Auteur : The Shadow Bandit
Titre original : A moment in time
Titre en Français : Un moment dans le temps
Rating : M
Genre : Général/Romance
Couple : Draco M./Harry P.
État de la fic original : 35 (FINI)
État de la fic Française : 11; Traduits : 1 à 20, 22 à 34 ; En cours : 21, 35
Traductrices : Ju-chan et Mimi-chan ( Merci d'être là )
Bêta traductrice et correctrice : Remus James Lupin
&
Résumé : Harry apprend au cours de sa septième année que sa vie peut changer à jamais d'un seul coup. MPREG Harry/Draco
&.
Avertissement : Il s'agit d'un slash, donc relations intimes entre deux personnes du même sexe. En l'occurrence les personnes seront jeunes quand la relation commencera, donc si cela vous choque, passez votre chemin.
&
Disclamer : Les personnes ne nous appartiennent pas et nous ne gagnons pas d'argent là-dessus !
* petit mot d'Onarluca *
Nous recherchons de nouvelles traductrices ainsi qu'une ou deux bêta traductrices.
Attention, avant de vous engager, réfléchissez bien !!!!!
Certaines de nos traductrices sont parties sans rien nous dire, j'avoue être énormément déçu de cela, puisqu'elles peuvent partirent sans problème !!!!
Mais la moindre des politesses envers le groupe et surtout envers vous qui êtes les lecteurs. C'est de prévenir !!!!!
Donc nous nous retrouvons avec des chapitres non traduits et des fics qui font du surplace.
Si vous voyez qu'il n'y a pas de new's c'est 1 fois sur 2 à cause de cela, ou le chap prévu n'est pas arrivé, soit le chap n'est toujours pas revenu de la correction.
Désolé
* fin du petit mot *
Chapitre 12 : Explication
Draco fut soulagé quand le diner commença à tirer sur la fin. Cette femme, Nicole était trop présente pour qu'il puisse tenir. Bien qu'il su qu'il devait se sentir reconnaissant pour toute l'aide qu'elle avait apporté à Harry et ses fils, chaque fois qu'elle touchait le bras de Harry ou lui souriait durant le diner, Draco sentait sa tension augmenter. C'était surprenant comment ses yeux pouvaient aller du chaud et aimant quand il regardait Harry ou discutait avec les jumeaux, au froid comme la glace quand ils étaient dirigés vers une des autres personnes assises à la table. Draco sentait qu'il avait reçu plus que sa part de son mauvais regard et se demandait si Harry lui avait dit qu'il était l'autre père d'Evan et Matthew. C'était tout ce qu'il pouvait faire pour ne pas passer par dessus la table et supprimer son ricanement de son beau visage.
« Je vais montrer à cette salope à ne pas gâcher ce qui m'appartient » pensa Draco en lui-même, comme elle captura une fois de plus l'attention d'Harry avec une de ses histoires sur les exploits des jumeaux. Bien que Draco n'aimait pas la conteuse, il se retrouva à écouter avec une attention avide les histoires d'aventures et de méfaits des enfants qu'il ne savait pas exister il y a encore 24h. Regardant Harry par dessus la table, Draco vit la même émotion brillait dans ses orbites émeraudes comme il sentait bruler dans sa propre poitrine l'incontestable sentiment de fierté.
Peu après, les quatre hommes s'excusèrent et rejoignirent le bureau d'Harry pour continuer leur précédente conversation. L'atmosphère dans la pièce était tendu, le silence semblait s'étirer rendant les occupants plus lointain les uns des autres alors que quelques pieds seulement les séparaient.
Ne voulant pas que l'inconfortable atmosphère continue, Harry décida de faire la première tentative. « Alors qui veut me dire pourquoi vous êtes là tout les trois, bon sang, »
Draco garda prudemment le silence sachant qu'il ne voulait pas être le messager dans cette affaire et observa Severus qui avait été officieusement nominé pour être le représentant de Dumbledore et de l'Ordre.
Severus qui avait tout au long de la journée analysé son étudiant se retrouva presque perdu sur la façon de procéder. Harry avait clairement fait connaitre son opinion s'il recevrait les excuses du Monde Sorcier et, en particulier de Dumbledore. Pas que Severus blâmait le jeune homme. Non, Severus était conscient que le Monde Sorcier pouvait être inconstant, mais pas un n'aurait pu prévoir vraiment qu'ils se retourneraient si ardemment contre la seule personne en laquelle ils avaient plaçaient de si hauts espoirs.
