Auteur : Neko

Disclaimer : Bleach appartient à son auteur, Kubo Tite. Je me suis réservé des droits que sur quelques personnages seulement.

Note I : Bonsoir ou Bonjour à vous tous qui lisez mon histoire ! D'abord j'aimerais vous dire à tous (enfin ceux qui lisent) que je suis, pour l'instant, ravie que mon histoire vous plaisent, ensuite que vos commentaires m'ont fait très chaud au cœur ! Et que j'espère que ce chapitre 12 vous plaira !

Note II : J'ai encore essayé de m'appliquer au niveau de la grammaire, de l'orthographe et de la variation de vocabulaire, et j'ai même essayé de faire un effort niveau de la cohérence des situations ! Bref en tout cas, je suis bien heureuse de pouvoir enfin publier, je suis vraiment désolé pour le retard mais à chaque fois, j'ai toujours un problème avec un format de fichier ou alors, ça me sort de l'esprit. J'ai enfin récupéré tout mes chapitres ! Donc, à moins d'être prise par Alzheimer, je devrais pouvoir rajouter les prochaines chapitres assez rapidement ! (Mais comme je rentre bientôt à la fac, j'ai l'angoisse et tout, donc bon ... On verra bien, hein !)

Note III : Je remercie une fois de plus ma bêta-lectrice, Idiote, pour son super travail. Au passage, je n'ai toujours pas mis à jours les autres chapitres, mais je vais essayer de le faire ... Bientôt. Je crois. Je pense. ... J'espère.

En tout cas, voici le chapitre 12 ! Qui j'espère, ne vous ennuiera pas trop !

J'attends vos impressions avec impatience !

Bonne lecture !


Welcome to the Black Circus

12. Good News / Bad News


Quelques secondes passèrent, Rukia se décida à appuyer sur l'interrupteur. Et tous, ou presque tous, surgirent de leur cachette en lui balançant des confettis en pleine figure et des banderoles « Welcome to the Black Parade ! ».

« SURPRISE ! »

Un sourire se dessina involontairement sur le visage de Kuchiki.

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La petite brune se mit involontairement à rire. Rire de bonheur pour être précis. Avant d'être tirée à l'intérieur de la pièce par le poignet, et à ce moment, elle reçut bien plus de confettis en pleine figure. Elle continua de rire et les personnes autour d'elle se mirent à rire également. Après plusieurs secondes de ce divertissement, tous s'écartèrent d'elle.
C'est à ce moment que Kuchiki s'aperçut qu'il manquait deux personnes à l'appel, ces deux jeunes femmes : Matsumoto et Kangakki. La brunette en déduisit tout simplement qu'elles devaient travailler de leur côté.

Rukia se passa la main dans les cheveux afin de faire partir les confettis qui y siégeaient et en même temps, elle ouvrit la bouche et demanda :

« C'est en quel honneur ? »

« Pour te féliciter de ton intégration à The Black Parade. » Répondit Ichigo d'une voix rauque.

« C'est…gentil, je suppose. » Rit-elle, en secouant toujours ses cheveux.

« Ta copine de l'autre jour est pas là ? » Demanda Ikkaku, curieux. « Tu sais…La fille avec les énormes melons, là. » Continua-t-il, en mimant l'immense poitrine d'Orihime avec ses deux mains.

« Épargne-nous ta grande classe, s'il-te-plaît. » Lança Yumichikia qui se replaçait une mèche de cheveux derrière l'oreille.

« Mais, je t'emmerde ! »

Alors que le bassiste et le batteur commençaient à se disputer pour des futilités, Rukia pencha légèrement la tête sur le côté en apercevant la fleuriste, qu'elle avait entrevue le mois précédent, tendrement pressée contre le guitariste aux cheveux blancs, qui n'avait pas l'air d'être embarrassé par le contact.

Sa langue la démangeait grandement de demander ce qu'une petite fleuriste pouvait bien faire ici…

« Oh, avant qu'on oublie. » Intervint Toshiro. « Hisagi t'attend, il est dans la salle d'enregistrement avec notre directeur de label, Urahara Kisuke, ils veulent te faire signer ton contrat. »

Kuchiki tressaillit un peu, trouvant cette situation encore totalement irréaliste. Elle secoua lentement la tête dans l'affirmative avant de se diriger d'un pas lent vers la salle en question. Elle tourna la tête pour regarder derrière elle, et vit tous les membres du groupe de musique, et la fleuriste, lui faire des signes d'encouragement.

