BONJOUR BONJOUR! Comme habituellement, je vous remercie pour les commentaires, les favoris et les follows. J'adore vos retours !

Je suis heureuse de voir que Lexa soit maman ait bien passé :)

Nanalou : Salut ! Merci à toi :), et oui la lettre n'est pas là par hasard.

McFly76 : HEY! Et bien du souligne des points importants et tu as surement raison. Mais ce ne sera pas aussi simple ;)

Edas44 : Coucou ! Eh bien je suis contente qu'il t'est énormément plut, je suis contente :)

Ceci est un chapitre que je qualifierais de transitionnel. Il est nécessaire pour la suite, je ne le voyais pas faire sans ceci. J'espère qu'il vous plaira autant!

A bientôt !


La suite des événements s'est enchainée d'une rapidité déconcertante. Le procès d'Oksana Kräsnövìtch avait eu lieu deux semaines après la rencontre entre Clarke et sa mère. Raven avait été confronter à sa sœur et elle avait réussi à la faire parler. Bien sûr, la CIA avait dû décortiquer les paroles de la russe pour qu'ils puissent mettre la main sur sa tanière. Trouvant de nombreuses preuves l'incriminant. La CIA aurait voulu la déplacer dans l'Etat de Pennsylvanie pour qu'elle puisse être jugée entièrement alors que la peine de mort était encore d'actualité dans cet état.

À partir de là et vu que Clarke représentait Oksana Kräsnövìtch, elle avait essayé de trouver un compromis avec la criminelle pour que celle-ci balance des informations sur ses employeurs, la mafia russe. L'accord était pour qu'elle soit jugée dans l'État de New-York puisque la peine de mort n'était pas applicable dans celui-ci et aussi de ne pas aller dans une prison à très haute sécurité. Oksana avait acceptée, vu qu'elle ne se voyait pas passer sa vie entière entre quatre murs de sa chambre avec une heure de sorti surveillé, menotté à chaque fois. Bien qu'elle le méritât. Elle avait donc été inculpé pour plusieurs chefs d'accusation, cela lui avait value la prison à perpétuité, sans droit de refaire appel.

Cependant, au moment du transfert pour la prison, le convoi avait été pris en embuscade. Plusieurs morts avaient été déclaré, 6 policiers ainsi qu'une prisonnière quelconque et Oksana Kräsnövìtch. Les autres policiers en charge du transfert avaient été plus ou moins blessé grièvement.

Au final, Oksana mourra et la CIA n'eut jamais les informations demandaient sur la mafia russe puisqu'ils avaient eu un coup d'avance sur eux et avait décidé de tuer leur meurtrière.

. . .

Nous étions débuts Avril, les températures augmentaient doucement vers plus de douceur par rapport à l'hiver plutôt rude qu'ils avaient eu. Le soleil était au rendez-vous, Clarke avait sa journée de libre avant le weekend et pourtant, celle-ci avait décidé de ranger son appartement de fond en comble de si bon matin, après avoir déposer sa fille à l'école. Vers midi, elle se retrouva très vite à ne rien faire. Elle zappa rapidement les chaines à la télévision avant d'éteindre définitivement celle-ci en soupirant.

Elle se leva pour rejoindre la cuisine et entreprit de se faire un rapide sandwich en guise de déjeuner. Le ventre enfin rempli, elle quitta son appartement pour rejoindre celui de ses amies. Elle frappa et Niylah ne tarda pas à lui ouvrir.

« Je vois. Toi, tu t'ennuies. » gloussa la blonde en voyant l'air dépité de son amie. Elle ouvrit sa porte pour la laisser entrer. Clarke ne se fit pas prier et s'affala dans le canapé.

« Je suis désolé, je sais que tu dois te reposer, car tu es presque à terme, mais je vais devenir folle, si je reste seule dans mon appartement. »

L'autre blonde alla dans la cuisine et finit de préparer son thé qu'elle était entrain de préparer avant que son amie arrive. Elle revient avec deux tasses fumantes qu'elle posa sur la table basse et s'assit au côté de son amie.

Clarke la remercia et jeta un regard autour d'elle. Elle arqua un sourcil en voyant les montagnes de cadeau qu'elle avait reçu, non rangé du 'Baby Shower Party' datant de la semaine dernière.

« Vous n'avez pas encore pris le temps de ranger ? »

« Non, mais je t'interdis de le faire. Toi et ta manie obsessionnelle du rangement. » dit négativement la future maman.

« Je ne suis pas maniaque. » souffla l'avocate.

« Tu as fait quoi ce matin ? » demanda Niylah, un rictus moqueur.

« J'ai rangée. » répondit Clarke, levant les yeux aux ciels.

« Tu vois, j'ai raison. »

« Pff. » geignit Clarke, désespéré. « En même temps, j'ai que le créneau là pour pouvoir le faire. »

« Tu es incroyable. Même une journée de repos, tu ne peux pas la passer sans te poser tranquillement et profiter. Bon sang, tu n'imagines pas à quel point Luna et moi, nous raffolons de ses journées cocooning. C'est un pur bonheur. » fit rêveuse la blonde, en repensant à la dernière journée entière qu'elles avaient passée ensemble.

« Oui, eh bien, moi, c'est avec ma fille que je passe mes journées sur le canapé à regarder Disney ou Once Upon a time en boucle. Alors sans elle, je n'arrive pas à rester devant… » maugréa l'avocate. « J'aurais mieux fait de dire à Becca que je voulais travailler. »

« Et Echo ? » questionna la professeure.

