La vie d'Ewie Prince
Auteur = LittleFlicka.
Notes générales = Tout d'abord, je m'incline humblement devant vous et vous présente mes plus sincères excuses pour cet immense, inacceptable retard ! J'ai eu pas mal de soucis de santé et un manque d'inspiration qui m'ont clouée dans l'avancement de cette histoire. Mais voilà la suite. J'espère que vous pourrez malgré tout apprécier ce nouveau chapitre.
Italique = Lettres et pensées.
[Blabla] = Discutions avec Tom.
{Blabla} = Fourchelang.
Résumé = Tout ce que l'on sait certitudes s'envolent à mesure des chapitres, découvrez la vie d'Ewie Prince, et la vérité sur la guerre qui fait rage dans le monde sorcier. Dark Dumby. Raiting M en prévision du futur. Viol/Sexe.
Merci et bonne lecture à tous, reviewers et amis anonymes qui ne font que passer.
Chapitre 12 – Vacances au rythme des raids.
PoV Ewie.
Nous arrivons au manoir Prince avec une certaine habitude confortable, rassurante. Comme chaque été, nous ne passerons pas beaucoup de temps ici, mais nous étions heureux d'avoir un chez nous, d'avoir un refuge. J'étais enfin une jeune fille heureuse et mes frères l'étaient eux aussi, nous avions tous beaucoup changés, un changement bénéfique, pour nous, pour nos amis, pour les sorciers "noirs", pour le monde magique. Mais comme tous les grands changements, celui-ci ne se fera pas sans heurts. Comme diraient les muggles, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
PoV Tom.
Le côté sombre avait encore du chemin a parcourir pour changer la politique actuelle, des batailles avaient été gagnées, d'autres perdues mais la guerre n'était pas encore terminée, il y avait encore de nombreuses batailles à livrer. Des batailles dans le sang mais aussi des batailles avec les mots, des batailles avec la ruse, des batailles de conquête, d'autres de ralliement. Des batailles importantes, stratégiques, d'autres plus petites, mais toutes utiles pour le pouvoir. Peu importe l'ampleur d'une bataille, ce qui reste dans l'esprit des sorciers, c'est l'impact qu'ont ou qu'auront ces batailles. Et Voldemort l'avait bien comprit. Oui il faudra rebâtir des villages entiers après la guerre mais leur destruction attirait l'attention des citoyens et leur intérêt à prendre part au combat. Peu importe le côté, ils s'impliquaient au moins, au lieu de rester passifs, à regarder les massacres en critiquant sans pour autant tenter de faire bouger, au moins un peu, les choses. Il comptait bien mettre cet été à profit pour tester ses plus jeunes recrues, et pour avancer un peu dans cette guerre qui ne dure que depuis bien trop longtemps. Il laisserait sans doute une semaine au monde sorcier puis il attaquerait comme jamais, il devait le faire, il le sentait, le moment était venu de mettre fin à toute cette comédie dramatique! D'abord il devait rassembler ses troupes et étudier minutieusement avec certains d'entre eux les plans de chaque bataille à venir.
PoV Ewie.
Nous passions trois jours à nous reposer dans le calme du manoir Prince, nous chamaillant parfois comme tous les frères et sœurs du monde mais nous discutions la plupart du temps ou bien allions jouer avec nos animagus dans la forêt bordant l'arrière du domaine. Puis le soir du troisième jour, alors que nous prenions une tisane en racontant nos meilleurs anecdotes d'Hogwarts ou simplement les plus drôles, nous avons été interrompus par un coup à la porte. N'attendant personne avant au moins la semaine prochaine, nous étions tous les trois surpris et un peu suspicieux. Je me levais pour aller ouvrir mais Fred m'attrape par le bras et me tire, si bien que je bascule pour me retrouver sur ses genoux alors qu'il passe ses bras autour de ma taille, collant mon dos contre son torse et m'empêchant dans le même temps de glisser et de tomber par terre. C'était aussi et surtout sa façon de me protéger, il voulait me garder en sécurité avec lui. Cependant, quand nous entendions la voix de notre visiteur, mon frère se détend alors que je saute de ses genoux, heureuse de sa visite, même si elle ne présage rien de tranquille à cette heure avancée... Je cours vers la porte d'entrée, d"passe mon autre frère et je saute das les bras de notre visiteur qui me réceptionne avec un petit rire.
Ewie – Lucius. Soufflais-je à son oreille sans relâcher mon étreinte d'un iota.
Lucius – Bonsoir princesse. Me répondit-il sur le même ton.
George se décala laissant entrer notre invité surprise avec moi toujours accrochée à lui, puis ferma la porte et ouvrit le pas jusqu'au salon où nous attendait toujours Fred qui avait demander aux elfes de maison une nouvelle tasse de tisane. Alors que je commençais à glisser de son corps, Lucius empoigna mes fesses dans un réflexe pour me retenir, collant nos bassins et nos poitrines et je rougit sentant son érection alors que ma propre excitation souillait probablement ma lingerie. Il avait beau n'être que mon ami et nous avions beau être en couple tous les deux, il n'en restait pas moins diablement sexy, affolant sans mal mes hormones survoltées d'adolescente. Et visiblement la réciproque était vraie, il me trouvait aussi attirante et je pouvais presque comprendre la jalousie de Narcissa au début de nos relations. Si je n'avais pas aimé Tom depuis toutes ces années, sans doute Lucius aurait-il été l'homme pour qui je serais tombée. Mais la question en se posait même pas, parce que j'avais Tom. Alors oui j'aimais Lucius et c'est vrai qu'il ne me laissait pas indifférente physiquement, mais j'avais tout ce que je désirais en Tom. Et jamais je ne pourrais trahir mon mage noir, je ne le supporterais pas et lui peut-être encore moins que moi.
Lucius se mit dans un fauteuil et je restais sur ses genoux, une jambe de chaque côté des siennes, ma tête contre son torse, écoutant paisiblement les battements de son cœur. Je commençais même à somnoler lorsque son rire m'a réveillé, soulevant son torse et ballotant ma tête.
Ewie – Hmmm... Qu'est-ce qui est si drôle?
Lucius - * Mort de rire *
George - * Mort de rire *
Fred - * Sourire jusqu'aux oreilles * Oh mais rien du tout chaton.
Je fronçais les sourcils devant ce surnom un peu inhabituel. Puis je réalisais avec gêne que j'avais dû ronronner en m'endormant comme je le faisais souvent lorsque je dormais avec quelqu'un.
Ewie – Oh Merlin... grimaçais-je. J'ai recommencé, j'ai de nouveau ronronner.
Je m'enfonçais dans le cou de Lucius, respirant son odeur, rouge comme une pivoine. Puis, prenant une gorgée de sa boisson, mon fauteuil humain calma son rire alors que je posais la question qui nous taraudait mes frères et moi.
Ewie – Mais au fait, que fais-tu là à une heure pareille Lucius?
Tout le monde reprit son sérieux et il prit une nouvelle lampée de tisane avant de répondre.
Lucius – Le maître m'a demandé de venir vous prévenir et de vous ramener au manoir personnellement.
Fred – Nous ramener? C'est grave?
Lucius – Grave non. Urgent plutôt.
George – De quoi s'agit-il?
Lucius – De ce qui pourrait être la fin de cette guerre. Le Lord vous expliquera tout lui-même...
Ewie – Nous devrions nous dépêcher. Faites vos valises, et partons sur le champs.
Les deux garçons montèrent faire leurs bagages alors que je traînais Lucius jusqu'à ma propre chambre pour qu'il m'aide à faire les miens. Je lui désignait ma penderie et une valise sans fond, pendant que j'allais empaqueter mes produits de soin et de beauté à la salle de bain. Lorsque je revenais avec mon vanity plein à déborder, je restais sur la pas de la porte pour regarder mon ami plier soigneusement une chemise muggle à carreaux, puis un jean tout aussi muggle avec quelques trous dans le tissus à la cuisse ou encore au genou. Et enfin hésiter devant un tiroir fermé, se résigner et tendre la main pour l'ouvrir, se rétracter, se morigéner à voix basse et ouvrir e fameux tiroir, rougir et le refermer d'un coup sec. Je me mordais les joues pour ne pas rire et trahir ma présence. Il tendit à nouveau la main pour ré-ouvrir le tiroir tout doucement comme si son contenu était susceptible de lui sauter dessus pour l'assassiner ou le violer... Une fois ouvert, il regarda dedans, son corps tendu comme un arc, n'osant pas faire un geste pour saisir ce qui se trouvait à l'intérieur.
Lorsqu'enfin il amorça un mouvement et prit un bout de tissus à l'intérieur qu'il souleva pour devenir à nouveau rouge pivoine, l'objet de sa gêne tendu devant lui. C'est cet instant fatidique, naturellement, que choisirent mes frères pour faire irruption dans la pièce, trouvant le grand Lucius Malfoy rouge jusqu'aux oreilles avec un ensemble de sous-vêtements dans les mains, tendu devant lui comme un objet répugnant ou au contraire que l'on admire sous toutes les coutures.
N'y tenant plus, j'explosais de rire faisant tourner toutes les têtes dans ma direction. Je piquais un fou rire, incapable de m'arrêter devant l'air scandalisé de Fred et George et celui embarrassé de Lucius. Après cinq bonnes minutes de rire à en pleurer en me tenant au montant de la porte, je me calme enfin un peu en prenant de grandes respirations. Mes frères semblaient dépités alors que mon meilleur ami me lance son regard noir qui en effrayerait plus d'un mais manque de chance, pas moi.
Lucius – Tu es là depuis combien de temps au juste sale petite morveuse?!
Je simulais la personne offusquée par ses propos et répondit.
Ewie – Voyons, langage monsieur Malfoy, vos propos ne sont pas dignes d'un aristocrate...
Mes frères se tenaient l'un à l'autre tellement ils riaient alors que Lucius me regardait la bouche béante, ne sachant que rétorquer à cela et mon sourire s'agrandit à ma petite victoire. Ce n'est pas tous les jours que l'on voit Lucius Malfoy avoir le bec cloué, encore moins par une petite adolescente plus jeune que son propre fils.
Ewie – Allons, fermez donc cette jolie bouche avant de gober une mouche!
Alors que Fred et George se tordaient toujours de rire accrochés à leur double, Lucius referma précipitamment la bouche, faisant claquer ses dents entre elles. N'y tenant plus, je me mettais à rire également sous le regard boudeur de mon ami.
Gardant un sourire jusqu'aux oreilles, je parcours la distance me séparant de Lucius, pose le vanity dans la valise et prend mes sous-vêtements de ses mains pour les ranger dans l'un des compartiments de la valise. Je termine rapidement de faire mes bagages et nous transplanons tous les quatre vers le manoir Slytherin.
Lorsque nous arrivons dans les jardins de la demeure, je dévoile ma marque à la vue de tous, puis, valises en main, nous nous dirigeons vers la porte d'entrée.