« Tu peux le faire ! »

« Ne t'inquiète pas, on est sûr et certain qu'au fond c'est un gentil mec. »

« Courage ! »

« Il a arrêté de manger les gens, tu sais ! »

La petite noble fronça les sourcils face à ces encouragements et continua son chemin jusqu'à la salle d'enregistrement. Une fois devant, elle reprit son souffle comme la dernière fois et poussa lentement la porte. Elle entra dans la pièce et là, assis sur les fauteuils, deux hommes avaient l'air de l'attendre.

L'un était Hisagi Shuuhei, le manager si elle se souvenait bien. L'autre était un homme qu'elle n'avait encore jamais vu : il était grand, blond, mal rasé et avait l'air un peu perdu, mais elle en déduisit qu'il était le directeur du label.

« B—Bonjour… » Fit-elle, tremblante, alors que les deux hommes posaient leur regard sur elle.

« Salut, Kuchiki, viens t'asseoir. » Ordonna presque Hisagi, en baissant de nouveau les yeux vers une liasse de papiers qu'il tenait.

La petite Kuchiki obtempéra aussitôt à l'ordre et s'assit docilement dans le sofa en cuir noir. La brunette dut cependant retenir un rire lorsqu'elle constata que le manager était assis en face d'elle dans un petit pouf de couleur orange fluo.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda Shuuhei en haussant le sourcil.

« Rien, rien…Pourquoi vous vouliez me voir ? » Interrogea-t-elle, en se tripotant les doigts, un peu anxieuse d'être seule avec ces deux hommes.

Avant même que Shuuhei n'ait pu ouvrir la bouche pour lui expliquer la raison de sa venue, l'homme blond le coupa :

« Avant toute chose, nous devrions commencer par les formalités, n'est-ce pas ? »

« Heu…Oui, excusez-moi. Je m'appelle Kuchiki Rukia. » Bredouilla-t-elle.

« Urahara Kisuke, je suis le directeur du label, Souls Record, avec lequel The Black Parade travaille. Ton nouvel employeur, si tu préfères. » Expliqua-t-il.

Une fois l'atmosphère détendue, Rukia soupira, tandis que son manager sortait un document du dossier qu'il portait entre ses mains. Il le déposa sur la petite table basse avant de l'ouvrir et de lui montrer une minuscule liasse de papiers.

« Qu'es-ce que c'est ? »

« Ton contrat avec la maison de disque afin de rendre les choses un peu plus légales. » Expliqua placidement Hisagi en lui tendant un stylo.

Il était inutile de dire que Kuchiki s'avoua hésitante à attraper ce stylo et signer, maintenant et tout de suite, son contrat. Cependant, elle se saisit tout de même du stylo, et comme sur un coup de tête, elle signa. Sachant au préalable qu'elle n'avait encore rien avoué à sa s?ur aînée et encore moins à son beau-frère…Surtout son beau-frère.

Inutile encore de dire que c'était totalement idiot de sa part d'avoir signé un contrat sans même en avoir lu les termes et les conditions.

C'est au moment où elle rendit le stylo à son manager et que celui-ci prit le contrat et l'emmena loin de ses petites mains qu'elle se rendit compte de son erreur.

« Attends, Hisagi, attends ! Inutile de précipiter les choses. » Intervint Kisuke qui constatait du coin de l'?il que la jeune fille commençait à paniquer. « Tu ne penses pas qu'il serait un peu plus judicieux de la laisser lire ce qu'elle vient de signer, hein….Qu'est-ce que t'en dis, Kuchiki ? »

La brunette agita fortement la tête dans une approbation féroce et lorsque l'homme tatoué lui remit le contrat en main, elle soupira fortement de joie.

« Cela tombe très bien ! » Applaudit Kisuke avec un large sourire. « Dis-moi, Kuchiki…Tu as faim ? »

« …Hein… ? »

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La dernière chose à laquelle s'attendait Momo, en ce début d'après-midi, c'était qu'il commence, enfin, à faire chaud, à un tel point qu'elle s'était vue obligée de retirer son écharpe, son manteau et même ses chaussures. Mais pas seulement cela : elle s'attendait encore moins à devoir faire des tours sur elle-même, alors que son ventre et son f?tus étaient en train de crier famine.

« Tourne encore. » Ordonna Yumichika qui penchait la tête sur le côté.