« Oh dieu non, elle m'étouffe depuis quelques temps, j'ai besoin de respirer. »

« Oula, c'est mauvais signe ça. » grimaça Niylah.

« En même temps, elle crève de jalousie et je déteste ça. Même si elle essaye d'être subtile, je sais que cela l'énerve lorsque je prends un appel ou que je réponds à un message. C'est comme si, tu allais demander à tout bout de champs qui était la personne que Luna avait au téléphone ! » râla l'avocate.

« Facile, c'est toujours toi. » s'amusa Niylah. Clarke regarda l'autre blonde en haussant un sourcil et soupira avant de secouer la tête. Elle attrapa sa tasse et but une gorgée. « En soit, c'est logique, elle t'aime. J'étais bien jalouse au début, de toi en voyant votre relation avec Luna. »

« Dans un couple, il y a une chose et ça s'appelle la confiance ! » s'exclama-t-elle.

« Tu as essayé de la rassurer ? » demanda l'autre blonde.

« Bien sûr, mais j'ai abandonnée. Elle me reproche d'être trop présente dans la vie d'Alexandria et pas assez dans la nôtre. »

« Alexandria hein. » gloussa la blonde.

« Quoi ? Pourquoi tu prends ce ton ? »

« J'ai ouïe dire que c'est une très jolie femme. »

« Et je m'en fou. C'est LA copine de mon frère bon sang ! Je voulais juste l'aider avec son problème. J'ai essayé l'approche en douceur en discutant souvent avec elle, mais j'ai arrêté, elle m'a clairement fais comprendre qu'elle ne voulait pas de mon aide dans le dernier message datant de trois jours. » soupira l'avocate.

Niylah ria de la situation et prit une longue gorgée de thé.

« Clarke, il va vraiment falloir que tu mettes au clair ta relation avec Echo. »

« Elle va très bien ma relation avec, mise à part ses crises de jalousie, merci. » rétorqua celle-ci agressive. C'était un sujet épineux pour l'avocate qui refusait de voir, ni d'entendre. La future maman haussa de nouveau les sourcils en laissant couler. Elle n'était pas Luna, mais aller surement en toucher deux mots à sa femme. Pour le moment, Luna n'avait rien dit sur la relation qu'entretenait la policière et l'avocate puisqu'elle s'était interposée. Or, aujourd'hui, elle voyait bien que leur relation n'était qu'à sens unique et il était évident que Clarke n'avait pas de sentiment à l'égard d'Echo, qui elle en avait. Une relation toxique n'était jamais bonne. Il était mieux de mettre fin à ce genre de relation avant de faire plus de bien que de mal. Car celle qui souffre, c'est Echo et elle appréciait beaucoup son amie alors elle ne voulait pas qu'elle soit blessée. Bien sûr, elle le sera, mais ce sera moins dure que dans deux ans.

« Et sinon, tu as réfléchi à la proposition de ta mère ? » changea-t-elle habilement de sujet. La question fit tendre son amie.

« Eh bien, elle avait proposé que je passe cette après-midi au domaine. Mais j'ai la trouille de rencontrer qui que ce soit que je ne suis pas prête à voir. »

« Qui l'aurait cru, Clarke Griffin, le dragon en personne, aillant peur de croiser ses frères et sœur. » se moqua ouvertement Niylah. Une main claqua sur son avant-bras.

« Aïe, ça s'est de la maltraitance envers une femme enceinte ! »

« Arrête de te moquer de moi ! » maugréa Clarke en passant une main dans ses cheveux longs détachés. « J'ai besoin d'aller chez le coiffeur. » murmura-t-elle, une idée derrière la tête, autant se faire plaisir. « Bon, j'y vais, merci pour le thé ! » s'exclama Clarke. Elle finit sa tasse rapidement, embrassa la joue de Niylah et se leva.

« Tu devrais plutôt aller chez ta mère ! » confia la future maman, ayant entendu la suggestion du coiffeur. Typique de Clarke, trouver quelques choses à s'occuper pour oublier ses problèmes.

« Ouais, ouais ! » répondit l'avocate en quittant l'appartement pour rejoindre le sien. Les paroles de Niylah revinrent en tête et sous un coup de tête, elle regarda son smartphone et rechercha un coiffeur. Elle embarqua son sac, son téléphone, sa veste, ses clés et mit ses boots au pied pour quitter enfin l'appartement étouffant.

. . .

Elle descendit les escaliers jusqu'au sous-sols puis monta dans sa voiture et quitta l'immeuble pour les routes Newyorkaises. Elle allait pour rejoindre un coiffeur précis, mais à la dernière minute, sur un coup de tête, prit une autre route pour se diriger dans un but précis et en moins d'une heure et demi, elle arriva à destination. Elle passa le panneau 'Bienvenue Polis' et se gara sur la première place de libre. Clairement, prendre des décisions aussi précipité ne lui ressemblait pas du tout, et sembla réalisé sa stupidité. D'accord, elle avait l'autorisation de sa mère, mais le danger que représentait ses frères et sœur étaient encore là. Alors rester stationner comme une idiote dans leur ville, c'était également une mauvaise idée. Elle pourrait les croiser à chaque coin de rue.

Alors, elle quitta l'habitacle pour s'engouffrer dans le seul lieu qu'elle connaissait de vue. Une fois passé la porte, le peu d'habitant se retournèrent pour la fixer étrangement. Typique, c'était une étrangère dans ce patelin, ils devaient tous se connaître. Elle leur lança un regard froid pour qu'ils retournent à leurs occupations. Comme d'habitude, elle obtenue gain de cause.

