orihime pleurait à chaud de larmes. Pourquoi avait-il fallut que les choses se déroulent ainsi ? Elle aurait souhaité revenir en arrière mais, c'était trop tard, maintenant. Elle le regrettait mais jamais, elle ne s'excuserait la première ! Le brun avait été trop loin, beaucoup trop loin !

- Inoue, écoute : tout le monde peut faire des erreurs, nous sommes humains ! Sous le coup de l'émotion ou poussé par des sentiments que nous ne maîtrisons pas, nous pouvons dire ou faire des choses que nous regrettons plus tard. Il faut alors prendre un peu de temps : pour se calmer, réfléchir, prendre du recul..., commença-t-il, en lui caressant amicalement les cheveux.

- Mais, Ishida-kun...

- Nous nous sommes expliqués tous les deux et finalement... nous sommes amis, maintenant.

A l'utilisation du terme "amis", la jeune femme s'écarta brusquement pour regarder de façon incrédule, le majordome.

- Amis ? Vous et Ishida-kun..., amis ?

- Mais oui, Inoue ! S'exclama-t-il avec le sourire. Il m'a exprimé les griefs qu'il avait contre moi et je l'ai rassuré, en lui expliquant qu'il n'avait aucune raison d'en avoir. Tu sais, il tient beaucoup à toi et il est vraiment désolé de ce qu'il s'est passé.

- Si c'est vraiment le cas, alors pourquoi n'a-t-il pas... ? Demanda-t-elle à mi-mot

- Dois-je te rappeler ce que tu lui as dit et ce qu'il t'a répondu ? Il s'est bien excusé en disant qu'il ne viendrait plus d'ennuyer, n'est-ce pas ? Dis-toi simplement qu'il cherche à tenir cette promesse et qu'il ne reviendra qu'à condition, que tu l'y invites. Il fait ainsi passer le respect de ta volonté, avant ses propres envies !

- Vraiment ?

- Hn. Lui assura-t-il, en hochant la tête

Elle baissa les yeux, réfléchissant à tout ce que le rouquin lui avait dit. Alors, c'était par respect pour elle, qu'il n'était pas revenu à la charge. Pas, parce qu'il était fâché contre elle ! Elle s'en trouvait incroyablement soulagée, d'autant plus qu'Ichigo avait laissé entendre qu'il l'aimait bien... Peut-être que tout n'était pas encore perdu ?

Mais malgré tout, elle ne parvenait pas à oublier ce que le brun avait dit sur cet homme, envers lequel elle était si reconnaissante et qu'elle admirait pour sa grandeur d'âme. Ichigo le comprit et aussitôt, il lui souffla :

- Donne-lui une chance, Inoue ! Il a juste besoin que tu lui donnes une chance de se racheter. Le veux-tu ?

Elle avait un peu attendu avant de donner sa réponse puis, finalement elle s'était dégagée doucement de ses bras et avait rétorqué avec un sourire rayonnant :

- Oui, d'accord...

Fin du flash-back

Finalement, c'était une situation assez cocasse ! Elle, n'osant pas aller le voir parce qu'elle le pensait fâché et lui, n'osant venir de peur d'empiéter sur sa liberté. Chacun attendant que l'autre fasse le premier pas et tout deux, attristés de voir la situation demeurer inchangée. Ils ne s'étaient pas compris et s'étaient mutuellement fait du mal.

Mais, les choses pouvaient encore s'arranger et elle voulait sincèrement se réconcilier avec lui, être de nouveau en bon termes...

- Oui, une petite chance..., c'est tout ce qu'il faut !

Sur ces bonnes paroles, elle se releva avec son panier de graines, à présent, vide et partit s'occuper des autres plantes de la propriété.


A l'intérieur du manoir Hinamori, Grimmjow s'était levé ce matin, de très mauvaise humeur. Pas seulement à cause de ces foutus rêves érotiques, qui se terminaient toujours au mauvais moment, non, non ! Il était énervé parce qu'hier, il avait été le témoin d'une scène pour le moins dérangeante de son point de vue : son rouquin en train d'enlacer cette stupide rousse ! Inou-machin là ! Ah, ça l'énervait ! Et dire que l'autre jour, le roux avait dit au binoclard couturier, qu'il n'était pas intéressé !

- Mon cul, ouais !

Quand il l'avait vu la prendre dans ses bras, son cœur s'était serré dans sa poitrine et encore plus, quand il s'était mis à lui caresser les cheveux, avec tellement de tendresse. Grimmjow s'était caché rapidement enfin, de pouvoir entendre la conversation sans être repéré mais, de là où il était, il n'entendait rien. Il s'était donc rapproché et avait alors, entendu trois mots qui l'avaient glacé :

- Le veux-tu ?

Putain, ça ressemblait à une déclaration ! A une putain de déclaration qu'il avait faite à la rousse ! Et le pire, c'est qu'elle avait dit : oui !

Merde, merde, merde ! Qu'est-ce que c'était que ce bordel, à la fin ! Hier pourtant, il lui avait semblé que quelque chose était passé entre eux, non ? Il avait senti le rouquin aussi attiré qu'il l'était lui-même, il l'avait vu être provocant et séducteur face à lui. Alors pourquoi le soir-même, le retrouvait-il en train d'enlacer cette fille ? Il s'était foutu de lui ou quoi ?

- Ouais, c'est ça ! Il s'est foutu de ma gueule et moi, je suis tombé dans le piège, la tête la première ! Putain !

Grimmjow ne comprenait même pas sa propre réaction. Le rouquin avait joué avec lui ? Et alors, quelle importance ? Lui aussi, il se jouait de ses proies pour les avoir dans son lit et Ichigo n'était pas le premier à s'être moqué de lui. Alors, pourquoi... pourquoi...

- Pourquoi ça fait aussi mal... ? Souffla-t-il douloureusement

Désirant se rafraîchir les idées, le bleuté décida de sortir dans la cour. Il marchait d'un pas rendu lourd par la rage qui l'habitait.

"Et merde ! Pourquoi je me mets dans des états pareils à cause de ce rouquin ? N'importe quoi !"

Pourquoi ? Un minuscule recoin de son esprit, une voix lui soufflait la réponse à cette question mais, comme d'habitude, Grimmjow fit taire cette voix qui remettait en cause, beaucoup trop de choses de sa vie. A la place, c'est une autre idée qui germa dans son esprit :

- Pas question, de laisser cette femelle l'emporter ! Fit-il avec un sourire dément scotché au visage.

Et sans en ajouter davantage, il retourna calmement à l'intérieur du manoir. Mais, dans ses yeux, une flamme dansait.


Plus tard dans la journée, Ichigo alla voir le bleuté, pour qu'il l'accompagne en ville. Il le trouva dans le salon, debout devant la fenêtre :

- Pourquoi ? Tu as peur de te perdre ? Railla le bleuté, qui s'était tourné vers lui

- Du tout. Mais, je préfère garder un œil sur vous, par précaution.

- Ben, voyons ! Dis plutôt que tu ne peux plus te passer de moi, hein ?

- S'il vous plaît de le croire alors, très bien.

- Ouais, ouais... ! Et tu veux aller où, exactement ?

- Rendre visite à un ami.

- Et... ? Fit Grimmjow, sur un ton suspicieux

- Et rien. Répondit le majordome

- Je commence à te connaître, Ichigo ! Et ça m'étonnerait que tu te déplaces juste pour dire "bonjour". Y'a un truc louche là-dessous ! Affirma-t-il, en croisant les bras sur son torse. Allez, raconte ! Et je veux toute l'histoire ! Ordonna-t-il en pointant sa canne sur le majordome

Ichigo soupira. Jaggerjack était loin d'être bête, même s'il n'en donnait pas toujours l'impression ! Ichigo se doutait bien, que le bleuté avait compris que quelque chose de bizarre se tramait. Et après tout, puisqu'il avait été entraîné dans cette histoire, autant tout lui dire.

- Très bien, Grimmjow-san. Vous devriez vous asseoir, cela risque d'être long...


Et une heure plus tard, le rouquin avait fini de relater au bleuté, la triste histoire de la famille Hinamori.

- Et ben, dis donc, il ne plaisante pas l'oncle de la gamine ! Quel enfoiré ! Jura l'aristocrate

- Et encore, vous êtes loin du compte..., renchérit le roux, la mâchoire crispée

- Mais, si ce type est si dangereux... pourquoi tu ne vas pas voir à la police ?

- Premièrement, parce qu'il n'y a aucun preuve de ses méfaits. Vous vous doutez qu'il a pris soin de tout effacer ! Deuxièmement et même si, cela m'écorche la bouche, c'est un aristocrate. Il a de l'influence, tout un réseau de malfrats à sa solde et pourrait très bien s'en prendre à des innocents, s'il se sentait menacé. Pour l'instant, il est persuadé que je ne sais rien de ses plans et c'est très bien comme ça ! Au plus tard, il s'en doutera, mieux cela sera...

Le rouquin fit une pause mais, Grimmjow vînt vite le solliciter.

- Et ?

- Et pour finir..., commença Ichigo dans un soupir,... Hinamori-sama ne sait rien de toute cette histoire. Je ne veux pas qu'elle ait le cœur brisé pour un scélérat dans son genre !

- Ça arrivera tôt ou tard, tu sais...

- Et bien, ce sera tard ! Trancha le majordome, en le fixant de son regard ambré. Je ne veux pas qu'elle pense que cet homme est une victime. Il faut qu'elle se rende compte par elle-même de sa vraie nature. Et c'est sur ce terrain que je veux l'amener !

- Dans tout les cas, ça va faire mal..., insista le bleuté

- Oui, je sais..., fit tristement le néphillim, en baissant les yeux

Puis, il fixa de nouveau Grimmjow dans les yeux et clama :

- Mais, je serai là pour elle.

L'américain papillonna des yeux, incrédule face à sa détermination. Puis, il poussa un soupir à son tour, se leva et partir vers la porte en déclarant au passage :

- Tête de mule, va !

- Venant de vous, Grimmjow-san, je prends cela pour un compliment ! Répliqua Ichigo avec un sourire en coin

- Tsss ! Siffla le bleuté, qui était dans l'entrebâillement de la porte. Bon, allons-y ! Allons voir ce soi-disant ami dont tu parles !

- Grimmjow-san..., l'interpela ce dernier

- Quoi ?

- Merci.

- Merci de quoi ? Je n'ai rien fait, que je sache ! Clama-t-il, avant que son regard ne se fasse plus brillant. Enfin..., pas encore...

- Vous, alors... ! Soupira le rouquin, en secouant la tête

- Au lieu de passer ton temps à soupirer, lève-toi et ouvre la voie ! C'est ton ami qu'on va voir, pas le mien !

Le bleuté disparu derrière la porte, laissant Ichigo seul dans le salon. Celui-ci sourit, clairement amusé :

- Quel idiot ! C'est si difficile que cela de dire à quelqu'un, qu'on veut l'aider...


Et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tous les deux devant le magasin, que tenait l'ami du majordome. Devant l'enseigne, Grimmjow affichait un air peu amen :

" Chez Urahara, hein ? C'est bizarre... ! Pourquoi mon instinct me dit, de ne pas entrer là-dedans... ?" se demanda l'aristocrate

Mais, Ichigo eût tôt fait de le sortir de ses réflexions, pour l'exhorter à entrer. Puisque le rouquin y allait, c'est qu'il n'y avait de danger, n'est-ce pas ?