«…Encore ? » Demanda-t-elle, presque désespérée.

« S'il-te-plaît. »

Et la fleuriste se remit lentement à tourner sur elle-même.

« Elle va finir par recracher son petit-déjeuner, Yumi. » Fit remarquer Renji, presque à juste titre.

« Tant que c'est pas sur nous. » Grinça Ichigo, qui croisait les bras en regardant la femme du guitariste.

« Attends ! Je suis sur à trois cent pour cent qu'il y a un truc qui changé chez elle ! » S'offusqua le bassiste. « Mais j'arrive pas à dire quoi…Tourne encore ! »

« Je te dis que tu t'es juste laissé berner par les cheveux. » S'écria Ikkaku. « Elle a juste lâché ses cheveux, d'habitude elle a un bonbon sur la tête. »

La fleuriste ferma les yeux en essayant de ne pas penser à la sucrerie qui venait d'être mentionnée.

« Pas de bonbon. Pas de bonbon. Pas de bonbon. Ah…Des bonbons ! » Pensait-elle fortement, alors qu'un filet de bave commençait à poindre au coin de sa bouche.

« Je peux savoir ce que vous branlez, exactement ? » Réclama Hitsugaya, qui revenait des toilettes. « Arrête de tourner. » Ordonna-t-il, en immobilisant sa femme qui rouvrit les yeux.

« Yumichika essayait de savoir ce qui clochait chez ta femme. » Expliqua Ichigo, qui regardait sa montre.

« Ma femme va très bien, merci. » Assura le guitariste aux cheveux blancs avec néanmoins une pointe de nervosité dans sa voix.

Un calme purement relatif s'installa de nouveau entre les individus qui se regardaient les uns et les autres en chiens de faïences. Kurosaki était adossé contre le mur et croisant les bras, mais il regardait sa montre toutes les trois secondes.

« Cela ne fait que cinq minutes, Ichigo. » Grommela Hitsugaya, qui regardait paresseusement son téléphone portable.

« De quoi ? »

« Qu'elle est partie avec Hisagi et Boss…Elle va revenir, tu sais. »

Ichigo se tut quelque instant avant que tout son visage ne commence à prendre une teinte rosée. Il essaya d'ouvrir la bouche mais aucun mot clair et compréhensible n'en sortit, juste un bafouillage qui ne voulait absolument rien dire. De son côté, Toshiro se contenta de sourire narquoisement toujours en regardant son écran de portable. Quant aux autres, ils accompagnèrent juste le sourire d'Hitsugaya par quelques rires.

« …V—Vous êtes chiants à la longue. »

« Arrête, tu vas me blesser. »

Kurosaki détourna la tête en jurant entre ses dents quand on entendit les cliquetis d'une porte. Ils tournèrent tous leur attention, à ce petit bruit, vers la salle d'enregistrement, et aperçurent Shuuhei, Kisuke et Rukia sortant de la petite pièce. La brunette avait son sac à main à l'épaule et une liasse de papier entre les mains.

« Ça vous tente une petite bouffe ? » Demanda distraitement Hisagi.

Le ventre de la fleuriste gargouilla fortement, attirant de ce fait tous les regards sur elle. « Moi, je suis tentée en tout cas. » Avoua Momo, les joues rougies de gêne.

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« J'avais même pas remarqué qu'il y avait un restaurant en bas de la rue. » Avoua Rukia, estomaquée, alors qu'Urahara poussait la porte d'entrée en faisant tinter la petite clochette qui y était accrochée.

« Et encore, t'as pas tout vu, ce restaurant m'appartient. » Dévoila Kisuke avec un léger sourire. « J'en possède une bonne dizaine à travers le pays, en fait. »

Cette fois-ci, Kuchiki se mit à rire, sous l'?il interrogateur du directeur de label, car elle venait d'être témoin d'une très mauvaise imitation d'Urahara produite par tous les membres de The Black Parade qui avaient, apparemment, l'air excédés par le fait que leur supérieur se vante.

« Ce n'est pas parce que j'ai le dos tourné que je ne sais pas ce que vous faites. » Avertit Kisuke faisant ainsi arrêter immédiatement les singeries qui se produisaient dans son dos.

Cependant, cela n'empêcha pas Madarame de lui faire une nouvelle grimace. Kisuke leva les yeux au ciel, puis il fit signe aux membres du groupe d'aller s'installer quelque part dans le restaurant tandis qu'il irait saluer les employés. Kuchiki remarqua que l'endroit était peuplé de personnes âgées.