« Écoutez, Potter, je sais que vous ne voulez vraiment pas entendre ça maintenant, mais j'ai besoin que vous me donniez votre parole que vous me laisserez au moins finir ce que j'ai à vous dire avant de nous jeter dehors. Je pense que vous serez intéressé par certaines de ces choses. »
« Je doute beaucoup Snape, que quoique ce soit que vous ayez à me dire puisse m'intéresser, mais je vous donne ma parole que, par courtoisie, je vous écouterai avant de renvoyer vos pauvres fesses en Ecosse. A la différence de certaines personnes, je ne voudrais pas être accusé de ne pas au moins écouter ce que vous pourriez m'annoncer. » Ricana Harry.
Severus acquiesça.
Sans regarder directement Harry, Severus décida de commencer par le début ; « Après votre évasion d'Azkaban, les Aurors et les membres de L'Ordre paniquèrent et commencèrent une grande recherche. Leur recherche était premièrement focalisée en Angleterre, Ecosse et Pays de Galle, spécialement les zones localisées prés d'Azkaban, Poudlard et Londres. C'était fait par rapport à votre forme d'animagus, ou ce qui était pris pour vous, s'échappant de la prison à pieds. Vous n'étiez pas supposer être capable de voyager très vite ou loin après avoir passé 18 mois dans cet enfer. Personne ne pensait que vous puissiez trouver un support quelque part, ce qui était une des choses troublantes qui ne sembla pas prendre de sens quand vous n'avez pas pu être rapidement localisé. »
Severus bougea sa tête légèrement pour ainsi pourvoir voir la réaction de Harry du coin de l'œil. « Enfin de compte, quand aucune trace de vous ne fut trouvée dans les endroits évidents, les recherches furent étendus à toute l'Europe. Après 6 mois de recherches infructueuses et de pistes inutilement suivies, ce qui restait du Ministère, parés l'attaque de Voldemort, arrêta ses efforts. Même l'Ordre ne fut pas capable de trouver un simple signe de l'endroit où vous pourriez être partit. En même temps, Voldemort renforça ses attaques sur les moldus et la Communauté Sorcières Européenne, sans que le Ministère ni l'Ordre aient les ressources de réagir, alors les recherches pour vous furent bientôt abandonnées. »
Snape s'arrêta pour accentuer son effet avant de reprendre. « Imaginez la surprise de tous quand, un peu plus d'un an après, durant un interrogatoire de routine d'un mangemort le Ministère tomba sur le fait qu'ils avaient à tort emprisonné le 'Garçon qui à survécu'. »
Le haussement de sourcils fut le seul signe qu'Harry eut même entendu, comme son visage restait sans expression en regardant par la fenêtre. Pour autant que les autres occupants de la pièce le sachent, mais la méditation de Harry sur le constant va et vient des vagues de l'océan aperçu par sa fenêtre était la seule chose gardant son émotion en lui. Harry savait qu'il devait être prudent, ou il pourrait rapidement perdre complètement le contrôle du fragile support qui l'empêchait d'exploser.
Harry essaya de se concentrer sur le son familier de la voix de Snape, pas tant sur les mots qu'il disait, d'essayer de passer à travers cette épreuve. Mais la voix de Severus ramenait beaucoup trop de souvenirs, classes de potion partagées avec ses amis étudiants, réunions de l'Ordre, séances d'entrainements tard la nuit, détention, les souvenirs continuaient juste à arriver jusqu'à ce que Harry se force à se concentrer plus fort. Repoussant les souvenirs dans cette boite au fond de son esprit où il entreposait tous ses instants de son autre vie, il fut enfin capable de ramener son esprit et d'écouter les mots que Snape lui disait.
« Le mangemort confessa finalement de nombreux crimes, dont pas le moins fut le meurtre de Ginny Weasley et Colin Crivey. Il fut capable de fournir beaucoup de détails sur la façon dont il avait monté le coup. Une fois que cette information fut annoncée, en accord avec vos aveux avant le procès, le Ministère détermina qu'ils avaient une fois de plus accusé un homme innocent. Vous fûtes immédiatement déclaré innocent et vos possessions vous furent rendues. Depuis ce temps, l'Ordre a repris encore une fois les recherches pour vous. »
« Qui ? »
Draco pensa pendant un instant qu'il avait seulement imaginé que Harry avait parlé, le mot avait été si doux et Harry avait été si silencieux et ce tout durant l'entière explication de Severus ? Quand personne ne répondit de suite, la question fut répétée et cette fois vous ne pouviez vous pas vous tromper sur le feu et la colère exprimés dans ce seul mot.
