Salut à tous :D

Que de boulot en ce moment, écrire est ma petite pause dans la journée, ma petite évasion! Je fais au mieux pour publier au moins une fois par semaine à partir de maintenant. Deux fois va devenir un peu plus dur.

Bonne lecture à tous

Rien ne m'appartient.


Chapitre 12) Problèmes de lumière et câlins d'adultes.

Henry s'était endormis devant la télé et Regina le porta jusqu'à son lit. Elle le mit en pyjama, l'installa confortablement et le borda. Elle câlina un moment son visage paisible et embrassa son front. Elle s'apprêtait à sortir quand une petite voix endormie la retint.

« Tu crois qu'elle m'aime à moi aussi Emma ? »

Elle s'accroupit et recommença à écarter les cheveux de sa frange.

« J'en suis sûre Henry. »

« C'est vrai ? »

« Oui mon chéri. Tu veux que je lui demande de venir te faire un bisou ? »

L'enfant sourit d'une oreille à l'autre et hocha la tête. Regina alla dans la chambre d'Emma ou elle était en train de se changer. Elle rougit instantanément en la trouvant en petite culotte et se tourna hâtivement.

« Excuse-moi j'aurai du toquer. »

« Hey y a pas de problème, tu m'as déjà vu nue. » Dit la jeune blonde en la faisant se tourner vers elle.

Regina regardait en l'air, les joues écarlates.

« On… Il faisait noir… »

« Regarde-moi Regina. » Dit-elle dans un souffle.

« Je peux… J'ai pas… »

Regina tremblait de tous ses membres, regardant tout sauf le corps de sa compagne.

« Henry… » Dit-elle précipitamment. « Henry veut un bisou. »

Emma n'insista pas et enfila un pyjama avant de se diriger vers la chambre de l'enfant.

« C'est la machine à bisous. » Dit-elle en toquant doucement.

Henry tendit instantanément les bras vers elle pour l'accueillir. Il se rétracta rapidement en se rendant compte de son geste. Emma s'approcha en fronçant les sourcils et s'agenouilla à côté de lui.

« Qu'est-ce-qui ne va pas gamin ? »

« Je veux pas t'obliger. »

« M'obliger à quoi ? »

« A me faire des câlins. »

« A bon j'ai pas le droit ? » Questionna-t-elle avec une moue déçue.

« Si, mais que si t'en as envie. »

« J'en ai très envie. »

Henry agrippa soudainement sa nuque et l'attira vers lui. Elle se stabilisa et le serra fort contre elle.

« Estcequetumaimeamoiaussimamandisqueouimais… mais… mais… »

« Hey, hein ? Heu ? Quoi ? Henry, tu peux me faire la traduction j'ai rien compris. »

« Est-ce-que… Moi… Tu aimes ma maman… Mais moi… »

« Je t'aime Henry. Je t'aime je te le promets. Je ne savais pas que mon cœur pouvait aimer autant, autant que je vous aime tous les deux. »

« Est-ce-que c'est mal que je t'aime aussi ? »

« Pourquoi tu dis ça ? »

« J'aimais pas Léopold, alors que c'était mon papa. Je n'aime pas Cora, alors que c'est ma grand-mère. Mais toi je t'aime déjà, même si je te connais pas depuis longtemps. »

Emma sentit de l'eau sur son visage et s'aperçu qu'elle pleurait. Elle essaya d'essuyer ses larmes mais d'autres arrivaient derrière.

« Pourquoi tu pleures. »

« Parce que je t'aime gamin, et que j'osais même pas espérer que tu m'aimes aussi. J'ai jamais été aimée moi, et là avec vous c'est comme une famille. »

« Mais on peut être plus que comme une famille. On peut être une famille. »

Emma parsema son visage de bisous et son cœur se serra quand l'enfant essuya ses larmes de sa petite main.

« Il faut laisser les choses aller à leur rythme okay ? »

« Okay. » Dit-il en fermant finalement les yeux, un immense sourire illuminant son visage.

Emma se leva et tomba nez à nez avec Regina, accoudée à l'encadrement de la porte. En s'approchant elle s'aperçue que la mairesse pleurait elle aussi. Ella l'a prit par la main et l'entraina dans sa chambre. Elle ferma la porte et aussitôt la mairesse l'embrassait désespérément.

