Ravie de vous retrouver pour ce nouveau chapitre !
Je vois que la façon dont l'histoire avance vous plaît, et j'en suis ravie !
Pour ne pas changer, merci pour vos reviews qui sont des plus adorables ! Merci, merci, merci ! J'espère ne pas avoir oublier de vous remercier, pour ceux qui ont un compte ! Quant aux autres :
Mel : que de gentillesses, merci ! Je suis extrêmement touchée ! ^^ J'espère que ce chapitre comblera tes attentes ! :p
Jana : merci d'avoir pris la peine de rattraper ton retard lol ! Maintenant, je pense que ce chapitre te fera plaisir !
Cam5445 : Contente que ça t'ai plu autant ! Merci beaucoup !
cyhame : haha, j'aime ton "Katniss-la coquine !" Tu n'as pas idée à quel point ! ;) Merci !
Candice : oh non, LA scène que tu attendais n'était pas pour l'ascenseur ! haha x)
En espérant que ce chapitre vous plaise tout autant ! :)
A très bientôt ! Peetniss.
Mes oreilles brûlent littéralement alors que je m'engouffre dans l'appartement, je sens le regard de Johanna sur moi qui ne me lâche pas. J'essaie d'en faire fi et de rester le plus naturelle du monde mais cette absence de sous-vêtement m'obnubile, j'ai l'impression que, comme Johanna, tout le monde le remarque. Peeta, Johanna, Glimmer, Darius et moi finissons par rentrer dans l'appartement où Delly, Finnick et Annie jouent au Trivial Pursuit autour de la table. Haymitch, lui, est affalé sur le canapé, un verre à la main. Lanchen, quant à elle, est debout près de la cuisine, les bras croisés. Je tente de m'échapper discrètement afin de pouvoir retrouver à la fois mes esprits et mon soutien-gorge, malheureusement, Darius me suit comme mon ombre. Il m'agrippe par les hanches et m'attire à lui, je ne peux retenir un grognement d'exaspération.
_ Où tu te sauves comme ça ?, me chuchote-t-il au creux de l'oreille.
Je sens les frissons monter, mais pas de manière agréable comme il y a quelques minutes. Je retire prestement ses mains et soupire en serrant les poings.
_ Y a moyen que tu me laisses tranquille deux minutes ?
Je me retourne vers lui, il semble blessé et me lâche avant de lever les mains en guise de cessez-le-feu.
_ Excuse-moi, je m'inquiète pour toi, tu viens de passer un sacré bout de temps enfermée dans cette cabine, je ne veux pas te laisser à nouveau !
_ Je suis pas en sucre, merci !, je lui assène avant de me retourner pour aller dans le couloir.
A peine suis-je en train de fermer la porte de la salle de bains que Peeta s'engouffre derrière moi. Je pousse un hoquet de surprise tandis qu'il s'empare de mon visage et le couvre de baisers. Il me pousse contre le lavabo, sans lâcher ma bouche, je finis par agripper sa nuque et ses cheveux et répond à son étreinte avec passion.
_ On… ne…peut… pas… rester…là, j'halète entre deux baisers.
_ Et pourquoi ça ?, me susurre-t-il dans le creux de mon omoplate.
Je frissonne de nouveau, mais cette fois de plaisir : je n'ai aucune envie d'arrêter. Je me surprends à glousser alors qu'il mordille mon lobe d'oreille. Je prends une grande inspiration et mets à contre cœur le holà en le repoussant un peu. Peeta m'adresse un regard emplit de désir, répondant probablement au mien.
_ Tu peux me rendre mon soutif s'il te plaît ?, je lui demande en tentant de masquer mon embarras.
_ Hum… je ne sais pas de quoi tu parles, sourit-il en sortant ledit vêtement de sa poche et en me le secouant sous le nez.
J'essaie de l'attraper mais il m'en empêche en levant plus haut le bras. J'explose de rire et finis par l'attraper. Peeta m'enlace et me serre contre lui, je ferme les yeux en posant ma tête sur son torse. Je crois que je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie.
_ Si tu restes trop longtemps ici, ça va jaser, je souffle.
_ Tu as raison…
Il m'embrasse tendrement sur les lèvres avant de presser ma main et de sortir en catimini.
Quelques minutes plus tard, je rejoins tout le monde dans le salon, mon soutien-gorge bien en place. Peeta est entouré de ses deux sangsues à côté du bar en compagnie de Finnick et Annie. Darius me fait signe pour que je le rejoigne tandis qu'il discute avec Haymitch. Je l'ignore avec application, croise le regard de Peeta qui me fait un rapide clin d'œil, et rejoins Johanna et Delly. Johanna me regarde avec intensité, je hausse les épaules en prenant le digestif que Delly me propose.