Ils furent accueillis par un homme taillé comme une armoire à glace, brun et moustachu qu'Ichigo s'empressa de saluer en souriant :

- Bonjour Tessai-san ! Comment allez-vous ?

- Ichigo-kun, quelle bonne surprise ! Je vais bien, merci. Et je vois que vous avez amené un ami avec vous...

Le majordome fit rapidement les présentations et Tessai enchaîna de suite :

- Dites-moi, votre dernier achat vous a-t-il donné satisfaction ?

- Et bien, comme vous pouvez le voir..., répondit-il en désignant le bleuté du regard

Cela amena son interlocuteur à en faire de même, qui analysa le bleuté à travers ses lunettes.

" Hein ? C'est de moi qu'ils parlent ? " s'étonna ce dernier, qui ne comprenait pas pourquoi on le regardait ainsi

- Oui. Je vois qu'en effet, cette canne vous est fort utile ! J'en suis content ! Conclut le moustachu, avec un sourire aimable

" Ah, ouais ! D'accord... "

- Bon, dans ce cas, que puis-je pour vous aujourd'hui ? Un nouvel achat peut-être ? Proposa joyeusement Tessai

" Pour un gorille digne de la mafia italienne, il a la fibre commerciale celui-là !" pensa Grimmjow, partagé entre l'amusement et l'inquiétude face à tant d'engouement

Ichigo, loin d'être mal à l'aise, répondit franchement :

- Non, Tessai-san. En fait, si je suis venu ici, c'est pour avoir un renseignement.

Le fait qu'il ait bien appuyé sur le dernier mot, n'échappa ni à Jaggerjack, ni à Tessai qui s'exclama soudainement très sérieux :

- Je vois. Je suppose que vous voulez voir le patron alors, c'est ça ?

- En effet, Tessai-san.

- Dans ce cas, suivez-moi, je vous prie ! Je vous mène à l'arrière-boutique.

Le géant leur ouvrit une porte située derrière le comptoir et ils pénétrèrent alors, dans ce qui semblait être un salon, dans un style un peu particulier...

- Au cas où vous vous poseriez la question, Grimmjow-san, ce salon est tout ce qu'il y a de plus traditionnel au Japon.

- Ah...

Celui-ci se remémora alors, des photos prises de ce pays à une réception, dont il ne se souvenait plus la nature exacte. Grimmjow avait pour habitude, de ne se souvenir que de ce qui l'intéressait et le reste était stocké dans un coin de son cerveau, en attendant d'avoir une quelconque utilité ! Néanmoins, il se souvenait vaguement que la décoration japonaise était effectivement... plutôt... épurée ! Des meubles simples en bois et des coussins à la place des chaises...

" Mouais ! Enfin, les goûts et les couleurs... !"

Il fut stoppé dans ses réflexions philosophiques par une espèce de tornade blonde, qui avait débarqué d'un seul coup !

- Oooh ! Mais, c'est mon petit Ichigo ! S'exclama l'individu d'une voix chantante. Que me vaut le plaisir de ta charmante visite ~ ?

- Bonjour, Kisuke-san.

Ledit Kisuke, une main sur son chapeau d'où dépassait ses cheveux platine et l'autre brandissant sa canne, lançait un regard un peu trop enthousiaste au goût de l'aristocrate. On aurait dit un gamin sur le point de jouer un mauvais tour !

Le blond les invita à s'asseoir sur les coussins prévus à cet effet et prit place à son tour, en face d'eux. Il posa ensuite sa canne au sol et sortit un éventail, qu'il plaça devant son visage, ne laissant plus apparaître que ses yeux rieurs.

- Et bonjour à vous aussi, jeune homme ~ ! Qui que vous soyez, vous êtes le bienvenu de mon humble demeure ! Hahaha !

Grimmjow lui répondit un vague "bonjour" mais, n'en pensait pas moins...

" C'est quoi ce cinglé ? Et pourquoi mon impression de tout à l'heure revient au galop ?! " s'exclama mentalement le bleuté, devant l'étrange spectacle qu'offrait Urahara

Ichigo, lui, n'était pas déconcerté pour un sou. Il avait tellement l'habitude de son comportement excentrique, qu'il ne prêtait même plus attention à toutes ses frasques ! Et puis franchement, entre Urahara, son ami qu'il avait vu récemment, et l'autre crétin : le pauvre majordome était servi, niveau "connerie" ! A croire que ces trois-là étaient en compétition pour le rendre chèvre ! Bref, c'est tout naturellement qu'Ichigo poursuivit son dialogue, comme si de rien n'était :

- Et bien, je suis venu pour te demander un renseignement et...

- Une tasse de thé ? L'interrompit brusquement le blond, tasses et théière en main, qui étaient apparues comme par magie

- Euh... non, merci. Refusa-t-il poliment. Et donc, je te disais que...

- Une petite douceur, alors ? Réitéra l'autre, en plantant un plateau de divers biscuits sous le nez du rouquin

- Non, merci Kisuke-san ! Fit patiemment Ichigo. Par contre, si tu pouvais me dire où...

- Et des bonbons ? Du café ? De la glace ? Du pudding ? Du...

BING !

- Itaïïïïïïï!

- Non mais, c'est pas bientôt fini ton cirque ! Tu m'énerves, espèce d'abruti fini !

Décidément, Urahara ne changerait jamais ! Dès qu'il avait l'occasion de le pousser à bout, il s'y évertuait avec une incroyable application. C'était un des passe-temps que Kisuke affectionnait et auquel il ne renoncerait pour rien au monde, qu'importe les risques qu'il prenait.

- C'était juste pour plaisanter, voyons ! Ne te fâche pas, mon garçon ! Plaida le blond, penaud

La tête enfoncée dans son plancher, Kisuke arborait à présent une magnifique bosse, cadeau offert par notre cher rouquin.

- Maintenant, tu te tais et tu me laisses parler, compris ! Aboya le majordome, passablement énervé

- Oui, oui, mon petit Ichigo ! Gomenasaï !

Grimmjow qui assistait à la scène, un peu en retrait, se demandait où il avait atterrit. Entre l'espèce d'olibrius blond, qui avait l'air de sortir d'un autre monde et Ichigo, qui perdait en un instant son sang-froid et le frappait sans retenue, il découvrait un autre aspect de la vie du majordome.

- Tu es sûr de ne pas y être allé trop fort ? Demanda tout de même le bleuté, en regardant le blond qui avait toujours la tête dans le plancher

- Ne vous en faites pas pour lui, Grimmjow-san ! Les idiots dans son genre, sont particulièrement résistants. Pire que des cafards !

- Tu es cruel avec moi, Ichigo ! Pleurnicha théâtralement le blond, qui s'était rassit de son côté de la table

- A peine ! Trancha le majordome

Et alors que cette charmante conversation se poursuivait, un cri d'enfant mit tout le monde en alerte :

- JINTAAAA, HOME RUUUUN ! *

Les invités et leur hôte se baissèrent juste à temps pour évité la balle, qui avait traversé le papier de riz du shōji et rebondissait sur les quatre murs du salon. Elle acheva finalement sa course sur un vase ancien, qui se brisa en milles morceaux !

La surprise passée, ils purent très clairement entendre un "Oh, merde !" émit par l'investigateur de ce trouble. Trouble-fête, qui fut rapidement intercepté et soulevé de terre par un Tessai, passablement énervé.

- Jinta, qu'est-ce que tu fabriques ? Tu devrais être en train de balayer la cour, espèce de fainéant ! Et en plus, tu déranges le patron alors qu'il est en pleine conversation, c'est intolérable !

- Mais, lâche-moi, Tessai ! Pose-moi par terre, baka ! S'écriait le gamin aux cheveux rouges

Pendant qu'il continuait à s'agiter dans tous les sens et à insulter le moustachu, celui-ci se tourna vers les invités et s'inclina profondément :

- Veuillez pardonner cet incident, messieurs. Cela ne se reproduira pas !

- Ce n'est rien, Tessai-san. Répondit Ichigo. Emmène Jinta avec toi et ça ira !

- Bien. Veuillez accepter, encore une fois, toutes mes excuses ! Fit le géant en se penchant une deuxième fois, avant de repartir avec le gamin à bout de bras.

Un silence passa puis, Grimmjow, dans sa délicatesse habituelle, déclara :

- C'est une maison de fous, ici !

- Et le pire, c'est que vous n'êtes pas loin de la vérité pour une fois ! Renchérit le rouquin, las

- Ah, quelle visite palpitante, n'est-ce pas ~ ? Fit Kisuke, toujours enjoué. Mais au fait, tu avais une question à me poser, Ichigo. Je t'écouuute ~ !

- Oui. J'aimerais savoir si tu sais où se trouve actuellement Yoruichi ? Vu que ce satané chat n'arrête pas d'aller à droite, à gauche et dissimule sa position grâce à un blind**, un demi-ange comme moi n'est pas capable de repérer sa présence.

- Blind ? C'est quoi ça encore ?! Demanda le bleuté

- C'est une sorte de barrière magique qui permet de dissimiler sa présence, à condition de rester tranquille, naturellement ! Lui répondit le rouquin

- En clair, ça sert à avoir la paix, c'est ça ?

- Exact. Et suivant, la puissance qu'on y met : on peut se dissimuler de toutes créatures magiques ou seulement de certaines, en particulier. Ce qui est le cas avec Yoruichi et la raison pour laquelle, moi, je ne peux repérer son énergie.

- Hn, je vois. Acheva simplement l'américain

- Bien.

L'explication terminée, Ichigo s'adressa de nouveau à Urahara :

- Alors, Kisuke-san ?

- Je suis désolé de te décevoir, mon garçon mais, j'ignore totalement où se trouve Yoruichi, en ce moment ! Et puis, je ne vois pas pourquoi tu viens me poser cette question, à moi ?

- A ton avis... ? Fit le rouquin avec un sourire goguenard

Kisuke se racla la gorge et se replia derrière son éventail qu'il agitait nerveusement, en essayant de ne rien laisser paraître :

- N-nous ne sommes pas si intimes que ça, Yoruichi et moi !

- C'est cela oui, c'est cela...

Le blond eut la décence de rougir derrière son éventail mais, cela passa inaperçu auprès de ses invités... enfin, presque !

Grimmjow observait en silence. Il pressentait qu'il valait mieux ne pas entamer la discussion avec le cinglé... instinct de conservation ! De son côté, désirant noyer le poisson au plus vite, Kisuke arbora de nouveau son air idiot et sa voix chantante :

- Mais tu sais, mon petit Ichigo, si tu veux trouver Yoruichi, tu peux toujours demander à Shiro ! Lui, il saura, c'est certain ~ !

- Shiro ? S'interrogea à haute voix le bleuté

- Un autre de mes amis, Grimmjow-san. Précisa-t-il à son attention. Et effectivement, vu qu'ils sont un peu faits du même bois tous les deux... Shiro devrait pouvoir le repérer..., songea à haute voix le majordome

- Bien ! Puisque la question est réglée, je ne vous retiens pas plus longtemps !

- Je rêve ou essayes-tu de te débarrasser de moi, tout à coup ? S'exclama Ichigo

- Mais non, mais non ! Quelle idée, voyons ~ ! Fit-il sur un ton joyeux, qui ne convainquit personne

- Hn. J'ai compris ! Soupira le rouquin. Bon et bien, merci pour ton aide, Kisuke-san ! A bientôt !