« Pourquoi pleures-tu ? » Questionna Emma entre deux baisers.

« Il ne s'ouvrait à personne d'autre que moi et là il te dit qu'il t'aime. Je suis fière de lui, heureuse de t'avoir dans nos vies. »

Elles s'embrassèrent encore et quand Emma l'allongea sur le lit, Regina éteignit la lumière. Emma se redressa et ralluma en la fixant. Regina la fit basculer pour se mettre sur elle et en profita pour éteindre encore. Emma ne se laissa pas démonter et échangea encore leur position pour rallumer.

« Eteins la lumière. » Gémit la brune en essayant de l'attirer vers elle.

« On peut pas la laisser allumée ? »

« Non éteins s'il-te-plaît. »

« De quoi as-tu peur ? »

Regina se crispa et se rassit dans le lit, visiblement plus d'humeur à faire des câlins.

« De rien. » Répliqua-t-elle sèchement.

Elle se leva et s'apprêtait à sortir quand Emma attrapa son poignet. Le geste n'était pas brusque, pas violent. Regina n'eut pas le cœur à la repousser, en voyant toute la douceur dont elle faisait preuve pour ne jamais l'effrayer.

« Emma, je n'aime pas avec la lumière c'est tout. » soupira-t-elle.

« Hey c'est pas grave, je veux juste comprendre. Peut-être que ce n'est rien, et peut-être que ça cache quelque chose de plus profond. Je suis là, j'aimerai t'aider. »

Regina s'assit sur le lit et ne put s'empêcher de lui sourire. Comment faisait-elle pour la comprendre aussi bien et pour la rassurer si facilement ?

« J'ai pas… j'ai jamais… vu quelqu'un nu comme ça. Quelqu'un pour qui j'ai du désir. Tu dis que les viols ne comptent pas. Voir un corps nu à toujours rimé avec souffrance et abus. Le noir me rassure, il cache mes craintes. »

« De quoi as-tu peur en voyant mon corps ? »

« Que tu… Que tu… »

« Que je veuille voir le tien sans la nuit pour te couvrir ? »

Regina hocha la tête pour acquiescer.

« Tu ne veux pas que je vois tes cicatrices ? »

La brune se figea d'horreur en l'entendant et essaya de combattre ses larmes.

« Je les ais senties en te touchant Gina. Mais je me moque des cicatrices, j'en ai aussi. Moins et toute petites c'est sur, mais tu es parfaite à mes yeux. »

« Léopold me disait que j'étais hideuse, il éteignait la lumière pour cacher ça. » Dit-elle en se montrant elle-même.

« Léopold était un fou et un pervers. Un monstre qui ne mérite pas que tu te déprécie ainsi. Tu es la femme la plus belle que j'ai jamais rencontrée. Je ne t'ai pas vue en pleine lumière Gina, mais je te vois là, j'ai découvert ton corps avec mes mains, avec mes lèvres. Et je le sais, tu. Es. Magnifique. Sais-tu la vraie raison, pourquoi il éteignait ? »

Regina ne dit rien mais hocha négativement la tête.

« Parce que c'était un pervers doublé d'un lâche. Il pouvait posséder ton corps, mais pas voir tes yeux et le reflet de sa monstruosité. Les hommes mariés font ça avec moi, ils éteignent pour moins voir le corps sous eux. En ne voyant pas vraiment, ils se déculpabilisent de payer une prostituée pour assouvir leurs pulsions. »

« On peut… Peut être on peut essayer. »

« Je ne veux pas te forcer. »

Regina sourit sans réussir à cacher ses angoisses. Emma lui prit la main et la fit s'asseoir sur le lit. Elle s'assit en face d'elle, en tailleur, et retira son haut. Regina regarda instantanément ailleurs, faisant sourire son amante.

« Regarde-moi. »

Lentement la mairesse descendit son regard. Elle posa un regard hésitant sur les épaules nues de la blonde et atteignit finalement ses seins. Elle sentit son cœur s'emballer et sa gorge s'assécher.

