Le souffle chaud dans sa masse éparpillé de cheveux blonds lui chatouillait les tempes. La main d'Hermione était posé sur son dos, et le caressait avec une certaine sensualité, ses ongles courant sur sa peau avec familiarité comme si elle avait fait ça toute sa vie. Son doigt s'arrêta sur -il le savait- le grain de beauté qui ornait son dos depuis sa naissance. Il ouvrit les yeux et remarqua la main de la jeune fille qui reposait sur la sienne. Il la serra. La voix d'Hermione susurra un vague 'Bonjour' très accueillant. Il observa quelques instants leurs deux mains liés, leurs doigts entrelacés, et répondit. Elle faisait toujours courir ses doigts sur sa peau pale. Il appuya sa main libre sur le matelas et s'en servit pour se relevé.

« Je ne t'ai pas trop écrasé ? Chuchota-t-il.

- Non, tu m'as tenu chaud. »

Il s'écroula à ses cotés, leurs doigts toujours entrelacés. Elle aspira une grande bouffée d'air frais. Il rit.

« Es tu certaine que je ne t'écrasais pas un peu ?

- Je n'ai pas osé te réveillé. Tu avais l'air de bien dormir alors… »

Il embrassa sa joue, elle tendit les lèvres qu'il s'empressa de baiser.

« Tu as rêvé cette nuit ? » demanda-t-il.

Lui, oui. Le corps de Harry qu'il avait transporté du jardin de Poudlard à l'intérieur de la Grande Salle où étaient rassemblés les cadavres, certains semblant seulement endormis, d'autres décharnés et méconnaissables…

« Oui. J'attendais que vous reveniez de la bataille finale avec les enfants… Et toi, tu as rêvé?

- De la bataille. »

Elle se retourna brusquement vers lui, et le dévisagea. Elle paraissait inquiète.

« Et comment cela se passait il?

- Comme une guerre, Mione. Beaucoup de mort, de blessés… Mais comme nous l'avions vu dans le flash, nous gagnions. »

Elle resserra ses doigts autour des siens.

« Qui meurt ?

- Comme nous le savions déjà, Harry. Et puis, pas mal d'élèves, quelques professeurs… Bref, pas mal de monde…

- Et Ron? Notre fils ? Luna, Neville?

- Je ne les ai pas vu, Mione. Mon rêve n'a pas duré assez longtemps… Mais je te rappelle qu'on a vu Ron et Edward dans le flash que nous avons eu en nous embrassant. »

Elle acquiesça et s'appuya contre lui. Il caressa ses cheveux. Elle se mit à rire.

« Tu sais… je ne pensais pas que tu étais aussi…

- Aussi quoi ?

- Tendre. »

Il rit.

« En fait… je ne le suis pas en général… Avec toi, ça vient naturellement… comme des gestes que j'aurai fait mais oublié. Et qui me reviendraient avec toi, pour toi. »

Elle sourit. Si pendant les seize dernières années il n'avait pas parlé de ce qu'il pensait et ressentait, il avait désormais décidé de le faire… jusqu'à un certain point cependant.

En effet, il savait qu'étant Malefoy, il lui serait impossible de dire certaines choses, qu'il garderait une certaine pudeur concernant des sentiments tel que ses peurs et ses craintes. Il ne se permettait pas d'avoir peur devant elle, de montré une quelconque preuve de faiblesse.

Le bruit de la porte d'entrée les extirpa tout deux de leur torpeur. Elle se leva lentement.

« J'y vais. »

Il acquiesça et elle sortit après avoir remit son poncho et son jean qu'elle avait abandonné la veille. Il l'attira vers lui dans un dernier baiser et la regarda sortir.

Elle ouvrit rapidement la porte et se retrouva face à …

« Mr Malefoy. » bafouilla-t-elle.

Le regard glacé et pénétrant de l'homme blond la givra instantanément. Il avait le visage dur, ne laissant voir aucune émotion, comme son fils. Cependant, contrairement à Drago qui gardait tout de même de la vénusté, de la grâce, et une classe certaine, Lucius n'avait que la dureté et le charisme froid.