- Oui, à bientôt ! Et mes salutations à ta chère petite famille ! S'exclama le blond, en agitant le bras

Ichigo, qui connaissait les lieux comme sa poche, les mena sans encombre jusqu'à la sortie, où il s'arrêta. L'américain qui était derrière lui, s'approcha pour lui faire face. Le majordome était en train se pincer l'arête du nez dans un mouvement clairement agacé, qui interpela le bleuté :

- Un problème ?

- Non. Mais..., je sens venir d'ici une atroce migraine et des envies de meurtre !

- O... kay ! Fit le bleuté de façon éloquente. Bon ! Ben, on va peut-être pas prendre racine ici, non ? Où se trouve-t-il ce "Shiro" ?

Prenant le pas sur le pressentiment qui l'agitait, Ichigo se décida à ouvrir le chemin :

- Venez, c'est par ici !

Et à nouveau, ils s'engouffrèrent dans les rues de la ville, que le rouquin avait l'air de connaître comme sa poche !

" Je sais pas exactement dans quoi je mets les pieds mais, je sens que je n'ai pas fini d'être surpris !"


Bien vite, ils arrivèrent devant une imposante auberge à cinq étages, où l'écriteau stylisé, la désignait sur le nom de...

- L'Angélus ?

- C'est l'auberge tenue par ma famille. Lui expliqua le majordome

A cette mention, la petite flamme de ce matin dansa à nouveau dans le regard du bleuté...

- Tiens, donc ! Alors comme ça, tu vas me présenter à ta famille ? Je ne pensais pas que ça arriverait si tôt ! S'exclama-t-il, avec une voix beaucoup trop aimable pour être honnête et un immense sourire

Cela n'échappa pas à Ichigo, qui s'empressa d'ajouter :

- Vous avez intérêt à vous tenir tranquille !

- Sinon quoi ? Demanda le bleuté, dont le sourire s'élargissait

- Sinon, vous allez voir ce que vous allez prendre ! Gronda le rouquin

- Huum, c'est une menace ou une promesse, ça ? Ricana l'autre, en se léchant les lèvres

Le regard gourmand et le sourire carnassier qu'il affichait, ne laissaient aucun doute sur le genre d'allusion qu'il faisait. Cela amena un rougissement de gêne au néphillim, qui détourna le regard.

- Idiot !

Les bras croisés dans une attitude agacée, Ichigo faisait dos à l'aristocrate, qui ne se privait pas pour rire de la situation. Exaspéré par son ricanement, il finit par se retourner dans l'objectif de lui dire ces quatre vérités, quand il se stoppa.

Et merde ! Grimmjow était beau quand il riait ! Encore plus qu'à la normale...

"Houlà ! Non, non et non ! Reviens sur Terre, mon pauvre Ichigo ! Ce n'est pas le moment de t'extasier sur lui, reprends-toi !" se réprimanda le majordome

- Bien. Si vous avez fini de vous moquer, peut-être pourrions-nous entrer ?


Depuis sa place habituelle, il l'observait. D'aussi loin qu'il se souvienne, il avait toujours été attiré par les femmes : il aimait leurs courbes voluptueuses, leurs longues chevelures soyeuses, leurs visages harmonieuses, leurs voix charmeuses et leurs lèvres pulpeuses. Oui, Kyōraku Shunsui était un homme qui aimait les femmes, cela ne faisait aucun doute !

Et pourtant... pourtant, quand il l'avait vu pour la première fois, il avait été foudroyé sur-place !

Ces longs cheveux immaculés comme la neige, cette peau de porcelaine et ce corps, qui se déplaçait avec tant de grâce et d'élégance. Mais surtout, ces beaux yeux chocolat plein de douceur et couvert par de longs cils, l'avaient laissé totalement sidéré et il était resté immobile comme un idiot, à regarder cet être bien trop beau pour être vrai.

Bien vite, Jyuushiro Ukitake était devenue une obsession pour lui. Il ne ratait jamais une occasion de se rendre à l'auberge, pour pouvoir observer cet homme fascinant. Il ne se lassait jamais de le regarder essuyer avec application chaque verre, de le voir offrir d'aimables sourires aux clients ou de le voir donner des directives à la petite Yuzu ou à Karin.

Il les connaissait de par le fait, qu'il venait déjà à l'époque où c'était la charmante Masaki, qui gérait l'auberge. Il avait souvent échangé quelques mots avec elle et elle lui avait parlé de ses enfants. A la mort de cette dernière, il avait pensé avec une certaine tristesse que l'établissement fermerait ses portes, définitivement.

Aussi, quelle ne fut pas sa surprise quand il avait appris que l'auberge avait été rouverte et que tous les clients étaient revenus ! Etonné, par cet engouement malgré la perte de la charmante gérante, Kyōraku voulut voir de quoi il en retournait exactement... et c'est là, qu'il le vit !

Un plateau plein dans une main, l'autre dégageant une mèche de ses longs cheveux, qui virevoltaient autour de lui. Il portait une chemise bleu clair partiellement déboutonnée, qui laissait apparaître le début de ses pectoraux, ainsi qu'un pantalon noir recouvert d'un tablier blanc. Il avait tourné la tête vers lui et lui avait fait le plus beau sourire que Kyōraku ait jamais vu. Puis, d'une voix amicale, il lui avait demandé :

- Bienvenu, cher client ! Que puis-je faire pour vous ?

" Oh, bien des choses... ", avait-il alors, pensé

La tournure de ses pensées, l'avait perturbé à l'époque. Après tout, Ukitake aussi charmant et aimable soit-il, était avant tout... un homme ! Et c'était bien la première fois de son existence, que Kyōraku avait de telles pensées pour un être du même sexe !

Alors, il était revenu souvent pour essayer de comprendre, ce qui pouvait rendre ce Jyuushiro si spécial...

Seulement, il avait rapidement perdu son objectif de vue et s'était perdu dans la contemplation de l'homme aux cheveux de neige. Et plus rien n'avait compté, à part entendre le son de sa voix, voir son sourire et se plonger dans la douceur de son regard.

Pour ne pas se faire démasquer, il venait toujours accompagné d'une ou plusieurs jolies jeunes femmes et faisait mine de jouer les jolis cœurs, pour pouvoir observer son fantasme à la dérobée. La ruse semblait fonctionner puisque l'aubergiste ne s'apercevait de rien et cela lui permettait de se rapprocher lentement de lui. Il avait alors découvert qu'il était le frère de Masaki et qu'il avait repris l'auberge à la fois, en mémoire de sa sœur et pour venir en aide à sa belle-famille.

Cela n'avait évidemment fait que lui rajouter des qualités à ses yeux mais, il voulait en savoir davantage ! Et surtout, une question le taraudait : y avait-il une chance qu'il s'intéresse à lui ?

Il avait beau l'observer, il ne remarquait aucune différence dans son comportement, entre lorsqu'il s'adressait à une femme ou à un homme ! Rien. Il se montrait aimable, courtois mais néanmoins, professionnel et il ne paraissait être attiré ni par l'un, ni par l'autre ! C'était à n'y rien comprendre !

Et puis, il y avait eu cette soirée. Cette soirée dont il n'avait que quelques souvenirs mais, qu'il n'oublierait jamais...

Il avait bu plus que de raison, ce soir-là. Perdu dans la contemplation de son apollon, il n'avait pas fait attention et avait enchaîné les verres plus vite que d'habitude et évidemment, les effets de l'alcool eurent tôt fait de le rattraper et de le faucher d'un seul coup. Il en était arrivé au point de se sentir partir très loin et de se mettre à vaciller sur son siège. Dans son ivresse, il avait entendu la voix lointaine d'une des jeunes femmes qui l'accompagnaient, lui demander s'il voulait de l'aide pour rentrer chez lui. Il avait poliment refusé l'offre et peu après, il avait entendu la voix de Jyuushiro :

- Je vous offre une chambre, Shunsui-san ?

- Hooo ! C'est très aimable à vous, *hic* Ukitake-san ! Merciii !

L'occasion était trop belle et il n'avait pas pu résister à cette proposition. D'autant plus, qu'il avait en tête d'en profiter un peu...

Il avait été surpris de voir cet homme d'apparence frêle le soutenir sans problème mais, était vite retourné à son idée. Profitant de son état apparent, il s'était appuyé et collé plus que nécessaire sur lui. Il avait alors pu toucher son torse et avait senti sous la pulpe de ses doigts, les muscles saillants qui transparaissaient, même recouverts de vêtements. Son voyage avait continué sur le ventre de l'homme, moins musclé mais, tout aussi viril et il était même parvenu à frôler sa cuisse, qu'il avait senti ferme et sculptée.

Kyōraku aimait les femmes, leurs courbes, leurs formes... et le corps de Jyuushiro n'avait rien de féminin. Il était même plutôt viril et musclé alors, pourquoi se sentait-il attiré par le corps ferme contre lequel il se reposait ? Pourquoi se sentait-il si bien dans ces bras, qui l'enserraient et le déposaient délicatement sur un lit ? Pourquoi était-il grisé par ces douces mains sur lui ?

Il n'avait de réponse à aucune de ces questions et les brumes de l'alcool ne l'aidaient guère à y voir clair !

Malgré la lourdeur de ses paupières, il avait entrouvert les yeux et était tombé directement dans le regard doux et bienveillant de l'aubergiste. Ce regard qui l'avait hypnotisé depuis le premier jour...

Et soudain, il avait détourné la tête et avait commencé à se lever, à s'éloigner de lui... Non ! Il ne voulait pas !

- Jyuushiro-san...

Immédiatement, les yeux chocolat s'étaient reposés sur lui et il l'avait vu se rapprocher de lui. Son visage éclairé uniquement par la lune, lui conférait une aura mystérieuse et fascinante. Elle le rendait presque irréel...

" Tu es beau..."

Il l'avait pensé si fort qu'il était persuadé que ses lèvres avaient formé les mots, sans pour autant les prononcer.

L'aubergiste avait continué de se rapprocher, au point de n'être plus qu'à quelques centimètres de son visage. Il était près de lui, si près...

Il avait alors senti un doux effluve émané de sa peau, de son cou et sans réfléchir, il l'avait saisi par la nuque et avait enfoui son nez dans le cou opalin. Il avait humé pleinement cette senteur si délicate et naturelle, l'odeur de sa peau... Une odeur suave, qui n'avait rien à voir avec les parfums artificiels, dont ces dames s'aspergeaient. Et qui l'entêtait bien plus, que toutes les essences qu'il avait senti jusqu'ici !

Alors, qu'il poursuivait ses réflexions, il avait été doucement repoussé par l'aubergiste et s'était de nouveau, retrouvé face à face avec lui. Comme en pleine transe, il avait détaillé son visage aux traits harmonieux jusqu'à tomber sur ses lèvres. Elles étaient fines, légèrement rosés et surtout, elles avaient l'air si douces...

L'alcool annihilant toute hésitation, il l'avait ramené brutalement à lui et avait pressé ces lèvres contre les siennes.

Douces, comme il les avait imaginé mais aussi, chaudes et humides..., tout simplement exquises ! Les yeux clos, il avait été envahi par une chaleur insoutenable qui avait échauffé ses joues et il en avait voulu plus...

Seulement, Jyuushiro l'avait brutalement ramené sur Terre en le repoussant avec force. Encore sous le coup des émotions qui l'avaient assailli, Kyōraku n'avait pas tout de suite réagi et était resté allongé, plongé dans de délicieuses sensations. Et quand, après quelques instants, il avait voulu se redresser... à peine, avait-il bougé, que des pas précipités et une porte qui claque, avaient résonné dans la pièce puis, avaient laissé place à un silence assourdissant.