« Tu m'as déjà vu, tu m'as déjà touchée Gina. N'ais pas peur de mon corps, n'aie pas peur du tien. Je songe à la soirée qui arrive à grands pas, je veux que tu me connaisses mieux d'ici là. »

Emma se tourna pour montrer son dos à la mairesse. Sur son épaule, Regina remarqua pour la première fois de taches marquant sa peau, des petites brûlures éparses.

« Ca… » Dit-elle en montrant les cicatrices du doigt. « J'avais seize ans, l'ainée des fils dans ma famille d'accueil m'a prise pour un cendrier humain. Je n'ai jamais rien dit car il m'avait promis bien pire si je parlais. »

Elle se retourna pour s'asseoir en tailleur de nouveau, et sourit à sa compagne pour la rassurer. Elle pointa ensuite du doigt une cicatrice de quatre centimètre de longueur et de deux centimètres de largeur qu'elle avait au milieu du ventre.

« Celle là, je l'ai eut à l'âge de sept ans. J'étais dans une famille plutôt gentille mais il y avait une jeune de quatorze ans. Elle était là depuis trois mois quand je suis arrivée. Elle m'a immédiatement prise en grippe et menacée. Elle était persuadée que j'allais la remplacer dans leurs cœurs et qu'elle retournerait dans le système. Elle était aussi terrorisée et paumée que moi, elle était méchante et me faisait tellement peur que j'ai voulu m'enfuir une nuit. En essayant d'escalader le grillage, je suis tombée et me suis prit des barbelés dans le ventre. Elle m'a trouvé le matin en pleur et gelée, elle a comprit que nous étions pareille elle et moi. Elle m'a ramené en douce à la maison et m'a caché de nos parents d'accueil, j'avais tellement peur de les décevoir et qu'ils me renvoient, je ne voulais pas qu'ils sachent. Du coup c'est elle qui m'a soigné, du mieux qu'elle à pu, mais ça m'a valu cette belle cicatrice. »

« Pourquoi n'as-tu pas pu rester dans cette famille ? »

« Le père a perdu son travail et les services sociaux leur ont retiré leur agrément. Ils se sont battus pour nous, mais n'ont pu finalement adopter que Rita, après presque deux ans de lutte. Ils ont essayé de me prendre aussi, mais aucune de leur requête n'a aboutit car à l'époque j'ai eu des soucis de santé. Ca plus le fait qu'il venait à peine de retrouver du travail, leurs dossiers d'adoption pour moi n'a jamais été acceptés. »

« C'est trop cruel. » Remarqua Regina en entrelaçant ses doigts à ceux de sa compagne.

« Je sais, mais c'est la vie, et le passé. »

« Es-tu encore en contact avec eux ? »

« Non, j'ai été en contact avec Rita longtemps. Mais je ne voulais pas qu'ils sachent qu'on s'écrivait car ils en auraient souffert. Puis on a perdu le contact quand j'ai commencé à déconner. J'ai tout fait pour disparaitre et qu'elle ne me retrouve pas car je ne voulais pas qu'elle sache que je vendais mon corps. »

« Peut-être un jour… »

« J'en sais rien. » La coupa Emma pour couper court, sentant les larmes lui monter aux yeux.

Regina n'insista pas. Elles restèrent silencieuses quelques instants puis elle retira son haut. Emma dévora chaque centimètre de peau exposée de ses yeux avides. Regina posa sa main sur une longue cicatrice qu'elle avait sur la taille. Elle se contorsionna pour en suivre le tracé, et qui allait presque jusque dans son dos. Elle soupira avant de prendre la parole.

« Celle là date de mon premier séjour à l'hôpital. C'est la première fois que Léopold est rentré ivre mort. Il a voulu qu'on couche ensemble et j'ai dit non. Il était tellement intoxiqué qu'il a été plus violent que jamais. En essayant de le fuir, j'ai dégringolé les escaliers alors que je tenais un chandelier pour me défendre. En tombant le chandelier m'a ouvert sur toute cette longueur. » Dit-elle en re-longeant le tracé de la cicatrice.

Emma la regardait et Regina sentit soudain les larmes lui monter aux yeux.

« Je sais c'est horrible. » Dit-elle en laissant s'échapper quelques larmes.