Le barman l'alpagua, lui sortant son plus beau sourire charmeur, en lui souhaitant la bienvenue dans cette jolie ville qu'était la leur. Il fit la discussion en plaçant quelques blagues complètement ridicules, croyant que son charme allait opérer, mais qui ne fis chavirer aucunement le cœur de Clarke.

« Wells, arrête de l'importuner avec tes blagues de gros lourdingue. » dit une voix féminine en interrompant le jeune barman. Clarke se retourna rapidement vers cette voix, qu'elle aurait pu reconnaitre entre toute parmi le peu d'habitant de cette salle.

Lorsque la sauveuse fit face à la blonde, elle eut un léger sourire. « Maître Griffin, que vaut le plaisir de votre visite dans notre trou-perdu ? » demanda t'elle malicieusement.

Clarke s'empêcha de sourire grandement, mais laissa un léger rictus amusé visible.

« Bonjour, Alexandria. À vrai dire, je cherche un coiffeur. » Répondit Clarke, et faillit rouler des yeux à cette réponse idiote.

« Ah. J'ai eu instant de doute. J'ai eu peur que vous veniez me harceler jusqu'ici pour me faire changer d'avis. » claqua Alexandria, une moue soulagée. Clarke acquiesça et après quelques minutes de silence gênant, Alexandria guida la blonde vers la sortie du café pour l'emmener dans les rues de Polis.

« Je plaisantais pour le coiffeur. » essaya Clarke, un sourire amusé.

« Non, mais vous avez raison, Emori est la meilleure coiffeuse que je connaisse. Je comprends que vous vous êtes déplacé jusqu'à Polis pour elle. » se moqua ouvertement Lexa.

« En réalité, je suis là pour ma mère, mais disons que rencontrer mes frères et ma sœur ne me branche pas trop pour l'instant. » dit sincèrement l'avocate.

« Il ne sont pas là. Bellamy est à l'extérieur de la ville, Octavia est surement entrain de réglé un conflit entre voisin et Aden est au lycée. Il n'y a vraiment rien à craindre. » Rassura Lexa alors qu'elles étaient déjà devant la devanture du coiffeur. Lexa entra en premier et salua l'autre brune.

« Salut Emori, tu pourrais prendre en charge Madame ici présente ? » questionna-t-elle en indiquant Clarke du doigt.

Emori hocha la tête, un grand sourire aux lèvres, heureuse de voir de nouvelle tête. « Bien sûr, installez-vous ici. » montra-t-elle la chaise du doigts près d'un lavabo. « Je m'occupe de vous dans quelques instants. »

Emori partit enlever une machine des cheveux d'une vieille dame puis finit par encaisser l'argent d'une autre avant de revenir sur la dame pour un dernier détail. Elle l'encaissa également puis rejoins une femme pour continuer de mettre la coloration en réfléchissant à ce qu'il lui restait à faire.

« Vous voulez quelque chose de particulier ? » demanda-t-elle en se retourna vers l'inconnue.

« Et si je vous dis, je vous fais totalement confiance ? » affirma Clarke, d'une voix sûre d'elle.

« Alors vous n'allez pas le regretter, mais je suis désolé, vous allez devoir attendre un peu. »

« Céleste n'est pas là ? » demanda Lexa à Emori.

« Non, elle est malade. » soupira Emori.

« Oh, tu veux que je fasse son shampoing ? » questionna Lexa, avec entrain. Emori regarda son amie en fronçant les yeux.

« Ce serait abusé de ton amitié. »

« Oh allez, c'est qu'un shampoing et certaines de tes clientes ont déjà dit que j'étais doué. À quoi ça sert une petite ville, si on ne peut pas aider nos voisins dans le besoin, hein ? » s'exprima persuasive Lexa.

« Je confirme, Lexa, tu es douée. » s'exclama la cliente qui écouter tout depuis le début.

« Très bien, si madame le veut bien ? » capitula Emori en regardant l'inconnue. Clarke sembla comprendre qu'elle n'avait pas réellement le choix si elle ne voulait pas rester une éternité au coiffeur. Néanmoins, elle se trouva étrangement mal à l'aise. Pourquoi avait-elle l'impression de se faire avoir en beauté ? De plus, avec un sourire aussi magnifique et les yeux émeraudes pétillants d'Alexandria, elle ne se voyait pas refuser.

Elle acquiesça doucement pour accepter. Lexa sourit de plus belle, puis prépara Clarke et la guida pour qu'elle positionne sa tête. Lexa toucha avec douceur les cheveux blonds de l'avocate et alluma l'eau de façon à ne pas la brûler.

« Ça va ? Ce n'est pas trop chaud. » demanda-t-elle alors que l'eau coulé à flot sur les cheveux dorés.

« Si… Enfin non ! Je veux dire que ça va. » s'éparpilla Clarke, cramoisi. Avoir les mains douces de Lexa dans ses cheveux était une sensation très bizarre et elle se sentit incroyablement perturbé. Elle se maudissait de ne pas avoir refuser. Franchement, elle aurait pu attendre Emori. Maintenant, elle était bloquée et son cœur était dans un état chaotique. Elle ferma les yeux et soupira. Lexa s'était activer à lui procurer un massage crânien très agréable et sans le vouloir, cela la détendit. Elle était vraiment douée. Elle pouvait au moins admettre ça.