- Jyuushiro-san... ?

Aucune réponse. Son apollon s'était enfuit...

Le lendemain, il avait voulu avoir une explication avec l'aubergiste mais, son entreprise s'était avérée impossible. Impossible d'approcher Jyuushiro à moins d'un mètre et impossible de converser plus de 5 minutes avec lui ! L'homme fuyait son regard et son contact, autant qu'il le pouvait et malgré le fait qu'il le faisait avec un certain tact, Kyōraku s'était senti incroyablement blessé...

Pour lui, le message était clair : il le rejetait !

Et pourtant depuis ce jour, ses nuits étaient hantées par des rêves aussi érotiques qu'intenses et son désir pour l'homme à la chevelure immaculée n'avait fait que croître de jour en jour. De temps à autre, quand il l'observait en appliquant son stratagème habituel, il le voyait jeter un regard dans sa direction. Un regard qu'il n'arrivait pas à expliquer car, plusieurs sentiments s'y mélanger : de la colère, de la tristesse et quelque chose d'autre, qu'il ne parvenait pas à définir...

Lui, qui était pourtant si doué pour décrypter les gens, se retrouvait face à une énigme insurmontable !

Malgré tout, il revenait jour après jour, essayant de comprendre, d'analyser et de décrypter le comportement de l'aubergiste. Au final, son désir pour les femmes s'était fané et il ne les voyait plus que comme un moyen de dissimuler son intérêt pour son bel apollon. C'était abominable à dire car, ces demoiselles ne méritaient pas une telle considération mais, c'était vrai et il avait cessé de s'en préoccuper.

Aujourd'hui encore, il le regardait travailler derrière son comptoir pendant que la jeune Karin servait les clients et que Yuzu s'agitait dans la cuisine de l'auberge. Et d'après ce qu'il voyait, il n'avait pas la tête à ce qu'il faisait. Son air morose et ses yeux légèrement cernés, lui indiquaient qu'il n'avait apparemment pas bien dormi. Pour une raison qui lui échappait, il semblait triste...

Tout à coup, il le vit relever brusquement la tête vers la porte d'entrée : un jeune homme aux cheveux roux se tenait dans l'entrée et lui offrait un sourire lumineux. Sourire auquel Jyuushiro répondit immédiatement, remplaçant sa morosité par une joie rayonnante et palpable. Mais qui était ce jeune homme pour réussir à effacer la tristesse de l'aubergiste, par sa simple présence ?

Il n'eut pas le temps de s'attarder sur la question car, le cours de ses pensées fût interrompu par un geste de la part de son apollon. Il s'était dépêché de quitter son bar, pour venir enlacer fortement et tendrement le rouquin.

Ce fut un nouvel électrochoc pour Kyōraku, sidéré alors que Jyuushiro passait une main tendre dans la chevelure flamboyante de l'inconnu. Inconnu, qui lui semblait profiter pleinement de l'attention, un sourire scotché aux lèvres comme s'il était au paradis. Une douloureuse épine perça le cœur de Kyōraku et il expérimenta une toute nouvelle émotion : la jalousie.


Dès qu'il avait vu son oncle derrière le comptoir, Ichigo s'était senti incroyablement apaisé. Et ce n'était pas du luxe après toutes les émotions par lesquelles il était passé, aujourd'hui : la frustration à cause de ses rêves, l'exaspération à cause de Kisuke et à l'instant, le désir en regardant rire ce maudit Grimmjow Jaggerjack ! Alors, un peu de douceur ne lui ferait pas de mal et c'est précisément ce qu'il ressentait, alors que son cher oncle le prenait dans ses bras.

Bien que sa mère et lui soient faux-jumeaux, il dégageait la même aura qu'elle. Quelque chose de doux, de rassurant et d'apaisant qui le faisait se sentir bien. Ichigo aimait son père mais, il avait toujours eu une relation particulière avec son oncle. Un lien spécial, qui faisait qu'il ne fuyait jamais les démonstrations affectives et même les recherchaient presque avec son oncle : un peu comme un enfant avec sa mère. Son père n'avait jamais été doué pour ce genre de chose, en faisant beaucoup trop ou pas assez et véhiculant une sorte de manque affectif chez son fils, qui avait compensé cela avec son oncle bien-aimé. Il avait toujours les gestes ou les mots qu'il fallait et dès qu'Ichigo avait besoin de parler sur le ton de la confidence, c'était son oncle qu'il venait voir.

Totalement dans son monde, il ne remarqua pas la réaction de Grimmjow, qui était loin d'apprécier le rapprochement. Lentement, Ichigo se détacha de l'aubergiste et déclara en souriant :

- Bonjour, Oji-san ! Comment vas-tu ?

- Et bien, disons que je fais aller, mon neveu. Je suis un peu fatigué, en ce moment !

- Oui, je comprends. Et comment vont Yu...

- Ichi-nii !

Le majordome n'eut pas le loisir de finir sa phrase car, un boulet de canon aux cheveux châtain lui avait sauté au cou et le serrait étroitement.

- Yuzu ?!

- Oni-san, ça fait tellement longtemps que tu n'est pas venu nous voir ! Tu m'as manqué ! Geignit l'adolescente

Attendri, il rendit à sa sœur, son étreinte et lui répondit :

- Oui, tu as raison. Je suis désolée, Yuzu ! Mon travail me prend tout mon temps et j'en viens à oublier de vous rendre visite. Pardon, petite sœur !

- Hm, ce n'est pas grave, Ichi-nii ! Sourit la jeune fille, en se détachant de son frère

Ce dernier l'embrassa tendrement sur le front, faisant glousser de bonheur la jeune fille.

Yuzu ressemblait énormément à sa défunte mère, aussi bien physiquement qu'au niveau de son caractère. Elle avait de longs cheveux ondulés châtain clair, de grands yeux ambrés comme lui et un joli teint de poupée, qui lui donnait bonne mine. Du haut de ses 15 ans, elle mesurait 1m 57, elle possédait une poitrine bien proportionnée et de longues jambes gracieuses qu'elle cachait sous des jupes longues à volants.

Petit cordon bleu, ses plats ravisaient les papilles de sa famille mais aussi, des clients de l'auberge, qui ne tarissaient pas d'éloges sur sa cuisine. Ajouter à cela, son sourire lumineux qui ne la quittait presque jamais, Yuzu était une charmante jeune fille, qui séduisait par sa beauté et sa bonne humeur.

Ichigo adorait contempler le visage de sa petite sœur et cette fois-ci encore, la jeune fille ne put y échapper. Mais, ce moment de retrouvaille tout rose et sucré, fût brisé par l'arrivée d'une autre jeune fille.

- Tiens, un revenant ? Fit-elle, cynique. Tu avais oublié le chemin de la maison, Oni-san ?

- Hahaha, bonjour à toi aussi, Karin ! Rit le majordome. Comment vas-tu ?

- Bien. Mais toi, par contre, si tu t'avises encore une fois de rendre Yuzu triste, ça va aller très mal pour toi ! Compris ? Le menaça-t-elle gentiment

- Je saurais m'en souvenir..., fit-il, avec un sourire fin amusé

Amusée à son tour, Karin se rapprocha doucement de son grand frère et déclara, un peu gênée :

- Bien ! Alors maintenant, viens là, idiot ! Tu m'as manqué à moi aussi...

Ichigo prit dans ses bras, cette jeune fille au caractère bien trempé.

Karin était différente de sa sœur, sous bien des aspects. Elle ressemblait davantage à son père et était moins féminine que sa sœur. Elle avait de longs cheveux noirs qu'elle attachait toujours en une queue de cheval haute, elle avait des yeux profondément noirs, qui rendaient son regard insondable et affichait généralement une expression sérieuse. Un peu plus grande que Yuzu avec son 1m 60, elle ne possédait pas des attributs très développés, ce qui la complexait un peu même si elle n'en disait rien. Elle n'en restait pas moins belle mais, contrairement à Yuzu, c'était une beauté froide.

Elle avait l'art de dissuader tout prétendant par des répliques cinglantes et bien placées, qui leur coupait la chique et les laissaient un peu honteux aussi. Protectrice et impulsive, comme pouvait l'être son frère parfois, elle n'hésitait jamais à taper du poing et distribuer quelques baffes, si cela était nécessaire. Elle assumait pleinement son image d'associable colérique et s'en fichait complètement ! Car, les personnes vraiment importantes dans sa vie, savaient de quoi il en était réellement.

Sa relation avec son frère, était différente également : moins tactile, centrée davantage sur les regards et plus taquine mais néanmoins, très complice. Ils se comprenaient sans avoir besoin de parler et cela lui convenait très bien.

Elle se détacha de son frère, en lui assenant une petite tape à l'épaule et Ichigo fit semblant d'avoir mal, comme d'habitude ! Un rituel qui s'était instauré entre eux et qui les amusait plus qu'autre chose.

Grimmjow observait la scène, avec un pincement au cœur. Quelque part au fond de lui, il enviait le rouquin et la relation qu'il avait avec sa famille. Lui, n'avait jamais eu droit à ce genre de chose ! Son père l'ignorait la plupart du temps, faisant comme s'il n'existait pas et sa mère, elle, ne cessait de le réprimander et de lui jeter des regards emplit de colère et de mépris. Une fois étant petit, il avait essayé de lui faire un câlin : elle l'avait giflé violemment, au point qu'il tombe par terre et lui avait hurlé dessus, complètement hystérique :

- NE ME TOUCHE PAS ! JAMAIS, TU ENTENDS ?! TA PRESENCE M'EST SUFFISAMMENT INSUPPORTABLE COMME ÇA ! JE TE HAIS ! J'AURAIS VOULU QUE TU NE VIENNES JAMAIS AU MONDE, GRIMMJOW... !

Alors que cette phrase haineuse résonnait dans sa tête, une main sur son épaule le fit sortir de ses souvenirs :

- Excusez-moi...

Piqué au vif, l'américain se tourna vers l'importun, qui avait osé le toucher sans sa permission et fit face à un homme brun aux cheveux longs et tombant sur l'épaule, qui affichait un air benêt. Il se dégagea brusquement de l'emprise et grogna, méchamment :

- Quoi ? Qu'est-ce que vous voulez ?!

- Et bien, j'aimerais savoir si vous connaissez ce jeune homme, là-bas..., demanda-t-il, en désignant l'individu

Grimmjow tourna brièvement la tête, pour voir de qui le brun parlait et lorsqu'il vit qu'il s'agissait Ichigo, il se fit méfiant :

- Peut-être bien... Qu'est-ce que ça peut vous faire ?!

- Ça m'intéresse... j'aimerais bien savoir qui c'est ? Dites-le moi...

Malgré l'air jovial qu'il affichait, Grimmjow pouvait clairement sentir quelque chose de glacial et de menaçant dans ses yeux. Il regardait Ichigo comme si c'était son pire ennemi et cette attitude alerta le bleuté, qui se mit sur ses gardes.

- Qu'est-ce que vous...

- Grimmjow-san ?

L'interpelé reconnut immédiatement la voix du rouquin et se tourna pour lui faire face.

- Quelque chose ne va pas ? Vous semblez contrarié...