« C'est normal que personne ne se jette sur vous ? » Demanda-t-elle, singulièrement perturbée par la tranche d'âge qui déjeunait paisiblement.

« Oh ! Tu sais, c'est pas comme si cela nous dérangeait. » Avouait Yumichika. « Alors, on s'installe où ? Côté Fumeur comme d'habitude, pour que Toshiro et Hisagi puissent en griller quelques unes ? »

Hitsugaya s'apprêtait à répondre positivement lorsqu'il sentit une petite main tirer sur la manche de sa veste. Il baissa les yeux et vit Momo qui lui faisait les gros yeux et qui pointait un index accusateur vers lui.

« Tu te souviens pas de ce qu'a dit le médecin ? » Gronda-t-elle. « C'est mauvais. »

« Quoi ? Qu'est-ce qui est mauvais ? » Demanda Ikkaku. « Toshiro, ta mère t'as encore obligé à aller voir un médecin pour t'inciter à arrêter de fumer ? »

«…Pas vraiment… » Soupira Hitsugaya, qui se massait les temps en se souvenant du rendez-vous chez le docteur Takahashi, le matin même. « On va se mettre en Non-Fumeur. » Annonça-t-il, alors qu'il était en train de se faire littéralement traîner par sa petite femme.

« Attends…T'es sûr ? » Bredouilla Renji, alors que les autres suivaient déjà le pas.

« J'ai l'air d'avoir le choix ?! » S'écriait Toshiro, déjà l'autre bout du restaurant.

Une fois arrivée à une table assez grande pour tous les accueillir, Momo se jeta, littéralement parlant, sur la banquette de cuir rouge, comme l'aurait fait une enfant, et saisit déjà l'un des menus qui trônaient sur cette même grande table.

« Mais c'est qu'on dirait que quelqu'un a très faim, dites-moi. » Grinça Hisagi, en prenant sa place autour de la table comme les autres.

Mais comme de juste, Momo ne lui répondit pas, trop occupée à baver sur le menu que proposait le restaurant. Elle se tournait de temps en temps vers Toshiro pour lui demander son avis sur certains plateaux, boissons ou autres.

Quant à Rukia, elle semblait encore peu à l'aise dans cette ambiance pourtant joviale : elle était assise entre Abarai et Kurosaki, qui se lançaient des vannes juste au-dessus de sa tête comme si elle n'existait pas. Kuchiki finit par prendre un des menus qui siégeaient au milieu de la table et se mit à le regarder, sans vraiment le lire.

« Tu as choisi ? » Demanda brusquement Ichigo dans son oreille, la faisant ainsi sursauter.

« Pa—Pas vraiment. » Répondit la brunette alors qu'elle se frottait l'oreille, son souffle chaud ne lui rappelant que trop bien le baiser qu'ils avaient partagé un mois auparavant. « …La nourriture paraît assez chère, ici. »

« Bah ! Fais-toi plaisir, de toute façon on ne paye pas. » Avertit Madarame qui reposait son menu, l'air d'avoir déjà choisi. «…Comme on les protégés du Big Boss…C'est toujours la maison qui offre ! L'avantage de l'emploi si tu préfères. »

« Ah ouais…C'est pratique. » Admit la brunette, en agitant la tête.

« Je te rassure, ce n'est pas le seul avantage dont tu bénéficies. » Rajouta Hisagi. « Tu bénéficies également d'une carte membre et d'un abonnement dans une salle de sport, par exemple. »

« …Pourquoi j'irais dans une salle de sport ? » Demanda brutalement Kuchiki, en haussant le sourcil.

« Tu n'as pas encore lu cette partie de ton contrat, Kuchiki ? » Questionna Hitsugaya. « Si j'étais toi, je le ferais très vite avant d'avoir de mauvaises surprises… »

La nouvelle chanteuse de The Black Parade n'eut même pas le temps de répondre à cette mystérieuse information qu'une personne la coupa directement. Cette personne était immensément grande, possédait de grandes lunettes rectangulaire et une moustache incroyablement ridicule.

« Messieurs. » Fit-il, avec un crayon et un petit carnet dans les mains. « Mesdemoiselles. »

« Salut, Tessai ! » Répondirent-ils tous à l'unisson, sauf évidemment Rukia.

