Note : Actuellement, 32 chapitres sont écrits. L'histoire n'est néanmoins pas terminée. J'espère que je parviendrai au bout, mais je n'y arriverai qu'avec votre soutien car le soutien de mes lecteurs est tout ce qui me fait écrire. Alors n'oubliez pas de me laisser un petit commentaire si le cœur vous en dit )

Rating : Scènes violentes

Chapitre 11 : Un jour comme un autre …

Bonnie avait semblé soulagée en la voyant arrivée chez elle de bonne heure, puis elle avait vu ses mains couvertes de sang et avait paniqué avant que son amie ne lui dise que ce n'était pas elle, ça venait des poches. Elle monta rapidement à la salle de bain et se savonna les mains et les avant-bras, faisant disparaître toute trace de son « crime ». Bonnie lui tendit une lingette démaquillante et elle remarqua alors dans quel état elle était. Elle devait se dépêcher où Stefan et Jérémy comprendraient qu'il y avait un soucis. Elle se débarbouilla. Bonnie avait très peu dormi cette nuit-là et trépignait d'impatience pour qu'elle lui raconte ce qu'elle avait fait.

« Alors ?

- Il ne m'a pas tué.

- Il aurait pu ?

- En faites … J'étais le seul repas à proximité, alors je suppose qu'il aurait dû.

- Mais il ne l'a pas fait.

- Il ne l'a pas fait. »

Bonnie la regardait comme si une seconde tête venait de lui pousser sur les épaules. Elena y était allée sans être sûre qu'il ne la tuerait pas. Elle lui avait donné sa vie, sans la moindre inquiétude. Elle y retournerait … et elle aurait sans doute besoin de soutien car Damon … Et bien, il s'agit de Damon.

« Tu vas le dire à Stefan ?

- Non. Ce n'est pas une bonne idée. »

Elle vérifia dans le miroir. Elle était épuisée mais prête. Elle avait l'étrange sensation de vivre une double vie. Elle se tourna vers son amie et affronta son regard désapprobateur sans rien dire. Bonnie finit par détourner la tête. Elle était en colère. Elle trouvait qu'Elena prenait trop de risque pour quelqu'un qui n'en valait pas la peine. Néanmoins, elle ferait de son mieux pour être une bonne amie.

Ensemble, elles allèrent au lycée. La journée passa lentement, sans que Stefan ne montre le bout de son nez. Elena fut surprise qu'il ne la prévienne même pas que Damon s'était échappé, mais d'un autre côté, elle ne pouvait qu'en être soulagée. Mentir n'était pas son fort. Contrairement à Stefan qui semblait enchaîner les non-dits. A ce propos Caroline sembla ravie de lui confier les derniers potins, avec une mine triste et compatissante : Stefan avait passé sa soirée au Mystic Grill avec une fille. Blonde, cheveux long, souriante et enjouée. Elle lui avait souhaité un « joyeux anniversaire » et ils avaient beaucoup rit ensemble. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans son récit, vantant les mérites de danseur de Stefan, Elena se décomposait. Il ne lui avait même pas dit que c'était son anniversaire… Est-ce que ça très longue vie lui avait fait perdre tout intérêt pour cette fête ? Mais alors, pourquoi faire venir une amie pour le célébrer ? Une amie dont elle n'avait jamais entendu parler ? Il n'avait pas voulu passer cette journée en sa compagnie … C'était la seule conclusion possible. Face à ses propres agissements, cela ne l'a mis pas en colère, leur début de relation était simplement en train de s'éteindre. Elle se sentit un peu moins coupable d'avoir libérer Damon. Bonnie tenta de la réconforter, de lui assurer que Caroline avait sans doute exagérée, ça ne pouvait pas être aussi grave que cela … En même temps, les simples non-dits qu'il y avait entre eux commençait à être bien trop important…

Dès sa sortie des cours, elle partit en direction de la forêt pour retourner le voir. Bonnie retourna chez elle, le coeur lourd d'inquiétude. Damon était coincé au Manoir jusqu'au coucher du soleil et Elena pensait qu'elle devait lui parler pour s'assurer qu'il ne commettrait pas un massacre dès qu'il sortirait.

L'endroit était tout aussi lugubre en journée qu'il ne l'était en plein milieu de la nuit. Elle ne l'aurait pourtant pas cru possible. Elle entra et appela immédiatement l'homme. L'absence de réponse l'inquiéta. Elle le retrouva dans une pièce sombre entrain de danser, une bouteille de Whisky à la main. Il avait l'air d'être en train de faire du ménage … A moins qu'il ne cherche à amplifier le bordel ambiant.

