Tadaaaaa (je dis ça souvent, non?) un nouveau chapitre!
Alors aujourd'hui, un merci spécial à Dalou28 qui a été victorieuse dans sa quête pour me remonter le moral à coups de reviews. Merci bien, gente dame, je m'en rappellerai!
J'ai aussi décidé que si j'atteignais les 300 reviews (on sait jamais, hein) je me payais une bouteille de champage pour moi, et Misa si elle en veut.
Vous aurez peut-être remarqué que les réponses aux reviews son tdevenues, euuuuh, spasmodiques... Je m'en excuse, j'ai vraiment été à cours de temps. Je pense ne répondre qu'aux reviews qui posent des questions spéciales ou qui me titillent vraiment, la vie est cruelle, les examens surtout. Mais je les lis toutes hein, les reviews, et je les adore!
Bon, assez bavardé, à dimanche!
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Chapitre 12: Mémé n°1 et Mémé n°2
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Sévérus Rogue aimait dormir. Sévérus Rogue aimait son mari. Et maintenant, en plein milieu d'une nuit de juin, il allait devoir choisir entre l'un des deux.
C'est alors que Harry se retourna une nouvelle fois dans le lit et choisit pour lui en l'expédiant tout droit sur le parquet. Depuis que le bébé avait commencé à remuer et à peser de plus en plus lourd, Harry devait régulièrement se retourner dans son sommeil et remuer en tous sens pour trouver une position confortable.
En général, il s'endormait sur le côté, mais le bébé finissait vite par se lasser de cette absence de mouvement et commençait à donner des coups. Et donc, Harry se réveillait, se mettait sur le dos, et essayait de se rendormir. Malheureusement, le poids combiné du bébé, du placenta, et de tous le bazar qu'il y avait là-dedans écrasait sans pitié tous les organes à portée de main, à savoir le système digesif, la vessie, le bas des poumons et, ce qui ne cessait d'amuser Sévérus, la prostate. La sensation d'opression était telle que Harry devait bientôt se retourner de nouveau. Et ainsi de suite, comme ça toute la nuit.
Et à force de remuer, Harry grignotait de plus en plus de la moitié du lit de son mari, qui à un point ou un autre se retrouvait régulièrement étalé par terre et jugeait plus sage d'aller finir sa nuit sur le sofa. Etonnant comme l'amour peut changer un homme, n'importe qui d'autre que Harry se serait avisé de le réveiller en pleine nuit se serait promptement retrouvé avec un sortilège de Stupéfixion entre les deux yeux.
Réveillé à environ 20 pourcents, Sévérus prit son oreiller et sortit de la chambre en trébuchant sur le bas de son pantalon de pyjama, qui avait glissé pendant son sommeil. Il était vraiment fatigué. La veille il avait de nouveau accompagné Harry au cours de préparation à l'accouchement, et la sage-femme avait décidé qu'il était temps de les confronter à la 'beauté terrible de l'enfantement'. Ainsi, après avoir de nouveau pratiqué des exercices de respiration qui lui donnaient l'impression très nette que tout le monde le regardait faire en se foutant de lui, il avait dû endurer la vision d'un enregistrement d'un accouchement. Harry avait eu toutes les peines du monde à ce contenir en voyant ça, et à peine arrivé à la maison il avait fondu en larmes en disant qu'il avait changé d'avis et qu'il voulait une mère porteuse. Cette fois-ci il n'avait pas pensé à accuser Sévérus de l'avoir mis dans cette situation, ce dont il lui était reconnaissant.
En traversant le couloir, il passa devant la chambre du bébé et s'arrêta sur le pas de la porte. Quelque chose dans cette pièce le faisait se sentir profondément serein. Il décida de ne pas descendre dans le canapé et de passer le reste de la nuit dans le rocking-chair à côté de la fenêtre.
Quelques heures plsu tard, Harry se réveilla dans un lit vide de mari. Ca ne le surprit pas outre mesure, mais il se sentit tout de même un peu coupable. Il décida de préparer un bon petit-déjeuner pour se faire pardonner, et s'attella à la tâche de se hisser hors du lit. Depuis quelques jours il devait lutter pour se lever chaque fois qu'il s'asseyait quelque part, et il y avait fort à parier que d'ici une semaine ou deux il aurait en permanence besoin de quelqu'un pour le hisser. La perspective ne l'enchantait pas outre mesure.