_ Tu as retrouvé ton soutif ?, me murmure Johanna en faisant mine de regarder derrière moi.
_ Ta gueule, je lui réponds sur le même ton.
Elle se redresse un peu et cache son rictus dans sa main comme si elle s'éclaircissait la gorge.
_ Tu as entendu la proposition que vient de nous faire notre hôte et Delly ? me demande plus distinctement ma colocataire un petit sourire toujours au coin des lèvres.
_ Non, je rétorque.
_ Nous vous proposons de dormir ici cette nuit, il est hors de question que vous retourniez chez vous avec ce temps, explique Delly.
_ Quelle charmante attention n'est-ce pas Kat ? annonce Johanna.
Je la fusille du regard avant de hocher la tête.
_ Oui, c'est très aimable de leur part.
_ Je me demande où est-ce que nous allons dormir, sous-entend-t-elle en caressant son menton de l'index.
Je commence à en avoir assez de ses petites piques, je me mords la joue pour me retenir de faire un nouvel esclandre.
_ J'ai de la place sur mon canapé, fanfaronne Delly qui ne voit rien de son manège.
_ Je pense que Katniss préférerait dormir chez Peeta, non ? continue Johanna.
Elle commence à franchement dépasser les bornes là, je serre les poings et la fusille du regard en m'abstenant de répondre. Sur le visage de Johanna flotte un petit sourire tandis que je croise son regard.
Alors que Delly s'éloigne pour aller discuter avec les autres invités, je me tourne vers Johanna et la regarde durement.
_ Je peux savoir à quoi tu joues au juste ?! je m'énerve.
Johanna m'adresse son regard le plus innocent.
_ Je ne vois absolument pas de quoi tu parles ! sourit-elle.
_ Tu m'agaces Johanna quand tu joues à ça putain !
Elle continue de sourire et se dirige nonchalamment vers le buffet pour se servir un café. Je la suis sentant la moutarde me monter au nez.
_ Et moi, me rétorque-t-elle tranquillement, ce qui m'agace c'est de voir le petit jeu auquel tu joues avec Peeta.
J'ouvre la bouche mais la referme aussitôt, ne sachant pas quoi répondre à ces insinuations. Elle semble vraiment fière d'elle et ne cesse de me lancer des petits regards en coins. Je lève les yeux au ciel et finis par aller dans le canapé me calmer. Je suis rejointe quelques secondes plus tard par Darius qui pose directement sa main sur ma cuisse. Je soupire en la retirant prestement –ça commence à bien faire cette manie de me tripoter sans arrêts !-
_ Darius, je souffle, tu me fatigues à toujours me toucher comme ça !
Il prend son air de chien battu.
_ Ben quoi !? C'est ce que font les couples non ?
Peeta arrive au même moment dans la pièce avec les tartes, suivi de ses deux toutous qui surprennent la fin de notre discussion.
_ Justement, nous ne sommes pas un couple aux dernières nouvelles ! je tranche.
_ Mais au fait, intervient Glimmer, nous n'avons toujours pas vu ce fameux baiser !
Lanchen ricane en léchant le glaçage d'un des gâteaux -je ne prendrais donc pas celui-là-, j'ai envie de les baffer. Darius réitère son contact sur ma cuisse, je me tends immédiatement et lève inconsciemment les yeux vers Peeta qui fronce les sourcils. Darius se rapproche de moi et me murmure :
_ Faisons leur plaisir tu ne crois pas ?
Plutôt mourir !
Peeta s'éclaircit la gorge.
_ Hum… Et si nous les laissions un peu tranquille, j'ai ramené les tartes, servez-vous donc !
Il m'adresse un clin d'œil discret, je le remercie silencieusement. Je me lève vivement et rejoins les autres autour du buffet. Peeta sert les parts de tartes, quand il me tend la mienne, je ressens une décharge d'électricité un peu partout dans ma main quand celle-ci touche la sienne alors que je saisis l'assiette. J'essaie de contenir au maximum la rougeur qui me monte au visage en évitant le contact de ses yeux.
La soirée continue, chacun trouve une occupation : certains jouent aux cartes, d'autres discutent, moi j'essaie de me dépêtrer de Darius qui ne me laisse plus une minute seule. Tout ce que je voudrais, c'est me retrouver seule à nouveau avec Peeta, mais plus moyen d'avoir la paix. Les heures s'étirent, je croise plusieurs fois son regard sans pour autant pouvoir avoir une minute pour nous, j'en viens même à regretter de passer la nuit ici !