« Qui ? »
Snape se figea légèrement sous un troublant regard perçant, légèrement nerveux pour la première fois en présence d'Harry Potter. « Percy Weasley. »
Harry était si en colère, il sentit comme s'il était écartelé. « Cet essspéce de merde, il a tué sssa propre sssssoeur, » siffla-t-il certains mots semblant être presque dit en fourchelangue.
Le pouvoir brute qu'Harry irradiait était intense. Snape réalisa juste alors, pourquoi pendant toutes ces années Dumbledore avait insisté pour dire qu'Harry était la clé de la défaite de Voldemort. Personne ne pouvait vraiment résister à cette quantité de pouvoir et sortir victorieux. Harry était sans aucun doute le sorcier le plus fort encore vivant aujourd'hui, et peut-être même le plus fort depuis Merlin. Cette pensée l'excita et lui causa des inquiétudes. « Comment Dumbledore pouvait savoir que le pouvoir de Harry atteindrait une telle ampleur? Harry était l'Héritier de Gryffondor, tout comme James. Bien que James ait été un très puissant sorcier, sa force n'approchait pas ce niveau. Il doit y avoir quelque chose d'autre. Bien sur Harry a survécu au sort de la mort en étant un enfant, mais c'était largement dû au sacrifice de sa mère, non ? » Snape fut interrompus dans sa propre conversation privée comme le pouvoir dans la pièce continua de surgir jusqu'à ce qu'il atteigne des proportions insupportable.
« Harry s'il te plait calme-toi, Cet enfoiré a eu ce qu'il méritait. Il est mort, donc il n'y a rien que tu puisses faire maintenant, » dit Draco, essayant de calmer l'homme aux cheveux noirs ainsi ils pourraient continuer avec leur explication. Draco n'était pas préparé cependant quand Harry tourna son visage vers lui. Draco sentit comme s'il regardait dans des yeux d'un serpent venimeux, paralysé et incapable de bouger sous ce regard vénéneux.
Autant Draco ne pouvait supporter les Weasley, il s'était sentit presque désolé pour la famille quand la nouvelle avait éclaté que Percy n'était pas seulement un serviteur de Voldemort, mais avait aussi participé étroitement à la mort de sa seule sœur. La même nuit après que Dumbledore ait annoncé qu'Harry était innocent, le Phénix rejeta l'Ordre demandant que la famille Weasley reste en arrière. Ce fut alors qu'il apprit la nouvelle à Bill, Charlie, George, Fred, Ron et Hermione.
Mrs Weasley ne fut plus jamais la même après ça, la perte de sa seule fille, et, plus tard, de son mari pesa lourdement sur elle, mais elle avait au moins la satisfaction de savoir que éventuellement leurs morts seraient vengées. L'impassable trahison de Percy qui non seulement avait tué sa fille, mais aussi effectivement tué la relation entre elle et le garçon qu'elle considérait comme son fils adoptif brisa son esprit. Plusieurs jours elle resta perdue dans ses propres souvenirs de temps plus heureux. Draco avait même entendu une rumeur qui courait que durant un de ses rares moments de clarté, elle avait même attenté à ses jours. Il n'était pas sur qu'elle sache que George avait aussi été perdu pour la cause il ya seulement un petit mois.
Harry se détourna brutalement de Draco et marcha vers son bar et se servit un verre. Après avoir pris une longue gorgée, il retourna à son bureau où il s'assit une fois de plus indiquant d'un mouvement de main à Snape de continuer son explication, l'énergie dans la pièce diminua aussi vite qu'elle était montée.
Regagnant rapidement son calme, Snape continua. « Comme je disais, nous renouvelions nos recherches. Durant la dernière année, nous avons suivis pas moins de trente possibles signes d'Harry Potter, chacun d'eux s'avérant faux. C'était surprenant, vraiment, quand ce fut par des moldus que nous fûmes capables de vous localiser. »
« La chanson. »
« Oui, Harry, les paroles de la chanson étaient les mêmes que celles que vous aviez écrites sur le mur de votre cellule? Surement que vous saviez que quelqu'un additionnerait 2 et 2 et suivrait la piste. »
Harry haussa les épaules. « Je pense que c'était une combinaison d'arrogance et de fierté. J'ai joué la première fois cette chanson pour le groupe il ya deux ans, finalement capable de mettre les paroles qui me hantaient en musique. Je savais alors que je ne serais jamais capable de sortir la chanson, mais le groupe l'adora. Nous l'avons joué à quelques uns de nos concerts ici aux States et les fans sont devenus fous. Je voulais jouer cette chanson même si personne en l'entendant ne comprendraient. Comme j'ai dit, j'étais arrogant. Je n'avais jamais prévu que quelqu'un puisse associer les paroles avec Azkaban et regarderait une musique Award moldu. » Harry dit ça avec un sourire penaud.