Emma ne dit rien. A la place, elle s'approcha doucement de sa compagne sans quitter son regard. Elle descendit ensuite et vint déposer de doux baisers sur toute la longueur de la cicatrice.

« Tu es belle Gina. Avec ton passé et tes casseroles tu es la plus belle femme sur laquelle mes yeux ont eu la chance de se poser. Je t'aime plus que tout au monde. »

Elle changea de position et posa ses lèvres sur une autre cicatrice située sur le haut de son sein droit.

« Celle la provient d'un verre qu'il avait lancé sur moi. »

Emma passa derrière elle et dégrafa son soutien-gorge. Elle embrassa diverses marques qu'elle avait sur l'épaule et sentit sa compagne trembler légèrement.

« Tu veux que j'arrête ? » Questionna-t-elle doucement.

« Non. » Soupira précipitamment la mairesse.

« Pourquoi trembles-tu ? »

« Parce que c'est la première fois que je dévoile mon corps. »

« Je suis heureuse d'être la seule à avoir l'honneur d'admirer tant de beautés. » Chuchota la jeune prostituée dans l'oreille de son amante.

Les tremblements de Regina redoublèrent quand elle l'entendit et qu'elle sentit ses lèvres sur son épaule.

« Celles là… » Dit-elle en respirant difficilement. « Datent de ma deuxième hospitalisation. Léopold était plus ivre que jamais, il a essayé de me violer mais a eu une impuissante. Ca l'a rendu fou, il a attrapé une règle en fer et m'a frappé tellement fort à l'épaule puis sur le crâne que j'ai perdu connaissance. »

En disant cela, elle souleva ses cheveux, dévoilant une cicatrice en haut de sa nuque, disparaissant dans ses cheveux. Emma l'embrassa également et elle continua à découvrir chaque marque, chaque cicatrice, du bout de ses lèvres. Ses baisers n'avaient rien de sexuel, elle l'enveloppait d'amour et de tendresse. Elle lui enleva son pantalon mais ne toucha pas à sa culotte. Elle se mit dans la même tenue et offrit le même traitement à ses jambes. Regina avait la sensation que la jeune blonde soulageait son corps d'années de souffrances. Elle avait la sensation que sa compagne arrivait à effacer l'ombre violente de Leopold sur son corps, la remplaçant par sa tendresse.

Emma commença à promener ses mains à quelques millimètres de la peau de la brune. La faisant frissonner et gémir doucement sous ses caresses fantômes. Elle tremblait de plus en plus, incapable de garder les yeux ouverts. Elle ne s'aperçut pas qu'elle gémissait le nom de sa compagne entre ses soupirs. Emma s'approcha d'elle et la fit s'allonger. Elle se positionna à genoux en partie au dessus d'elle et embrassa sa dernière cicatrice, celle au dessus de sa lèvre.

Regina le la tête pour prendre possession de ses lèvres. La jeune blonde descendit sa main et la posa sur son sexe, par-dessus sa culotte. A peine eut-elle posée sa main, Regina se cambra violement en ouvrant la bouche dans un cri silencieux. Ses yeux étaient grands ouverts et son corps entier tremblé, alors qu'elle était ravagée par un orgasme puissant. Elle arquait tellement son corps, que s'en était presque douloureux. Emma remonta sa main pour lui câliner le ventre puis la vallée entre ses deux seins. Elle l'aida à redescendre doucement de son orgasme en la dévorant des yeux.

Regina se laissa retomber sur le lit, la respiration erratique. Elle ouvrit les yeux, les plongeant dans ceux émeraudes de son amante.

« Emma… Oh mon dieu. J'ai… J'ai… » Elle se cacha le visage avec ses mains et se mit à rire. « Oh mon dieux Emma c'était incroyable. »

« J'ai quasiment rien fait tu sais. » L'asticota sa compagne.

« Rien fait ? Tu plaisantes. Tous ces baisers, ses caresses, c'était tellement… Fort et intense. Oh Emma personne ne m'a fait me sentir aussi vivante. »

Emma l'embrassa avec amour.

« Mon dieu. » Reprit la mairesse. « Je n'arrive pas à croire qu'au simple contact de ta main j'ai… J'ai… »

« Tu as jouit. N'ais pas honte des mots Gina, c'est naturel. »

Regina se cacha de nouveau le visage et rougit de gêne.