Au bout d'un moment, il se lève et parvient à se débarrasser de ses deux pots de colles quand il les informe qu'il va aller jeter un coup d'œil à Jenny, je ne peux m'empêcher de le suivre du regard alors que je suis en pleine partie de UNO avec Johanna, Darius, Finnick et Annie. Il me sourit et me lance une de ces œillades qui me mettent sens dessus dessous en passant à côté de moi en mimant un mouvement de tête discret pour que je le suive. Je me surprends à me mordre la joue en esquissant un sourire malgré moi.
_ La terre appelle Katniss !
Je sursaute et reporte mon attention sur le jeu.
_ Hmmmm… Quoi ?! je marmonne en reportant mon attention sur le jeu.
_ C'est à toi ! m'informe Johanna en plissant les yeux vers moi.
_ Ohh… je tente de revenir dans la partie. Moui, pardon…
Johanna glousse tandis que je pioche, complètement hors du jeu. Je commence à piaffer d'impatience à l'idée de retrouver Peeta mais je me force à attendre quelques minutes.
_ Mais pourquoi tu pioches ? s'étonne alors Darius. Tu pouvais jouer cette carte !
Il est carrément pencher sur moi, le nez dans mon jeu, à tripoter mes cartes et décidant de jouer à ma place. Il m'insupporte de plus en plus.
_ Occupe-toi de ton jeu ! je le rabroue sèchement.
Il prend un air blessé et retourne à ses cartes. Je soupire et décide finalement de me lever.
_ Excusez-moi, je vais au petit coin, j'informe la cantonade.
Johanna expire dédaigneusement par le nez tandis que je m'éloigne d'eux. Je m'engouffre ensuite dans le couloir sombre à la recherche de Peeta quand il m'agrippe le poignet et me tire dans sa chambre. Je glousse comme une collégienne alors qu'il me pousse contre la porte une fois que je suis dans la pièce avec lui. Il enfouit son nez dans ma nuque tout en mêlant ses doigts aux miens. Je soupire d'aise, mon cœur bat comme un dément dans ma poitrine.
_ C'est une torture de ne pas pouvoir m'approcher de toi et te toucher, me glisse-t-il à l'oreille.
_ Il ne tient qu'à toi de virer tes deux morues ! je lui rétorque en frottant ma joue contre la sienne.
_ Pas en pleine tempête, je ne suis pas comme ça, se justifie-t-il.
_ Dommage, je marmonne.
Il me prend la bouche et je fonds littéralement dans ses bras. Sa langue vient titiller mes lèvres, j'entrouvre ma bouche afin de l'accueillir avec délectation. Ses mains quittent les miennes et viennent en coupe autour de mon visage, j'accroche mes bras autour de sa nuque et me presse contre lui, ma jambe venant inconsciemment se frotter contre son genou. J'expire de plaisir. Il se met à fourrager avec sa bouche dans ma nuque, le long de mes épaules, de mes bras, je suis sur un nuage. Il se met à descendre la bretelle de mon soutien-gorge avant de couvrir mon épaule nue de baisers. Je me reprends soudain.
_ On ne peut pas continuer ça, ici, alors que les autres sont dans la pièce à côté !
_ Et pourquoi donc ? interroge Peeta en ouvrant toujours plus mon chemisier.
Je prends une grande inspiration et me force à reprendre mes esprits en le repoussant un peu.
_ Parce que ce ne serait pas correct !
Il attrape mes poignets et les plaque au-dessus de ma tête, le regard se faisant plus intense, séducteur. Je me lèche les lèvres alors que son regard ensorcelant m'englobe toute entière. J'adore ça ! Il m'embrasse de nouveau avec ferveur, je fonds sous ses baisers et ses caresses, je n'ai plus du tout envie de retourner avec les autres, je veux juste rester là, à profiter de ces moments. Je finis par passer mes jambes autour de son buste alors que ses baisers se font plus profonds, il agrippe mes fesses et me porte jusqu'à son lit. Je lui tire un peu ses boucles blondes tandis qu'il m'allonge sur le matelas avec une délicatesse incroyable sans pour autant quitter mes lèvres. Il se place au-dessus de moi, les deux bras de part et d'autre de mon visage. Il s'appuie sur son coude et remet une mèche de mes cheveux en place en me lançant un regard si envoûtant que j'en ai des frissons.
_ Tu es magnifique, me glisse-t-il.