« Vous devez être Mademoiselle Kuchiki, le patron vient tout juste de me parler de vous. Bienvenue parmi nous. »

« Hum…Merci. »

« Bien jeunes gens, je vais prendre vos commandes, dites-moi ce qui vous ferait donc plaisir en ce début d'après-midi. »

« Deux Tendon, pour moi et Renji, s'il-te-plaît. » Commanda Ikkaku, avec le guitariste qui hochait la tête « …Plus deux soupes miso, et deux bières. S'il-te-plaît. »

« Quant à moi, je vais prendre de l'Okonomi Yaki avec une salade de chou en entrée et du vin rouge. » Commanda Yumichika à son tour avec un léger sourire.

« J'ai pas mangé depuis hier soir parce que j'ai dû m'occuper du groupe The Hollow Way, ils accumulent pas mal en ce moment, leur manager étant en arrêt maladie, j'ai du m'occuper de cette bande de bras cassés...» Soupira Hisagi alors que les autres riaient. « Bref, je veux l'Oden avec une bière aussi. »

« Et quant à vous ? » Demanda Tessai aux quatre personnes restantes.

« Un Gomoku Gohan pour la demoiselle, et des Gyoza pour moi. Et deux soupes miso. » Expliqua Ichigo, en présentant la petite Kuchiki. « Et de l'eau minérale. »

« De l'Ochazuke et du thé noir. S'il-te-plaît. » Fit Toshiro, en plaçant un bras autour de sa femme qui avait toujours l'air d'être en train de choisir. « Momo…C'est à toi… » Dit-il, en la tapotant légèrement pour la sortir de sa rêverie.

« Hein…Oh ! Heu…Je vais prendre…Heu…Du Gyudon, puis des Yakisoba…Et de l'Omuraisu. Puis une soupe miso, une salade de chou, des crevettes panées aussi…Et hum…Trois soda. » Annonça-t-elle, sous les yeux éberlués des personnes présentes.

« Heu…Momo, tu comptes vraiment manger tout ce que tu viens commander ? »

« …La salade de chou, ça fait un peu trop, c'est ça ? » Déclara-t-elle, tout à coup inquiète. « Bon, enlevez-moi la salade de chou, alors. »

Au moment où Tessai repartait après avoir noté les commandes de ses hôtes et que Momo sortait un petit paquet de biscuits, vieux de trois semaines, de sa poche pour permettre à son estomac de patienter, Ikkaku bouscula le guitariste aux cheveux blancs du coude.

« La vache, mec…Avec ce genre de fringale, fais gaffe à ce qu'elle soit pas enceinte ! » Railla le batteur chauve.

«…Ouais… »

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Inoue Orihime descendait les escaliers de son immeuble pour la troisième fois consécutive. La première pour sortir les poubelles, la seconde pour espionner ses nouveaux voisins et cette troisième fois pour aller chercher le courrier.

Elle traîna des pieds jusqu'aux boîtes aux lettres, en remontant de temps en temps son jogging qui descendait. Une fois arrivée à destination, elle mit plusieurs minutes à retrouver son nom de famille et celui de Rukia. En ouvrant sa boîte, elle en sortit trois enveloppes : le loyer, la facture d'internet, et une lettre de son amie Arisawa Tatsuki.

Alors qu'elle s'apprêtait à repartir, elle entendit un miaulement. La rousse leva la tête et, perché tout en haut des boîtes, elle trouva un minuscule petit chat de couleur gris qui y était couché.

« Bah alors, mon petit, comment tu t'es retrouvé tout là-haut ? » Interrogea-t-elle, tandis que le chat continuait de miauler de peur. « Attends, bouge pas…Tata Hime va venir te chercher. »

La rousse à forte poitrine posa son courrier au sol, et se mit sur la pointe des pieds afin d'essayer d'attraper l'animal. Son premier essai fut vain et le félin gris continuait de miauler ; son deuxième essai fut plus convaincant, car elle arriva à attraper les pattes avant du chat puis elle le fit lentement glisser entre ses mains. Mais involontairement, en voulant saisir le petit animal, elle fit tomber une boite sur le sol, qui avait l'air d'être sous le petit chat.

« Qu'est-ce que c'est… ? » Interrogea-t-elle, presque à haute voix, avec le félin logé dans le creux de son bras. « C'est à toi, ça ? »

La jeune fille se pencha alors pour ramasser l'étrange boîte lorsqu'un pied vint s'abattre sur l'objet en question, manquant presque d'écraser la main d'Orihime avec. Inoue releva les yeux et se retrouva face-à-face avec son nouveau voisin, Grimmjow, qui avait l'air en colère. Aussitôt que l'homme apparut, le chat sauta hors des bras de la rousse et partit se frotter entre les jambes de l'homme aux cheveux bleus.