« Vous auriez pu faire coiffeuse dans une autre vie. » blagua Clarke, pour essayer de garder la face.

« Oh, vous ne m'avez pas vu coupé alors. C'est une catastrophe. » ria Lexa. Emori regarda la scène discrètement et ralenti légèrement la cadence sur les cheveux de sa cliente.

« Heureusement, sinon à quoi je sers ? » railla Emori, qui s'appliquer à positionner du papier aluminium sur une mèche coloré.

Plus les mains expertes s'afféraient sur son crâne, plus Clarke trouvait l'apaisement. Ce qui était en total contradiction puisque lorsqu'elle allait chez le coiffeur, elle détestait cette première étape. Certains étaient d'une médiocrité, mais là, c'était un autre niveau. Soudain, cela lui sauta aux yeux.

« Vous lui laviez les cheveux. » Dit simplement Clarke en ouvra les yeux. Lexa fronça les sourcils, ne comprenant pas avant d'avoir un éclair de lucidité. Lexa sourit tristement en quittant les yeux bleus inquisiteurs. « Je peux vraiment vous aider. »

« Le dernier avocat qui m'a aidée à finit sans emploi. » soupira sur la défensive Lexa.

« Et alors ? Vous savez, je peux exercer le droit, du moment que je suis encore inscrit au barreau. »

Lexa déposa du shampoing et continua à passer ses mains avec douceur dans les cheveux de la blonde, ignorant sa remarque. Clarke soupira et ferma les yeux de nouveau. Cette fille était aussi têtue qu'elle.

« Voilà Madame Avery. Je vous laisse patienter, le temps que la coloration se pause bien. » fit Emori en s'éloignant. Elle regarda les deux jeunes femmes et entreprit de faire un peu de ménage. Après le shampoing, Lexa rinça et posa un soin puis rerinça dans le silence le plus complet. Pourtant, Lexa était en grande réflexion.

. . .

« Vraiment, cela vous va à ravir. » complimenta Lexa alors qu'elles venaient de sortir du salon. Clarke passa une main rapide dans ses cheveux devenues plus court. Emori avait coupé au carré et avait décidé de garder l'ondulation naturelle de ses cheveux pour le brushing.

« Je me sens plus légère. Je crois que quoi qui se passe, rien ne pourra me contrarier. » lança amuser Clarke, un sourire apaisé sur les lèvres.

Lexa lui sourit et elle reprit la route vers le bar-restaurant, en discutant librement de chose banale. Évitant habilement la discussion sur la fille de Lexa malgré les piques incessantes de Clarke. Arrivez devant le bar, elles s'arrêtèrent l'une en face de l'autre. Lexa regarda la blonde de ses yeux vert émeraude en se mordillant l'intérieur de la joue.

« Vous voulez aller au domaine ? » sembla hésité la brune. Clarke la regarda en pleine réflexion. Si elle était là, ce n'était pas pour le coiffeur, c'était pour sa mère. De plus, Alexandria lui avait assuré qu'aucun des trois n'étaient là. Clarke hocha la tête positivement.

« Vous voulez que je vous y amène ? » demanda-t-elle.

« Ça ira, j'ai ma voiture. » répondit l'avocate. La blonde recula pour se diriger vers son véhicule tandis qu'Alexandria partit dans le bar pour en ressortir une minute plus tard avec son casque et sa veste en cuir noir. Lexa chercha rapidement du regard la blonde qui était tout juste sur le point d'ouvrir sa portière.

La brune monta rapidement sur sa Yamaha rouge et démarra pour rejoindre la blonde. Elle tapa sur le carreau. La vitre se baissa.

« Vous ne voulez pas plutôt monter derrière moi, ça ira plus vite… » proposa Alexandria. Clarke regarda Lexa, en hochant négativement la tête alors qu'elle était déjà installée au volant. Déjà qu'elle se souvenait de l'étrangeté de la situation toute à l'heure, alors si elle devait être collé à elle, elle n'ose même pas imaginer son état émotionnel qui sera sans l'ombre d'un doute un peu plus perturbé.

« J'ai ma voiture, merci. » répondit Clarke en démarrant.

« Comme vous voulez. » soupira-t-elle, en démarrant en trombe et prit le chemin du domaine.

Elle regarda la moto s'éloignait au fur et à mesure. À l'instant même où elle ne vit plus la moto en ligne de mire, elle maugréa sur elle-même, se tapant sa main sur son front. Et comment va-t-elle trouver le domaine seule maintenant ? Non, parce que son orientation est toujours aussi nulle que la dernière fois. Elle prit son téléphone pour mettre son GPS. Sauf qu'il ne trouvait toujours pas de signal alors Clarke était coincée. Il lui restait bien la carte, mais elle n'était vraiment pas douée avec tout ça.

Peut-être était-ce un signe pour qu'elle n'y aille pas après tout. Devait-elle se défilait et rebrousser le chemin ou démarrer et essayer de trouver le domaine ?

Elle regarda son téléphone et sans surprise, il n'y avait toujours pas de signal. Cependant, elle n'était pas venue dans ce patelin pour une coupe de cheveux. Elle était venue voir sa mère alors elle devait y aller.

Ni une, ni deux, elle démarra puis imita la moto d'Alexandria, qui venait de fouler le même chemin. Du moins, de ce qu'elle avait vue. Elle essaya tant bien que mal de se diriger grâce à la carte puis elle arriva à destination. Elle se gara comme la dernière fois qu'elle était venue et sortit de l'habitacle.