Un sort très puissant protège celle-ci et on ne peut pas entrer sans porter la marque des ténèbres ou être invité par le lord en personne. C'est une mesure un peu extrême certes, mais on est jamais trop prudents, surtout en temps de guerre. Quelle ne fut pas notre surprise en entrant de voir autant d'agitation dans la manoir d'ordinaire relativement calme. Des bagages traînaient un peu partout, des rations de vivres partaient dans les cuisines par caisses, Rodolphus Lestrange dirigeait des deatheaters vers les salles d'entraînement et sa femme faisait des allées et venues pour en accompagner d'autres dans les étages. Alors que son frère, Rabastan, s'occupait de caser tout le monde dans les chambres et appartements dont le manoir disposait. Ce n'était pas une mince affaire avec tout le trafic qu'il y avait dans le hall à ce moment là. De l'autre côté de la grande entrée, Fenrir Greyback surveillait que tout se déroulait sans anicroches, ce qui semblait l'ennuyer profondément. Mais je le comprenais, après tout, un loup garou a besoin d"un minimum d'action pour être stimulé. Lorsqu'il nous vit, il sembla reprendre, sans mauvais jeu de mot, du poil de la bête. Il soupira et fonça droit vers nous.
Fenrir – Merlin merci, c'est pas trop tôt Lucius. Mais qu'est-ce-que tu foutais pendant tout de temps? J'en pouvais plus moi de rester moisir ici!
Lucius – Pauvre petit loup. Se moqua-t-il gentiment.
Fenrir – Tu as de la chance de trimballer une morveuse ou je t'aurais déchiré sur place pour que tu viens de dire!
Alors que Lucius ricanait, je souris de toutes mes dents, remontant la tête pour regarder Fenrir dans les yeux qui se figea en voyant ma marque.
Ewie – Ne te gêne surtout pas pour moi.
Fenrir – Pardon, je ne voulais pas vous offenser, princesse. S'inclina-t-il.
Ewie – Il n'y a pas de mal monsieur Greyback, soyez-en assuré.
Lucius – Hey! Il a tout de même menacé de me tuer!
Ewie – Et tu l'avais tout de même cherché! Souriais-je.
Lucius – Mais pas du tout.
Fred – A peine un peu.
George – Un simple trait d'humour.
Ewie – Ou de sarcasme, Severus déteint sur toi Lucius.
Lucius – Oh, si peu... tu ne vas tout de même pas m'en vouloir pour ça j'en suis sûr puisqu'il déteint sur toi également.
Ewie – Par Salizar, mais pas du tout! Dis-je en le regardant de haut avec les bras croisés sur la poitrine.
Lucius – Non... pas le moins du monde en effet, Merlin... tu deviens sa copie conforme!
Fenrir – Morgane nous en préserve, deux Snape au manoir... Grimaça-t-il.
Severus – J'ai cru entendre mon nom...
Fenrir – Mais pas du tout... nous parlions de... euh... et bien... nous parlions...
Lucius – Nous disions ô combien tu es un grand potionniste, naturellement, et nous disions justement que ta fille te ressemblait... en tout point.
Severus – Ah vraiment?
Fenrir – Oui oui oui, vraiment, c'est ce que nous disions. Tu nous crois pas vrai Severus? Tu sais bien qu'on ne dirait jamais de mal de toi.
Severus – C'est évident, vous n'oseriez pas ne serait-ce qu'y penser. N'est-ce-pas Fenrir?
Le loup garou dégluti bruyamment et j'avais presque de la peine pour son embarrassement, presque.
Lucius – C'est une évidence, il ne pense jamais!
Alors que mes frères se bidonnaient, je souriais, imitée par Severus. Lucius gardait sa mine hautaine alors que Fenrir hésitait, oscillant entre l'envie de tuer le patriarche Malfoy et celle de ne pas se faire encore plus remarquer par Severus en restant bien sagement à sa place.
Ewie – Bien sur ce, je pense que Fenrir en a prit pour son grade et que nous avons assez perdu de temps comme ça pour notre petit plaisir. Le lord nous attend.
Lucius – Dis plutôt que tu meurs d'envie de le voir...
Severus – Ne commence pas à l'embêter avec ça...
Lucius – Je ne l'embête pas voyons... papa poule... dis le lui toi au lieu de te mordre les lèvres petite peste.
Le loup garou, je l'avais complètement oublié, eut un hoquet de stupeur et nous nous tournions tous vers lui.
Fenrir – Tu parles à la princesse intouchable, n'as-tu donc pas peur des représailles si IL t'entendait la traiter de petite peste?
Lucius – Ou la traiter de morveuse? Ricana-t-il.
Severus – Tu as fais quoi?!
Fred – C'était épique...
George - ….fantastique même.
Voldemort – Je n'en doute pas une seule seconde vu le temps que cela vous prend...
Tout le monde se retourna pour faire face au nouveau venu et s'inclina. Nous étions tous les six en rang d'oignons devant le lord alors que toute la salle s'était tue pour s'incliner à l'arrivée de leur maître. Il passa devant Fenrir, puis Severus et enfin Lucius pour s'arrêter devant moi. Ses pieds, touchant presque les miens. Je sens deux de ses doigts glacés sur mon menton et une pression de ceux-ci me fait relever la tête, je croise son regard carmin, mon cœur tambourinant dans ma poitrine. Mon corps se penche, comme instinctivement, vers le sien et je sens l'un de ses bras serpenter autour de ma taille puis m'attirer une bonne fois pour toute contre lui. Ma respiration se bloque dans mes poumons alors que son souffle chaud parcours ma joue et mon cou, où il dépose un baiser. Sa bouche remonte près de mon oreille, et je respire enfin.
Voldemort – Bonsoir ma princesse. Souffla-t-il.
Je lâche un soupir et remercie Merlin d'avoir pu retenir mon gémissement, je frissonne et je crois bien que mes mains tremblent.
Voldemort – Aurais-tu perdu ta langue mon petit serpent?
Instantanément je me mis à sourire, je déplace mon visage, son nez frôlant ma joue et quand nous sommes face à face, je lèche ses lèvres en réponse. Il sourit aussi et répond contre ma bouche.
Voldemort – Elle n'était pas très loin finalement.
Ewie – Il lui fallait une bonne raison pour se montrer.
Ne lui laissant pas le temps de répliquer, je l'entraîne dans un baiser passionné, auquel il répond avec plaisir. Nos langues jouent avec leur double, je le laisse mener cette danse avec joie, puis à bout de souffle, nos lèvres se séparent et s'effleurent simplement alors que nos respirations hachées s'entremêlent. Nos corps toujours serrés l'un contre l'autre, mon cœur menaçait de sortir de ma poitrine tant il battait fort, j'étais certaine que tout le monde pouvait l'entendre. Mon sang pulsait dans mes veines, et mes joues étaient certainement roses. Sentir ses bras puissant autour de moi, son corps contre le mien, sa respiration se mêlant à la mienne suffisait à mettre les hormones en émoi et je sentais mon excitation couler et souiller mon sous-vêtement. Alors que j'enfouissais mon visage dans son cou, gênée, je sens sa verge durcir contre le bas de mon ventre. Je dépose un baiser contre la peau tendre de sa carotide avant de relever la tête.
Ewie – Cette nuit, tu vas dormir, tu en as besoin et je ne dormirais pas sans toi. Lui chuchotais-je.
Voldemort – J'ai beaucoup de travail...
Ewie – Et nous l'accomplirons, demain à la première heure, je t'aiderais du mieux que je peux, mais pour ce soir, le mieux c'est de veiller sur ton sommeil.
Voldemort – Comme tu voudras princesse.
Je lui souris et me retourne dans son étreinte plaquant mon dos contre son ventre et mes fesses contre son bassin, posant ma tête contre son torse alors que ses bras enserraient toujours ma taille, ses mains posées sur mon ventre.
Voldemort – Vous pouvez tous vous relever, nous continuerons les entraînements et les réunions demain dès l'aube. Pour ce soir, profitez-en et reposez-vous. De longues semaines nous attendent!
Tous hochèrent la tête puis s'en allèrent dans différentes directions.
Fenrir – Bon et bien je vais aller chasser un peu et retrouver ma meute...
Ewie – Bonne soirée Fenrir.
Lucius – Je vais y aller voir Draco dans ce cas, mon seigneur, Severus, Fred, George, ma puce. Dit-il en déposant un baiser sur ma joue que je lui rendit.
Ewie – Bonne soirée Lucius. Lui souris-je.
Severus – Bien, j'ai des potions à brasser.
Ewie – Ah non, hors de question! Toi aussi tu as besoin de te reposer.
Severus – C'est à se demander qui de nous deux est l'adulte.
Ewie – Ce n'est pas une question d'âge entre nous Sev', nous prenons simplement soin l'un de l'autre.
Severus – Bon... d'accord.
Il m'embrassa sur le front et se dirigea vers ses appartements. Je me décolle de Tom pour venir passer mon bras autour de sa taille alors que le sien vient naturellement envelopper mes épaules. Nous prenons alors le chemin des étages pour rejoindre nos appartements, Fred et George sur nos talons. Arrivés à notre étage, nous saluons mes frères et allons dans les appartements de Tom. Ce petit serpent essaya de se mettre à de la paperasse qu'il avait fait déposer ici, je souris à sa tentative et décidais de le séparer de son bureau d'une manière qu'il ne pourra pas refuser. J'allais faire couler un bain que je parfumais de sels au jasmin avant d'ajouter une légère mousse. Je me déshabille entièrement et enfile un peignoir de soie que je laissais ouvert. Tenter le lord était la partie la plus simple, le faire céder pourrait, en revanche, s'avérer plus compliqué. J'allais devoir sortir le grand jeu, les promesses les plus folles et surtout faire preuve de patience et de passion.
Car malgré toutes les croyances populaire, et la propension de Tom à se croire au dessus des lois de la physique, il restait un être humain. Il avait ses forces et ses faiblesses même s'il les cachaient bien, il avait des sentiments même s'il les montraient rarement, il avait besoin de manger et de dormir même s'il ne le faisait pas assez, il avait besoin d'un peu de chaleur humaine pour ne pas sombrer. Je me plaisais même parfois à penser qu'il avait tout simplement besoin de moi.
Ce n'était peut-être pas le cas, mais je lui étais... utile en quelque sorte et tant que je l'étais, j'avais une chance de rester à ses côtés. Il doutait de mes sentiments, je le pré-sentais, je le voyais, je m'en doutais, je le sentais, et il doutait par la même certainement des siens, de cause à effet. Je pouvais donc toujours essayer de me rendre aussi indispensable que possible pour lui, jusqu'à espérer effacer le moindre de ses doutes. Je retourne dans la chambre, forte de ma résolution, et j'approche silencieusement de lui. Une fois assez proche, je pose une main sur son épaule. Il ne se retourne pas, continuant sa tâche en me répondant d'un ton calme mais détaché.
Voldemort – Tu devrais aller dormir, il est tard.
J'étais surprise et presque choquée de son ton de voix. C'est presque comme s'il m'en voulait, je ne pensais pourtant rien avoir à me reprocher.
Ewie – Est-ce que par hasard j'aurais fais quelque chose de mal, ou qui aurait pu te blesser?