Il passa devant elle sans lui accordé un seul regard. Il observa le décors puis l'observa elle, au bout d'un long silence. Elle bredouilla.

« Bonjour ».

Il la jaugea, s'attardant sur son poncho vieilli ayant appartenu à la mère dans ses années hippie, et sur sa masse de cheveux emmêlé.

« Je vois que la Miss-Je-Sais-Tout n'est même pas capable de parler correctement. Navrant. »

Elle baissa les yeux. Il s'approcha d'elle et d'un ton doucereux lui demanda où était son fils. Elle senti un frisson parcourir son échine. Dans ma chambre… Si il le voit sortir de là… Allez, respires Hermione, respires, et trouve une solution! Fais fonctionné tes méninges! Elle eut soudain une idée et releva la tête vers cet homme qui lui faisait réellement peur.

« Je vais allé le chercher, Monsieur Malefoy ».

Elle était d'une exquise politesse, et avait parlé d'une voix douce et posé. Lui-même fut surpris et la regarda s'éloigné vers sa chambre. Elle referma la porte, la claquant presque. Drago la regarda, étonné de voir le visage de sa lionne aussi pale et fermé.

« Mione, qui a-t-il ?

- C'est ton père! »

Il se leva d'un bond et s'approcha d'elle.

« Tu vas bien ?

- Il va venir dans ta chambre, dans cette chambre en croyant que c'est la tienne! Il faut qu'on change tout de couleur! »

Il fut surpris de la rapidité avec laquelle elle avait trouvé une solution au problème. Ils prirent tout deux leurs baguettes et changèrent rapidement les couleurs de tout les objets rouges pour les rendre vert, et l'or devint argent. Il remarqua qu'il était toujours torse nu. Elle fit apparaître des vêtements. Il les passa pendant qu'elle vérifiait les détails. Il l'embrassa une dernière fois puis sortit, elle le suivit.

Lucius n'avait pas bougé et admirait toujours la pièce. Admirer? Non, il regardait tout avec un air de profond dégoût. Même si pour la plupart des gens, cette pièce était une vraie œuvre d'art, pour Lucius ce n'était pas assez. Drago s'approcha de lui.

« Père.

- Drago. »

L'échange resta froid, pas d'accolade, juste une poignet de main.

« Miss Granger, sortez d'ici. » Ordonna Lucius.

Je suis dans la quatrième dimension là? Depuis quand me donne t-on des ordres comme ça ? Drago lui accorda un rictus, très éloigné du sourire franc auquel elle avait droit depuis quelques semaines, mais elle comprit et sortit après avoir mis des baskets. Il la regarda sortir, sentant la dernière bouffée d'espoir s'échappé de son corps. Il plongea alors son regard grisé dans celui identique de son père.

« Alors, père, que me vaut le plaisir de votre visite ? »

O0°0O

Hermione parcourait les quelques kilomètres la séparant de la tour de griffondor en courant. Elle n'était jamais allé aussi vite… elle n'aimait pas le sport, et courir était une vraie torture, mais dans certaines situations, il fallait faire des exceptions.

Elle arriva, à bout de souffle devant la grosse dame qui lui jeta un coup d'œil moqueur.

« On voit que vous n'avez pas l'habitude… » pouffa-t-elle.

Hermione se retint de lui répliqué que vu sa masse, elle ne devait pas non plus souvent se bouger, et lui dit rapidement le mot de passe. Cependant, la grosse dame ne s'effaça pas pour la laisser passer. Hermione se redressa, les mains sur les hanches.

« Et bah quoi? Pourquoi vous ne m'ouvrez pas ?

- Ce n'est pas le bon mot de passe. Répondit calmement le tableau.

- Comment ça pas le bon mot de passe? S'énerva la griffondor. Je l'ai utilisé pas plus tard que la semaine dernière.

- Excusez moi, Miss, je rectifie. Ce n'est plus le bon mot de passe. »

Hermione se retint à grand peine de la cogner, se rappelant qu'étant un tableau, elle ne ressentirait rien.

« S'il vous plais! C'est urgent! Je dois voir Harry Potter!

- Harry Potter ? Couina la Grosse Dame. Oh, c'est un charmant garçon, très poli, et très mignon… vous êtes amoureuse de lui?