Avant de se rendre à la cuisine, il alla soulager sa pauvre vessie torturée en marchant en canard. Une autre nouveauté dont il se serait passé. En passant devant le salon, il vit quer Sévérus n'était pas dans le canapé. Il avait dû aller dormir ailleurs, et il avait son idée sur où exactement...
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Sévérus ouvrit un oeil en entendant la porte de la chambre s'ouvrir. C'est alors que son rond et souriant époux entra dans son champ de vision. Pour compléter cet adorable tableau, le mari en question avait négligé d'enfiler une chemise et portait un plateau chargé de nourriture. S'il ne l'avait pas déjà épousé il l'aurait demandé en mariage, là tout de suite. Harry déposa le plateau sur la table à langer et se pencha pour l'embrasser.
Ce qui était prévu comme un chaste bisou du matin tourna rapidement à la scéance de pelotage lorsque Harry perdit l'équilibre et tomba en avant, aterrissant par là même sur les genoux de Sévérus. C'est ce moment que choisit le bébé pour remuer juste là, créant ainsi un frottement assez obscène contre la prostate de son cher père. Le gémissement qui s'ensuivit tira un sourire prédateur de Sévérus, et le petit-déjeuner avait complètement refroidi le temps que l'un des deux songe à s'y attaquer.
Ils avaient décidé de n'inviter strictement personne cette semaine et d'éviter autant que possible de sortir. En effet, à la fin de la semaine Harry entrerait dans son troisième trimestre, et n'aurait plus le droit d'avoir de relation sexuelles avant la naissance du bébé. En rentrant de son rendez-vous chez le médicomage quelques jours plus tôt, Harry avait été franchement abattu par la nouvelle. D'autant plsu que le dernier jour de cette semaine tombait le jour de leur anniversaire de mariage. Sévérus aussi était déçu pour tout dire, mais il se consolait en se disant qu'il y avait toujours d'autres moyens de faire l'amour. Toujours était-il qu'ils avaient décidé de profiter autant que possible du temps qu'il leur restait, ce qui impliquait une vie sociale temporairement inexistante.
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« Tu sais, j'avais envie de faire quelque chose pour fêter notre anniversaire. » déclara Harry quelques heures plus tard depuis le fond de son fauteuil dans le salon. Il n'avait pas renfilé sa chemise, il avait trop chaud. Il avait fallu que la canicule attende l'année où il serait enceint pour tomber, un véritable cauchemar. A croire que la planète conspirait contre lui.
« Comme quoi? » demanda Sévérus. D'habitude ils célébraient leur anniversaire au lit avec une bouteille de champagne, mais là ça n'allait pas être possible.
« Je pensais à ce truc dont Hermione m'avait parlé, tu sais, le spa. Ca nous ferait du bien à tous les deux. Et puis c'est en Ecosse, il fera peut-être moins chaud là-bas, » ajouta t-il avec un soupir.
Sévérus parut réfléchir quelques instants avant de déclarer l'idée excellente. Il n'avait jamais essayé ce genre de choses, mais il avait été dans un hammam une fois. Il en était ressorti avec un sentiment inhabituel de satisfaction. Bien entendu personne ne s'était avisé de lui dire que le hammam était plutôt une activité féminine. Personne n'était fou à ce point.
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Sévérus Rogue, professeur réputé pour être capable de terrorriser jusqu'au pire des fils de Mangemorts, se trouvait plongé jusqu'au cou dans une baignoire de boue tiède. Etonnamment, ça lui plaisait plutôt. Qui aurait cru que de se retrouvé plongé dans une substance épaisse, marron-verte et malodorante serait aussi agréable?
Harry, qui se trouvait dans la baignoire voisine, avait les yeux fermés et arborait une expression de parfaite sérénité. Il avait l'air à deux doigts de s'endormir. Son ventre dépassait vers le milieu de la baignoire, formant un ovale blanc contrastant avec la boue de manière assez amusante. Il aurait bien ri s'il lui avait dit, mais Sévérus le trouvait vraiment beau à cet instant.