- Nan, nan, c'est rien..., assura-t-il, en jetant malgré tout un coup d'œil méfiant au brun

Suivant son regard, Ichigo tomba sur celui sombre du brun, qui se tenait près de l'aristocrate. Il crut alors bon, de se présenter :

- Bonjour, monsieur. Je m'appelle Ichigo Kurosaki, enchanté ! Déclara-t-il en tendant sa main

- Kurosaki ? Répéta le brun, surpris. Alors, vous êtes...

- Shunsui-san ? Intervint un autre interlocuteur

- Tu connais cet homme, mon oncle ? L'interrogea le rouquin

- Oui, c'est... un client régulier. Répondit-il, avec un air gêné

- Shunsui Kyōraku, je suis avocat. Enchanté, jeune homme ! Se présenta amicalement le brun, en serrant la main du rouquin

Grimmjow, lui, afficha un air confus. Etrange... c'était comme si l'homme s'était radoucit, en entendant le nom de famille d'Ichigo. Et il n'y avait, à présent, plus aucune trace d'hostilité dans son regard.

" Vraiment bizarre... on dirait presque qu'il est soulagé...", pensa le bleuté

- Oh, alors c'est vous l'avocat d'Hitsugaya-san ! Je vous connaissais de réputation mais, c'est la première fois que je vous rencontre. Encore merci pour l'aide que vous apportez à Kensei-san ! Sourit le majordome

- Mais, je vous en prie, c'est un plaisir ! Les amis d'Hitsugaya-san sont aussi mes amis ! S'exclama-t-il en souriant, à son tour. Alors, si j'ai bien compris, vous êtes le neveu de Jyuushiro-chan, c'est ça ?

" Jyuushiro-chan ?!", s'étonna Ichigo, sans pour autant faire de remarque, par politesse

- Oui et c'est aussi le frère ainé de Yuzu et Karin. Intervint Jyuushiro, les joues légèrement rouges

- Le fils de Masaki-san, donc ? Je vois, je vois..., fit-il songeur. Et bien, je suis d'autant plus heureux de vous connaître, mon garçon !

- N'exagérons rien. Par ailleurs, mon oncle : je voudrais te présenter, Mister Grimmjow Jaggerjack. C'est un aristocrate américain dont Hinamori-sama m'a demandé de m'occuper.

- Je vois. Et bien, je suis enchanté de faire votre connaissance, Jaggerjack-san. Fit gentiment l'aubergiste, qui s'était repris. J'espère que vous vous entendez bien avec mon filleul ?

- Hm, plutôt bien, oui...

Le ton suave qu'employa l'américain fit rosir le majordome, qui se racla la gorge pour se donner contenance.

Puis, il se tourna vers son oncle et lui demanda :

- Oji-san, est-ce que je pourrais te parler en privé, s'il te plaît ? J'ai quelque chose à te demander...

- Bien sûr. Laissez-moi simplement tout expliquer à tes sœurs et je suis à toi !

Le majordome tourna de concert, sa tête vers les jeunes filles, qui les regardaient avec un air intrigué. Elles devaient sûrement se demander : qui étaient ces deux hommes avec qui ils parlaient, pensait-il avec justesse. Jyuushiro se dirigea vers elles, laissant ainsi Ichigo, seul avec les deux autres, qui souriaient en faisant des messes basses. Ce qui n'échappa pas au rouquin, qui leur demanda avec un sourire en coin :

- Peut-on savoir ce qui vous amuse ainsi, messieurs ?

Instantanément, les deux hommes cessèrent leur conversation secrète et se tournèrent vers lui, comme un seul homme. Pour éluder la question du majordome, Kyōraku déclara alors :

- Et bien, Grimmjow-kun, que diriez-vous de venir boire un verre avec moi, pendant que ces messieurs discutent ?

- Heu..., hésita-t-il, tenté, en jetant un coup d'œil à Ichigo,...c'est-à-dire que moi aussi, j'allais...

- Vous n'êtes pas obligé de venir écouter la conversation, Grimmjow-san.

- Hein ? Fit ce dernier, confus

- Je sens bien que cela vous ennuie de rester là, à écouter sans rien faire ! Dit-il avec un sourire contrit. Je vous remercie de la patience dont vous faites preuve mais, si vous préférez aller vous détendre un peu, je comprendrais. Je vous rapporterai ce qu'il en est, plus tard...

Grimmjow appréciait l'attention mais, étrangement, il sentait que cela cachait quelque chose... Et il n'avait pas tort, Ichigo voulait vraiment avoir une conversation privée avec l'oncle. Et puisque, Shunsui-san lui offrait une porte de secours sur un plateau, il n'avait plus qu'à manœuvrer pour que Grimmjow l'emprunte :

- Sauf si vous préférez faire tapisserie, évidemment ? Se moqua-t-il alors, gentiment

- Mais je t'emmerde, Ichigo ! Ragea le bleuté, qui tourna les talons. Venez Kyōraku, allons boire ce verre !

Le majordome regarda les deux hommes se diriger vers la table du brun et dans son for intérieur, il se disait que l'américain était vraiment trop prévisible, par moments !


Installé tranquillement derrière le comptoir, Ichigo attendait le retour de son oncle. Celui-ci ne tarda pas à arriver, le rejoignant en souriant et lui demanda :

- Tu désirais me parler, Ichigo ?

- Oui mais, avant toute chose : tu as le "bonjour" de Kisuke-san. Lui annonça-t-il

- Tu es passé le voir ? La conversation a dû être agitée...

- Il m'épuise, lui et sa bêtise ! Grogna le rouquin

- Il est vrai qu'Urahara a toujours été particulier. C'est ce qui fait son charme: tu ne l'apprécierais peut-être pas autant s'il n'était pas comme ça, hum ?

- Si tu le dis..., fit le rouquin avec suspicion. Et en parlant d'idiots : comment va l'autre crétin ?

- L'autre crétin ? Oh, ton père ! Comprit rapidement l'aubergiste. Ma foi, il se porte bien. Même s'il a toujours tendance à vouloir en faire trop...

- Hn.

- Mais, ne t'en fais pas ! Karin est là pour le surveiller et Hanatarō-kun aussi d'ailleurs.

- Comment fait-il pour tenir le coup, celui-là ? Même moi, au bout d'un moment, je craque !

- Ton père a toujours aimé te taquiner et toi, tu lui réponds au quart de tour. Alors cela n'est pas étonnant ! Et puis, Hanatarō-kun a une patience d'ange et il sait très bien s'adapter au caractère de ton père. En outre, il a beau être parfois excentrique, Isshin-san est un bon professeur et Hanatarō-kun apprend beaucoup à ses côtés.

- Hm, une de ses rares qualités que je dois lui reconnaître ! Admit le rouquin, en souriant.

Jyuushiro sourit également : il n'était pas dupe ! Même si son neveu critiquait son père la plupart du temps, il savait qu'il le respectait et tenait beaucoup à lui. Beaucoup plus qu'il ne voulait l'admettre, en tout cas !

" Ah, les relations père-fils... !" pensa-t-il, en levant les yeux au ciel

Il n'en oublia pas pour autant qu'Ichigo voulait lui parler qu'une chose précise et crût bon de le rappeler :

- Mais, tu n'es pas venu me voir pour échanger des banalités, n'est-ce pas ? Alors, que veux-tu savoir, mon neveu ?

- Ah oui ! Je voulais te demander si tu savais, où est passé Shiro ? Je ne l'ai pas vu en entrant et j'aurai besoin de lui parler.

- Ta mine inquiète ne me rassure guère. Puis-je savoir ce qu'il se passe pour que tu aies besoin de son aide ?

Le rouquin hésita. Il avait déjà parlé à son oncle du cas d'Aizen mais, il savait aussi que depuis, les circonstances avaient beaucoup changé. Passé de simple mortel à partisan de démons, ce n'était pas rien et il ne savait pas comment lui apprend cette épineuse nouvelle. Le rouquin chercha ses mots, un moment et finalement, se jeta à l'eau. La réaction de son oncle ne le surprit pas :

- Des démons ?! Mais, tu te rends compte à quel point, ce serait grave, Ichigo ? Cet homme est déjà un monstre mais, avec l'assistance de démons en prime, la situation va vraiment devenir problématique !

- Je le sais. C'est pour ça que j'ai besoin de Shiro pour qu'il me mène à Yoruichi. Je compte sur ses pouvoirs, pour me donner de plus amples informations sur ce qui nous attend, exactement.

- S'il s'agit de démons inférieurs, tu pourras t'en charger seul mais, si ce n'est pas le cas...

- Oui, je sais. Mais, nous n'en sommes pas encore là. Et c'est peut-être idiot mais, je préfère être optimiste : j'ai déjà assez de problème comme cela, inutile de noircir encore le tableau !

- Je te comprends mais, tout de même ! As-tu ne serait-ce qu'une vague idée de ce que tu ferais, si la situation tournait au pire ? Insista l'aubergiste

- Honnêtement, non. Et je me vois mal demander de l'aide à " tu-sais-qui " ! Déjà qu'ils m'ont dans leur collimateur..., fit le rouquin avec un air morne

- Tu as raison. Ils n'interviendront pas avant que la situation ne soit devenue critique et que le Conseil céleste ne leur en ait donné l'ordre. Ah, leur manque de réactivité m'agace ! Ils ressemblent à des automates !

- C'est normal. Bien qu'ils aient une apparence humaine, ils n'ont pas d'âme comme nous, Oji-san. La compassion envers l'espèce humaine est une chose totalement hors de leur portée !

- Il n'empêche que leur attitude, m'exaspère ! Ils sont tellement hautains et bornés que cela frise la stupidité, parfois !

- Et bien, tant de verve ne te ressemble pas, mon oncle ! S'étonna le plus jeune

- Mes nerfs sont mis à rude épreuve, ces derniers temps. Je m'emporte pour un rien, désolé ! Fit-il en reprenant son calme. Enfin ! Pour ce qui est de Shiro, il est parti se balader, ce matin. Il ne devrait pas tarder à rentrer, normalement.

- Très bien, je n'ai donc plus qu'à l'attendre. Répondit le majordome, en se frottant un peu les yeux

- Mais, dis-moi : toi aussi, tu as l'air fatigué..., remarqua l'autre.

- Oui, je... j'ai beaucoup de préoccupations, en ce moment et... je dors assez mal...

" ...à moins que ce ne soit trop bien, justement... !" ajouta-t-il mentalement, alors qu'il se passait une main dans la nuque

Son malaise ne passa évidemment pas inaperçu aux yeux de son oncle, qui insista pour qu'il vide son sac :

- Je sens que tu ne me dit pas tout, Ichigo. Fit doucement le plus vieux, en posant une main sur son épaule. Que t'arrive-t-il ? Tu peux bien me le dire à moi, non ?

Justement, il ne savait pas s'il pouvait : c'était vraiment très embarrassant comme sujet ! La question attira d'ailleurs quelques rougeurs au jeune homme. Pourtant, ils en avaient déjà parlé mais, maintenant qu'il se trouva en situation, une lourde gêne s'était installée et les mots se bloquaient dans sa gorge. Non mais, c'est vrai ! Allez parler de rêves érotiques et désir charnel à vos parents, pour voir ! Le rouquin avait quand même une certaine pudeur et il était difficile pour lui de parler de ça.

" Bon, calme-toi, Ichigo ! Inspire, expire, tu vas y arriver ! "

- Comme tu le sais, je suis en charge de Grimmjow-san, pour le moment...

- Oui. Confirma l'homme aux cheveux blanc, pour l'inclindre à poursuivre

- Et il se trouve que notre relation a... progressivement... évolué...