- Quoi? Mais non, je ne suis pas amoureuse de lui! Je vous rappelle que je suis préfet en chef, et que je suis à griffondor, alors ouvrez moi! »

La grosse dame l'ignora royalement, en continuant à évoquer les nombreuses qualités du survivant. Hermione la fusilla du regard et s'éloigna en pestant, sachant très bien qu'à cette heure ci, personne ne traînerait dans un couloir.

Elle marcha lentement pendant quelques minutes puis réalisa qu'un mangemort était à Poudlard, un mangemort ! Ce n'était pas Harry que ça concerner mais l'Ordre. Elle se remit à courir et s'arrêta devant le bureau du professeur MacGonagalle. Elle énonça plusieurs mots de passe possibles: Dumbledore, Ordre, phoenix, Griffondor… Le portrait représentant un jeune homme brun, dont elle devina que c'était Godric Griffondor, la regardait s'acharner avec un sourire sarcastique et néanmoins attirant. Hermione lui sourit, charmeuse.

« Vous ne pourriez pas m'aider, par hasard ? »

L'homme sourit mystérieusement, et acquiesça avant d'énoncer.

« C'est une chose magique qui amène les gens à faire des choix, et à s'aimer les uns et les autres. C'est une chose encore plus indispensable en temps de guerre. C'Est-ce qui pousse les gens à vivre… et qui nous fait tenir. »

Hermione tourna en rond dans le couloir pendant quelques secondes, puis se retourna vers le portrait qui lui dit:

« C'était trop simple pour vous, Miss Hermione Granger. J'aurais du vous expliquer cela autrement… »

Elle sourit et lui annonça la solution:

« L'espoir. »

Il s'effaça pour la laisser entrer. Elle ne se fit pas prier plus longtemps et s'avança dans la pièce rouge et or.

Le professeur MacGonagalle n'était pas là, et Hermione l'appela plusieurs fois avant de la voir apparaître en haut d'un petit escalier en colimaçon sur sa gauche.

« Miss Granger ? Que vous arrive t-il ? »

Elle portait encore un peignoir d'un violet un peu passé, et ses lunettes étaient posés de travers sur son nez. Hermione se rua sur elle.

« Professeur MacGonagalle, c'est Lucius Malefoy, il est dans notre salle commune! »

Le professeur la regarda longuement, puis après un instant qui lui parut une infinité réagit enfin, semblant réaliser ce qui arriver.

« Il est ici, mais c'est un mangemort ?

- Oui, professeur.

- Qui l'a laisser entrer?

- Je ne sais pas… il était devant notre porte. Il parle avec Drago. »

Le professeur MacGonagalle s'approcha de sa cheminé et y lança de la poudre de cheminette.

« 12 Square Grimmaurd. » annonça-t-elle.

Seule sa tête flottait dans l'âtre.

Après une petite minute, le visage de Lupin leur apparut, soucieux.

« Minerva, que ce passe t-il ?

- J'ai besoin de vous, ici.

- Pourquoi ?

- Lucius Malefoy est ici. »

Lupin parut étonné et acquiesça.

« Nous arrivons. »

Le professeur se retourna vers Hermione, qui avait l'air inquiète.

« Ne vous en faites pas, il ne peut rien savoir vous concernant. De plus, c'est son fils, il ne lui fera pas de mal. »

Hermione essaya de parler, mais seul la syllabe 'Gni' franchi ses lèvres.

Une poudre verte s'échappa de la cheminé, et quelques personnes en sortirent, un par un: Lupin, Mr Weasley, Tonk, Bill, les jumeaux Weasley et Kingsley.

C'est ce dernier qui s'approcha d'Hermione qui avait l'air vraiment angoissée. Il s'était beaucoup rapproché d'elle pendant les vacances d'été, et appréciait la jeune fille pour son intelligence et son sens des réalités (qui selon lui manquait grandement à Harry et Ron) tout comme Lupin.

« Qu'Est-ce qui se passe, Hermione? »

Cette dernière ne sut comment expliqué la situation en faisant court. C'est son professeur de métamorphoses qui s'en chargea.

« Pour résumé, Miss Granger sort avec Mr Malefoy.