« Qu'est-ce que … tu fais ?

- Je m'ennuie, mais heureusement, une jolie fille est venue me tenir compagnie. »

Elena recula d'un pas devant le regard de prédateur du vampire. Elle était toujours mal à l'aise face à ses sous-entendus. Elle était presque sûre qu'il ne les faisait que pour ça : la voir mal à l'aise. Il enchaina avec un sourire charmeur qui la désarçonna complètement. Comment faisait-il pour être en aussi bonne forme ? Elle aurait cru que la veine de Vénus l'aurait laissé KO un peu plus longtemps. Elle avisa alors ses mains qui tremblaient et son teint un peu plus pâle que d'habitude. Il but une nouvelle rasade de Whisky.

« Où as-tu trouvé ça ?

- Dans ton sac.

- Le sac de Zach. »

Le regard de Damon se fit plus assassin. Il aurait ce cultivateur de verveine un jour ou l'autre, mais pour le moment il voulait des précisions.

« Zach ?

- Oui … Il m'a donné la scierie et ce sac pour m'aider à te faire évader. »

Damon sembla perplexe, il avait failli tuer cet homme … à chaque fois qu'il l'avait croisé. Il avait tendance à lui taper sur les nerfs avec son air de « vous êtes chez moi ». L'humain était plus idiot qu'il ne le pensait s'il avait Elena aidé à le faire sortir. Ou peut-être plus sentimentaliste que prévu ? Elena avait un joli regard qu'on avait pas envie de troubler de larme. Faute de compatir pour un vieux vampire détesté, peut-être avait-il été touché par cette fille ? Qu'importe ! Il réfléchirait à tout ça la prochaine fois qu'il serait prêt à le tuer … s'il en avait le temps. Il devrait juste penser à le remerciait pour l'alcool.

« Ok… Alors, tu es venue t'amuser avec moi ? »

Elle lui fit son plus beau regard noir et il dû se retenir de sourire. Elle était mignonne au possible. Elle s'assit sur un vieux meuble bancal, en plein soleil et commença à lui dire qu'elle voulait savoir ce qu'il comptait faire, qu'elle était inquiète. Elle ne l'avait pas libérer pour qu'il commette des massacres et blablablablabla. Damon décrocha. Elle était à côté de la plaque. Un massacre ne contrariera pas Stefan. Ça le conforterait dans son opinion et ce serait le seul effet avec en prime, la colère et la déception de la fille. Non, il avait des plans bien plus intéressants que ça.

« Et bien … Je dois me nourrir. Alors … Je n'aurais peut-être pas le choix, à moins qu'une bonne âme se propose. »

Elena recula un peu plus contre l'ouverture au soleil. Elle était mal à l'aise et il en avait parfaitement conscience, il jouait de ça. Elle finit par lui marmonner d'aller à l'hôpital avant de s'apercevoir qu'il se moquait d'elle. Elle comprit soudain qu'il ne comptait pas commettre de meurtre dans les prochains jours, mais pourquoi ne voulait-il pas le lui dire ? Elle finit par lui dire de ne pas tout casser, cet endroit lui appartenait et elle devait le considérer comme sa maison s'il voulait être en sécurité. Il rit devant la ruine. Il essaierait de ne pas détruire les rares murs encore debout, promit-il sans le croire vraiment. Pourtant en regardant autour de lui, il se demandait à quoi pourrait ressembler cet endroit après rénovation. C'était grand, le domaine était magnifique. Les randonneurs rares et les squatteurs préféraient le cimetière, plus proche de la ville. Il n'avait jamais eu l'âme d'un bâtisseur de son vivant et depuis … Il avait vu à quel point les bâtiments se dégradaient vite face au temps. Mettre de l'énergie dans un projet comme celui-ci n'avait aucun sens à ses yeux.

« Bon. Tu as fini ? Je serai sage. Pourquoi ne retournerais-tu pas roucouler avec mon frère ? »

Elena sentit l'air se refroidir autour d'elle. Il était en train de déraper, on lui avait répété si souvent qu'il était impulsif et incontrôlable qu'un frisson d'effroi descendit le long de son échine. La question faisait mal. Elle n'avait pas envie de parler à Stefan … Elle n'avait pas envie de le voir … Elle n'avait pas envie d'entendre ses explications, pas envie de lui mentir, pas envie de souffrir. Elle marmonna en réponse qu'il devait roucouler avec une autre. L'air surpris de Damon la désarçonna et elle se demanda si Caroline ne lui avait pas juste mentit. Il éclata soudain de rire en s'écriant :

« Tu es jalouse de Lexi ? »