« Hey hey mon cœur. » Dit-Emma en écartant ses mains. « Il n'y a aucune raison de rougir. Je suis tellement fière de t'avoir fait ressentir ça. »

Regina se releva et l'embrassa, elle la fit basculer pour échanger leurs positions et glissa rapidement sa main dans sa culotte. Emma gémit quand la mairesse glissa deux doigts en elle et grogna en la sentant immobile. Elle essaya de bouger son bassin pour commencer un rythme, mais la brune l'en empêcha.

« Attend. » Murmura-t-elle.

« Gina. » Gémit-elle en réponse.

Emma était très excitée par le traitement auquel elle avait droit. Elle essayait de créer un rythme par tous les moyens, mais Regina restait immobile. Elle commençait à devenir folle de désir. Elle avait besoin qu'elle bouge, besoin qu'elle soulage toute son excitation.

« Attend Emma. » Répéta-t-elle.

« Pourquoi ? » Gémit la blonde dans une plainte.

« J'aime quand je suis en toi, c'est chaud, c'est doux, c'est accueillant. J'aime cette sensation. »

La jeune prostituée ouvrit grand les yeux en l'entendant et perdit ses mots. Elle sentit sa compagne comment à bouger en elle et son corps se mit immédiatement à trembler. Elle essaya de contrôler son plaisir, retenir son orgasme, mais le regard de la belle brune sur elle l'emporta au septième ciel. Elle cria son nom et la serra contre elle pour la sentir.

« Tu es belle. »

« Tu es plus belle encore. » Répondit Emma en redescendant doucement, la respiration haletante.

« J'avais peur de la lumière, peur de ce que je pouvais voir sur ton visage quand tu verrai mon corps. Mais quand je croyais que tu ne pouvais rien faire pour me faire t'aimer encore plus, tu me prouve que j'ai tord. Tu me prouve que je peux t'aimer encore tellement plus. Tu me prouve que je suis aimée tellement purement. »

« Je… Je n'ais pas les mots pour te dire à quel point je t'aime. » Avoua Emma gênée de ne pas trouver d'aussi belles choses à lui dire en retour.

« Tu viens de les dires Emma. » Répondit Regina en l'embrassa amoureusement.

Elles s'endormirent l'une contre l'autre et ne se réveillèrent que le lendemain en entendant le réveil. Elles se câlinèrent quelques instants avant de se lever et de descendre préparer le petit déjeuner.

« La soirée est dans une semaine. » Annonça la mairesse en tendant à sa compagne un café et une assiette de pancakes.

« Déjà ? »

« Oui. Il nous faut trouver des tenues, j'ai envie de leur en mettre plein la vue. »

« Je crois que nous nous connaissons suffisamment maintenant pour pouvoir s'estimer prêtes non ? » Dit Emma en souriant.

« Oui, mais il me reste de nombreuses choses à régler, il y a des gens dont je dois te parler, tellement de choses dont je dois te mettre en garde. »

« Hey hey Gina… » La coupa-t-elle. « Tu flippes ? »

« Je… Oui… »

« Pourquoi ? »

« Ma mère. J'ai tellement peur qu'elle te fasse du mal. Quand elle nous verra elle… »

« STOP. » Dit-elle fermement. « Ta mère ne me fait absolument pas peur. Je t'aime, nous allons faire notre effet à cette soirée, tu auras ta revanche, et nous affronterons la suite ensemble. Si elle s'en prend à moi, à nous, nous la remettrons à sa place et tu seras enfin débarrassée définitivement de son emprise. »

« Okay. » Répondit Regina en l'embrassant. « Mais il nous reste quand même des milliers de choses à régler. »

« Et nous les règlerons. »

« Je suis excitée et impatiente autant que ça m'angoisse. Au moins c'est une évolution, avant j'étais juste angoissée. »

Emma rit aux éclats en l'entendant et Regina se dit qu'elle voulait toujours entendre ce son. Elles partirent séparément au travail, après avoir décidé qu'Emma emmènerait Henry à l'école pour le plus grand bonheur de l'enfant. La mairesse devait ensuite la rejoindre pour manger afin de commencer à préparer activement la soirée, pour le plus grand bonheur de Regina, excitée à l'idée de ne pas avoir à se cacher devant quelqu'un.