- Il est vieux! Gloussa Fred.

- Le jeune, Mr Weasley, pas le père! S'énerva MacGonagalle. Et le père est ici.

- Comment est il entré ? Demanda Lupin.

- C'Est-ce qu'il faut qu'on sache! »

Lupin acquiesça et tous sortirent d'un pas rapide et guindé.

« Nymph, Hermione, allez prévenir Rogue, Harry, Ron, et Ginny s'il vous plais! »

Les deux femmes acquiescèrent et tournèrent au bout d'un couloir.

Après avoir retrouvé tout le monde, ensorcelé la grosse dame, et explosé la porte du bureau de Rogue (au plus grand plaisir de Tonks), ils se rendirent tous ensemble en courant vers la salle commune des préfets.

« Vous n'êtes pas rentré? » hurla Hermione en approchant de la porte, où tous les autres attendaient toujours.

Lupin lui fit signe de se taire en posant un doigt sur ses lèvres. Elle écouta et entendit un vacarmes assourdissant provenant de la salle. Elle n'attendait pas plus longtemps, poussa les autres et énonça clairement:

« Horcruxes! »

Le tableau ne s'ouvrit pas. Harry s'approcha d'elle.

« C'était celui là hier soir pourtant… »

Hermione sentit des larmes de rage lui brouillé la vue.

« C'était vraiment pas le moment qu'il joue les exclus, ce crétin! Grogna-t-elle, en essuyant ses larmes.

- Il a changé le mot de passe ? Demanda Ginny d'une voix timide.

- Mione ! Hurla la lionne désespérée. Harry!

- Je crois pas qu'on en soit encore là lui et moi… pouffa Harry.

- Ginny! Ron! Ordre! Poudlard ! Hermione! Espoir! »

Harry haussa les épaules.

« Peut être qu'il voulait faire en sorte qu'aucun d'entre nous n'entre, Mione… il veut peut-être s'en occupé tout seul. »

Hermione se retourna brusquement vers lui et le fusilla du regard. Il recula, instinctivement.

« S'occuper de son père tout seul! Un mangemort! Un malade! Un psychopathe! Hurlait -elle avec véhémence. Et tu crois qu'il va faire ça comment espèce de crétin fini? »

Elle allait continué quand Ginny éclata de rire en regardant par dessus l'épaule de son amie. Celle-ci se retourna vivement pour faire face à Drago qui arborait un sourire sarcastique, négligemment appuyé contre le battant de la porte.

« Mon père est parti. Annonça-t-il lentement. Et j'ai changé de mot de passe… au cas où. Je me suis dis qu'Horcruses avait trop de signification pour vous savez qui. C'est Edward maintenant.»

Hermione se jeta sur lui, manquant de le faire tombé par terre. Il lui caressa distraitement les cheveux, et dévisagea chaque personnes présentes.

« Dis, faut pas que je te laisse seule plus d'une seconde, toi dis donc… La prochaine fois, t'appellera la garde nationale! »

Elle le lâcha et lui lança un regard noir.

« Et même si c'est le cas ! Imagine qu'il ai tenté quelque chose.

- Pas à Poudlard… et puis je te rappelle qu'il croit toujours que je suis son gentil petit garçon qui rêve de devenir mangemort…

- Et il le croit encore maintenant? Demanda Ron, qui avait le teint étrangement blafard.

- Oui, désolé Ron, tu te débarrassera pas de moi aussi facilement. Mais… il a fallu que j'invente une histoire à dormir debout.

- Pourquoi ? »

Drago leur fit signe d'entré, se qu'ils firent tous, même Lupin, les fils Weasley, Tonks et Kingsley qui ne comprenaient pas grand-chose.

« En fait, il a comprit qu'il se passé quelque chose entre toi et moi, Mione. Annonça-t-il calmement en s'installant.

- Comment ? Cria Hermione, avec une voix partant dans les aigus.

- C'est de ta faute. Soupira Drago qui retenait à grand peine un rire.

- Quoi ? Je te regardais bizarrement? Ou j'ai dis un truc qui ne fallait pas? Ou…

- Non… juste ça. » expliqua-t-il en tournant son cou vers elle.