Je me sens rougir.
_ Arrête, je soupire, gênée.
Il fond sur moi alors que la porte s'ouvre à la volée. Peeta et moi nous séparons en sursautant, face à nous Glimmer nous observe, l'œil noir.
_ Nous nous demandions ce qui pouvait te prendre tant de temps, je comprends maintenant, fait-elle à Peeta d'une voix froide.
_ Je… J'arrive…, lui répond-t-il en s'asseyant à côté de moi et en réajustant son pull.
Je me redresse, droite comme un « i », et frotte mes deux mains contre mes cuisses. Je déteste cette impression d'être prise en faute, nous n'avons rien fait de mal. Elle reste plantée à l'entrée de la chambre, les bras croisés, en attendant que Peeta la rejoigne.
_ Je crois que Lanchen et moi allons dormir chez Delly finalement, l'informe-t-elle froidement.
_ Glimmer je…, tente de plaider Peeta en lui prenant le bras.
Elle se libère d'un geste vif, je reste là, ne sachant pas vraiment si je suis à ma place, et assiste à leur dispute.
_ … je ne voulais pas que ça se passe comme ça, termine-t-il, penaud. Je n'ai jamais voulu que tout ça arrive tu sais…
Elle ne répond rien et me regarde par-dessus son épaule, le regard flamboyant. Je finis par me lever et m'éclaircis la gorge.
_ Je crois que je vais vous laisser, je murmure en passant à côté d'eux.
Je me dépêche de me ruer vers la sortie, Peeta m'adresse un regard embarrassé alors qu'au contraire, Glimmer me suit avec un regard de prédatrice. En sortant, je tombe nez à nez avec Darius qui fronce les sourcils en me voyant sortir de la chambre de Peeta.
_ Que… ? s'étonne-t-il.
Je soupire et lève les yeux au ciel. Son ton se fait plus tranchant.
_ Pourquoi m'as-tu demandé de t'accompagner si c'est pour te taper un autre garçon ? s'offusque-t-il.
Je me sens un peu coupable, il n'a pas tort, je me suis un peu servi de lui. Je m'éclaircis la gorge, honteuse.
_ Ce n'est pas ce qu'il s'est passé… C'est un concours de circonstances…
Darius affiche un air de chien battu, j'ai envie que cette soirée se termine. Glimmer sort alors de la chambre de Peeta à son tour et quand elle croise mon regard, ses yeux rétrécissent et elle me fusille du regard.
_Toi… Que je ne te recroise plus jamais, crois-moi ! s'exclame-t-elle en s'interposant entre Darius et moi. Sale garce !
Pour qui se prend-t-elle de me menacer ainsi ? Elle ne sortait même pas avec Peeta ! Complètement hystéro cette gonzesse ! Elle sert les poings et continue de me dévisager. Je soutiens son regard sans ciller. Elle finit par retourner au salon, Peeta sort de la chambre l'air fatigué. Darius nous plante là, sans plus un mot. Peeta s'approche de moi et pose ses deux mains sur mes épaules. Je m'appuie sur son torse en soupirant.
_ Hé bien, commente-t-il, ça s'est pas trop mal passé non ?
Je me surprends à pouffer en fermant les yeux. Nous retournons au salon où Glimmer s'est tapie dans un coin avec sa chère amie Lanchen. Elles se font des messes basses en me lançant des regards noirs. Johanna hausse les sourcils en nous voyant arriver. Finnick reste aux côtés d'Annie qui est blottie contre lui. L'ambiance est lourde, Delly se rapproche de nous complètement ahurie.
_ Qu'est-ce qui se passe à la fin ?
Peeta et moi restons silencieux. Une voix caverneuse provient du buffet où sont alignés les cadavres de bouteilles vides.
_ Vous êtes aveugles ou quoi ?! La gamine fricotte avec joli cœur, provoquant la colère de miss Monde, sa copine et de l'ahurie !
Tout le monde se tourne vers Haymitch qui ricane dans son coin.
_ C'est pire qu'un mauvais soap ici ! ajoute-t-il.
Je sens mes joues s'échauffer quand dans un même mouvement, toute l'assemblée se retourne vers nous. On entendrait une mouche voler.
_ Delly, nous allons dormir chez toi, annonce avec aigreur Glimmer.
Delly hoche la tête.
_ Moi je rentre chez moi, décrète Darius en s'emparant de son manteau.
_ Tu ne vas pas ressortir avec ce temps !? s'alarme Peeta en avançant vers lui.