« Vous en avez mis du temps. » ricana moqueuse Alexandria derrière son dos. Clarke se retourna puis roula des yeux. « Suivez-moi, je vais vous amener à elle. »

Alexandria se dirigea vers la grande porte d'entrée, Clarke sur les talons. Lorsque Alexandria rentra dans la maison, Clarke resta pantois devant l'entrée. Elle allait entrer dans l'antre de sa mère, un lieu qu'elle ne connaissait pas et là, il n'y aurait pas Luna pour l'aider à s'échapper si un de ses frères ou sa sœur venait à rentrer dans cette maison gigantesque. Elle ferma les yeux, essayant de relativiser en calmant les battements de son cœur. Elle devait se ressaisir, ils n'étaient pas là et fuir n'était pas toujours une bonne solution.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Alexandria était de nouveau face à elle, le regard interrogateur. Clarke essaya un léger sourire pour la rassurer, ou peut-être que c'est elle qu'elle essayait de rassurer. Elle cria à son cerveau de se contrôler. Mais Clarke aura toujours cette appréhension angoissante. Elle regrettait déjà l'apaisement de tout à l'heure.

Clarke fit un geste pour entrer dans la maison et ferma elle-même la porte. Alexandria reprit sa marche tandis que Clarke regardait tout autour d'elle. La décoration était très raffinée. Elle fut très surprise de la simplicité du lieu alors qu'elle ne doutait pas une seule seconde qu'ils avaient de l'argent. Rien que ce domaine était la preuve même de l'argent qu'il avait.

Alexandria s'arrêta devant une porte, où une plaque était accrochée. Clarke pu y lire 'Cabinet Dr Griffin'. La brune ouvra la porte et laissa un passage pour que Clarke entre. Derrière cette porte, était en réalité une petite pièce d'attente.

« Asseyez-vous, je vais voir où elle en est. » dit Alexandria en s'approchant vers une autre porte. La seule de cette pièce. Elle toqua puis y entra rapidement.

. . .

Abigail Griffin venait d'avoir sa dernière consultation de la journée. En réalité, elle n'avait pas énormément de patient, ce qui lui permettait d'avoir un peu de temps pour elle. Alexandria frappa et entra dans son bureau, une expression amusée sur le visage. Elle s'interrogea rapidement sur l'état de sa belle-fille, qui était depuis quelques semaines, assez morose.

« Que se passe-t-il ? » demanda le médecin.

« Ta fille est là. » Informa Lexa, souriant légèrement.

« Ah bon ? » sembla surprise Abigail alors qu'elle se leva pour ranger le dossier de son dernier patient dans son armoire. « Je croyais qu'elle avait refusé mon invitation. »

« Hm. » Fit la brune. « Si tu veux, je peux lui dire de repasser ? » se moqua la brune.

« Non, bien-sûr que non. » dit Abby dans un soupire, refaisant face à la brune. « Mais ça va toi ? »

Lexa fronça les sourcils. « Oui, pourquoi ? »

« Disons que tu n'es pas aux meilleures de ta forme en ce moment. »

« Ça va. » répondit-elle sobrement. Abigail soupira en comprenant qu'elle n'obtiendra rien de plus. « Mais ta fille non. »

« Je ne comprends pas. » souffla Abby, en fronçant les sourcils. Elle se rapprocha de Lexa, les bras croisés. « Pourquoi tu dis ça ? » questionna-t-elle, les yeux dans les yeux.

Lexa leva les yeux au ciel. « Elle est pas du tout à l'aise. On dirait qu'elle s'apprête à voir son amant, ayant peur de se faire surprendre par Bellamy, O' ou Aden, tu vois. » expliqua Alexandria.

« Je lui ai pourtant dit qu'il n'y aurait personne aujourd'hui. » soupira de nouveau Abby.

Lexa haussa les épaules. « Sinon, tu as accepté sa proposition ? » demanda Abby, en se rapprochant un peu plus, les yeux inquisiteurs. Abby aimait utiliser ce genre de regard pour parvenir à ses fins. Elle l'utilisait avec tout le monde et généralement personne ne résisté bien longtemps. Lexa essaya de lutter face à ce regard insistant.

« Non. » claqua Lexa, de nouveau de mauvaise humeur. Abby garda le silence, mais elle n'en pensa pas moins.

« Bon, emmène-la plutôt dans le salon, s'il te plait. Je vous rejoins. »

Alexandria acquiesça et quitta la pièce sans le lui dire deux fois.

. . .

Elle se sentait comme une intruse dans ce salon, ne se sentant pas à sa place et ni en sécurité. Le salon était une immense pièce ouverte, la seule pièce qui communiqué avec tout le reste dont l'entrée. Il y avait un grand canapé, fauteuils et pouf en plein milieu avec un grand écran plat sur un meuble bas où était apposé une playstation.

La pièce était moderne, spacieuse et décoré avec goût. Énormément de cadre-photo était accrocher au mur. Elle n'avait pas pu s'empêcher d'y jeter un œil. Elle vit la même photo qu'elle avait vu chez Bellamy, d'Octavia avec les deux enfants - qu'elle devina être Charlotte et Matthew - et le métis musclé au crâne rasé qui devait être Lincoln, si elle se souvient bien. Elle vit une photo de sa mère avec son petit-frère. Bref, des photos de famille où elle n'y était pas incluse, bien évidemment.