« Toi…Tu t'amuse encore une fois à toucher à mon courrier… » Avertit sombrement Grimmjow. « Et la prochaine fois, je jure…Qu'il t'arrivera des bricoles et pas des bonnes. » Conclut-il, en prenant la boite entre ses mains et dévorant son corps du regard.

Orihime tressaillit de peur et instinctivement elle protégea sa poitrine avec l'aide de ses bras, ayant déjà peur de ce qui pourrait se produire dans l'instant. Mais l'homme ne fit rien et se contenta de lui sourire avant de lui tourner le dos.

« Allez, amène-toi, Biscotte, on s'casse. » Dit-il, à l'adresse du chat qui le suivait en gambadant. « C'est l'heure de la gamelle. »

Suite à cela, Inoue ne savait pas si elle devait être heureuse de ne pas s'être faite violer par cet homme inquiétant, ou si elle devait rire qu'un immense gaillard comme lui ait pu donner un nom aussi ridicule à un chat.

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« Vous ave—Enfin...On a un coach sportif, sérieux ? » S'exclama Kuchiki qui était entrain de lire son contrat d'une main et qui tenait ses baguettes de l'autre.

« Shihoin Yoruichi, une ancienne danseuse. » Expliquait Kurosaki en se servant de l'eau. « Aussi connue pour coucher de temps à autre avec Kisuke…»

« Q—Quoi ?! »

« Ouais, c'est peut-être même pour ça qu'il nous a faussé compagnie…Pour aller travailler » Mima Ikkaku, avant de retourner son attention vers son assiette. « HEY ! Momo ! Bas les pattes ! » Hurla-t-il, en se saisissant de ses baguettes pour bloquer celles, baladeuses, de la fleuriste.

« …Mais j'ai faim ! » Pleurnichait la jeune femme.

« Encore…. ! » S'offusqua Yumichika. « Mais tu viens de prendre l'équivalent de trois repas par jour, t'es qui, Godzilla ? »

Momo fusilla le bassiste efféminé du regard avant de détourner la tête, de croiser les bras et de se mettre à bouder. Toshiro soupira avant de passer son bras autour de ses épaules dans une tentative de tendresse qui cependant ne dérida pas la jeune femme toujours affamée.

« Arrête de faire le bébé. » Gronda-t-il, en nettoyant le visage de sa femme, qui était couvert de grains de riz.

Momo lui lança un regard sceptique alors que les membres de Black Parade approuvaient les dires du guitariste aux cheveux blancs.

« C'est une façon de parler, idiote, évidemment… » Grogna Hitsugaya en s'approchant du visage de la fleuriste pour retirer les quelques miettes au coin de sa bouche avec sa langue.

« Arrête de m'embêter, je suis pas d'humeur… » Maugréa la brunette qui rougissait tout en s'essuyant le coin de la bouche. « Et puis c'est dégoûtant de lécher les autres. »

« Madame Hitsugaya, ne faites pas comme si ce genre de chose vous déplaisait.» Répliqua Toshiro, accompagné d'un faible sourire malicieux.

Renji qui faisait tourner sa canette de bière entre ses mains ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'?il au jeune couple qui se disputait allègrement de l'autre côté de la table, puis il se mit à examiner la carrure de la fleuriste assise sur la table. Il lui semblait qu'elle était plus enrobée que le mois dernier, lorsque Hitsugaya et lui étaient allés acheter des fleurs dans sa boutique.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Ichigo.

« Non rien…Je me demandais pourquoi Momo avait l'air si gro—épanouie… »

« Épanouie ? » Fit Rukia interloquée, qui se tenait entre les deux hommes, en levant les yeux de sa lecture.

« C'est une façon polie de dire aux gens qu'ils ont du poids en trop. » Expliqua le rouquin. « Remarque, c'est la seule chose polie qu'il sait dire… »

« Ta gueule. »

« Je t'emmerde. »

« Mais ce n'est pas plus mal que Momo ait pris un peu de poids, au lycée, elle était tellement maigre qu'on pouvait lui attraper les côtes avec une main. »

« Q—Quoi ?! À ce point-là, c'est possible ?! » Éclata Kuchiki, avec une mine horrifiée.