_ Je ne resterais pas une minute de plus ici, s'énerve-t-il. Avec tout ce monde qui me prend pour un con !
J'ouvre la bouche pour infirmer cette impression avant de me rendre compte qu'il n'a pas tort, je l'ai un peu pris pour un imbécile en l'invitant à m'accompagner juste pour énerver Peeta. Et maintenant, il se retrouve comme le dindon de la farce.
_ Viens chez moi, propose Delly.
_ Oui viens, on va te consoler, minaude Lanchen. Tu parleras enfin avec de vraies femmes !
Sa dernière réflexion me rend très mal à l'aise, on dirait vraiment une espèce de carnassière prête à se jeter sur n'importe qui portant une paire de couilles.
_ Qui d'autres veut venir ?, questionne un peu gênée Delly.
_ Tu as de l'alcool ? se renseigne Haymitch. Parce qu'ici, y a plus grand-chose…
D'un mouvement de tête il indique toutes les bouteilles vides qui s'alignent piteusement sur le buffet.
_ Pas beaucoup… avoue Delly.
_ Bon, de toute façon, ce sera toujours mieux que rien ! Et puis, faut bien avouer qu'on s'emmerde ici, avec Blondie furieuse, ce sera toujours plus marrant !
Je me tourne vers Johanna et m'étonne qu'elle n'ait toujours rien dit. Elle se contente de me regarder, la mine indéchiffrable, en caressant le pied de son verre tranquillement. Peeta ne dit rien, reste la bouche pincée et regarde ses invités se faire la malle. Delly raccompagne donc Glimmer, Lanchen, Darius et Haymitch vers son appartement en s'excusant platement. Je pense que je n'ai jamais vu une soirée tourner à ce point en fiasco…
L'ambiance étant retombée à plat, nous aidons Peeta à tout ranger.
_ Excusez-moi, se confond Peeta. Je… Je suis désolé de la tournure que la soirée à prise.
Il me jette un coup d'œil en coin, je n'ose pas affronter son regard alors je me contente de tripoter mes cuticules.
_C'est pas grave, glisse Johanna, les meilleurs sont restés ! Et pis, de ce côté, contrairement à l'autre, ça transpire le sexe ! Je me sens comme une espèce de cinquième roue du carrosse !
Je pique un fard en sentant une bouffé de chaleur m'envahir, Finnick et Annie gloussent en se serrant un peu plus l'un contre l'autre, Peeta, lui, pouffe un peu et part avec quelques plats sales. Johanna, Finnick, Annie et moi le suivons les bras chargés de vaisselles sales et autres bouteilles vides. Je me sens extrêmement mal, limite coupable, alors je reste le plus loin possible de Peeta pour ne pas aggraver les choses. Il fait donc la vaisselle, Johanna l'essuie, Finnick et Annie la rangent et moi je nettoie la cuisine. Tout, mais ne pas être en contact avec lui. A chaque fois qu'il tente d'entrer en contact avec moi : que ce soit à travers les yeux, les gestes ou la voix, je fuis à l'autre bout de la pièce.
Peeta termine la soirée en nous apportant des oreillers et des couvertures afin que nous nous installions pour la nuit. Je ne lui ai toujours pas adressé la parole à nouveau depuis « l'incident ». Ça finit par lui taper sur les nerfs je pense parce que, alors que Finnick et Annie sont en train de préparer leur couchage et que Johanna s'éloigne pour aller se chercher un verre d'eau, il s'approche de moi pour me prendre à part. J'ai la bouche un peu sèche et la langue râpeuse quand il me prend la main et me conduit dans le couloir. Le contact de ses doigts sur ma peau m'électrise, je me surprends à souffler doucement pour tenter d'apaiser mes émotions.
_ Qu'est-ce qui t'arrive Katniss ? me demande-t-il.
Je me remets à fixer avec application mes ongles et hausse les épaules.
_ Mmmh… rien pourquoi ? je fais platement.
Il me prend délicatement la main, et, de son autre, lève mon menton pour me forcer à le regarder.
_ Katniss… murmure-t-il.
Je finis par expirer tout l'air que j'ai retenu inconsciemment dans mes poumons, j'ai une stupide envie de pleurer, mais pourquoi ? Je ne le sais même pas !
_ Je suis désolée… je balbutie.
_ Mais pourquoi ?! s'offusque-t-il. Tu n'as rien fait de mal ! C'est plutôt moi qui devrais m'allonger platement devant toi ! C'est moi qui ai provoqué tout ça !
J'émets un gloussement.
_ N'importe quoi !