Elle se retourna rapidement lorsqu'elle entendit quelqu'un arriver. Ce n'était qu'Alexandria qui revenait avec un plateau où était disposer café, gâteau et certainement le thé qu'elle avait demandé.

Lorsqu'Alexandria était sorti du bureau, elle lui avait dit qu'elle arrivait. Or, cela faisait quelques minutes qu'elle attendait alors qu'elle avait l'impression que le temps d'attente était bien plus long.

« Ça ne devrait plus prendre longtemps maintenant. » essaya Alexandria.

Clarke sursauta lorsqu'une porte claqua brusquement, des pas précipité se dirigeant vers la cage d'escalier, des voix se chamaillant. Le cœur tambourina dans la cage thoracique de la blonde. L'appréhension que ce soit Aden. La blonde se ressaisit rapidement pour ne pas montrer l'angoisse qui venait de l'assaillir.

« Désolé, les garçons se croient tout seul parfois. » dit Alexandria.

Clarke opina, sans laisser aucune expression apparaitre, droite comme un i, elle rejoignit le canapé et s'assoit dessus. Par habitude, elle reprit son apparence froide. Oui, son apaisement au coiffeur était parti à des années lumières d'ici.

Alexandria observa la blonde, mais fut vite interrompu par une forme rousse qui quémanda des caresses, ronronnant.

« Hé, Garfield. » salua Alexandria en le caressant sur le haut de sa tête.

Après quelques minutes de caresse, le chat roux se délaissa et sauta sur les genoux de Clarke, qui se tendit malgré elle.

Alexandria ne put se retenir et finit par éclater de rire à cause de cette situation ridicule qui se déroulait devant ses yeux. Clarke reprit contenance et ne fit pas un seul geste vers le chat malgré tous les stratagèmes qu'ils mettaient en place pour avoir de l'attention.

« Vous savez, il ne va pas vous mangez. Il est très gentil et affectueux. Il n'arrêtera pas, à moins que vous le caressiez. » gloussa Alexandria.

Clarke ne dit rien et ne fit rien malgré le conseil d'Alexandria. Garfield ne se démonta pas puisqu'il s'allongea confortablement sur les genoux de la blonde, toujours en ronronnant.

'Stupide chat.' Pensa Clarke. 'Ne baisse pas les yeux… Non Clarke, ne craque pas !'

Clarke baissa les yeux et elle craqua. L'avocate posa sa main sur le poil doux de l'animal, qui redoubla ses ronronnements. La blonde se maudit de paraître si faible face à ce félin. Mais il était si mignon. Le chat ne bougea pas d'un pouce et resta allonger sur elle, sans le moindre gène.

« Il a l'air de vous trouver très confortable. » ricana une nouvelle fois Alexandria. Clarke roula des yeux avant d'envoyer balader l'animal pour se lever prestement. Sa mère était là. Sa mère venait d'entrer dans la pièce et la fixer. Que devait-elle faire ? Comment devait-elle se comporter ? C'était la deuxième fois qu'elle se voyait malgré les nombreux appels et messages qu'elles s'étaient envoyées. Entre virtuel et réalité, c'était un univers complètement différent.

Elle regarda sa mère et la jaugea pendant quelques minutes avant qu'Abby se racle la gorge, gênée.

« Bonjour maman. » dit simplement, Clarke, droite comme un i. Ne savant toujours pas comment réagir. Elle avait l'impression d'être une idiote. Elle vit sa mère se rapprochait avec un sourire aux lèvres.

'C'est bon signe non ?' pensa-t-elle. 'Je devrais faire un geste ? Bon sang, Clarke, ce n'est pourtant pas compliqué !'

« Bonjour Clarke. Je suis agréablement surprise de te voir ? » dit la plus âgée, en cassant la distance pour prendre sa fille dans ses bras. Clarke resta stoïque quelques secondes, totalement surprise par ce revirement de situation avant de se mettre un coup de pied aux fesses et d'entourer ses bras autour de la taille de sa mère fébrilement. Elle était légèrement mal à l'aise, mais plus l'étreinte durait, plus Clarke se laissa aller dans ses bras. Elle avait l'impression qu'elle devra s'habituer à ses étreintes.

« Désolé de débarquer comme ça. » souffla-t-elle alors que mère et fille se séparèrent. Abby resta tout de même proche de sa fille. Elle replaça une mèche derrière son oreille avec le sourire aux lèvres.

« Cela te va très bien, Clarke. J'aime beaucoup. » complimenta Abby pour la nouvelle coupe de la blonde.

« Merci » rougit Clarke, gênée.

'Mais tes sérieuse là ? D'abord Lexa, maintenant ta mère ? Tu te ramolli ma vieille' se traita-t-elle intérieurement.

. . .

La mère et la fille avaient partagé un café et un thé avant de partir visiter le domaine. Elles n'avaient fait que discuter sans cesse, sans prendre en compte que l'heure tournait. Heureusement, Clarke avait eu l'intuition de prévenir Niylah qui irait certainement chercher Madi à l'école si Luna ne pouvait pas le faire.

Le malaise du début faisait place à une ambiance beaucoup plus détendue. Au fur et à mesure, elles avaient repris le chemin de la maison pour retrouver le salon. Cependant, Abigail n'avait pas pu empêcher les habitants du domaine de venir dans celui-ci. Finalement, ce que Clarke avait redouter arriva, mais pas comme elle pensait le croire. Clarke avait fait face à Marcus qui avait, pour sa plus grande surprise, était heureux de la voir. Forte heureusement, Bellamy était encore hors de la ville. Clarke appréhendait vraiment sa rencontre avec lui, plus que les autres. Reprendre tranquillement contact avec sa mère s'avérait plutôt mal partit. Surtout si elle était toujours interrompue par des nuisibles. En même temps, elle était sur leur terrain. Elle ne pouvait pas y faire grand-chose.