« Techniquement, on n'a jamais essayé… » Avoua pitoyablement Renji. « Mais je suis sûr qu'on aurait pu le faire. »

Kuchiki Rukia soupira de joie, soulagée de savoir que cette histoire n'était pas réelle.

« Ce qui est sûr que Toshiro arrêtait pas de flipper parce qu'il avait peur de lui casser quelque chose à chaque fois qu'il couchait avec elle, tu te souviens ?! » Fit Renji, avec des larmes de rires qui perlaient au coin de ses yeux.

Le chanteur de Black Parade éclata de rire en hochant la tête dans l'approbation avant de taper dans la main du guitariste aux cheveux rouges. La nouvelle chanteuse se contenta de les fixer dans la plus totale incompréhension avant de secouer la tête et de retourner à sa lecture, avant que quelque chose d'autre ne capte son attention.

« Quoi ! » S'offusqua Rukia, en lâchant ses baguettes et en perçant les tympans de son entourage. « Mon salaire est vachement bas ! C'est à peine si le montant de ma paye dépasse celui de ma colocataire ! Comment cela se fait-il ?» Demanda-t-elle, fixant son manager qui buvait tranquillement sa bière.

« Ton salaire est bas pour l'instant car Souls Records veut s'assurer que tu feras vraiment marcher les ventes de disque de The Black Parade, comme cela si jamais cela foire, on aura pas de remord pour avoir trop payé pour…Rien du tout. » Expliquait Hisagi, qui prenait une bouché de son plat sous le regard médusé de Rukia. « Désolé si cela ne correspond pas à ton style de vie. »

Kuchiki ne répondit pas tandis que les autres membres du groupe grondaient le manager pour avoir été quelque peu sec avec la jeune fille. Enfermée dans son esprit, la brunette faisait le compte de ses économies et de ce qui restait de sa bourse d'études, cherchant à tout prix un moyen de continuer à payer sa part du loyer.

Elle saisit un morceau de serviette en papier et se mit à le déchirer tout en calculant l'addition de tout cela dans son esprit.

Elle aurait assez pour payer ce mois-ci, mais il ne fallait pas y compter pour le mois prochain. Son seul espoir était donc de trouver un travail à mi-temps.

« …Génial… »

Rukia se prit le visage entre les mains, quasiment désespérée par la situation alors que les personnes autour d'elle n'avaient pas l'air d'avoir fait attention à l'évaporation de sa bonne humeur.

Elle commençait vraiment à s'en vouloir de s'être embarquée dans cette histoire. Cependant, ses pensées monotones furent coupées par une sonnerie de téléphone portable, monotone également. Kuchiki leva les yeux et vit Shuuhei sortir son portable, y jeter un rapide un coup d'?il avant de le poser sur la table et de pianoter rapidement dessus.

« Shuuhei ? ! » Retentit une voix féminine.

« Rangiku, beauté ! T'es sur haut-parleur…Alors, qu'est-ce que t'as pour nous, aujourd'hui ? »

« Des bonnes et des mauvaises choses ! »

« Commence par les mauvaises choses, alors. »

«…Figure-toi que ça coûte cher, un dictionnaire de prénoms pour les petits bébés. »

« …Quoi ? » Répondit Hisagi, interloqué.

De l'autre côté de la table, Toshiro manqua de peu de s'étouffer avec son thé avant de se tourner vers sa femme et de lui lancer un regard sceptique, lui demandant silencieusement si elle avait déjà vendu la mèche à quelqu'un, mais cette dernière paraissait aussi stupéfaite que lui.

« Arrête tes conneries, Matsumoto. »

« Je suis très sérieuse ! J'ai cru que j'allais me mettre à pleurer quand j'ai vu le prix…En plus la vendeuse m'a regardée avec des paillettes dans les yeux comme si j'allais avoir un bébé—»

« Rangiku…Oui, en général ce sont les personnes qui vont avoir un bébé qui achètent ce genre de chose. »

« Bref, ça c'était la mauvaise chose…Dans les bonnes choses, il y en a plusieurs, la première c'est qu'on est finalement entrés dans le Top 10 du classement des meilleures ventes d'album de l'année avec l'album Doppelgänger à la place numéro cinq. »

Le c?ur de Kuchiki failli sortir de sa poitrine lorsqu'une liesse générale s'empara les membres du groupe, qui se mirent à se féliciter entre eux et se cogner familièrement les épaules.