Voldemort è Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler, je te conseillais simplement d'aller te reposer.
Ewie – Tua s sûrement raison... Soufflais-je tristement en me retournant pour partir.
J'avais tout juste fais un pas, les yeux baissés, pleins de larmes, lorsque je sens sa main me retenir par le bras. Un maigre espoir s'insinue alors en moi, très vite brisé par ses paroles suivantes.
Voldemort – Tu abandonnes bien facilement, vas-tu me quitter aussi simplement?
Je ne me retourne toujours pas, je ne veux pas lui montrer à quel point ses doutes me font mal alors que les perles d'eau salées dévalent le long de mes joues. Et j'essaye de contrôler les trémolos dans ma voix lorsque je lui répond.
Ewie – Si tu as besoin de poser la question pour en connaître la réponse peut-être que c'est plutôt moi qui devrait m'inquiéter...
Voldemort – Ne joues pas à ça avec moi, Weasley! Je t'ai posé une question, j'exige une réponse!
Le nom de ce qui fût ma famille, craché de cette manière contre mon dos avec cette voix glaciale me pétrifia. Je me sentais rejetée, dénigrée et trahie. Alors que sa poigne se raffermit sur mon bras, ses doigts s'enfonçant à en laisser des marques sous la fureur, je retenais un cri de douleur, une grimace sur les lèvres.
Voldemort – Je vais te le demander calmement une dernière fois, je t'ordonnes de répondre!
Ewie – Il faudrait avoir, tu demandes ou tu ordonnes Tom?
Je n'aurais pas du je le savais mais je n'avais pas pu m'en empêcher, il me traitais injustement pourquoi serais-je la seule à faire des efforts? Je l'aimais mais je ne me laisserais pas marcher dessus de cette façon sans réagir.
Un sifflement sortit de sa bouche, terrifiant, alors que sa prise se faisait plus forte sur mon bras.
Voldemort – Très bien, puis que tu le prends comme ça...
Tout à coup, la marque sur ma joue se mit à brûler comme les feux de l'enfer et je gémis de douleur, une migraine me vrillait soudainement les tempes alors que mon corps s'alourdissait sous la fatigue et la souffrance. Mon bras me faisait mal, ma joue me brûlait, mais surtout mon cœur saignait. Mais qu'avais-je fais pour mériter ça?
Voldemort – Tu en as eu assez? Alors qu'as-tu à dire pour ta défense?
Ewie – Je ne sais même pas de quoi tu m'accuses!
Voldemort – Ne fais pas semblant de l'ignorer sale traîtresse! D'abord tes frères, puis Severus et maintenant, j'ai vu comment tu agissais aussi avec Lucius, tu n'es qu'une traînée!
Je me sentis envahie par la colère, la fureur, même de la haine à l'état brute. Je tremblait de rage pure. La haine me dévorait de l'intérieur, je ne sentais plus qu'elle. La haine contre celui qui m'avait insulté sans raisons valables. La haine contre le monde tout entier. Mais surtout, la haine envers moi-même. La haine m'avait remplie toute entière en quelques secondes et m'avait désertée tout aussi rapidement. Laissant place à un bouillon d'émotions encore plus négatives et même toxiques. D'abord je suis passée dans une phase d'apathie totale, complètement sonnée par le choc, puis horrifiée. Pas tant par les paroles que par le ton de sa voix, le venin qu'il avait mis dans chacun de ses mots et surtout que ce soit lui qui les ait prononcées. ET puis ne tarda pas à venir la honte, la culpabilité et les souvenirs de mon "enfance", sans cesse rejetées, traitée comme une indésirable, et une moins que rien, une pestiférée pour finir violée, à deux reprises, par la cruauté de Dumbledore. Et enfin s'abattit sur moi le dénigrement pour ma propre personne, l'inutilité, on m'avait traitée comme une paria toute mon enfance, mais ce n'est qu'aujourd'hui, que je me sentais vraiment comme de la merde. Au final, c'est la peur et la douleur qui m'emportèrent comme une tempête. Je tremblais maintenant sous les sanglots. Ma magie hurlait à l'intérieur de moi et voulait évacuer de mon être ce maelström de sentiments dévastateurs. Puis elle explosa avec moi!
Plus rien ne me touchait mais je ne me retournais pas pour en connaître la raison. J'étais nue comme un ver, mon peignoir était déchiqueté sur le sol et alors que des objets implosaient un peu partout dans la pièce, des éclats de verre me coupaient, entaillant ma peau superficiellement ou plus profondément selon leur taille ou l'endroit. Le tourbillon d'objets volant s'arrêta quand il n'y eût plus rien à briser dans la pièce et alors ma magie s'attaqua à ma plus grande source de haine, de honte, de dégoût, ma propre chair. Mes cheveux voltigeaient, s'arrachant de mon crâne par poignées, emportant parfois un peu de cuir chevelu ensanglanté. D'énormes griffures striaient peu à peu la surface de mon corps, emportant des lambeaux de chairs sanguinolents, comme après une attaque de loup-garou. Une main se posa délicatement mais fermement sur mon épaule. Le contact brûla la chair à vif en dessous mais ne fit rien à la main qui me touchait. Quelques secondes plus tard, la main n'était plus là et un juron parvint difficilement jusqu'à mes oreilles à travers mes hurlements de douleurs. Puis un coup de vent et plus rien. J'étais seule, seule dans la pièce, seule dans mon esprit, seule dans mon cœur, je me sentais et j'étais désespérément seule.
Mon cœur tapait si fort qu'il allait littéralement sortir de ma cage thoracique. Je sentais la magie pulser avec chaque battement de cœur, et mes os se fissurer sous la pression. Il y eu un premier craquement, et la douleur. Je me sentais toujours trop seule et pas assez... ou peut-être trop... oui trop vivante. Le sang battait furieusement contre mes tempes, je gardais les yeux clos et mes oreilles me semblaient bouchées, je n'entendais que ce qu'il se passait à l'intérieur de moi. Et puis un deuxième craquement, alors que des bleus envahissaient la peau de ma poitrine et encore la douleur, mais pas assez, mon cœur souffrait toujours plus que mon corps recouvert de sang plus ou moins sec. Un troisième craquement, plus fort que les précédent, rapidement suivit par un bruit plus inquiétant et plus glauque encore, un déchirement accompagné d'un gargouillis infâme et des cris. Un de douleur, indéniablement le mien, un de surprise, masculin à n'en pas douter, un autre d'écœurement, indéfinissable. Mais la personne qui vomit juste après était à priori un homme.
J'avais du mal à garder les yeux ouverts ou à tenir debout, je perdais trop de sang et les vertiges se faisaient de plus en plus nombreux et étaient de plus en plus rapprochés. Je tanguais de droite à gauche, d'avant en arrière, menaçant de tomber, inconsciente, à tout moment. Mon corps était à bout de force mais pas encore aussi brisé que mon cœur, je respirais encore et chaque souffle me faisait bien trop mal. Je voulais arrêter d'inspirer et d'expirer, je voulais arrêter de souffrir de chacune de ses respirations. Je n'était pas faite pour la vie, après tout je n'était même pas censée naître... Alors je pouvais bien mourir maintenant, cela ne ferait pas vraiment de différence au fond. Je n'étais qu'un accident, un imprévu, une indésirable, une source de problèmes, une difficulté, un fardeau pour tout le monde. Je pouvais tout aussi bien rendre mon dernier souffle maintenant, j'étais fatiguée de me battre, fatiguée de respirer, fatiguée de faire ce qu'il faut pour le bien et le bonheur des autres, j'étais tout simplement fatiguée de vivre alors que j'avais à peine 15 ans, bientôt 16. A ce rythme là, je n'en aurait plus pour très longtemps et pourtant une partie de moi doutait. Étais-je heureuse ou triste de cet état de fait? Probablement un savant mélange des deux. J'étais trop jeune pour mourir, il y a tant de choses que je voudrais faire, tant d'autres que j'aimerais découvrir, et encore d'autres dont j'aimerais profiter. Et puis, il y aussi les choses que j'aimerais pouvoir changer. Mais de l'autre côté, il y a beaucoup de choses que j'aimerais oublier, d'autres que je voudrais arrêter. Et puis il y a les personnes qui gravitent autour de moi, celles qui constituent ma famille, mes amis, mon univers. Je ne suis rien sans eux, surtout sans Tom, mais Tom m'avait abandonné... Pouvais-je encore vivre dans ce monde quand la moitié de moi-même était morte? La réponse devrait me sembler évidente, après tout j'allais avoir tout juste 16 ans, j'avais mes frères, j'avais enfin trouvé un père, et j'avais mon meilleur ami et pleins de choses à vivre et pourtant, je me sentais désespérément vide. La vie elle-même ne semblait plus avoir aucun sens. Alors comment, dites-moi, comment peut-on vivre quand on est comme déjà morte à l'intérieur? Vous n'avez aucune réponse n'est-ce-pas? Ou pire encore, l'un de ses réponses préfabriquées? Celles sur le sens de la vie, ou encore que la vie est difficile mais qu'elle continue, ou encore que tant qu'il y a de l'espoir il y a de la vie et inversement? Et bien je vais vous donner la réponse. L'unique vérité c'est que l'on ne peut tout simplement pas. On peut survivre, mais on ne peut pas vivre pleinement. Il y eût d'autres bruits de pas alors que quelqu'un entrait dans la pièce. Une main se posa à nouveau sur mon épaule. Je vomis à son contact, savoir que quelqu'un me touchait, moi alors que je me sentais si minable me retourna les tripes et la main se retira, mais cette personne n'abandonna pas et deux pieds se tenaient fermement devant moi, la pointe de ses chaussures traînant dans la flaque de vomi qui nous séparait encore. Un autre craquement dont le bruit sec fût recouvert par mon cri de douleur, je sens ma peau se déchirer un peu plus pour retomber mollement sur mon ventre. Des flots de sang se déversent de la plaie et je bascule vers l'avant. Avant d'avoir pu tomber dans mon propre vomi, l'homme devant moi me rattrape par les épaules, pour éviter tout contact avec mes blessures j'imagine. Je secoue la tête pour me reprendre mais chaque battement de mon cœur est plus insupportable que le précédent. Deux autres personnes entrent. Deux cris et puis plus rien. Je sombre dans l'inconscience, je suis à moitié morte, et mon corps aussi et pourtant j'en suis certaine je veux survivre, pour ma famille. Pour Fred, pour George, pour Severus, pour Lucius, pour voir tomber le grand Albus Crétinus Dumbledore aussi. Il était peut-être un peu tard voir trop tard pour prendre cette décision mais Merlin sait combien la magie peut faire des miracles.
PoV Voldemort.