Plus le temps passé, plus Clarke se rassura. Reprendre contact avec sa mère était bénéfique pour elle, elle le sentait. Même si, elle ne savait pas encore comment se comporter avec elle et les autres. Elle trouvera. Le seul point qu'elle se fixait, c'était qu'elle ne devait pas se mettre en situation de faiblesse. Elle voulait bien reprendre avec eux, mais elle devait se fixer des règles pour pouvoir garder le contrôle de la situation.

« Je suis sérieuse. Si Madi vient un jour ici, elle ne doit surtout pas aller dans cette zone. » grimaça Clarke en faisant référence au refuge. « Encore, la grange, ça passe, mais les chiens et les chats, c'est interdit ! »

« Je doute que tu puisses lui éviter cette zone, Clarke. » ricana Abby. « Elle as l'air d'être très intelligente et débrouillarde de ce que tu m'en dis. »

« C'est vrai. Elle l'est. » souri Clarke avec fierté. Parler de Madi à sa mère, ne la dérangeait plus à présent. En même temps, c'était sa fierté, son rayon de soleil.

« En tout cas, les gènes n'y sont pas pour rien. » ria de plus belle Abby.

« Ce n'est pas… Elle n'est pas biologiquement ma fille… » dit douloureusement Clarke en déglutissant, baissant le regard sur ses mains.

Abigail regarda sa fille, se mordant la lèvre inférieure, se maudissant intérieurement pour la bourde qu'elle avait dite. Même si elle ne pouvait pas savoir, elle se sentait mal-à-l'aise, elle posa sa main sur celle de sa fille, sans jugement. Après tout, les liens du sang n'importaient peu. Quoi qu'il en soit, elle était heureuse d'avoir une petite-fille.

Après ce petit couac, Abby lança un sujet plus léger jusqu'au moment qu'une furie brune entra dans le salon. Clarke tourna le regard vers l'intru et fut rassurer par la personne. Elle s'autorisa à lui gratifier d'un beau sourire.

« Bonjour Raven. » salua la blonde, en se levant.

« Holà Madame l'avocate ! » sourit la Latina en réduisant l'espace entre elles deux pour la serrer dans les bras. Comme avec sa mère, Clarke se crispa pour se détendre légèrement. Elle n'avait définitivement pas l'habitude de cette effusion d'affection. Elles se séparèrent quelques secondes plus tard tandis que Raven expliqua sa venue. Un garçon sous la responsabilité du domaine venait de se blesser et requiert le soin d'un médecin. Abigail s'excusa et partit en laissant Raven avec sa fille. Clarke demanda à Raven de l'accompagner dehors, à l'arrière de la maison.

. . .

Clarke avait repéré un petit muret et elle s'y dirigea au côté de Raven. En s'approchant du muret, elle vit un cendrier en céramique rajouté dans la pierre. Elle devina que ce coin était le coin fumeur. Elle s'assoit sur le muret et sortit de sa poche de veste, qu'elle avait remis avant de sortir, un paquet de cigarette. Elle huma le tube plein de tabac avant de mettre le filtre entre ses lèvres. Elle sortit son briquet et alluma le bout du tube. Elle inspira une bouffée pour l'expirer le plus lentement possible. Ce geste eut le bénéfice de la réconforter. Cela faisait des années qu'elle avait arrêtée, mais elle avait repris depuis le retour de sa mère. Tout se stresse la tirailler et la cigarette lui procurait pendant un instant une libération, s'enfermant dans le déni. Plus les jours passés, plus sa consommation augmentait.

« Tu sais que fumé tue ? En tout cas, c'est ce que mama Abby dit. »

Clarke se retourna et sourit narquoisement. « Je ne fume qu'occasionnellement. » répondit-elle alors que son interlocutrice s'assoit à ses côtés.

« Oh, mais je ne te critique pas du tout. » répondit l'autre. « Si tu en as une en rab', je ne dirais pas non. »

Clarke regarda la jeune femme, elle connaissait son passé et elle savait que cela était une mauvaise idée. En voyant l'air perplexe de la blonde, elle souffla. « Ok, j'aurais essayé. Je fumerais par procuration. » glousse-t-elle en faisant mine de respirer fortement la fumée qui s'échapper de la bouche de la blonde.

Clarke empêcha un sourire de naitre sur ses lèvres, ce petit bout de femme avait un charisme fou. Elle paraissait en meilleur forme que la dernière fois qu'elle l'avait vu, au tribunal. C'était surprenant à quelle rapidité celle-ci progresser. Mais est-ce que ceci ne cacher pas quelque chose ? Et elle est bien placée pour le savoir, c'est une professionnelle pour jouer la comédie. Elle posa son regard bleu sur celui brun de la jeune femme et lui sourit toute en tapotant sur sa cigarette.

« Comment vas-tu ? » demanda-t-elle après l'avoir observé quelques minutes en silence.

Raven haussa les épaules en regardant un point invisible droit devant elle. « Je me remets doucement. Les cauchemars perturbent encore mon sommeil, mais j'essaie de faire la part des choses et aussi de suivre tes conseils. Bien que Lexa et O' commence légèrement à me faire chier. »

Clarke gloussa suite à la dernière partie. Elle tourna son regard pour le poser sur celui de brune.