Elle remarqua une étrange rougeur de forme ronde dans le creux de son cou: un suçon. Elle devint aussi rouge que son blason. Il éclata de rire devant sa mine déconfite. Ron et Harry s'empêchaient de rire sous les regards de Ginny qui leur déconseillé de le faire. Les adultes se lançaient des regards courroucés.

« Et que lui avez-vous dis ? Demanda Lupin qui ne savait pas encore quoi penser de cette nouvelle relation.

- Et bien… commença Drago en essayant de recouvrait son sérieux. En fait… ça ne va pas beaucoup vous plaire… Mais bon après qu'il ai vu ceci, j'ai du rapidement trouvé une explication.

- T'as dis que c'était quelqu'un d'autre ? Interrogea Hermione.

- Non, sur le coup, je n'ai pas pensé à ça. Surtout qu'il aurait fallu que je trouve quelqu'un acceptant de me couvrir. Alors j'ai consenti à lui dire que c'était toi.

- Quoi? Hurla Harry. T'es devenu dingue ?

- Eh! Harry calmes toi! Riposta Drago. Laisses moi finir. Bref… après un long silence, il m'a juste demandé pourquoi. Vous avez lu la lettre qu'il m'a envoyé… et bien… je lui ai expliqué que j'avais trouvé une meilleure solution que la torture pour te faire du mal…

- Quoi ?

- Te briser le cœur. » chuchota-t-il.

Un long silence suivit cette révélation. Hermione s'assit à ses cotés.

« Il t'a cru ?

- Oui. Il a même consenti à dire que tu étais pas mal pour une …

- Sang de Bourbe? Compléta-t-elle en voyant qu'il n'osait pas finir sa phrase. Je suppose que venant de lui, c'est un compliment immense.

- Sans aucun doute. Bref, il m'a demandé ce que je comptais faire. C'est là que j'ai raconté du n'importe quoi…

- Quoi ?

- Que je te ferai tombé amoureuse de moi pour que tes amis te laissent tombé. Ah oui, parce que Ron est fou d'amour pour toi, donc il le supporte pas… Comme ça tu serais super seule quand je t'abandonnerai lachement, après avoir profité de toi, évidemment..

- Evidemment. Sourit Hermione.

- Et j'ai dis que tu étais super fragile, que tu sauterais surement du haut de la tour d'astronomie… que du coup tes amis seraient super tristes et se sentiraient coupables… Donc que ça affaiblirai Harry… Bref…

- Il a vraiment cru que je pourrai me suicidé pour toi ? S'étonna Hermione.

- Je lui ai dis que je t'aiderai un peu au pire… »

Harry s'affala dans le canapé le plus proche. L'atmosphère de la pièce s'était indéfiniment apaisé. Après un long silence, Ron demanda:

« En fait, pourquoi c'est moi qui suis fou d'amour pour elle ?

- J'en sais rien… ça m'est venu comme ça… En tout cas, à partir de maintenant, faudra que t'ai l'air amoureux.

- Et comment je fais ? Gémit Ron.

- Imites Harry qui regarde Ginny. répliqua Drago en regardant Harry et Ginny, les yeux dans les yeux. Ça devrait pas être dur… »

Les deux amoureux lui lancèrent un regard peu amène. Drago éclata de rire, puis se retourna vers le rouquin.

« Ou essai de prendre la même tête que t'as quand tu regardes un plat de lasagnes! »

Toute les personnes présentes se mirent à rire. Ron se renfrogna et se calla au fond du fauteuil dans lequel il était assis.

Drago se leva et proposa à boire à tout le monde, sous le regard furibond de Rogue, et celui de McGonagalle qui fit semblant ne pas voir l'alcool mais l'accepta quand même.

Lupin, Tonks sur les genoux, demanda alors à Drago de raconter comment ils en étaient arrivés là.

« Vous voulez savoir si vous pouvez me croire ou pas, c'est ça ? Demanda doucement Drago qui n'osait pas croisé le regard de son ancien professeur de défense contre les forces du mal, qu'il avait souvent raillé sur ses vêtements vieilli et son apparence négligé.

- Oui. Répondit simplement Lupin.