« Salut David. » Dit-Emma en entrant au poste.

« Salut Em. Comment va ? »

« Très bien. Ce midi Regina va venir manger avec nous elle nous amène des lasagnes maisons. Tu l'aurai vu ce matin elle était adorable. Elle ne savait pas comment me demander si je voulais qu'on mange ensemble. Elle tournait autour du pot en disant que tu étais au courant, que c'était une bonne chose, que ça permettait d'avoir quelqu'un devant qui ne pas se cacher. Et quand j'ai tilté ou elle voulait en venir je lui ai proposé de nous rejoindre pour abréger ses souffrances. Son regard David, oh son regard quand j'ai dit ça, elle m'a sourit j'ai cru mourir sur place. »

« Je te déteste. »

« Ouai je sais. Mais tu m'aime bien quand même. »

« Heureusement, si au moins tu te changeais devant moi mais même pas. Pfff j'ai tout gagné en te prenant. »

Emma explosa de rire et alla s'asseoir à son bureau.

« Au fait David. »

« Quoi? »

« Je te préviens, Regina m'a dit que si j'avais envie de l'embrasser devant toi ça ne la dérangeait pas. Je crois qu'elle a envi de connaître le côté grisant de ne pas pouvoir enlever ses mains l'une de l'autre, et je crois qu'elle est heureuse et qu'elle veut le montrer aux gens autour. Enfin j'espère. »

« Bé écoutes je te dirai ça mais j'ai bien l'impression que oui. Mais je te préviens, si vous commencez à vous toucher je serai obligé de partir. Comme je t'ai dit l'autre jour, si y'a deux femmes magnifiques qui se câlinent, je vais avoir une très très très grosse bosse gênante dans le pantalon. »

Emma explosa de rire en promettant de se tenir.

« T'es modeste comme mec. » Le taquina-t-elle.

« Nope… Juste honnête. » Dit-il en la faisant rire de plus belle.

Vers onze heure trente, elle sursauta en sentant son portable vibrer.

'J'en ai marre de travailler.'

*Viens manger maintenant*

'T'es sûre que ça ne dérange pas ?'

*J'ai l'eau à la bouche rien qu'à penser à tes lasagnes et tes lèvres en dessert.*

'J'arrive.' Répondit-elle dans la seconde.

Cinq minute plus tard, on toqua à la porte et Emma alla ouvrir à sa compagne. Elle l'embrassa gentiment en la laissant entrer. Regina minaudait et regagna sa contenance en apercevant David. Elle le salua et s'assit au bureau d'Emma en commençant à sagement sortir la nourriture.

« J'ai déjà tout fait réchauffer, c'est près à être dégusté. Vous vous joignez à nous David ? »

« Avec plaisir. » Le shérif était impressionné par la présence de la mairesse mais essaya au maximum de rester naturel. Il observa avec douceur les regards que Regina posait sur Emma quand elle parlait. L'amour qui passait entre les deux femmes était magnifique à voir et il se sentit soudain privilégié d'être autorisé à les côtoyer dans cette intimité.

Il s'excusa vers 13h pour un rendez-vous et les deux femmes en profitèrent pour s'installer sur le canapé. Emma s'assit et prit Regina à califourchon sur ses cuisses. Elles commencèrent à s'embrasser et les choses devinrent rapidement fiévreuses. Quand David re-rentra pour récupérer sa plaque, il les vit totalement perdues dans leur monde. Regina souriait et murmurait à l'oreille d'Emma en l'embrassant entre chaque phrase. Emma l'écoutait captivée et caressait ses cuisses sous sa jupe qu'elle avait en partit relevée.

Il sortit attendrit et prit soin de demander à la secrétaire que personne n'entre dans le bureau d'ici son retour. A l'intérieur, Emma retourna délicatement sa compagne pour l'allonger sous elle.

« J'ai envie de te goûter Regina. »

« Ici ? On pourrait nous voir. » Dit la mairesse avec un regard qui suppliait son amante de ne surtout pas arrêter. « Nous entendre. »

« Pas si on reste discrètes… »


A bientôt mes lecteurs adorés! :D