- Oh, vous êtes devenus amis ?

- Oui, enfin pas exactement..., bredouilla le pauvre roux, en fourrageant ses cheveux d'une main

- Ichigo, qu'essayes-tu de me dire ?

Le majordome prit une grande inspiration, avant de murmurer presque d'un seul trait :

- Et si je te disais que... enfin que... que Grimmjow-san n'est pas juste un ami pour moi ?

Un long silence suivit.

L'aubergiste eut un air étonné, qui ne fit que s'intensifier, alors que ces mots prenaient tout leur sens.

Ichigo, de son côté, attendait une réaction qui ne venait pas et cela commençait à l'angoisser. Relevant son regard ambré, il vit celui chocolat de son oncle qui ne cessait de passer de lui à Grimmjow, comme pour confirmer ce qu'il avait crût comprendre puis, se fixer sur lui :

- Ô Kami-sama... ! Réalisa l'aubergiste

Le jeune homme détourna les yeux, de ceux trop expressifs de son aîné, les joues en feu.

- Oh mon Dieu, Ichigo ! Ne me dites que cet homme est... ton... ton...

- Et si..., je le crains malheureusement..., soupira le plus jeune, Grimmjow Jaggerjack est bel et bien mon âme-sœur !

Il avait dit cela avec un ton désespéré, qui traduisait sa fatigue physique et mentale. Malgré sa surprise, Jyuushiro ne perdit pas le fil de la conversation et reprit, avec plus de contenance :

- Et bien, je suis très heureux que tu aies trouvé ta tendre moitié mais,... euh... comment dire cela ? Hésita-t-il. Mais, ce jeune homme n'a pas l'air d'être le genre de personne... à prendre très sérieux, les relations amoureuses...

- Oh, tu ne sais pas à quel point, tu as raison : c'est un véritable bourreau-des-cœurs !

- Et tu penses réussir à t'en sortir ?

- Je ne sais pas.

Il posa sa tête sur ses doigts entrecroisés et se mit à parler, comme s'il réfléchissait à haute voix :

- Par moment, il est vraiment insupportable : colérique, capricieux, grincheux, égoïste et pervers ! Fit-il, avec hargne.

Puis, il poursuivit avec un ton de plus en plus passionné :

- Et puis, à d'autres moments : il peut... être drôle, courageux, honnête et charmant… et sensuel... Ô mon dieu, oui, tellement sensuel ! Avec son corps si musclé et chaud, qui me donne envie de me coller à lui. Ses cheveux si doux au toucher, que je pourrais caresser toute la journée, sans me lasser. Ses lèvres si tentatrices, que j'aimerais sentir se poser partout sur mon corps... et ses yeux ! Ô Seigneur, ses yeux d'un bleu si électrique, si animal ! On a l'impression qu'ils vous transpercent jusqu'au plus profond de l'âme et vous déshabillent pour...

- Hum, hum, Ichigo ! Je suis toujours là... ! L'arrêta la voix de Jyuushiro

Réalisant les mots qu'il venait de prononcer et encore plus rouge que précédemment, Ichigo redescendit brusquement de son nuage. Il observa ensuite son oncle, dont le visage rivalisait en couleur avec lui et qui avait croisé les bras, dans un réflexe de contenance. Ce dernier se racla nerveusement la gorge et reprit :

- A ce que je constate, les effets de l'attraction physique se font parfaitement ressentir. J'imagine que tout le reste aussi, n'est-ce pas ?

- Oui. Mais, le pire se sont sans aucun doute, ces maudits rêves que je fais, depuis deux jours. C'est une vraie torture ! Je ne peux pas m'approcher à moins d'un mètre de lui, sans qu'ils ne me reviennent en tête, avec tous les détails possibles et imaginables ! Et...

- Et si dans tes rêves, il ne voit et ne regarde que toi, qu'il ne désire que toi et que tu as l'impression d'être le centre de son univers, à ton réveil, tu te rends compte que c'est faux. Et tu as mal parce que tu sais que tu n'es pas aussi essentiel pour lui, qu'il l'est pour toi..., poursuivit l'autre avec morosité, comme s'il lisait dans ses pensées

- Comment est-ce que... ? Non, toi aussi ?! S'étonna-t-il, les yeux écarquillés alors que son oncle détournait le regard.

- Et oui, il se trouve que c'est un des mécanismes qui se mettent en place, pour nous pousser vers notre âme-sœur. Des rumeurs disent que l'être aimé fait les mêmes rêves mais, personne n'a jamais cherché à le vérifier. Et en ce qui me concerne, je doute sérieusement que ce soit vrai ! Clama l'ange-gardien, avec conviction

- Ça alors... ! Mais qui ? Qui est ton âme-sœur, Oji-san ? Interrogea le rouquin, qui n'en revenait toujours pas

- Et bien... euh..., hésita l'aubergiste, en jetant un coup d'œil à son âme-sœur

Le mouvement oculaire n'échappa pas au majordome, qui suivit le regard du plus vieux. Il tomba alors directement sur la table à laquelle, étaient Grimmjow et...

- Non, Shunsui-san ?! Vraiment ? Dit-il, en haussant un sourcil face à l'aubergiste

- Hélas, mon neveu ! Hélas...

- Alors si, j'ai bien compris : nous sommes tous les deux dans le même cas ! Souffla le rouquin, dépité. C'est désespérant !

Alors qu'il parlait, l'homme aux cheveux de neige avait disparu sous son comptoir et semblait y chercher quelque chose. Quand il le trouva, il se redressa, prit deux coupelles et en présenta une à son neveu. Celui-ci le regarda avec circonspection et son oncle crut bon d'expliquer, sa bouteille de saké à la main :

- D'ordinaire, je ne bois pas en journée mais, tu sais ce que l'on dit : à situations exceptionnelles...

- Mesures exceptionnelles, oui... ! Après tout, ma foi, une situation aussi cocasse s'arrose, n'est-ce pas ? Ironisa le rouquin

- Oui..., répondit son oncle sur le même ton

L'aubergiste remplit leurs coupelles, ils les levèrent ensemble et Ichigo clama, cynique :

- A nos tourmenteurs !

- A nos tourmenteurs..., répéta l'autre, vaguement amusé

Ils clamèrent en chœur un "Kampaï" et burent une gorgée de l'alcool de riz. Dans une synchronisation parfaite, ils reposèrent leurs coupelles et se regardèrent avec un sourire mi-affecté, mi-compatissant.

Tout à coup, des gloussements typiquement féminins vinrent chatouiller leurs oreilles et ils tournèrent leurs regards avec la source du son : autrement dit, la table à laquelle se trouvaient leurs âme-sœurs... en charmantes compagnies ! Des jeunes femmes les avaient rejoints et ils semblaient prendre un malin plaisir, à leur faire les yeux doux :

- Non mais, regarde-moi ça ! Quelle bande de..., commença Ichigo

- Ô Mister Jaggerjack, vous êtes tellement charmant ! Je ne sais plus quoi dire ! Geignait l'une

- C'est trop, monsieur Kyōraku ! Je... je... Ô mon Dieu ! Gloussa l'autre

Les deux hommes apparentés serrèrent leurs mains autour de leurs coupes. Leurs têtes étaient baissées, leurs mâchoires crispées et une aura sombre les entourait. Des pensées toute aussi sombres leur traversaient l'esprit, alors qu'ils s'efforçaient de rester calmes et de ne pas faire d'esclandre.

- C'est la première fois de ma vie... que j'ai envie de frapper une femme ! Déclara sinistrement le rouquin

- Calme-toi, Ichigo, calme-toi ! Je sais ce que tu ressens, mon neveu mais, contrôle-toi ! Répliqua son oncle, qui avait pourtant l'air d'être aussi sur le point d'exploser.

Leurs poings se serraient davantage et leurs mâchoires se crispaient un peu plus, alors que les piaillements des femmes résonnaient à nouveau, à leurs oreilles.

Jamais, Ichigo n'avait eu un tel ressenti envers une personne qui ne lui avait, somme toute, rien fait ! Les ondes de jalousie qui l'animaient, faisaient vibrer l'air et un malaise général s'installait lentement mais sûrement, dans la salle. La goutte d'eau qui fit déborder le vase, tomba lorsqu'il les entendit déclarer :

- Trinquons à notre rencontre, mon cher !

- Oui, une bien charmante rencontre, d'ailleurs..., susurra le bleuté d'une voix de velours

Leurs verres tintèrent à l'unisson et l'instant d'après, alors qu'elle portait le verre à ses lèvres, celui-ci explosa purement et simplement et le contenu du verre se déversa sur sa robe. La jeune femme sursauta et hurla sous le choc, ne parvenant à comprendre ce qui venait de se passer.

- Ô mon Dieu, ma robe toute neuve ! C'est pas vrai ! Mais, qu'est-ce que... qu'est-ce que... ?

- Ouah ! Ben ça, par exemple..., fit Grimmjow, sans voix

La jeune femme se figea, abasourdie par cette réaction inattendue. Puis, une main sur chaque hanche, elle se pencha sur l'aristocrate avec un air passablement contrarié :

- Je suis trempée, ma robe est ruinée et tout ce que vous trouvez à dire c'est " Ben ça, par exemple" ?!

- Ce n'est pas très grave.

- Pas très grave ?! Répéta la jeune femme, furieuse. Vous plaisantez, j'espère ?

- Ce n'est qu'une robe. Pas la peine d'en faire tout un plat !

SPLASH !

Avant même qu'il n'ait eu le temps de comprendre, elle lui avait pris et jeté son propre verre à la figure. Elle émit un son méprisant, tourna les talons et sortit de l'auberge, la tête haute. Grimmjow en resta pantois, alors qu'Ichigo ricanait bassement dans son coin.

- Ichigo, c'est bien toi qui a fait cela, n'est-ce pas ? Affirma plus que ne demanda l'oncle du néphillim

- Il semblerait. Quel dommage que les éclats de verres ne se soient plantés dans son visage ! La pauvre fille aurait été défigurée à vie..., lança le rouquin sur un ton ironique, un rictus diabolique plaqué sur son visage

- Ichigo ! Enfin, tu ne penses tout de même pas ce que tu viens de dire, rassure-moi ? Rétorqua son oncle, inquiet des paroles terrifiantes prononcées par son neveu

Pour toute réponse, ce dernier lui offrit un sourire énigmatique qu'il ne parvînt pas à déchiffrer.

" Kami-sama, l'amour fait vraiment des ravages !" pensa Jyuushiro, avec des sueurs froides.

Puis, son regard se reporta sur le couple qui l'intéressait et quelle ne fût pas sa fureur lorsqu'il vit la femme faire du pied à l'avocat. Il voyait son pied déchaussé, remonté de plus en plus vers l'entrejambe du brun, de son brun...

Un incroyable coup de vent s'engouffra dans l'auberge et sembla se concentrer là, où se trouvait la jeune femme. Sa puissance fut telle, qu'elle bascula en arrière avec sa chaise et se cogna violemment la tête au sol. Les quatre fers en l'air, ses sous-vêtements visibles aux yeux de tous, elle se redressa douloureusement en se frottant le crâne.

- Aïe, aïe, aïe !

- Est-ce que ça va aller, mademoiselle ? Demanda Shunsui, inquiet

- Et bien... je pense que oui mais, je crois qu'il est préférable que je rentre chez moi. Annonça-t-elle, en se relevant.