Elle se faisait du mal, à cause de moi. J'avais été dur, maintenant je savais surtout que j'avais été trop loin et peut-être même trop injuste. Je devais parler avec Lucius mais avant tout, je devais l'empêcher de se tuer. Je posais une main sur son épaule mais elle ne sembla pas réagir, jusqu'à ce que je remarque que sa chair brûlait au contact de ma main. Je la retirais vivement, soucieux et surpris, et un juron passa la barrière de mes lèvres alors que je me précipitais vers la porte pour aller chercher quelqu'un capable de l'aider. Je croisais Lucius et, mettant mes coutes de côté pour le moment, je le trainais à ma suite vers mes appartements. Quand nous entrons, un craquement sinistre d'os brisé à n'en pas douter fend l'air, suivi par le cri déchirant de douleur d'Ewie. Je laisse aussi un cri franchir mes lèvres sous la surprise, alors que Lucius lâche un bruit d'écœurement et se retourne pour rendre le contenu de son estomac. C'est la première fois que je vois Lucius Malfoy, mon bras droit, deatheater parmi les deatheaters, vomir de dégoût, même pendant les pires tortures il est toujours resté impassible. Je le laisse donc cracher tripes et boyaux pour regarder de plus près ce qu'il en est. Un haut le cœur me saisit aussi, elle était à peine reconnaissable. Il lui manquait au moins la moitié de sa si belle chevelure flamboyante. Des morceaux de peau et de chair manquaient ici et là, de sa tête jusqu'à ses pieds épargnant tout juste seulement son visage qui n'avait que quelques coupure, dont l'une plus profonde barrait sa joue juste sous la marque des ténèbres. Mais le pire était sans doute sa poitrine. Des bleus s'étalaient partout où il y avait encore de la peau et le craquement sinistre était celui d'une côte, elle en avait plusieurs fêlées à vue d'œil, et sans aucun doute une ou deux cassées. L'une d'elle en se brisant avait percé sa chair et sa peau et du sang coulait le long de son ventre plat, une autre, sans doute le dernier craquement que nous avons entendu, ressortait sous son sein, laissant une plaie béante dont la chair arrachée retombait sur son ventre alors que des flots de sang s'en échappaient, et je crus furtivement mais bien distinctement apercevoir son cœur, qui battait lentement, trop lentement, envoyant toujours plus de sang à chaque battement, sa vie coulait le long de son ventre, puis de ses cuisses, se mélangeant à la flaque de vomi à ses pieds. Entre elle et Severus, que je n'avais même pas vu entrer, mais Merlin merci, celui-ci restait calme et évaluait les dégâts, silencieusement, son regard se posait parfois sur moi, noir de fureur. Si je ne savais pas qu'il était comme un père pour elle et si je ne me sentais pas aussi coupable, je lui aurais envoyé un bon doloris dans la seconde... mais j'avais besoin de lui et surtout, elle avait besoin de lui. A cause de moi. Elle chancela, Severus la rattrapa, ses frères entrèrent dans la pièce, elle retomba mollement dans les bras du maître des potions probablement inconsciente alors que Fred et George vomissaient dans un coin de la pièce avant de s'évanouir à leur tour.
Severus – Elle est vraiment très mal en point, je vais aller m'occuper de soigner ses blessures. Vous devriez vous charger de ses frères.
Nous avons, moi et Lucius, hoché de la tête, sans rien dire, pâles comme la mort.
PoV Severus.
Seigneur des ténèbres ou pas, je jure devant Merlin que la prochaine fois je le tue! Ewie était... presque morte, je me dépêchais de stopper les saignements, puis de refermer les plaies, après quoi je lui administrais des potions comme celle de régénération sanguine, ou encore du pouss'os. Et pour finir, je passais au côté esthétique. J'appliquais du baume sur chaque plaie, superficielle ou non, pour ne pas laisser de cicatrices même s'il y en aurait sûrement une sous son sein gauche. Puis je m'occupais des cheveux avec une potions et à grand renfort de lotions en application locale. Et je fis la seule chose qu'il restait à faire, attendre. Le plus dur serait fait si elle passait la nuit.
Son cœur battait faiblement et sa respiration était si lente que je retenais parfois la mienne dans l'angoisse qu'elle puisse avoir rendu son dernier souffle, cherchant frénétiquement son pouls toutes les demi-heures, parfois même à chaque quart d'heure. Juste pour être certain qu'il y avait encore un peu de vie en elle.
Le bruit avait couru, la nouvelle se rependant comme une traînée de poudre, la princesse intouchable avait eu un "accident", et on se bousculait au portillon pour voir son état. Pas vraiment un acte de bienveillance, mais pas vraiment un de méchanceté. Plutôt un de curiosité, et de colportage de ragots. Toujours est-il que c'était agaçant et je renvoyais chacun d'entre eux avec plus ou moins de politesse sans jamais les laisser voir ce qui se rapprochait le plus pour moi d'une fille. Elle n'était peut-être pas de mon sang, et j'avais peut-être couché avec elle dans un moment de faiblesse, mais elle était mon enfant et je la chérirais et la protégerais dorénavant, quoiqu'il m'en coûte, jusqu'à mon dernier souffle. Parce qu'au fond elle avait raison. Ce n'était pas une question d'âge ou de sang entre nous, nous prenions juste soin l'un de l'autre. Je la veillais toute la nuit m'étonnant de n'avoir vu ni Voldemort ni Lucius venir la voir. Le lendemain matin elle respirait déjà mieux, plus régulièrement, et son cœur quoique toujours un peu lent battait mieux lui aussi. Ses plaies étaient toutes bien cicatrisées, les plus petites avaient même déjà disparus. Et ses cheveux étaient aussi doux, flamboyants et massifs qu'autrefois. Maintenant que son corps allait un peu près bien, le plus difficile serait de savoir comment et à quelle hauteur son esprit avait été touché pour ensuite pouvoir la soigner mentalement et moralement. Parce que quoique l'on puisse en dire ou en penser, c'était purement et simplement une tentative de suicide et pourtant la magie ne se laisse pas tuer si facilement d'ordinaire, j'étais bien placé pour le savoir...Je lui en voulais d'avoir fait ça, j'en voulais à Tom qui était forcément responsable de son état et je m'en voulais à moi, de ne pas l'avoir vu venir, de ne pas avoir pu la protéger d'elle-même. Alors je restais là, pour veiller sur elle, me morigénant et faisant des promesses à Merlin si elle guérissait. Le jour suivant, elle était dans un coma magique stable et je faisais quelques potions dans mon labo, passant simplement vérifier de temps à autres que tout allait bien. Les visites intempestives de curieux s'étaient estompées jusqu'à redevenir inexistantes, aussi étais-je surpris lorsque deux jours plus tard on frappa à ma porte.
PoV Lucius.
J'étais abasourdis, et incompréhensif. Tout allait si bien, et puis... mais que pouvait-il bien s'être passé ici pour en arriver à cette situation merdique? Ewie suicidaire, c'est comme un bisounours flippant, impossible. Puis le lord s'est déplacé pour emmener l'un des jumeaux et j'ai fais de même avec l'autre, le faisant léviter à travers le couloir jusqu'à leurs appartements. Puis alors que je repartais pour aller penser à tout ça avec un bon verres de firewhiskey, je me tendis en entendant le lord s'adresser à moi d'une voix glaciale.
Voldemort – Pas si vite Lucius, dans mon bureau. Immédiatement!
Lucius – Entendu maître.
Il marcha en tête et je le suivais en pensant à ce qui m'attendait. Lorsque nous arrivions dans la pièce, il me fait asseoir dans un fauteuil, un bon signe en soi. Puis il sert deux verres d'alcool. Il m'en tend un alors qu'il boit l'autre cul sec avant de se resservir, plutôt mauvais signe ça par contre... J'avale difficilement une gorgée de mon propre verre et attends squ'il parle, redoutant pourtant déjà la conversation.
Voldemort – Dis moi Lucius, te qualifierais-tu de loyal?
Lucius – Et bien je pense que oui monseigneur, auriez-vous des doutes quant à ma loyauté?
Voldemort – Et dirais-tu de toi que tu es une personne fidèle?
Lucius – Absolument, my lord.
Voldemort – N'as-tu donc jamais trompé ta femme? Cette charmante Narcissa...
Lucius – Je n'ai jamais couché avec quelqu'un d'autre, je suis lié à elle par le mariage.
Voldemort – Hm... Et dis moi, n'en as-tu donc jamais eu envie?
Je ne comprenais pas le sens de ces questions, jusqu'à ce que je comprenne où il voulait en venir. Il doutait, d'Ewie. Lui en avait-il fait part? Cela pourrait expliquer certaines choses après tout... Je décidais de jouer sur l'honnêteté et la vérité.
Lucius – Si my lord. Deux fois en tout et pour tout. Mais je ne l'ai pas fait.
Voldemort – Pas encore, pas encore. Avec qui y as-tu songé Lucius?
Lucius – La première fois, c'était avec Lily Evans, et puis Severus est tombé amoureux d'elle, je ne pouvais pas faire ça à mon meilleur ami, je n'ai plus jamais repensé à elle.
Voldemort – Une rouquine, mais qu'avait donc cette maudite Potter pour vous attirer comme des mouches?
Lucius – N'est-ce-pas évident monseigneur? C'est la même chose qu'Ewie, malheureusement elle était une mudblood alors qu'Ewie non.
Voldemort – Nous y voilà donc. La deuxième fois que tu as été tenté c'est par Ewie justement.
Lucius – En effet. Mais si je n'avais pour la première qu'un pur désir, j'aurais facilement pu aimer la deuxième. Voilà pourquoi jamais je n'ai parlé avec Lily alors que Ewie est devenue ma meilleure amie, presque une sœur pour moi.
Voldemort – Inutile de me baratiner, crois-tu que je n'ai pas vu à quel point vous êtes proches? Ou comme vous vous mangez du regard?
Lucius – Nous sommes très proches en effet, moins intimes que vous et elle en revanche et nous sommes tous complices, nous comprenant d'un simple regard. Ce qui vous semble être des œillades enamourées ne sont que des messages non vocaux.
Voldemort – C'est plus que ça, on le sait très bien, d'abord ses frères, puis elle a eu Severus, et même moi. Si tu continues elle t'aura toi aussi...
Lucius – Et bien si c'est ce que vous lui avez dit ce soir, je comprend maintenant pourquoi elle en est venu à essayer de se tuer.
Voldemort – Ne prend pas ce ton avec moi Lucius. Je n'ai fait qu'énoncer des faits. Je n'ai rien à me reprocher dans ce qui est arrivé ce soir.
Lucius – Pardonnez-moi mais qui essayez-vous de convaincre my lord? Vous ou moi?
Voldemort – Comment oses-tu?
Lucius – Et bien navré maître, mais comment vous, osez-vous? Elle s'est fait violer, deux fois, et oui elle a peut-être couché avec Severus ensuite mais ne méritaient-ils pas un peu de chaleur humaine tous les deux? Vous n'étiez pas encore ensemble je crois et c'est du passé, elle vous aime tellement, elle donnerait sa vie pour vous. Et c'est de cette façon que vous la remerciez?
Voldemort – Je n'ai à remercier personne! Je suis lord Voldemort, seigneur des ténèbres!
Lucius – Bien si c'est ce que vous voulez, alors allez-y, tuez la, restez seul et aigri.
