Lorsque nous arrivâmes enfin à l'hôpital après une route qui me parut durer une éternité, on nous demanda d'attendre dans la salle le médecin qui viendrait avec des nouvelles de Colby, ça ne me plaisait pas du tout, j'étais inquiet, et peu patient d'habitude ça n'arrangeait pas les choses, mais je n'avais pas le choix. Les minutes paraissaient durer des heures, et pendant ce temps je me surprenais à prier que ce n'était pas trop grave et qu'il s'en sortirait parce que moi sans lui je ne suis rien, ces mots résonnent encore une fois dans ma tête et j'avais l'impression que je ne cesserais jamais de m'inquiéter pour celui que je considérais comme mon frère. A un moment donné, je serais incapable de dire depuis combien de temps on attendait mais le portable de mon père sonna, il eut droit a des yeux noirs de la part des infirmières, il préféra donc allai décrocher dehors.

Allan était étonné d'entendre son téléphone sonné, ses fils lui avait offert pour son anniversaire mais il avait encore du mal à s'y faire, dehors il pleuvait alors il resta sous le porche de l'hôpital.

-Allo ?

-Salut Papa, c'est Charlie.

-Charlie, qu'est ce qui se passe, il y a un problème ?

Ce n'était pas le moment, un de ses fils avait déjà un problème c'était largement suffisant.

-Non, tout va bien, en fait je suis à l'aéroport si tu pouvais venir me chercher.

-Ici ? Maintenant ?

-Ben oui, qu'est ce qui se passe ? T'as une voix bizarre.

Allan ne savait pas comment l'annonçait au plus jeune de ses fils il était devenu très proche de Colby en six mois.

-Je suis à l'hôpital.

-Qu'est ce qui s'est passé ? Don va bien ?!

-Oui, ton frère va très bien, c'est Colby.

-Il est revenu ?

-Oui, ça fait plusieurs mois qu'il est battu, hier il est arrivé à la maison dans un sale état, il s'est évanoui il y a une heure et on l'a emmené à l'hôpital.

-C'est grave ?

-On ne sait rien, on n'a pas encore vu le médecin.

-Je prends un taxi et j'arrive.

-Je peux venir te chercher.

-Non, c'est bon Don va avoir besoin de toi.

-D'accord à tout à l'heure.

Il raccrocha et prit une profonde inspiration avant de rentrer de nouveau dans l'hôpital il ne l'aimait pas il l'avait vu trop souvent quand sa femme était malade, c'était un lieu inquiétant pour lui, et il voulait juste que le médecin vienne et leur dise que tout allait bien, et qu'il puisse rentrer à la maison avec ses trois fils, enfin. Il se rassit à côté de son fils ainé.

-C'était ton frère, il arrive.

-Quoi, il est ici ?

J'étais étonné, mon frère ne devait pas rentrer avant sept mois au moins, cependant j'étais heureux, il me manquait.

-Il prend un taxi et il arrive.

Je hochais la tête, je ne pouvais pas dire grand-chose d'autre.

-La famille de Colby Granger ?

Nous nous levâmes rapidement.

-Oui, c'est nous. Répondu mon père.

Le médecin paru suspicieux quelque instants.

-Comment va Colby ? Demandais-je réellement inquiet.

-Nous pensons à une pneumonie, on va faire une radio pour confirmer le diagnostic.

-Une pneumonie ? Demanda mon père. Comment on a pu ne pas s'en rendre compte ?

-La pneumonie se détectent par des douleurs thoraciques, de la fièvre et de la tous. Comme il a des côtes cassées, la douleur thoracique était difficile à deviner, et dans certain cas comme le sien, la fièvre ne vint que plus tard.

-Qu'est ce qui va se passer maintenant ? Demandais je soucieux.

-Si ce diagnostic est confirmé nous allons le mettre sous antibiotiques et le garder ici jusqu'à ce qu'il aille mieux.