Elle scruta la salle, dans laquelle des rires moqueurs résonnaient et déclara, rouge de honte :

- Heu... excusez-moi !

Elle s'éloigna bien vite, courant presque pour sortir. Jyuushiro, lui, s'efforçait de garder un visage impassible mais, ne pouvait malgré tout pas cacher à son neveu, son réjouissement intérieur. Taquin, celui-ci lui dit :

- Et bien, tu ne fais non plus dans la dentelle, Oji-san ! Je reconnais bien là, la capacité des anges à contrôler les éléments naturels.

- Tsss ! Cette petite dévergondée aurait, au moins, pu se faire une commotion cérébrale ! C'est pas vrai !

- Et c'est toi, qui ose me faire des sermons ? Ecoute-toi un peu parler, Oji-san !

- Je sais, je sais..., fit Ukitake d'une voix lasse. L'amour me rend susceptible et possessif ! Je n'aurais jamais cru être capable de me comporter ainsi, un jour !

- Bienvenu au club, très cher ! Fit le rouquin, d'un ton faussement joyeux

- Nous faisons une belle paire tous les deux. Tous deux amoureux et liés à des coureurs de jupons ! Quelle ironie !

- A qui le dis-tu, mon oncle ! A qui le dis-tu...

Un silence entendu, suivit cette réplique exprimant bien à quel point, les deux hommes étaient sur la même longueur d'onde. Puis, reprenant courage, Ichigo se leva de sa chaise et lança :

- Bon ! Si tu veux bien m'excuser mon oncle, je dois aller m'occuper de mon tourmenteur. Il a besoin de vêtements secs et d'un brin de toilette !

- Mais, je t'en pris, fais Ichigo ! Tu trouveras tout ce qu'il faut à l'étage. Et tu n'as qu'à emprunter une chemise de ton père, lui et Jaggerjack-san ont l'air de faire, à peu de chose près, la même taille !

- Oui, je pense que tu as raison. Merci.

- Voyons, Ichigo, tu es chez toi ! Tu n'as pas besoin de me remercier ! Répliqua Jyuushiro, en retournant à son travail

Le rouquin sourit et s'en alla rejoindre le bleuté, qui était en train de pester :

- Non mais, pour qui elle se prend cette espèce de petite p...

- Stop ! Quelque soit le mot que vous vous apprêtiez à prononcer, Grimmjow-san, ne le faites pas. Cela n'est vraiment pas digne de vous !

- Et qu'est-ce qui te permet de dire, ce qui est digne de moi ou non ?! Tu me connais à peine alors, ferme-la ! Vociféra Grimmjow, qui n'était vraiment pas d'humeur

- C'est vrai, je ne sais pas tout ce que vous êtes, Grimmjow-san. Mais en revanche, je sais ce que vous n'êtes pas...

Surpris, l'aristocrate ne trouva rien à répondre et Ichigo poursuivit :

- Je suis au courant de tout ce que l'on dit à votre encontre... et je suis persuadé que vous n'êtes pas l'homme qu'il décrive. Affirma-t-il, en lui souriant aimable

Grimmjow était sidéré. Il chercha une quelconque trace de mensonge dans les yeux du rouquin mais, n'en trouva aucune et en fut incroyablement touché malgré lui.

- Allons, venez à présent ! Vous avez besoin de vous changer, n'est-ce pas ? Affirma le rouquin, en lui tournant le dos

Et pour la première fois depuis longtemps, le bleuté étira un sourire. Un sourire simple, qui n'avait rien de carnassier.


Grimmjow pénétra dans la chambre et alla directement s'asseoir sur le lit. Ichigo lui avait demandé de l'attendre pendant qu'il partait lui chercher une chemise propre et de quoi le nettoyer un peu. Prenant son mal en patience, il se défit de sa chemise trempée de vin et la balança sur le dossier d'une chaise toute proche. Puis, il se laissa partir en derrière et appuyé sur ses coudes et ses avant-bras, il se mit à détailler sans grande conviction, la pièce dans laquelle il se trouvait.

Le cliquetis de la poignée de porte que l'on tourne, le fit revenir à la réalité et il se redressa en position assise.

Ichigo entra, portant contre lui, une bassine d'eau chaude dans laquelle trempait un gant de toilette. De son autre main, il tenait une chemise blanche simple qui reposait sur un cintre et s'avançait du mieux qu'il pouvait afin de rapidement poser son encombrant fardeau. Il accrocha le cintre au porte-manteau à coté de la porte et posa ensuite, la bassine sur la chaise toute proche. Au passage, il examina la chemise également présente, jugeant si oui ou non, elle était rattrapable...

" Bah, un mélange de vinaigre blanc, d'alcool et d'eau et il n'y paraîtra plus !"

Le majordome reposa délicatement la chemise tachée sur le dossier de la chaise et se tourna vers le bleuté. Seulement, il avait négligé un tout petit facteur dans son entreprise...

" Ô Kami-sama... !"

En effet, voir Grimmjow torse nu et trempé n'était peut-être pas la meilleure des choses pour ses hormones ! Sa libido revenait au galop et lui soufflait vicieusement de récupérer les gouttes du liquide rougeoyant avec sa langue. Une idée qu'il réfuta immédiatement et qu'il tenta d'enfermer au plus profond de son cerveau, sans vraiment y parvenir. Il le remarquait bien : plus le temps passait, plus il avait de mal à contenir ses sensations envers Grimmjow.

Ah, si seulement, il y avait un moyen pour qu'il satisfasse un peu ses envies, sans pour autant se jeter dans les bras du bleuté...

Les joues rouges, il prit le gant dans le but de le donner à Grimmjow, quand il fût prit d'une folle idée : et s'il faisait lui-même la toilette de l'aristocrate...

Concentré, Ichigo réfléchissait à toute vitesse : son idée lui paraissait non seulement folle mais, un peu risquée aussi ! S'il la mettait en œuvre, parviendrait-il à se contenir alors qu'il toucherait ses cheveux rebelles et sa peau bronzé… ? Arriverait-il à contenir son émoi au point de pouvoir le regarder dans les yeux, sans rien laisser paraître ?

" Non, ça c'est tout bonnement impossible ! Jamais, je n'arriverais à le regarder dans les yeux, dans une situation pareille !"

Grimmjow, de son coté, observait l'étrange manège du majordome en se demandant ce qu'il lui arrivait. Il voyait le rouquin penché au-dessus de la bassine d'eau chaude, le gant de toilette en main et l'air plongé dans ses pensées. A l'expression de son visage, il devinait que le jeune homme pesait le "pour" et le "contre" d'un sujet qui lui restait inconnu.

Quelques minutes passèrent, avant que le majordome fasse volte-face, considérant avec sérieux, le bleuté qui lui renvoya son regard. Et c'est alors qu'il entraperçu une drôle de petite flamme dans les iris ambrées…

- Bon…, clama brusquement le rouquin avant de poursuivre, … si vous le voulez bien, cette fois-ci, c'est moi qui m'occuperais personnellement de votre toilette, Grimmjow-san.

- Hein ?

Il avait bien entendu, ce qu'il avait entendu là ? Le rouquin était sérieux ?

- Vous n'avez pas compris ce que je viens de dire, Grimmjow-san ? Fit ce dernier en soupirant

" Si et justement, c'est bien ça le problème ! Où est le piège ?" se demanda le bleuté avec suspicion

- C'est en quel honneur, exactement ? D'habitude, tu me laisses me démerder tout seul, alors qu'est-ce qui te prends tout d'un coup ?!

- En l'honneur que d'habitude, avec votre bras en écharpe, vous mettez au moins deux heures pour vous préparer tout seul. Aujourd'hui, nous n'avons vraiment pas le temps alors : laissez-moi faire, Grimmjow-san ! Cela ira beaucoup plus vite ainsi.

Grimmjow grogna. Ce n'était pas sa faute quand même ! C'est vraiment compliqué de se laver, se coiffer et s'habiller avec un seul bras !

" Je voudrais bien l'y voir, monsieur-je-sais-tout !"

- Bien. Puisque la question réglée, je vous demanderais de bien vouloir rester tranquille maintenant. Vous êtes d'accord ?

La façon dont il lui avait demandé sa permission à la fin, était soufflée, murmurée presque susurrée et terriblement sensuelle… Comment pouvait-il dire non, demandé comme ça ?

Il hocha simplement la tête pour donner son aval et le majordome approcha la chaise avec la bassine, tout près du lit puis, commença son travail.

Il commença par éponger le liquide encore présent dans les cheveux, forçant ceux-ci à se rabattre en arrière et les aplatissant. Il partait du haut du front jusqu'à l'arrière de la tête et Grimmjow pouvait sentir la main libre du majordome, maintenir sa tête et fourrager doucement ses cheveux à l'arrière. C'était doux, relaxant et … délicieux !

Puis, le majordome - sans faire d'escale par son visage - rinça le gant dans la bassine et poursuivit son œuvre sur les bras bronzé et musclé de l'américain. Une main maintenant le bras en l'air et l'autre passant délicatement le gant, Ichigo appréciait la douceur de sa peau et la fermeté de ses muscles, tout en s'interdisant de croiser le regard du bleuté. Non, il se concentrait uniquement sur le membre, partant de l'avant-bras et remontant lentement mais, sûrement jusqu'à l'épaule. Il fit de même avec l'autre bras, dont il enleva doucement l'attèle avant de procéder à la toilette. Tout n'était que douceur dans ses gestes. C'en était presque érotique, cette façon dont il s'attardait sur chaque muscle et Grimmjow se sentait fondre sous de telles attentions.

Il grogna presque à la disparition de la chaleur du gant sur lui, alors qu'Ichigo le trempait de nouveau dans la bassine et l'essorait. Mais, lorsque le majordome s'agenouilla devant lui pour passer le gant sur son ventre et ses abdominaux, Grimmjow ne sut comment il réussit à ne pas lui sauter dessus !

Une main posée sur la hanche du bleuté pour se retenir et l'autre passant le tissu humide entre les muscles saillants, Ichigo peinait à se contenir. Pour les bras, cela avait été surmontable mais, alors là ! La force qu'il lui fallait pour se retenir d'embrasser un à un, les muscles saillants du ventre du bleuté, était inimaginable. Et il se retient encore une fois de soupirer, alors qu'il passait le gant à la limite du pantalon de l'américain, sur cette zone si proche de son…

" Non, je ne dois pas y penser ! Concentre-toi !" se reprit-il

Et c'est ce qu'il fit, en se redressant un peu pour remonter sous les côtes puis, sur le torse de l'homme aux cheveux bleus. Maîtrisant sa respiration - comme il le faisait depuis le début - pour ne pas haleter, il fit remonter sa main libre sur les côtes du bleuté, qui frissonna sous le geste mais, resta silencieux. Il s'attaqua donc, avec douceur au pectoral gauche, effaçant ainsi toute trace du liquide rougeoyant qui s'y trouvait. Sous sa main, il sentait battre puissamment le cœur de Grimmjow et prit un instant, pour en ressentir pleinement les pulsations.

Il pouvait sentir les battements de son propre cœur faire écho à celui du bleuté et cela le transcenda littéralement…

" Peut-être qu'un jour, ils battront à l'unisson…" songea-t-il avec un doux sourire

Rouvrant ses yeux, qu'il n'avait pas eu conscient de fermer, il retourna à sa tâche et après avoir rincé le gant, le passa sur le pectoral droit du bleuté. Celui-ci de son côté n'avait cessé de fixer le majordome, passant des mouvements de sa main à l'expression de son visage. Un visage qu'il avait vu délicieusement rougir, malgré tous les efforts que le majordome semblait fournir pour rester impassible dans sa tâche.