Un flash de lumière, un cri de douleur, puis plus rien si ce n'est le silence durant quelques secondes, entrecoupé par les halètements de Lucius essayant de reprendre sa respiration.
Voldemort – Tu as quelque chose à ajouter peut-être?
Lucius – A vrai dire, oui. Si vous la laissez filer, vous ne perdrez pas qu'elle my lord.
Voldemort – Tu recommences à être impertinent Lucius, la leçon ne t'a donc pas suffit? Et si tu crois que tu es irremplaçable, tu peux toujours déserter avec elle, prouves nus à tous combien j'avais raison.
Lucius – Oh je ne suis pas irremplaçable, mais je ne suis pas le seul qui partira monseigneur, soyez-en sûr. Elle est plus qu'une alliée, elle est le pilier de votre pouvoir, vous avez amené une fillette, elle est devenue une femme et pas n'importe laquelle, une femme comme vous. Tous vous respectent et vous craignent. Ils la respectent et ils l'aiment. Alors de quel côté pensez-vous que la plupart vont se ranger si vous la rejetez? Certains resteront par peur c'est certain, mais elle, elle les inspire, ceux qui ne sont pas des trouillards et des lâches se battront pour elle, avec elle.
Voldemort – Oserais-tu me menacer Lucius?
Lucius – Non, j'essaye simplement de vous faire entendre raison. Elle était vôtre et elle est devenue la princesse de tout le monde ici.. Jamais elle ne vous aurait trahi, si vous l'abandonnez maintenant, c'est vous qui l'aurez trahie monseigneur.
Voldemort – Hors de ma vue Lucius!
Je m'incline et disparais, le laissant cogiter. Je retourne m'occuper de Fred et George, sachant que Severus prendra soin de notre Ewie. Les jumeaux dormirent jusqu'au lendemain matin, se réveillant aux aurores, des questions plein les yeux.
Lucius – Votre sœur est avec Severus pour le moment.
Fred – Elle va bien?
Lucius – Personne ne sait. A part Severus bien entendu...
George – Tu n'es pas allé vérifier?
Lucius – Non. Mais beaucoup sont allés voir et sont revenus bredouille. Certains pestaient contre Severus, à mon avis il ne laissera personne passer sauf peut-être nous et le lord... Et encore, il faut voir.
Fred – Tu veux dire qu'Il n'a pas été la voir?
Lucius – Non, et je ne pense pas qu'il le fasse.
Fred – Pourquoi?
Lucius – Il... n'est plus lui même. Il est à 100% Voldemort pour le moment.
George – Alors laissons le pour le moment et concentrons-nous sur Ewie.
Fred – Tu as raison frangin, pour l'instant c'est le plus important.
Ils se retournent alors tous les deux vers moi et je déglutis. Nous passions les deux jours suivant à préparer un plan pour remettre Ewie en forme. Puis le jour suivant, quand tout était prêt, j'allais prendre des nouvelles auprès de Severus, m'attendant presque à me faire jeter comme un malpropre.
La porte s'ouvrit brutalement et Severus apparut, une réplique cinglante au bout des lèvres qu'il retint de justesse devant mon sourcil haussé.
Severus - Ah c'est toi. Je ne suis pas certain que ce soit une excellente idée pour toi d'être là en ce moment.
Lucius – Le lord est-il venu la voir?
Severus – Non. Soupira-t-il.
Lucius – Il est en tort, il le sait très bien, pourquoi s'entête-t-il ainsi, blessant tout le monde au passage, même lui, il se fait du mal en prenant à nouveau cette voie. Pourquoi mais pourquoi Severus? Pourquoi elle? Elle ne s'en remettra probablement jamais. Après tant d'efforts, tant de douleur, après l'avoir si souvent aidé, l'avoir si souvent vu se relever, il va juste l'achever, comme ça, et pourquoi? Son orgueil?
Severus – Tu sais de quoi il retourne?
Lucius – Il l'a traité comme la pire des traînées, et l'a accusé de vouloir me mettre dans son lit, après ses frères, toi et lui.
Severus – Quoi?!Il n'a quand même pas osé?!
Lucius – Si il l'a fait.
Severus – L'espèce de sale cornichon empoté, stupide veracrasse, je vais le disséquer et le mettre dans des centaines de flacons, il servira d'ingrédient pour potions à des générations de petits sorciers stupides et ce sera bien fait !
Lucius – Tu te sens mieux ?
Severus – Pas vraiment. Elle est comme une fille pour moi et me voilà contraint à la regarder se mourir d'amour à petit feu à cause de la stupide arrogance d'un homme. J'aime cette fille, et je veux son bonheur, plus que tout au monde Lucius, elle est mon bébé, mais je souhaiterais qu'elle ne l'ai jamais rencontré, qu'elle ne soit jamais tombé amoureuse de lui.
Lucius – Ne dis pas ce genre de chose, elle serait probablement morte si elle ne l'avait pas rencontré, il y a des années qu'elle aurait succombé à ses mauvais traitements, on ne l'aurait donc probablement jamais connue non plus.
Severus – Parfois je me dis que cela vaudrait mieux, elle serait morte mais elle ne serait pas complètement détruite, ravagée, enfin regarde là ! Elle a essayé de se tuer elle-même, malgré toutes ces années de maltraitance jamais il n'y a pensé, pas une seule seconde et vois dans quel état elle est aujourd'hui. Et c'est entièrement sa faute !
Lucius – Peut-être, mais tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, ça peut encore s'arranger pour eux.
Severus – Vraiment ? Parce que ce que je vois moi ce n'est pas de la vie, c'est de la survie, elle a encore un corps plus ou moins en bon état de fonctionnement, mais son cœur, son esprit, ils sont brisés, peut-être pour de bon.
Un bruit d'objet tombant par terre nous interrompt et nous passons dans la pièce d'à côté. Ewie était tombée du lit, saucissonnée dans le drap, se débattant contre un ennemi invisible dans son sommeil. Severus s'approche d'elle et la tient fermement contre le sol pour lui faire avaler une potion calmante. La voir dans cet état me brise le cœur. Et la situation ne fera certainement qu'empirer, il fallait régler ça au plus vite mais nous commencions les raids demain. Cela n'allait pas faciliter les choses, au contraire. Avoir deux dirigeants en froid serait terrible mais pas insurmontable, mais l'un d'eux absent serait la porte ouverte à la catastrophe. Pour les deux camps. Le notre serait déstabilisé, le leur serait galvanisé, et les rumeurs iraient bon train des deux côtés. Petit à petit, dans le temps cela jouera en notre défaveur. Soit notre camp serait divisé, en plus d'être moins efficace, le notre serait moins efficace mais le leur le serait plus. Quoiqu'il en soit, nous y serions perdant. Sauf si Tom et Ewie restaient soudés politiquement et militairement malgré leur dispute personnelle. Mais soyons honnêtes, quelles étaient les chances que cela se produise? Elles étaient quasi nulles.
Lucius – Crois-tu... que cela puisse s'arranger?
Severus – Je ne sais pas... mais où est passé ton chapelet sur "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir"?
Lucius - …...
Severus – Le Lord est un homme têtu et Ewie est une personne aussi forte que fragile, cela pourrait s'arranger avec du temps mais ils pourraient ne pas en avoir assez. C'est 50/50 je dirais.
Lucius – Je vois... Et selon son état actuel, de combien de temps disposons-nous?
Severus – Trop peu hélas.
Lucius – Y a-t-il... des options?
Severus – Et bien... ça dépend. Tu es volontaire pour tenter de lancer un oubliette au Lord?
Lucius – Pas vraiment, je passe mon tour. Une autre suggestion?
Severus – On pourrait lui lancer à elle. Lui donner une seconde chance, reprendre sa vie en repartant à zéro.
Lucius – La laisser tous nous oublier, pour son propre bonheur?
Severus – En quelque sorte... n'est-ce-pas ce qui nous importe vraiment? Qu'elle soit heureuse, avec ou sans nous?
Lucius – Si, tu as raison, comme toujours.
Severus – Laissons la sortir de son coma, se rétablir, puis nous aviserons, d'ici quelques jours. Une semaine tout au plus.
Lucius – Comme tu voudras? Le préviendra-t-on?
Severus – Je ne suis pas certain, devrions-nous le lui dire avant ou après l'avoir fait?
Lucius – Il pourrait devenir fou de rage dans un cas comme dans l'autre, mais je crois que le pire serait qu'il reste indifférent justement.
Severus – Mais cela confirmerait que nous avons pris la meilleure décision pour elle.
Lucius – Certes. Elle me manquera.
Severus – A moi aussi Lucius. Et à d'autres aussi je pense.
Lucius – Elle est un modèle pour beaucoup ici.
Severus – Elle l'est pour moi aussi parfois.
Lucius – Firewhiskey?
Severus – S'il-te-plait.
Je remets la jeune fille dans le lit de Severus, pendant qu'il vérifie qu'elle est belle et bien apaisée, puis nous repassons dans la pièce à vivre pour boire un verre, puis deux, tout en parlant un peu de tout mais surtout d'elle. Rapidement il a été l'heure de manger, et alors que je m'apprête à prendre congé, Fred, George, Narcissa et Draco arrivent.
Narcissa – J'ai pris la liberté de prévenir les elfes que nous mangions tous ici. Severus est un hôte toujours si accueillant.
Ce dernier bougonne dans sa barbe inexistante alors que tout le monde se met à rire, détendant un peu l'atmosphère pesante qui régnait depuis notre conversation avec Severus.
PoV Voldemort.
Pendant les jours suivant "l'évènement", je passe par une palette d'émotions allant de la colère, vers la remise en question pour finir sur une note de culpabilité qui ne me quitte plus et me déstabilise, je n'avais jamais ressenti cette émotion auparavant. Pourtant je me refusais à l'écouter, préférant penser que c'était de sa faute à elle. Demain les raids débutent, je me concentre donc là dessus, dénigrant toute responsabilité et tout sentiments concernant Ewie.
Le lendemain, nous lançons l'assaut à 8h00 pile sur Hogsmead. Je laisse mes troupes s'amuser un peu, et arrive sur le champs de bataille aux alentours de 8h25. Le village est en feu et il y a même déjà quelques maisons en ruines, des corps jonchent les rues alors que les survivants hurlent, pleurent, sont blessés ou courent partout, parfois tout ça à la fois. La peur et la mort règnent en maîtres alors que mes hommes détruisent les lieux prisés des sorciers comme le salon de thé de madame Puddifoot's ou bien The Three Bromsticks. Je déambule dans l'allée principale du village, tuant un ou deux fuyards sur mon passage. Tout cela me paraît pourtant ennuyeux à mourir. Il y a des cris, du sang, des bâtiments entiers à la proie des flammes, des morts, mais tout cela me paraît dérisoire, moins divertissant qu'auparavant, voir même totalement sans saveurs. Je donne donc l'ordre de se replier. Laissant la marque des ténèbres flotter dans le ciel, nous sommes de retour au manoir à 8h55, à peine moins d'une heure après le commencement du raid. Et maintenant? Préparer le raid sur Diagon Alley pour demain? Je n'en avais pas la motivation. Aller voir Ewie? Certainement pas, certains y verraient des remords ou pire encore des excuses. Torturer quelques personnes? Je n'en avais même pas envie... Mais que m'arrive-t-il par Merlin? Je passe mes nerfs avec quelques séances d'entraînement sur des mannequins, puis je commence à préparer la bataille pour demain.