- Vous voulez savoir quoi exactement ?

- Tout. »

Drago regarda Hermione qui lui lança un sourire encouragent.

« Tout, tout ? Insista Drago.

- Pourquoi tu acceptes de sortir avec une sang de bourbe et pourquoi tu refuses de devenir un mangemort après tout ce qui s'est passé l'an dernier ? »

Drago ferma un instant les yeux… puis décida, qu'en fin de compte, il devrait bien tout raconté un jour… Depuis le début. Il prit la main d'Hermione et lui caressa la paume.

« Okay… Mon père n'a jamais été un tendre. » Commença-t-il.

Hermione releva la tête vers lui, étonnée. Elle croyait qu'il parlerait des rêves ou de ce genre de chose… Mais non, il parlait de sa vie. Des choses qu'elle-même ne savait pas encore.

« Il était du genre à lancer un doloris pour un rien. Parce que j'avais pris le mauvais couteau pour couper le pain… ou parce que j'avais pas bien mis ma cravate. En fait, je ne lui en veux pas trop pour ça. Ça m'a forgé le caractère. Lancez moi un doloris… je ne ressens plus rien. »

Hermione frémit. Elle ne sut pas ce qui était le pire: ce qu'il racontait, ou le ton de banalité sur lequel il le racontait. Tout les autres avalaient ses paroles, sans oser l'interrompre.

« Ma mère est différente. Elle est juste passive. Mais elle l'aime, elle m'aime aussi je crois sauf qu'elle n'est pas très doué pour le montrer. Moi non plus d'ailleurs. Ajouta t-il en souriant à Hermione. Mais je m'améliore. En résumé, j'ai pas eu une enfance des plus joyeuses. Ça n'excuse pas tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai dis pendant ces seize ans… mais je crois que pendant les dernières années, j'ai beaucoup plus réfléchi à ce que mon père disait. J'ai réellement pris conscience qu'il racontait vraiment n'importe quoi parfois… et que finalement, il n'était qu'une minable loque qui se cachait dans l'ombre d'un sorcier plus puissant que lui. »

Sa voix frémissait de colère, mais il ne baissa pas les yeux.

« Et puis… j'attendais juste un coup de pouce pour sortir de là… un truc qui me donnerai vraiment envie de me battre. Je veux dire… je ne suis pas du genre à tout risquer pour rien. Je me serai battu pour quoi ? Et pour qui ? Pour quel genre de futur? Je n'avais rien à espérer. Et puis, cet été, j'ai fait un rêve… enfin un plus que rêve. Je l'ai tout de suite su. Il y avait un petit garçon… dans la première vision, il devait avoir quatre ou cinq ans. Je ne sais pas si tu as fait le même… dit il à Hermione.( elle fit signe que non, elle n'avait jamais vu Edward aussi jeune). Bref, il ne se passait pas grand-chose dans celui là… Mais en me réveillant, j'ai senti qu'il était différent. Sans savoir pourquoi… mais je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un… J'en ai fait un autre, ou il était un peu plus vieux, malade dans un lit d'hôpital… et là encore, j'ai vraiment eut le besoin de le protégé même si je ne le connaissais pas. J'ai compris que c'était mon fils. Ensuite, je suis revenu à Poudlard. Et bon, on était tout le temps ensemble avec Hermione… enfin je veux dire, on dormait pas très loin l'un de l'autre. Et puis, il faut dire qu'elle est mignonne. Expliqua-t-il, sous les rires des griffondors. Au début, c'était plus pour m'amuser, pour faire enrager Harry, pour la faire enrager elle… sauf que j'ai fini par me demander si ce n'était pas elle la mère du petit garçon. Edward. Notre fils. Et puis elle m'a parlé d'un de ses rêves un jour, et je l'ai repoussé. Parce que… Et bien, j'avais vraiment peur qu'il finisse dans un lit d'hopital comme je l'avais vu. Et elle est sortit avec Dreyfus… là je dois avouer que la jalousie a pris le dessus sur le reste… Après m'être excusé un bon millier de fois, elle m'a pardonné pour mes réflexions. Et on s'est embrassé. Et on a vu des choses.