Mon Dieu, ses rougeurs et cette expression au fond ses prunelles ambrées… : un véritable appel au viol ! Il pourrait lui sauter dessus, là, tout de suite mais étrangement, il préférait prolonger ce moment pour qu'il dure le plus longtemps possible. C'était vraiment étrange ! Il ne se comportait jamais comme ça d'habitude…

" Ouais mais, avec lui, c'est spécial…" se dit-il, en souriant vaguement amusé

Quand il l'avait vu passer sa main à l'emplacement de son cœur et fermer doucement les yeux, il s'était demandé ce qu'il pouvait bien faire et pourquoi cela le faisait sourire. Ce genre d'attitude lui était inconnu : on ne peut pas dire qu'il avait l'habitude des situations empreintes de sentimentalisme. Non, avec lui tout était sauvage, impatient et empressé mais, jamais tendre !

Il avait alors clos les paupières, lui aussi, essayant de comprendre quel genre d'attrait pouvait y trouver le rouquin, au point de se mettre à sourire comme un bienheureux.

C'était agréable comme situation, il est vrai mais, pas au point d'étirer les lèvres comme le faisait le rouquin. Il ne comprenait pas…

" Bah, encore un de ces trucs niais et sirupeux, que j'arriverai jamais à comprendre, sans doute…" pensa-t-il en rouvrant les yeux.

Quelques secondes plus tard, il vit le majordome en faire de même et reprendre sa tâche. Mais, il y avait dans son regard si expressif, quelque chose de différent de tout à l'heure. La petite flamme s'était apaisée et était remplacée par un étrange voile. C'était comme une tendresse infinie, comme de… de l'amour ?

Cette idée troubla le bleuté, qui en fût comme paralysé. Il ne savait pas exactement ce qu'était l'amour - ne l'ayant jamais connu - mais…, Ichigo ne pouvait pas l'aimer ! Qu'il le désire et qu'il ait envie de lui et de son corps, soit. Mais qu'il soit amoureux de lui, c'était insensé, impossible… !

Un brusque arrêt dans la respiration du rouquin l'alerta et il baissa les yeux pour tomber sur le visage rougissant du majordome. Cette fois-ci, il n'avait pu s'empêcher de laisser paraître son trouble, en sentant se dresser sous ses doigts, le téton rosé du bleuté. Il était fasciné par ce petit bout de chair, fièrement dressé sous ses yeux et il avait surtout, l'intense envie de l'effleurer du bout de sa langue…

Son regard emplit de désir charnel, remonta sur le visage du noble qui le regardait intensément. Happé par ses yeux bleu turquoise, Ichigo resta ainsi à fixer le bleuté, pendant que comme en transe, sa main poursuivait son voyage.

Elle passa le gant sur toute la longueur de la clavicule puis, remonta lentement sur le cou fort de l'américain et alla ensuite, se loger dans la nuque. Puis, suivant la ligne de la mâchoire remonta du menton à la tempe gauche de l'américain, elle redescendit pour passer sur la joue et rejoignit à nouveau le menton. Leurs regards restaient connectés, alors que le même manège se produisait de l'autre côté du visage de Grimmjow.

Ichigo s'était redressé jusqu'à ce que leurs visages soient à la même hauteur et là, il n'avait d'une seule envie : l'embrasser. Il mourrait littéralement d'envie de goûter à ses lèvres, qui semblaient être faites pour cela ! Il savait dès le départ qu'être à proximité aussi longtemps de Grimmjow, lui ferait ressentir du désir mais, il était loin d'imaginer que cela l'enflammerait à ce point ! Un brasier ardent avait élu domicile dans son bas-ventre et rien ne semblait pouvoir l'éteindre. Il était sur le point de se jeter sur lui…

- Ichigo, Shiro est rentré !

… quand la voix de son oncle retentit, faisant éclater la bulle dans laquelle, ils étaient et ramenant brusquement le majordome sur Terre. Celui-ci se remit debout, droit comme un "i" et répondit à son oncle, qui attendait derrière la porte :

- Très bien, nous descendons tout de suite. Merci, Oji-san !

- De rien…, lui répondit vaguement son oncle, en descendant l'escalier

Se tournant de nouveau vers le bleuté, Ichigo observa brièvement l'homme assis sur le lit. A une seconde près, il aurait dérapé. Une seconde ! Être physiquement proche de Grimmjow, était vraiment trop dangereux !

" C'était une mauvaise idée finalement, très mauvaise… !" pensa-t-il, affligé et un peu insatisfait aussi

Il ramassa précipitamment gant et bassine et tout en sortant de la pièce, lança presque glacial :

- Habillez-vous rapidement, nous avons perdu suffisamment de temps comme ça, Grimmjow-san !

Il claqua la porte, laissant derrière lui, un Grimmjow confus et refroidi. Ce dernier fixa la porte un moment avec un air franchement étonné, avant que son expression ne se durcisse pour afficher son mécontentement. C'était quoi cette attitude ? Quelques secondes auparavant, il aurait pu jurer que le majordome allait lui sauter dessus et là, il prenait des airs de bâtard distant et se barrait comme si rien ne s'était passé !

- Bon, je sens qu'il va falloir prendre le taureau par les cornes, avec lui ! Décida-t-il, hautement frustré

En fouillant un peu dans la pièce, il trouva une serviette et se sécha, avec des mouvements vifs qui traduisaient sa mauvaise humeur. Il se rhabilla rapidement, remis son attèle en place puis, il rejoignit le rouquin qui l'attendait devant la porte. Ensemble, ils descendirent l'escalier menant au rez-de-chaussée - soit le bar de l'auberge - et sur indication de Jyuushiro, entrèrent dans les cuisines où les attendait le fameux ami du néphillim, que ce dernier s'empressa d'invectiver :

- Ah tiens ! Te voilà enfin, Shiro ! Je commençai à me demander, quand tu te déciderais à pointer le bout de ton nez.

Ledit Shiro darda un regard moqueur sur le majordome, alors que Grimmjow, complètement perdu, s'exclama :

- Un chat ?

A suivre…


(*) Pour info, je tiens à dire que le terme "baseball" est apparu en Angleterre au 18 ème siècle et que le jeu a été codifié en 1845. Il n'y a donc aucune déformation temporelle, puisque cette fic se déroule dans la deuxième partie du 19 ème siècle ! Voilà ^^ !

(**) Un terme réutilisé de je-ne-sais-plus-quel-manga et que j'ai trouvé classe ! Voilà ^^ !


Vous savez quoi ? Pour la boutique d'Urahara, j'ai longtemps hésité entre "Chez Urahara" et "Le Chapelier toqué" XD ! Oui, je me suis fait un délire "Alice aux pays des merveilles" mais, avouez que ça colle bien avec la personnalité de Kisuke X) !

Mouhahaha XD ! Non, Ichi et Grimm ne vont pas se sauter dessus... pas encore ! Ichi aura très chaud dans le prochain chap' mais, je veux laisser la tension arrivée à son comble *-* ! Et quand ils n'en pourront plus et seront épuisés psychologiquement, LA, ça va péter XD ! Le sadisme est en moi, yeah XDD ! Inutile de sortir les croix et les chapelets, ça ne servirait à rien ! Lol ^^ !

Bref, sur ces bonnes paroles..., je vous dis à bientôt, en espérant de ne pas vous avoir déçus et n'avoir perdu aucun(e) lecteur (trice) en route ! Bon, review si le cœur vous en dit ^^ !


Réponses aux reviews anonymes (les autres qui sont membres, je leur ai envoyé un MP ^^) :

*ayu* : Première chose, ne t'inquiète pas pour Jyuu et Kyo, ça va s'arranger ! Laissez un perso mourir d'amour, c'est juste pas possible pour moi, ch'uis trop émotive pour écrire un truc pareil ! Ca m'déprimerait -_-" ! Le double rêve, j'ai adoré l'écrire ^^ ! Surtout le moment où Grimmjow se réveille, en grande sadique que je suis XD ! Mouhahaha ! Hisa et Ken y sont trop ces deux-là *-* ! Quant à Nell, ben..., disons que les grands esprits (mauvais) se rencontrent v_v ! Bref, merci pour ta dernière review et à plus ^^ !

*lili-199* : Contente de savoir que le chap' précédent t'a plût et comblé ^^ ! J'ai fais que mon mieux comme toujours et j'espère que là aussi, tu apprécieras mon travail ! J'attends ta review avec impatience ^^ ! Salut !

*Alex* : Alex, Alex, serais-tu aussi sadique que moi ^^ ? Evidemment que je vais les faire mariner, les pauvres ! Mouhahaha XD ! Merci pour tes compliments, ça fait toujours plaisir à entendre ^^ ! Et je te dis, à plus ! Ciao !

*saeymi* : Ah, au moins une personne pour me dire que le geste d'Hallibel est justifié ! Merci, tu as été la première à le dire ^^ ! L'essai de Grimm m'a fait rire aussi quand je l'ai imaginée ! Parce que n'oublies pas que moi, j'ai la vidéo + le son dans ma tête XD ! Lol ! Merci pour tes compliments et j'espère que ce chap' t'aura plût autant que les autres ! Ciao ^^ !

*trinity07* : Ne t'en fais pas ! Tes médicaments étaient efficaces mais, j'avais quand même besoin d'une pause ^^ ! BBon, revenons à nos moutons : la fic ! J'ai décidé d'emmerder mon monde en mettant en place une atmosphère de jalousie ! Perso, ça m'amuse et très bien comme ça ^^ ! Shuu et Ken sont un couple que j'adore et que je vais développer davantage prochainement ! Ils sont... aargh, so sexy *µ* ! Le double rêve est une idée, dont je suis fière ^-^ ! Surtout qu'elle a plut à tout le monde 8D ! Jyuushiro, t'en fais pas, je m'en charge ;) ! Quant à Nell... que veux-tu que je te dise... -_-" ? Entre psychopathes, fallait bien que ça arrive u_u ! Et pour finir, sache que moi aussi, je conserve une âme d'enfant malgré tout ^^ ! Le bien triomphera du mal, yeah \o/ ! Allez, ciao ^^ !

*Hotaru* : Je sais, je sais ! Je frustre tout le monde avec mes lemons coupés ^^ ! Désolée, je crois que j'y ai pris goût XD ! En tout cas, merci pour ta review ! Ca me fait toujours plaisir d'en lire : peu importe qu'elles soient longues ou courtes, elles sont là et c'est le plus important ! Alors, ne te tracasses pas si tu ne sais pas quoi, c'est pas grave ^^ ! A bientôt !

*miha rockwai* : Bienvenu parmi nous et merci pour ta review ^^ ! Rendez-vous au prochain chap' ;) !

*Apposaloo* : Ton attente est récompensée (enfin) ! Soit la bienvenu parmi mes revieweurs (ses) ^^ ! J'attends impatiemment ton avis :o !

*Guest* : Comme tu le vois, je suis toujours vivante (même si c'est pas passer loin -_-" ) ! Merci pour tes compliments, ça fait plaisir ^^ ! A bientôt \o/ !


ET ENCORE UN GRAND MERCI A VOUS TOUS, POUR VOS REVIEWS QUI ME RECHAUFFENT TOUJOURS LE CŒUR QUAND JE LES LIS... ET LES RELIS ^^ ! KISU X3 !