-Ca va mettre combien de temps ? Questionnais-je, je savais à quel point Colby détestait les hôpitaux.

-Tout dépend des patients, en moyennes ils restent une semaine.

-On peut le voir. Interrogea mon père.

-Pas tout de suite, une infirmière vous dira dès que se sera possible.

-D'accord merci docteur. Dit mon père poliment mais je pouvais voir son inquiétude.

Nous nous ressayâmes et les portes de l'hôpital s'ouvrirent une nouvelles fois laissant un courant d'air passer, je frissonnais, et soudainement se tenait devant moi mon frère, sans hésitais je me levais de ma chaise et le prit dans mes bras, je n'aimais pas faire ça en public mais pour l'instant j'avais juste besoin du soutien de mon frère et peu importe ce que pensait les gens.

-Comment va-t-il ? Demanda mon frère.

Mon père lui dit tout ce qu'avait dit le médecin, il prit place sur une chaise à côté de nous, et tout comme nous commença à attendre avant qu'une infirmière vienne enfin nous chercher, après deux heure quelqu'un vint finalement, elle nous guida jusqu'à la chambre de Colby, je lis les chiffre inscrit sur la porte 256, je poussais le premier la porte, Colby était recroquevillé en chien de fusil sur le lit, avec la lumière du néon de l'hôpital je pouvais voir les gouttes de sueurs sur son front, il tremblai probablement à cause de la fièvre, Comment avait-ton pu ne rien voir pendant tout ce temps. Je m'approchais de lui et finalement après l'avoir longuement observé m'asseya sur la chaise à côté du lit, et posa ma main sur la sienne, il remua légèrement et ouvrit les yeux avant de les refermer presque aussitôt.

La lumière de cet hôpital était vraiment insupportable pensa Colby, mais lorsqu'il avait senti une main se posait sur la sienne il n'avait pas pu s'empêcher d'ouvrir les yeux sans trop réfléchir, et maintenant son mal de crane était revenu de plus belle.

Dès que je vis ce qui gênait Colby je fis signe à mon frère d'éteindre la lumière il obéit rapidement et Colby sembla se détendre, avant d'ouvrir de nouveau les yeux.

-Comment tu te sens ?

Il sembla réfléchir un peu à la question avant de répondre.

-Pas trop mal.

Et je ne pus m'empêcher de sourire, l'ancien Colby était toujours là.

-Sérieusement Colb.

-Comme si un camion m'avait renversé.

Je grimaçais, sa voix n'était plus aussi joyeuse et il semblait vraiment mal, mon père posa sa main sur son front et il eut un mouvement de recul en sentant à quel point il était brulant.

-On peut faire quelque chose ? Demanda mon frère pour se rendre utile.

-Trouver une formule de math pour me soigner, vite.

Je souris, il était définitivement comme avant.

-Colb. Les yeux de mon frère brillaient d'inquiétude dans la pénombre de la chambre et je pense que Colby aussi l'a vu.

-J'ai froid. Fut sa seule réponse sérieuse, et je savais à quel point ça lui coutait de mettre sa fierté de côté.

Avec étonnement je vis mon frère réagir rapidement en prenant une couverture dans le placard, avec mon aide il recouvrit Colby.

-Quoi d'autre ? Faut croire que lui aussi se sentait inutile.

-Rester.

Le ton de Colby était suppliant et je sentis les larmes me piquer les yeux en sachant quelle enfer il avait vécu pendant quatre mois, ma main serra la sienne et je sentis sa prise se resserrer sur la mienne, peu à peu sa respiration s'égalisa, mon frère et mon père s'étaient assis sur des chaises de l'autre côté du lit, et soudainement je repensais à ma mère, dans les derniers jours de sa vie on était exactement aux mêmes endroits dans la même position, non Colby était costauds il s'en sortirait, il devait le faire ce n'était pas imaginable autrement.