_ Si si… Je t'assure…
_ Putain mais embrassez-vous merde plutôt que de vous la jouez Amants Maudits ! s'exclame Johanna derrière nous.
Je ferme les yeux, rouge de honte alors que Peeta pose son front sur le mien. Johanna se rapproche de nous.
_ Vous êtes mignons mais que vous êtes compliqués ! ajoute-t-elle en s'approchant de nous.
Nous finissons tous par aller nous coucher, Peeta dans sa chambre, Finnick et Annie dans le canapé lit et Johanna et moi, sur le sol, sur le tapis. Peeta nous a proposé à Johanna et moi sa chambre mais, ne voulant pas trop nous imposer, nous avons refusé, même si ma colocataire n'a pu s'empêcher d'ajouter à mi-voix que si je voulais, je pouvais aller dormir avec lui !
Je n'arrive pas à m'endormir, je ne cesse de me tourner et me retourner – et pas uniquement parce que je suis sur le sol- je suis bien trop énervée suite aux évènements de la soirée pour me reposer sereinement. Les autres dorment à poings fermés eux, je peux même entendre Johanna ronfler paisiblement, je ne sais vraiment pas comment ils font, je suis un paquet de nerfs. Lasse de ne pas parvenir à trouver ma position, je finis par me lever et vais dans la cuisine me servir un verre d'eau quand j'entends des murmures venir de la chambre de Jenny. Je décide d'aller voir ce qu'il se passe. Je peux voir de la lumière venir de sa chambre alors que je me dirige à pas feutrés vers celle-ci. Je m'arrête un instant, ne voulant pas déranger Peeta s'il essaie de la rendormir. Je mets mon pouce dans ma bouche et décide de faire marche arrière au moment même où Peeta sort de la chambre et qu'il me hèle depuis le seuil.
_ Tu ne dors pas ? me demande-t-il à mi-voix en s'approchant de moi.
Mon cœur se remet à battre frénétiquement pour je-ne-sais-quelle raison alors qu'il se retrouve face à moi.
_ Erm… non… j'avais soif, je balbutie nerveusement.
Il me regarde avec une telle intensité que j'en suis toute gênée et remets machinalement une mèche de mes cheveux en place. Il approche sa main de mon visage et termine à ma place mon geste, je ne peux détacher mes yeux de sa main en me mordant la lèvre inférieure. Je sens sa présence devant moi avec une incroyable sensation dans le bas de mon ventre.
_ Moi non plus, je n'arrivais pas à dormir, m'apprend-t-il, alors je suis allé voir Jenny. Elle dormait comme une bienheureuse alors je suis ressorti.
_ Oh, c'est pour ça que j'avais entendue du bruit dans sa chambre, je fais complètement sur les nerfs.
Sa main caresse lentement le lobe de mon oreille avant de se mettre à effleurer délicieusement ma joue.
_ Je crois, continue-t-il plus bas, que c'est parce que je n'arrête pas de penser à toi.
Ma respiration se bloque dans ma gorge tandis que mon énervement se transforme en une excitation qui me noue les entrailles.
_ Vr… C'est vrai ?, je bégaie encore plus.
Je serre mes lèvres pour retenir le « moi aussi » qui menace de s'échapper de ma bouche. Il plonge son regard azuréen dans mes yeux, j'essaie de reprendre mon souffle comme je peux malgré la brique qui m'enserre les poumons. Je suis à nouveau happée dans leur bleu intense et je commence à m'y noyer au moment où le visage de Peeta est à quelques centimètres à peine du mien. Il entrouvre ses lèvres si attrayantes et je me retrouve à l'imiter sans même m'en apercevoir, fermant les yeux de la même manière que lui, lorsqu'elles entrent en contact avec les miennes. Et de nouveau, ce baiser me transporte littéralement dans une espèce de transe où je n'ai plus aucun contrôle de mes faits et gestes, où mon cerveau se met sur off et où mes pulsions prennent le dessus. J'agrippe fermement son t-shirt afin de le coller à moi, il soupire tandis que nos bouches s'ouvrent en même temps et que nos langues se rencontrent avidement. Ses bras m'encerclent et m'attirent encore plus près si c'est encore possible, je passe mes mains autour de sa nuque quand je le sens m'emmener ailleurs qu'au milieu de ce couloir. Il pousse une porte, je n'ouvre pas les yeux, me contente de gémir sous l'assaut de ses lèvres contre les miennes, de sa langue caressant si habilement la mienne. Il me pousse soudain sur un matelas sans même que je ne m'en aperçoive vraiment, je m'y allonge sans le lâcher en expirant un petit soupir. Nous sommes encore dans sa chambre et la chaleur qui habite mon bas ventre se transmet à mon entre-jambe jusque dans mes reins. J'ai une soudaine et folle envie qu'il m'arrache mes vêtements et qu'il me fasse plus de choses que je n'en rêve.