Harry, inconscient du regard de son mari posé sur lui, se trouvait au paradis. Son corps flottait dans la baignoire comme s'il ne pesait plus rien, soulageant ainsi son dos de manière divine, il n'avait mal nul part, le bébé se tenait tranquille, et la bâtiment était climatisé. Le rêve. Juste avant une charmante jeune dame s'était chargée de masser ses pieds et ses chevilles, l'espace de quelques minutes il était passé très près de tomber amoureux d'elle. Sévérus aussi le massait, et il adorait ça autant qu'il en avait besoin (c'est à dire vraiment beaucoup) mais il n'était pas non plus professionnel en la matière.
La journée n'en était qu'à la moitié mais elle était déjà une des meilleures qu'il ait passé depuis longtemps. Cet endroit coûtait la peau des fesses, mais ce n'était pas du vol pour le coup.
Une petite horloge sonna la fin du bain, et les deux hommes allèrent main dans la main se rincer, avant de se diriger vers la piscine à bulles, avec jets massants magiques qui visaient pile là où il fallait et tout le tralala. Sévérus entra le premier et aida Harry à se laisser glisser depuis le rebord, opération périlleuse s'il en est. Son ventre tendait à l'entraîne rvers l'avant et il risquait fort le plongeon involontaire, ce qui dans une piscine de cette profondeur pouvait se révéler dangereux.
Une fois immergé et calé sur un petit banc caché sous l'eau, Harry lâcha un soupir d'aise en roulant des yeux. Ca aurait pû paraître exagéré si son ventre n'avait pas fait une taille pareille. Sévérus aurait juré le voir grossir chaque jour. Il commençait à s'inquiéter légèrement. Il restait encore plus de deux mois avant la naissance du bébé, et il se demandait vaguement si la peau de Harry pouvait se tendre beaucoup plus avant de craquer. Probablement, après tout aucune femme enceinte ne s'est retrouvée complètement déchirée, si? Il faudrait qu'il demande à Molly Weasley...
Ignorant royallement les deux mémés assises face à eux qui les regardaient d'un air désapprobateur, Sévérus se rapprocha un peu plus de Harry et l'embrassa légèrement. L'une des dames -celles avec le bonnet de douche à fleurs- lâcha un petit 'Hmpf' et détourna les yeux. Harry lui jeta un regard noir et passa une main autour des épaules de son mari. Sévérus posa délicatement une main sous l'eau pour caresser son ventre. Il ne se lassait pas de sentir son enfant bouger sous ses doigts. Ca lui rappellait que bientôt il pourrait le ou la tenir dans ses bras. Il eut un sourire à cette pensée.
Il traçait du bout des doigts de petits cercles sur la peau de Harry qui affichait un sourire béat. Il se laissa aller aux caresses de Sévérus, posa sa tête sur son épaules et ferma les yeux. Cet anniversaire était vraiment différent de tous les autres, peut-être parce que serait le dernier qu'ils passeraient à deux... Toujours était-il qu'il ne l'aurait échangé pour rien au monde contre un autre.
« Non mais dites donc, c'est un établissement respectable ici! » s'exclama Mémé n°2. Harry rouvrit un oeil et Sévérus lui jeta son regard assassin, celui qu'il réservait à Neville Londubas lorsqu'il était encore étudiant.
« Ca nous le savons parfaitement. C'est d'ailleurs pour ça que nous sommes ici. » répondit Sévérus d'une voix qui aurait envoyé Voldemort fuir en courant et en appelant sa mère. Harry ouvrit son deuxième oeil et se redressa légèrement.
« Cette piscine n'est pas conçue pour permettre à deux anormaux de se tripoter! » déclara sa voisine en levant bien le menton. Harry se demanda vaguement si elle était de la famille de Drago Malfoy, après tout elle en avait tout l'air. Il décida de répondre lui-même avant que Sévérus n'éclate et ne décide que maintenant était le bon moment pour tester ses compétences de karatéka.
« Et elle n'est pas conçue non plus pour permettre à deux vieilles corneilles de cracher leur venin sur les gens sous prétexte qu'ils sont plus heureux qu'elles. Maintenant si je ne m'abuse votre demi-heure est terminée. Au revoir. » Harry aussi était capable de foutre les jetons quand il en avait envie, incapable de se lever tout seul ou non. Non mais.
Les deux concernées quittèrent le bassin à grands renforts de murmures indignés, et Harry et Sévérus se retrouvèrent seuls avec les divins jets de massage. Harry poussa un soupir, puis déclara:
« Je suis bien content de ne pas avoir de belle-mère... »