Cet imbécile de Lucius semble avoir raison en plus, certains se rangeraient de son côté, les troupes avaient été dissipées aujourd'hui, moins efficaces, et semblaient toujours la chercher des yeux. Nos adversaires en faisaient de même, mais si nos hommes quand ils ne la trouvaient pas étaient découragés, ceux de Dumbledore étaient eu contraire plus confiants, comme assurés de leur victoire, et ils avaient été à deux doigts d'y parvenir, mais heureusement, sa présence toujours aussi intimidante leur a permise de garder le dessus contre les quelques aurors qui s'étaient montrés. Ils ne pourraient cependant pas compter uniquement sur la chance à chaque bataille. Alors que faire?
La solution se présenta d'elle-même quelques heures plus tard à sa porte.
PoV Ewie.
Je me réveille en sursaut avec l'étrange impression de ne pas pouvoir respirer. Je n'arrive pas à savoir quel jour nous sommes mais j'ai dormi longtemps car l'aube pointe le bout de son nez dans la chambre de Severus, à l'opposé d'où je me trouve en temps normal. Puis je me souviens des évènements de... était-ce hier? Peu importe quand au final, je me souviens de tout dans les moindres détails jusqu'à ce que je m'effondre inconsciente. Il ne voulait plus de moi, mais je survivrais, pour Fred, pour George, pour Severus, pour Lucius, pour la magie, et même pour lui. Il m'avait rejeté, bien, mais notre combat lui, restait le même, alors s'il voulait changer qu'il le fasse, moi je resterais la même, à ses côtés dans cette guerre qui ne faisait que commencer vraiment. J'avais loupé la bataille du matin à Hogsmead selon ce que j'entendais de la conversation de Severus et de Lucius. Je passe l'une de mes jambes hors du lit, puis l'autre, et prenant appuis sur mes mains, je m'assois, difficilement, sur le bord du matelas, ma tête tourne mais je m'efforce de rester là, le dos bien droit. Après quelques minutes, je tente de me mettre debout, mais mes jambes refusent de me porter et me retrouve parterre, à quatre pattes. Prenant une grande inspiration, je me met d'abord à genoux, puis je tente à nouveau de me lever en prenant appui sur le matelas. Mais je tombe à nouveau, la tête la première dans les draps froissés. Frustrée, je m'assois à nouveau sur le bord du lit, et tente de calmer mes nerfs, les poings serrés sur mes genoux. Quelques minutes ou plus tard, ou peut-être quelques heures, quelqu'un entre dans la chambre tout doucement, comme pour faire attention à ne pas me déranger, me réveiller si je dormais encore. Cela m'aurait volontiers tiré un sourire en temps normal, mais voilà, où était passé ma normalité? Elle avait disparu en même temps que ce qui faisait de moi quelqu'un de vivant, je ne me sentais plus vraiment comme une personne, plutôt une enveloppe humaine, une carcasse vide. Alors cela me fit simplement relever la tête pour voir qui était là. C'était Lucius. Je tentais de lui sourire mais cela devait plutôt ressembler à une grimace, il arriva à mes côtés en un instant, et sans rien dire, me prit dans ses bras.
Ewie – Pourrais-tu m'aider, à me lever. S'il-te-plait mon ami.
Lucius – Tu devrais plutôt te reposer.
Ewie – J'aurais le temps pour ça plus tard, je dois aller lui parler.
Lucius – Tu es certaine de vouloir faire ça? Maintenant?
Ewie – Oui, j'en suis certaine, il le faut.
Lucius – Je vais t'accompagner dans ce cas, tu semble avoir du mal à tenir droite, alors debout...
Ewie – Merci Lucius.
Lucius – Inutile de me remercier princesse, aller en route.
Il passe mon bras autour de ses épaule, et me soulève comme une mariée. Je rougis mais ne proteste pas, il a raison je ne tiens même pas sur mes jambes de toute manière, alors je le laisse me porter jusqu'à ses appartements. Lorsque nous arrivons devant la bonne porte, Lucius me dépose doucement au sol, et je prend appui contre le mur le plus proche pour ne pas tomber, mes jambes sont faibles mais avec le mur, je tiens au moins debout toute seule.
Lucius – Tu es sûre que ça va aller ?
Ewie – Oui, je te remercie Lucius, c'est gentil.
Il hoche la tête puis fait demi tour, je le regarde longer le couloir en réfléchissant à ce que j'allais dire, parce que mes prochaines paroles influeraient sur mon avenir mais aussi sur celui de notre camp parce que nombre de ces deatheaters n'étaient pas juste des collègues ou des connaissances, mais des amis, et de la famille. Lucius disparaît de mon champs de vision, je souffle un grand coup puis en me tenant toujours au mur, je me retourne et fais un pas pour être en face de la porte. Là, je prend une nouvelle grande inspiration, puis m'adossant au chambranle de la porte pour rester sur mes pieds, je frappe contre le bois et attends. Je compte les secondes dans ma tête pour ne pas m'endormir contre sa porte, à 60 secondes je me demande s'il est là, à 75 secondes j'entends du bruit à l'intérieur et je me demande si j'ai vraiment frappé assez fort pour être entendue. A 90 secondes, prenant une nouvelle respiration je toque à nouveau contre la porte. A 105 secondes, celle-ci s'ouvre enfin, je chancelle mais me rattrape in extremis au montant de la porte sous l'œil surpris du maître des lieux.
Ewie – Bonsoir. Désolée de vous déranger maître mais je dois vous parler.
Il fronce les sourcils, soupire puis entre dans son antre, laissant cependant la porte ouverte, m'autorisant silencieusement à entrer. Je passe donc à l'intérieur en me tenant à la porte que je referme derrière moi, et je reste d'ailleurs adossée contre celle-ci, mes jambes sont tremblotantes et menacent de céder sous mon poids pourtant relativement léger ces derniers temps. Tom s'installe dans son fauteuil et appelle son elfe de maison d'une voix forte et sèche. La petite créature arrive un peu effrayée.
Voldemort – Un firewhiskey !
La créature s'incline, se tourne vers moi et je lui fais non de la tête pour qu'elle puisse repartir chercher la boisson de son maître.
Voldemort – Et bien, approches-toi, je ne vais pas te tuer Weasley.
Cela me fit mal, peut-être même encore plus que la première fois, parce que cette fois, ce ne pouvait pas être juste des mots dits sous la colère, non cette fois c'était des paroles posées et réfléchies et cela acheva de me briser le cœur.
Ewie – Je vous remercie maître mais ce ne sera pas long.
Voldemort – je t'ai dit de t'approcher !
Ewie – Bien my lord.
Je redresse mon corps alangui contre la porte, et je fais un pas, puis deux, de la sueur perle sur mon front, dans mon dos, entre mes seins alors que mes jambes tremblent comme des feuilles sous un grand vent. Encore un pas, j'atteins presque le fauteuil le plus proche lorsque son regard se pose sur moi, les sourcils à nouveau froncés.
Voldemort – Assieds-toi, je t'en prie. Dit-il en m'indiquant le fauteuil juste devant moi.
Ewie – Je vous remercie, ça ira.
Voldemort – Tu tiens à peine debout.
Ewie – C'est parce que je n'ai pas pris le temps de prendre quelques potions miracles de Severus. J'irais beaucoup mieux demain.
Voldemort – Sois réaliste, il te faudra plus d'une nuit pour te remettre sur pied vu dans l'état dans lequel tu es actuellement.
Ewie – Ne vous en faite pas maître, je serais en forme demain. C'est justement à ce propos que je voulais vous voir.
Voldemort – Bien je t'écoute.
Ewie – Malgré les différents que nous avons eu il y a quelques jours, c'était pour moi d'un point de vue tout à fait privé et cela ne change rien à mon engagement dans votre cause, aussi je propose que nous en restions là d'un point de vue relationnel pour nous concentrer sur la lutte contre Dumbledore et je serais à vos côté dans cette lutte.
Voldemort – Bien c'est parfait, cela me convient. Mais sache que tu n'aura pas plus de privilèges que tous les autres désormais. Comme tu l'as souligné, nos relations étant terminées, tu es un deatheater comme un autre à partir de maintenant.
Ewie – C'est entendu, merci maître. Je vous retrouve donc demain pour le raid de Diagon Alley.
Voldemort – Oui, 7h45 dans le grand hall. Tu te chargeras de la protection du périmètre Est donnant sur Gringotts d'où risque d'arriver le plus de renforts du ministère. Si cela dégénère, vous serez seuls, inutile d'attendre de l'aide, ralentissez les au maximum éliminez en le plus possible le temps que les troupes les plus importantes transplannent puis les survivants s'il y en a pourront revenir ici.
Ewie – Bien. Combien d'effectif avons nous pour protéger le périmètre ?
Voldemort – Nous avons recruter quelques hommes spécialement pour cette mission. Vous serez cinq peut-être six. Avec toi cela fera sept.
Ewie – Bien. A demain maître, merci.
Il me fait signe de déguerpir et je fais le chemin en sens inverse en essayant d'aller un peu plus vite qu'à l'aller, malgré mes jambes soutenant à peine mon corps, une fois la porte refermée derrière moi, je m'effondre dans le couloir, à bout de force, le corps tremblant de la tête au pieds, je finis par m'endormir. Quelques minutes plus tard ou était-ce des heures, je ne saurais le dire, je me réveille, toujours sur le sol du couloir devant le porte du lord. Je me redresse, puis me relève en m'aidant du mur à côté de moi. Lentement, tremblante de partout, je marche en direction des cachots, j'ai besoin de Severus et de ses potions si je veux être assez en forme pour ne pas me faire tuer tout de suite demain, parce que soyons clairs, la mission que m'a confié le lord est sans aucun doute la mission suicide du raid de demain, mais y aller dans cet état c'est signer mon arrêt de mort sans même avoir pu être utile. Et ça, c'était hors de question.
Au final après beaucoup d'efforts et encore plus de temps, j'arrive enfin aux appartements du potionniste en herbe, ou je frappe contre le bois de la porte avant de me laisser glisser contre le mur jusqu'au sol, épuisée. La porte s'ouvre quelques secondes plus tard, avec violence, il est en colère, ça sent mauvais pour moi.
Ewie – Désolée de te déranger Sev.
Il baisse la tête pour me voir et son visage semble s'adoucir, et s'inquiéter aussi.
Ewie – T'en fais pas pour ça, quelques unes de tes potions et je serais comme neuve pour demain !
Severus – Tu plaisantes là j'espère.
Ewie – Pas du tout. Donnes moi juste ce que tu as de plus efficace, je dois juste tenir pour le raid de demain. C'est tout ce que je te demande. Si je suis toujours en vie après ça, tu pourras faire ce que tu veux de moi doc. Ok ?