Peeta se met à déboutonner mon chemisier d'un geste sûr et rapide alors que moi, j'empoigne le bas de son marcel pour le faire passer par-dessus sa tête avant qu'il ne reprenne possession de mes lèvres. Je me dis tout à coup que j'aurais dû rester sans soutien-gorge, ce qui m'affole un peu moi-même : depuis quand j'ai ce genre de pensées incongrues ? Mais je n'ai pas le temps de m'interroger à nouveau plus en détails car voilà que sa bouche quitte mon visage pour descendre lentement le long de ma clavicule, caresser délicatement le creux de mon épaule et se diriger vers ma poitrine. J'halète de plaisir en enfouissant mes doigts dans ses boucles blondes au moment où il se met à titiller à travers le tissus de mon sous-vêtement mes tétons. Putain, depuis quand je me laisser aller de cette façon et si vite ? Ce garçon me rend complètement folle !
Je sens ses doigts se glisser derrière mon dos et agripper l'agrafe de mon soutien-gorge, je me cambre pour lui faciliter le passage au moment où sa bouche revient se sceller à la mienne. Ses baisers se font plus ardents, et je ne peux qu'y répondre en me glissant sur le côté afin de me retrouver cette fois sur lui. Il détache sa bouche de la mienne.
_ Mmmh Katniss, me souffle-t-il en plaçant ses deux mains sur mon visage et en caressant mes pommettes.
Et voilà que j'enlève d'un mouvement leste mon sous-vêtement pour l'envoyer sur le sol, je ne suis plus moi-même, dans une espèce de transe, un état second qui ne me fait que le désirer toujours plus ardemment. Peeta se relève un peu et m'attire de manière à ce que je sois à califourchon sur lui. Il m'observe avec intensité.
_ Tu es absolument divine, dit-il en effleurant du bout des doigts la peau de mon ventre nue.
Il me caresse le dos tout en approchant son visage de mes seins nus, je frisonne à la fois de plaisir et d'envie quand il pose sa bouche contre mon téton et qu'il l'aspire. Ses mains quittent mon dos et se mettent à caresser ma poitrine, suivant du doigt le galbe de mes seins, les prenant ensuite à pleine main. Je me décide à caresser à mon tour son torse, ses pectoraux incroyablement dessinés, sa ceinture abdominale parfaite, et me voilà qui arrive à la ceinture de son pantalon de pyjama, que je caresse doucement. Je peux voir le renflement dans son pantalon m'indiquant que je ne suis vraiment pas la seule à mourir d'envie d'en avoir plus. Il m'attire alors tout contre lui, ma peau nue contre sa peau nue et m'embrasse encore et encore jusqu'à ce que je sois complètement ivre de désir pour lui. Ses mains ne sont pas en reste, elles me caressent, me survolent, ne cessant d'augmenter mes envies inavouables.
Tout à coup, je les sens qui glissent tout en douceur vers mon pantalon et qui commencent à retirer la boucle de ma ceinture. Avant je me serais sûrement tendue … voir crispée sous de tels assauts, mais là, je m'aperçois que je n'attends que ça ! Même si je n'ai pas choisi mon plus sous-vêtement –le regret m'assaille d'ailleurs fugacement-. Je le laisse donc faire, avec délectation et voilà que j'en viens à vouloir qu'il accélère le mouvement. Peeta retire ensuite les boutons un à un de ma braguette.
Fébrile, je me colle à lui instinctivement au moment où il fait glisser mon pantalon sur mes cuisses, je me mets à genoux et, en quelques gestes, je l'aide à retirer mon pantalon avec mes jambes, ma bouche dévorant toujours la sienne. Je n'ai jamais ressenti un tel désir pour personne, même pas Gale. Je repasse mes jambes autour de son buste, de façon à me fondre presque avec lui. Ses mains viennent caresser mes hanches avant de se diriger résolument vers mes fesses qu'elles survolent telles des plumes. Puis, voilà qu'il attrape l'élastique de ma culotte et qu'il la descend tout en douceur. Je finis par me presser contre lui et à m'allonger sur lui alors qu'il termine de la faire rouler sur mes jambes. Je me retrouve complètement nue face à lui, c'est à ce moment crucial que mon cerveau, comme un cheveu sur la soupe, se remet à fonctionner : qu'est-ce que je suis en train de faire au juste ? Je vais vraiment me taper Peeta alors que les autres sont dans la pièce à côté ?! Que sa fille dort dans la chambre d'à côté ? Il doit percevoir mon hésitation parce que, tout à coup, il stoppe son baiser et recule un peu son visage du mien afin de pouvoir m'observer, ses doigts venant caresser mon visage.