- Des choses ? J'étais pas au courant! S'étonna Harry.

- Des flash sur notre futur. Et puis, voilà, on en est là. »

Après un court silence, Ginny demanda:

« Pourquoi vous ne nous dites pas ce qui se passe dans ces visions? »

Hermione regarda Drago.

« Parce que ça changera peut être les choses.

- C'Est-ce qu'il faut faire, Mione. Changer les choses. » Chuchota Drago.

Après l'avoir consulté du regard, il annonça.

« On cherche les Horcruses. Harry et Ginny, même si tu le sais déjà Harry, vous avez une fille: Isabelle. Elle a le même age que notre fils Edward. D'ailleurs, ils sortiront ensemble un jour…

- Se marierons, Dray. Je l'ai vu.

- Le mariage?

- Non, leur fils.

- Oh… bref… on vit ensemble au quartier général. Ron, tu pers l'usage de ton bras dans une bataille. Ginny… tu … »

Il n'osa pas continué, Harry le fit à sa place.

« Meurt. »

Ginny se blottit un peu plus contre lui.

« On changera les choses! Répéta-t-elle plusieurs fois pour s'en persuadé.

- J'espère. Harry… Tu meurs dans le combat final contre voldemort. »

Harry se leva d'un bond, poussant un peu Ginny.

« Pourquoi tu me l'as pas dis ? Tu l'as vu ?

- Cette nuit… Enfin j'ai vu ce qui précédait la bataille.

- C'est-à-dire ? Merde. Merde… Et Izzie… Qui va être toute seule…

- Avant, la bataille, l'organisation et tout ça… Tu me demandais de rester hors de la bataille… de m'occuper des élèves avec les plus jeunes. Car apparemment… je n'ai pas bien compris, mais tu étais fais pour mourir. Alors tu voulais être sur que je sois là pour m'occuper d'Izzie, et d'Hermione et des enfants. Ensuite, tu arrivais à convaincre Edward de rester avec moi, de ne pas trop s'ancré dans la bataille.

- Il y est ? Cria Hermione.

- Oui.

- Comment ? Pas avec mon accord!

- Mione, si tu veux mon avis, il ne doit pas être du genre à demander la permission pour quoi que ce soit. Enfin bref, ensuite j'ai rêvé de la fin de la bataille. Je ramenais le corps d'Harry dans la grande salle où étaient tous les morts. Mais Voldemort était vaincu.

- Beaucoup de morts? Demanda Gorge dont la voix tremblota légèrement.

- Assez pour recouvrir la moitié du sol de la grande salle… plus les blessés. »

Lupin serra les dents.

Ils se regardaient tous, sans osé parler… puis Kingsley chuchota:

« Le futur me parait bien sombre.

- Il l'est. Coupa Drago.

- Alors, je serrai ravi d'avoir un membre de plus parmi nous. » Souffla le grand noir.

Le blond lui sourit, alors que Lupin se rapprocher pour lui serré la main.

Note de l'auteur: Hello! J'espère que ce chapitre vous a plu! la suite de la discussion ce week je pense! Sinon, c'est la première fois que vous m'abandonnez sur les reviews! le chapitre prècédent était si nul que ça ? snifffff lol en plus pile pour ma semaine de bac! Vous voulez que je me suicide ou quoi ? XDBref, j'espère que vous serez plus généreux cette fois

Sinon, je suis en train d'écrire le chapter 17 (presque fini), mais jai pleins de projets d'autres fic! D'ailleurs, plusieurs OS sont disponibles de moi lol (un scorpius/Rose que j'aime beaucoup et un Ginny/Harry), ainsi qu'une nouvelle fic Rose/Scorpius. Je suis également en train d'écrire un Ginny Harry (après le tome 7, sans compter le 19ans plus tard). j'ai fini le chapter 1, mais je ne sais pas encore si je poste ou pas... Bref, j'écris pas mal Je suis inspirationnée (oui oui je suis en L XD) Mais, je vous rassure 'Pour lui nous nous aimerons' reste ma priorité!

Biz biz! n'oubliez pas un ptit review please (yeux du chat dans Schrek... ça s'écrit comme ça ? XD)

Kitty Malefoy