« C'est quoi l'autre bonne nouvelle ? » Demanda Ikkaku.

« Tu te souviens de Kira Izuru ? »

« Ouais…Le blondinet maigrichon qui était avec nous au lycée et qui devait bien être le seul à ne pas savoir que Momo sortait avec Toshiro ?» Fit Yumichika, ricanant alors que Toshiro roulait les yeux au ciel. « …Et qui essayait souvent de la serrer lors des journées sportives ? »

« Ouais celui-là, bah…Figure-toi que depuis il travaille comme régisseur son et lumière pour Gotei 13 ! » Expliqua la blonde d'une voix fébrile.

« Gotei 13 ? » Répéta Rukia. « Gotei 13…Comme LE festival de musique par excellence qui se déroule quatre fois par an, à la nouvelle année, au printemps, en été et à Halloween à Sapporo ? ! LE festival où s'affrontent tous les groupes de musique par excellence ? »

« Je vois que tu t'y connais… » Sourit Ichigo, en lui tapant doucement dans l'épaule.

« Attends, tu rigoles, j'espère ? Au printemps de mes seize ans, j'ai carrément du faire le mur pour pouvoir y aller avec une amie ! » S'extasiait la brunette. « …Je suis rentrée le lundi matin, ma s?ur m'a déchirée sur place car je ne l'avais pas prévenue et qu'elle avait appelé la police, mais c'était tellement bien que j'ai même pas fait attention à ce qu'elle me disait ! »

« Fugueuse, en plus…Tu promets. » Ricana Kurosaki, avec un sourire qui fit littéralement fondre la petite brune.

« Ouais…Enfin bref, il se trouve que Kira peut nous avoir des formulaires d'inscription pour y jouer ! »

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Faranbald Kaena était en train de faire les cent pas. Mais littéralement les cent pas. Elle tournait tout autour des cartons qui ornaient l'appartement de la styliste, et webmaster, Kangakki Mei, qui était juste tranquillement assise dans son sofa en train de faire de la couture, avec les pieds étendus sur la table basse et son ordinateur posé à côté. Caramel levait de temps à autre la tête pour regarder son écran d'ordinateur et taper sur les touches avec ses doigts de pied.

Et Kaena, qui tournait.

Qui tournait.

Qui tournait.

Et, qui tournait.

Caramel coupa brutalement le fil avec ses dents, avant de prendre la veste et de la regarder dans son ensemble.

« Tu te rends compte…Yumichika a craqué cette merveille…Il l'a craquée, quoi ! J'avais pourtant dit à Yoruichi de se calmer avec son programme sportif. Elle va me les rendre trop musclés ! »

« …Mei, tu te ne rends pas compte de ce que cela implique. »

« …Ou alors, il a pris du poids. »

« Je suis sérieuse s'il l'apprend, cela va le bouleverser. »

« …Il va pas être content d'apprendre une telle chose. »

« …Mei, tu m'écoutes quand je te parle ? »

« Non. Tu parlais de quoi ? »

La photographe leva les bras en l'air avant de les faire retomber et de regarder l'autre jeune femme avec des gros yeux.

« Je viens de te dire que j'ai croisé l'ex-petite copine d'Ichigo, l'autre jour ! »

« Ah… »

« Apprends à écouter, un peu. » Soupira Faranbald qui secouait la tête, avant qu'un objet attire l'entièreté de son attention. « Mei ? »

« Hum… ? »

« Je peux savoir ce que tu fais avec un dictionnaire de prénoms pour enfant ? »

To be continued…


Tendon : plat japonais composé de crevettes et de légumes frit en tempura sur bol de riz

Okonomi Yaki : plat japonais constitué de crêpe à la mode japonaise contenant généralement de la viande et des légumes

Oden : plat japonais qui est une sorte de pot-au-feu avec tofu, pomme de terre, boulettes de chair de poisson et pâtes gélatineuse

Gomoku Gohan : Ce sont de minces tranches de b?uf mijotés dans de la sauce soja et servies sur un bol de riz

Gyoza : raviolis au porc et choux chinois en formes de croissant

Ochazuke : plat japonais composé de riz blanc arrosé de thé vert chaud

Gyudon : Du riz avec un mélange de légumes, ?uf, etc…

Yakisoba : Ce sont des nouilles frites avec des légumes et de la viande

Omuraisu : plat japonais constitué de riz avec ketchup entouré d'une omelette