_ Un problème ? s'enquiert-il, le souffle court. J'ai des capotes si…
Je souris, essayant de paraître plus sereine que je ne le suis, nue, comme ça, allongée sur lui. Il se redresse un peu et me dévisage plus longuement, un léger froncement de sourcils témoignant de sa perplexité, son ton et son regard restant d'une douceur incroyable. Et là, malgré tout, je me sens stupide. Stupide d'avoir soudain de tels doutes, paradoxalement stupide de mettre lâcher de cette façon aussi vite et stupide de me sentir aussi gourde. Il me fait m'allonger à côté de lui et se presse contre moi, sa tête touchant la mienne, son nez caressant tendrement ma joue.
_ Katniss, si tu as le moindre souci… commence-t-il en faisant glisser son index sur mon bras, provoquant mille et un frissons dans tout mon corps.
Il me regarde avec une telle intensité, s'humectant les lèvres d'une façon si érotique… Je suis vraiment conne de me prendre tellement la tête, je ferme les yeux et c'est comme si j'entendais la voix de Johanna me titiller sur mon côté coincée qui la fait tant marrer. Je prends une grande inspiration et rouvre les yeux pour le regarder à mon tour. Ses yeux ont une espèce de lueur coquine. Mon cœur accélère encore et j'attire son visage sur le mien afin de pouvoir l'embrasser et chasser de cette façon ses digressions qui me polluent l'esprit en gémissant. Je sens son index qui court sur ma poitrine à présent, descendant vers mon nombril, accélérant au fur et à mesure ma respiration alors qu'il atteint à présent la naissance de mon pubis. Je me crispe très légèrement.
_ Tu ne… murmure Peeta, ses lèvres tout contre les miennes.
Je n'hésite qu'un millième de secondes avant de placer ma main sur la sienne et la faire glisser plus bas en soupirant.
La main de Peeta est à présent sur mes lèvres qu'il entrouvre légèrement avec deux doigts, je soulève la jambe de façon à lui faciliter le passage, l'enroulant autour de son buste, et sens plus que jamais mon cœur pulser là où ses doigts se trouvent. Ils glissent sans encombre dans mon intimité et se mettent à me caresser le clitoris, d'abord doucement puis de plus en plus rapidement, permettant par la même occasion de faire s'envoler mes dernières gênes. Je suis complètement à lui, sentant un désir, toujours plus brûlant, monté en moi. J'halète de plus en plus fort alors que s'intensifient les caresses de Peeta. Je me colle tout contre lui à mesure que le plaisir décuple. Je ferme à nouveau les yeux, savourant ce plaisir intense.
_ Oh Peeta… me voilà en train de gémir, agrippant de plus en plus fort ses épaules.
_ Ça te plaît on dirait ? m'interroge-t-il, un sourire dans la voix.
Je sens que je commence à ne plus être maîtresse de mes réactions et me mets à trembler de tous mes membres, je suis sur le point de venir et Peeta le voit très bien puisqu'il intensifie ses gestes. Je finis par ressentir une vague de plaisir extrême qui me secoue des pieds à la tête suivie par cette sensation de détente incommensurable.
Peeta se remet à me caresser la poitrine alors que moi, j'en veux plus, j'ai ce besoin inexplicable de le sentir en moi, là, maintenant. J'agrippe donc son élastique de pyjama et le baisse dans un mouvement leste. Peeta halète de surprise et prend en coupe mon visage pour m'embrasser goulûment, il roule sur moi et se retrouve au-dessus. Il s'arrête quelques secondes et me regarde à nouveau avec son regard si intense.
_ Tu… C'est ce que tu veux ? Tu es sûre ?
Je l'agrippe par la nuque à la fois pour cesser toute ces digressions inutiles et pour qu'il se fonde enfin en moi. Tandis qu'il se relève sur ses coudes et qu'il se positionne au-dessus de moi, j'écarte un peu mes jambes afin de lui faciliter le passage. Et là, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi en phase avec quelqu'un quand je le sens se glisser en moi. J'ai cette étrange impression de faire l'amour pour la première fois. Je m'abandonne donc totalement à notre étreinte…