Severus – Sois pas idiote, tu vas pas mourir demain, tu n'auras qu'à rester près de ta famille, de Lucius, ou de moi.
Ewie – Je ne crois pas que ça va être possible Sev, on verra.
Severus – Bien sûr que si, on ne te laissera pas toute seule ma belle.
Ewie – D'accord. Alors ces potions ?
Severus – Ensuite tu feras tout ce que je te dirais pour te soigner corectement ?
Ewie – Je te le jure, sur ma vie et sur ma magie.
Severus – Entendu, je vais te remettre d'aplomb pour que tu tiennes au moins debout correctement demain, mais tu resteras un peu plus faible qu'à l'ordinaire alors ne fais pas de folies pendant le raid.
Ewie – Merci Severus. Tu es le meilleur.
Je le laisse fouiller dans toutes les étagères et les placards en songeant à combien il va me manquer même si les morts ne sont pas les plus à plaindre dans le fond, ce sont les vivants qui souffrent lors de la disparition d'un être aimé. Puis je me couche à côté de Severus dans son lit, ou je m'endors dans se bras rassurants, comme une petite fille le ferait avec son père un soir de gros orage. Et dans le fond, mon orage personnel arrivait bel et bien demain et j'étais heureuse de passer cette nuit dans les bras de l'homme qui a été comme un père pour moi toutes ces années.
Je me réveille seule, enroulée dans les draps, la tête sur l'oreiller de Severus mais mon corps toujours de mon côté du lit. Je tâte et sa place est encore chaude, je tend l'oreille, il est sous la douche. Je m'étire, testant un peu mon corps. Je suis encore endolorie de ma petite mésaventure, mais cela devrait aller pour aujourd'hui et s'il y a un demain, alors je peux compter sur Severus pour jouer les dragons intransigeants jusqu 'à mon complet rétablissement. Une fois bien étirée, je sors du lit et je me dirige vers la cuisine pour faire deux cafés bien noirs. Severus arrive juste quand ils sont prêts, les cheveux encore mouillés, avec seulement un pantalon noir ajusté et une serviette sur les épaules. Je souris, lui tend sa boisson et passe derrière lui pour sécher doucement ses cheveux. Je bois quelques gorgées de café et je vais prendre à mon tour une douche. Quand je reviens de la salle de bain, Severus est complètement habillé, prêt à partir, en train de faire le lit.
Ewie – Laisse, je vais le faire.
Severus – Je peux faire ça. Prépares-toi il est bientôt l'heure.
Je hoche la tête, enfile un pantalon noir qui était autrefois à ma taille mais tombe un peu sur mes hanches aujourd'hui, puis une chemise noire qui appartient à Tom, et enfin ma robe de deatheater. Je m'occupe de sécher grossièrement mes propres cheveux avant de les nouer dans un chignon brouillon avec une baguette sous le regard réprobateur de Severus.
Ewie – Je sais mais on est en retard. Je me sécherais les cheveux demain matin.
Sevrus – Hmm... T'as intérêt sale fripouille, sinon, tu vas finir par tomber malade et s de question que je t'entende venir te plaindre à chaque dose de pimentine.
Ewie – Hey ! Je suis pas une pleurnicharde moi, c'est Draco plutôt !
Severus – Ne va surtout pas dire ça devant Lucius.
Ewie – Pourquoi ? Je suis sûre que sa tête vaudrait de l'or à ce moment là.
Mon père de cœur ricane et je souris, puis nous sortons pour rejoindre les autres dans le hall du manoir. Il y a déjà pas mal de deatheaters lorsque nous arrivons, nous repérons les longs cheveux blonds de Lucius et allons près de lui, pour discuter un peu en attendant le lord.
Lucius – Severus, Ewie.
Severus – Lucius. Draco ?
Ewie – Lucius, Drake.
Draco – Le lord a réquisitionné presque tous les effectifs. Sans compter la chair à canon qu'il a recruté pour défendre le périmètre, ces idiots n'ont aucunes chances surtout quand on les voit se battre, ce sont des incapables. D'ailleurs ça ne m'étonnerais même pas qu'ils n'arrivent pas à en arrêter un seul.
Severus – Tu exagères toujours...
Draco – Il y a Crabbe et Goyle junior, un ravenclaw stupide et trois hufflepuff effrayés par leurs propres ombres. Tu es optimiste maintenant parrain ?
Severus – Hmmm...
Lucius – Et bien ils nous feront gagner du temps, un temps assez précieux, entre le signal d'arrivée des renforts sur le terrain et leur arrivée jusqu'à nous, ce qui nous laissera le temps de déguerpir.
Draco – Ils ne leur faudra pas longtemps pour tuer ou capturer ces abrutis. A mon avis ils sont foutus et certains d'entre nous avec pour faire le boulot à leur place.
Severus – Le lord à forcément un plan.
Lucius – Oui, il va certainement assigner deux ou trois d'entre nous pour superviser notre ligne de défense.
Draco – Alors je plains ceux là. Ils n'ont pas beaucoup de chance de revenir.
Soudain, les conversations s'arrêtent, laissant place à un grand silence l'espace de quelques secondes à l'arrivée du lord. Puis nous nous inclinons tous devant lui.
Voldemort – Relevez-vous mes fidèles deatheaters. Hier nous avons conquis Hogsmeade, demain ce sera peut-être Hogwarts mais aujourd'hui, nous assiégerons Diagon Alley !
Des cris et des exclamations d'excitation fusèrent un peu partout dans la pièce puis le lord reprit la praole.
Voldemort – Les Lestrange, et les Rosier vous couvrirez nos arrières côté Gringotts si les aurors ou l'ordre arrivent à percer la ligne de défense du périmètre. Crabbe et Goyle junior et leurs camarades se chargeront de défendre le périmètre de ce côté-ci sous la supervision de miss Weasley.
Des exclamations surprises et des hoquets de stupeur furent les réactions suite à cette dernière annonce, mais le lord noir poursuivit comme si de rien était.
Voldemort – Les Malfoy s'occuperont du périmètre opposé avec les Nott et les Parkinson. Snape et les Prince resteront avec moi.
Aucune protestations, après tout qui oserait contester lord Voldemort je vous le demande, surtout devant celui-ci, mais les expressions sur les visages, parlaient d'elles-mêmes. De nombreux regards se posent sur moi, surpris, stupéfiés, affolés, certains méprisants ou contents, d'autres condescendants u bienveillants.
Lucius – Tu es revenue pour ça ? Pour qu'il t'envoie à l'abattoir à la moindre dispute ?
Severus – Tu le savais, c'est pourquoi tu voulais un traitement de cheval pour tenir juste aujourd'hui. Tu savais qu'il y avait peu de chance que tu doives te soigner correctement. Tu as promis en sachant déjà que tu n'aurais pas à tenir ta promesse.
Ewie – ce n'est pas aussi simple que ça, et tu le sais, tu es mon ami Lucius, mais aussi le sien. Ne sois pas trop dur avec lui, essaye de la comprendre. Quand à toi, tu sais que je n'aurais jamais fait ça. Oui je le savais, et j'ai essayé de te le dire papa, mais si j'ai promis c'est parce que j'espérais en réchapper, oui je savais que j'allais à la mort mais je voulais croire que je reviendrais et je ne voulais pas te faire de peine. Parce que je t'aime papa.
Severus me serre si fort dans ses bras que j'ai un peu mal mais je ne dis rien parce que cette étreinte signifie beaucoup pour nous deux. En revanche, je suis inquiète du manque de réaction de mes frères. Lorsque Severus me relâche, c'est au tour de Lucius de me prendre contre lui, tout aussi intensément quoiqu'un peu plus délicatement. Et lorsque ce câlin prend fin à son tour, je me tourne vers mes frères qui chuchotent avec Draco, Théo, Pansy, Blaise et Luna.
Ewie – Fred, George, je peux vous parler une seconde ?
Draco – Désolé, mais on est occupés là Ewie.
Ewie – Oh... euh... d'accord.
Théo – Vraiment, vous n'avez aucun tact les gars. C'est pas contre toi ma belle, ils essayent juste de faire face à leur façon à la situation.
Ewie – Oui, tua s sans doute raison. C'est seulement que... enfin laisse tomber.
Théo – C'est seulement que tu as besoin d'eux, de leur dire adieu. Ils le savent, parce qu'ils ont autant besoin de toi que toi d'eux, alors ils veulent seulement te sauver, pas te dire adieu.
Ewie – Mais il est trop tard. ? Cette fois ils ne peuvent pas me protéger et c'étit mon choix.
Théo – Tu ne t'en rend peut-être pas compte mais il y a beaucoup de monde ici qui serait prêts à braver les ordres pour toi.
Ewie – Quoi ? Non ! Surtout pas. Tu dois les en empêcher Théo. La magie est plus importante que moi. Et Tom peut sauver la magie. Ils doivent faire comme moi, rester loyal au lord, coûte que coûte. Même si le prix est la vie.
Fenrir – Voilà ton erreur petite. Ils sont prêts à sacrifier leur vie pour la magie, mais pas la tienne.
Ewie – Ma vie n'est pas plus importante que celle de chacun d'entre vous !
Fenrir – Non c'est vrai, une vie est une vie. Mais la tienne est plus importante parce qu'elle a de l'influence sur les évé en a toujours eu, depuis ta plus tendre enfance. Sur Tom, sur tes frères, sur Lucius et Severus, sur tes camarades, sur moi, sur le loup qui est en moi. Tom peut sauver la magie mais c'est toi qui a sauvé Tom.
Ewie – Pas du tout, tu te trompe. Ils s'en sortiront très bien sans moi, au contraire je suis une source de tracas pour tout le monde ici.
Lucius – Pas du tout, tu es une source de lumière pour tous ici, De joie, d'espoir, mais de tracas non. On s'inquiète pour toi bien sur, mais on s'en fait forcément pour les gens qu'on aime.
Severus – Et on ne s'en sortiraient pas sans toi, on sombreraient dans les ténèbres qui finiraient par nous dévorer. Tom le premier tu sais.
Ewie – Non, il est plus fort que cela. Et...
Avant que j'ai pu poursuivre, le lord donne signal et nous rejoignons chacun notre groupe. Mes frères et Severus près du lord, Les Malfoy avec els Nott et les Parkinson. Fenrir rejoint Barty Croupton Juniuor avec le gros des troupes, les Lestrange et les Rosier forment eux aussi un petit groupe non loin du lord alors que je rejoins la chair à canon comme dit Draco. Ils ont l'air effrayés, prêts à fuir ou à se pisser dessus. Me voilà bien, je ne vais pas pouvoir en tirer grand chose à mon avis.
Ewie – Ok les gars. Gringotts est le centre parfait de Diagon Alley, la banque sépare l'avenue commerçante principale de Knockturn Alley. Crabbe, Goyle et le ravenclaw vous prendrez l'avenue principale, par la droite. Les hufflepuff vous surveillerez Knockturn Alley par la gauche. Vous tirez à vue sur tout ce qui arrive, frapper pour tuer ou pour blesser mais pas pour capturer. Je serais juste derrière vous, un peu en amont presque au seuil des portes de la banque pour couvrir les deux côtés à la fois et vous aider en cas de besoin. Tout est clair ?