« Pourquoi ? »

« Elles réagissent comme des mères poules. Imagine, je ne peux même pas aller en ville seule. »

« Aouch. » soupira la blonde. « Elles ne cesseront pas de s'inquiéter pour toi, mais laisse-leur un peu de temps et elles vont finir par te lâcher du lest un peu plus souvent à la fin. »

« Oui, eh bien, j'espère que cela ne durera pas trop longtemps. » râla Raven.

« Dans le fond, je suis sûre que cela te plait. »

« D'être chouchouté oui, mais collé jusqu'à vouloir m'empêcher de brûler cette dépendance non. » ragea Raven.

Clarke ricana. « Pas sûre que ce soit une bonne idée de faire ça. Je te le déconseille d'ailleurs. Surtout que tu risquerais de créer un feu de forêt.

« Mouais, sauf que cela me ferait du bien. Je ne peux plus les voir en peinture. J'ai même perdu l'attrait de réparer... » souffla attrister Raven, en baissant le regard sur ses mains.

« Donc, tu ne répares plus rien ? » demanda mine de rien l'avocate, une idée fleurissant dans son esprit.

Raven haussa les épaules, en déglutissant difficilement. Clarke se rapprocha et posa sa main sur le menton de Raven pour forcer le visage de celle-ci à lui faire face. Raven lutta, mais la blonde avait vite compris la vulnérabilité de la brune. Elle laissa tomber sa main, libérant le menton de la Latina qui reprit la contemplation de ses mains.

« Tu sais, mon père avait un terrible projet. » commença Clarke. Raven resta toujours la tête baisser. « Honnêtement, je doutais qu'un jour, il réussisse quoi que ce soit avec ce tas de ferraille et je ne le serais sûrement pas puisqu'il est décédé. »

Raven tourna le regard, un brin subtil de curiosité dans ses yeux marrons. Cela fit comprendre à la blonde qu'elle y était presque.

« Peut-être que tu seras plus doué que moi pour la remettre en état. » Dit-elle en souriant à Raven, qui fronça les sourcils. « Il m'a fait parvenir le souhait de réparer cette Ford Mustang de 1965 pour que je puisse faire une viré en son honneur. » ajouta-t-elle. Alors que les yeux de Raven brillaient, en se retenant toute effusion. « Ce serait cool que ce soit toi qui se charge de ça. Surtout que je pourrais faire n'importe quoi si je touche à ce tas de ferraille. »

« OH non ! Surtout pas, ne touche à rien ! Tu rigoles j'espère ? Une Ford Mustang ? T'appelle ça un tas de ferraille alors que c'est un vrai petit bijou ?! » s'exclama Raven, qui ne put réprimer plus longtemps son effervescence, elle était tellement heureuse. Elle avait déjà des millions d'idées en tête alors qu'elle n'avait pas vu le véhicule.

« Donc, tu acceptes ? » questionna-t-elle, un sourire aux lèvres.

« Bien-sûr ! Je commence quand ? »

« Dès que tu le veux, je te la fais parvenir par dépanneuse et bien évidemment, s'il te faut des pièces ou quoi que ce soit, je paierais. »

« Oh bon sang ! MERCI ! » S'exclama heureuse la brune en sautant dans les bras de son ancienne avocate. La remerciant mille fois. Raven la quitta toute en parlant à voix haute, calculant déjà ce qu'elle devait prévoir. Clarke sourit amuser et écrasa la cigarette consumait dans le cendrier.

« Cela faisait une éternité que je ne l'avais pas vu comme ça. » dévoila une autre personne qui prit place à ses côtés. Clarke se retourna et sourit légèrement.

« Si je peux faire plaisir. » répondit la blonde.

« Merci pour ce que vous faites pour elle. »

« De rien, c'est normal. »

« Pourtant, vous n'étiez pas obligé. »

Clarke lui sourit et un silence confortable prit place. Clarke observa la verdure et les arbres lointains. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, le cadre était complètement différent. Là où les nuisances sonores étaient présentes en ville, la campagne n'en bénéficier pas. C'était calme et cela avait un certain charme. Elle ferma les yeux en soupirant.

« Attention, Maître Griffin vous risquez de commencer à apprécier la campagne. »

« Ce ne serait pas plus mal de se laisser tenter à quelque chose de nouveau. » souffla la blonde en ancrant ses yeux dans ceux émeraude de son interlocutrice. Clarke put à loisir voir les joues rosir sur la magnifique brune. Elle fut comme hypnotisé par ce joli cadre. Alexandria dans un fond parfait. Le souvenir de celle-ci sur son cheval lui revient en mémoire. Toutes deux se quittèrent des yeux, comme pour se ressaisir. Ignorant chacune cette étrange sensation, comme attirer l'une à l'autre inexorablement. La blonde ferma les yeux, comptant intérieurement pour faire le vide dans sa tête qui recommençait à être un vrai capharnaüm. La brune décida de se lever et de l'informer que ses frères et sœur n'allait plus tarder à rentrer puis partit précipitamment.

Clarke regarda l'heure sur son téléphone et se leva également rapidement en voyant l'heure tardif. Elle alla dire au revoir à sa mère avant de la quitter pour reprendre la route vers la grande ville et rejoindre sa fille qui allait sûrement lui faire comprendre qu'elle n'était pas contente que celle-ci n'avait pas été là pour elle alors que sa maman ne travaillait pas.