Ils hochent tous la tête et je vois de nombreux deatheaters faire la même chose. Chaque groupe a été briefé apparemment et le lord noir donne le signal du départ. Nous transplanons tous sur Diagon Alley. Ils se mettent en place comme je leur ai dit et je me place un peu en arrière au milieu des deux groupes de trois qu'ils forment. Sur ma gauche, les Lestrange avec les Rosier, puis derrière eux le reste de nos troupes, avec le lord, mes frères, Lucius et Severus et encore derrière eux les Malfoy, les Nott et les Parkinson. Sur ma droite, Crabbe, Goyle et le ravenclaw, puis en face de moi, les trois hufflepuff. Le carnage commence, des cris, des explosions, des rires, des pleurs, le crépitement d'un feu ou deux. Le bruit sourd d'un corps qui tombe inanimé sur le sol. Puis les renforts arrivent, accaparant toute ma concentration. D'abord, ce sont des aurors qui arrivent par la droite. J'envoie une gerbe d'étincelles formant un A du côté droit de Diagon Alley, puis je me lance dans le combat. Goyle tue l'un d'entre eux, le ravenclaw en blesse un autre alors que Crabbe pétrifié par la peur en laisse passer deux et qu'un troisième l'assomme. Je tue le premier, blesse gravement le deuxième, le désarme pour m'occuper du troisième et non des moindres, Kingsley Shacklebot. Un rude combat à mener pour mon corps affaibli mais je parviens finalement à lui lancer un sort de brûlure qui le touche à la jambe, le faisant trébucher et m'offrant une ouverture pour lui lancer le sort mortel, son corps tombant sur le cadavre du premier auror. Je retourne alors mon attention sur le dernier encore vivant mais Goyle s'est chargé de l'achever. Puis viens aider le ravenclaw avec le sien alors je retourne à ma place, sachant que d'autres n'allaient pas tarder. Shacklebot avait dû les prévenir d'une manière ou d'une autre avant de mourir. Et en effet une arrivée massive nous parvenait, dans une allée se trouvaient une dizaines d'aurors dont le célèbre Maugrey Fol'Oeil et dans l'autre, une dizaine de membres de l'ordre du poulet rôti dont faisait partie ma mère qui me jeta un coup d'œil assassin avant de se précipiter sur moi en hurlant des insanités. D'abord un peu hésitante, je ne faisait que me défendre, jusqu'à ce qu'elle jette un sort mortel que j'évite de justesse, et alors, je décide de riposter. Un sort de désartibulation la touche à l'épaule, lui faisant lâcher sa baguette et j'en profite pour l'assommer. Après quoi c'est au tour de Fol'Oeil de me tomber dessus, une fois qu'il s'est débarrassé de la moitié de mes effectifs en tuant Crabbe junior, le ravenclaw et deux des hufflepuff.
Je me sens fatiguée et pourtant je sais que j'aurais besoin de toute ma concentration pour combattre contre l'auror le plus célèbre et le plus redoutable du ministère. Sorts après sorts, esquives après esquives, chacun de nous encaisse quelques blessures, mais aucun ne veut lâcher prise. Goyle est rapidement submergé et malgré sa combativité d'aujourd'hui, il finit par tomber à son tour. Alors que le hufflepuff s'enfuit lâchement. Les autres renforts passent autour de nous pour faire face aux Lestrange et aux Rosier qui donnent l'alerte du replis. Petit à petit les bruits d'explosions laissent place aux bruits de combats et de transplannage. Je donne mes dernières forces pour retenir Maugrey, mais je suis au bord du précipice, ma vue se trouble et mes jambes refusent de bouger. Un sort m'atteint en pleine poitrine et je m'effondre sur le sol de pierre de Diagon Alley. Il y a un cri. Était-ce le mien ? Puis un autre et encore un autre. L'auror qui s'approchait de moi, sans doute pour finir le travail, jure et recule pour transplanner à son tour. Je sens une main dans mes cheveux et je sombre dans l'inconscience.
PoV Fred.
J'étais mortifié et furieux. Lorsque j'ai entendu le plan de bataille, mon cœur saigne et lorsque je regarde mon autre moitié, je sais que lui aussi son cœur est brisé devant la possibilité qu'elle ne nous revienne pas cette fois. Je regarde alors les autres autour de nous, d'abord nos camarades, Draco et Pansy qui semblent affligés, Blaise et Théo qui réfléchissent à toute allure, Luna dans ses pensées, comme toujours, mais sans son éternel sourire. Puis nos amis adultes. Severus et Lucius au bord de la crise cardiaque, Fenrir et Barty se tenant la main en public. Ou encore Narcissa discutant sans convictions avec sa sœur, passant son regard triste sur Ewie, Draco, Lucius, Severus, mon frère ou moi. Tout le monde était profondément surpris et touché de quelque manière que ce soit par la nouvelle. Il était clair pour chacun ici qu'il s'était passé quelque chose. Et que malgré tout elle était revenue, mais que le lord l'envoyait tout de même vers une mort certaine. Et personne n'était indifférent à ce changement. Certains voyaient cela comme la chute, prévisible, de l'agaçante adolescente qui avait gravit trop rapidement les échelons, et se satisfaisaient de la voir redescendre aussi brutalement et publiquement. Mais la majorité voyaient cela d'un mauvais œil, comme un gigantesque pas en arrière après les appréciables changements de ces dernières années avec la jeune fille auprès du lord. Oui la plupart d'entre eux étaient déçus et l'idée de se rebeller contre ce plan germait dans certains esprits, je le voyais bien. Ce qui lui donna une idée. Une folle mais brillante idée. Il fallait la sauver, peu importe ce que le monde en pense, peu importe ce que le lord en pense, peu importe ce qu'elle en pense. Nous ne pouvions pas la laisser mourir aujourd'hui, nous ne le supporterions pas. Aucun d'entre nous, pas même le lord, quoiqu'il en dire ou en pense.
Alors je rassemble nos camarades d'Hogwarts pour mettre en place le plan de secours. Après délibérations, nous avons convenus que la meilleure stratégie serait de ne pas agir trop tôt et e nous faire oublier en attendant. Lorsque le signal de la retraite serait donnée, le moment d'agir serait là. Draco et Pansy tenteront de faire diversion avec les adultes, Théo et Blaise d'occuper le lord noir et mon frère et moi de ramener Ewie à la maison, saine et sauve et en un seul morceau. Ensuite nous ferions face à toutes les conséquences de cet acte de rébellion, l'esprit et la conscience libre. Nous étions tous d'accord avec ça, les uns comme les autres. Le moment du départ approche, mon frère et moi rejoignons donc le lord alors que les autres s'éparpillent également. La bataille fait rage sur le périmètre alors que nous n'avons rien d'autre à faire que d'effrayer les habitants et les commerçants et de détruire quelques bâtiments. Puis le bruit des combats se rapprochent et le signal retentit, je me tourne vers Gringotts, le cœur palpitant pour voir le dernier hufflepuff debout prendre ses jambes à son cou pendant que ma petite sœur se battait contre Maugrey Fol'Oeil et que Goyle se faisait submerger par le nombre. Nous allions devoir faire vite. Je vois Draco et Pansy se diriger vers les Lestrange et Théo et Blaise arrivent près de nous.
Fred – A vous de jouer les gars.
George – Soyez prudents.
Théo – Vous aussi.
Blaise prend place à côté du seigneur des ténèbres et commence à lui parler pendant que Théo s'applique à créer un maximums de feux autour d'eux pour détourner le regard du mage noir. Cela semble fonctionner puisque nous pouvons nous éloigner sans être repérés, à part Severus qui nous regarde un instant avant de détourner les yeux pour parler avec Blaise et le lord tout en lançant quelques sorts pour détruire un ou deux morceaux de ruines pour distraire encore plus son attention.
Lorsque nous arrivons au niveau de Draco et Pansy, ceux-ci se chargent à merveille de garder les Lestrange et les Rosier dos à Gringotts mais trop face à nous. Nous ne pourrions pas passer sans nous faire repérer. Et alors Bellatrix se fera une joie de faire remarquer que nous n'étions pas à notre place, attirant sans conteste l'attention de Voldemort et notre plan serait foutu. Un sortilège de désillusion ? Trop de débris et de poussière volaient tout autour de nous et rendraient le sort inefficace. Une cape d »invisibilité ? Même chose, sans compter que nous n'en avions pas sous la main. Du polynectar ? Trop visible, effets trop longs. Se transformer en animagus pour passer ? Pourquoi pas, cela pourrait être la bonne solution après tout. Nous nous mettons dans un coin en ruines et nous transformons, passant près du petit groupe en toute tranquillité, sous un clin d'œil de Pansy. Une fois dans leur dos, nous concentrons à nouveau notre attention vers les défenseurs du périmètre juste à temps pour voir Goyle tomber alors que le hufflepuff est déjà loin. Il a probablement transplanné pendant sa course pour fuir. Les aurors passent autour de notre sœur et de Maugrey pour se diriger vers le groupe des Lestrange, Rosier et de nos deux amis. Nous reprenons forme humaine, pour voir notre petite princesse tomber en se tenant la poitrine. Le cri de Pansy retentit dans l'allée, Draco la soutient alors que ceux qui sont encore là s'approchent de la scène. Il y a un autre cri, celui d'un homme puis celui de Luna. Cela fait fuir Maugrey qui s'était approché de la silhouette allongée sur le sol de ma sœur. Je cours près d'elle, elle est vivante, à peine. Consciente mais déjà loin. Je passe ma main dans ses cheveux, comme je sais qu'elle aime cela et elle sombre dans le néant.
Fred – Severus ! Fais quelque chose je t'en prie !
Severus – On doit la ramener, des renforts peuvent arriver à tout moment. La soigner ici serait de la folie.
George – Et la transporter dans cet état serait de l'inconscience.
Severus – Je pourrais soigner les éventuels dégâts que causerait le voyage. Il ne faut pas rester ici.
Théo – Severus a raison.
Blaise – Désolé Théo, mais sur ce coup, je suis d'accord avec les jumeaux. On pourrait la désartibuler en la transportant comme ça.
Draco – Mais si on reste là, on pourrait finir tous morts, elle y compris. Je suis avec parrain et Théo.
Pansy – Je ne suis pas certaine de vouloir prendre parti. Les deux solutions me semblent risquées.
Luna – Les joncheruines remplissent vos cervelles. Par tous les nargols il faut la ramener et ensuite la soigner. Ils vont revenir !
Nous la regardons tous étrangement, puis le lord prend la parole, nous faisant tous sursauter ou presque.
Voldemort – S'ils reviennent, il n'y a pas de temps à perdre, on part, laissez les morts et les blessés.
Lucius – Vous ne pouvez pas sérieusement y penser.
Voldemort – Ceux qui désobéiront seront châtiés, sévèrement châtiés.
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Prochain chapitre = La fin, ou le commencement.
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