« Et tu es presque passé au travers avec. » Sirius sentit que c'était le bon moment d'ajouter ses deux pièces. « Si Hermione, avec Ron, n'avait pas rendu visite à ses parents au moment où ils passaient ton interview dans cette machine à images, nous n'aurions jamais entendu cette chanson et fait la connexion avec Emrys Kingston. »
Le sourire s'évanouit du visage d'Harry quand Sirius mentionna ses deux meilleurs amis étudiants. Quand Draco vit le regard noir sur le visage d'Harry, il voulut frapper Black pour avoir mentionné deux des personnes qu'Harry tenait largement responsable de son emprisonnement.
Cependant Sirius n'eut pas besoin de Draco pour le frapper, comme il réalisa son erreur aussitôt que les mots sortirent de sa bouche. « Écoutes Harry, je suis désolé. Je ne voulais pas les mentionner juste à l'instant. »
Harry se détendit aux excuses de son parrain. C'était une chose de traiter avec Sirius, Severus et Draco, les trois seules personnes dans le monde sorcier qui ne l'avaient pas condamné d'avance, mais il ne pouvait pas encore penser à quelqu'un d'autre. Spécialement deux personnes qui avaient promis d'être toujours là pour lui et puis ils s'étaient retournés contre lui sans lui laisser donner sa version de l'histoire.
« Donc, vous m'avez trouvé, maintenant et puis quoi ? » Harry regarda fixement son ancien maitre de potion. « Pourquoi êtes-vous là ? »
Draco soupira. Il savait qu'il était probablement le mieux placé pour expliquer pourquoi l'Ordre voulait trouver Harry. Draco passa une main dans ses cheveux. « Écoutes Harry, tout d'abord, je voudrais te dire que quand l'Ordre annonça qu'ils pensaient t'avoir trouvé, j'ai avancé que nous devrions juste te laisser. »
Harry parut surpris à ça. « Tu ne voulais pas me trouver ? »
« Si... je veux dire. Non... je... je... » Draco s'énervait, ça n'allait pas dans le sens qu'il voulait. « Si Harry, je voulais te trouver, vraiment. Je rêvais de te retrouver un jour et que tous les deux on s'enfuyait ensemble quelque part. Mais non, je ne voulais pas que l'Ordre te trouve. »
« Pourquoi pas ? »
« Ce n'est pas important pour l'instant, je te le dirais plus tard. J'étais hors voix. Il fut décidé que nous t'approcherions pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour te faire savoir que tu étais officiellement déclaré innocent. Tu n'es plus considéré comme un fugitif donc tu n'as plus à maintenir ton faux nom si tu n'en as pas envie. Aussi que toutes tes possessions, plus des compensations pour ton incarcération injustifiée, ont été remis sous ta garde. Plus important cependant, nous sommes ici pour t'offrir des excuses de la part de l'Ordre du Phoenix en entier et de la communauté magique générale pour la manière dont tu as été traité. »
Harry serrait son verre si fort que ses jointures étaient blanches. « Eh bien si ce n'est pas gentil ? » s'arrangea-t-il pour ricaner après que Draco ait offert les excuses. « J'espère qu'ils n'ont pas vraiment cru que j'allais les accepter, c'est un tout petit peu trop tard. »
« J'ai dit à Dumbledore que je pensais que tu n'accepterais pas leurs excuses, mais il a insisté pour que nous venions quand même, » ajouta Draco doucement.
Une fois encore, le silence emplit la pièce, comme les quatre hommes assit là, se demandaient à quoi les autres pensaient et plus important, où aller à partir de là. Tant avait été dit mais plus avait été non dit.
Après prés de dix minutes, Harry regarda ses invités. « Pas pour être impoli ou quoi, mais maintenant que vous avez fait ce qui avait été demandé, pourquoi êtes-vous toujours là? Je ne vais pas accepter les excuses de Dumbledore ou du Ministère ; donc si c'est tout pour quoi vous êtes venus, vous devriez partir. »
Avalant fort pour ignorer la soudaine douleur dans sa poitrine causée par Harry en lui demandant de partir, Draco leva les yeux pour regarder de nouveau le seul homme qui tenait son futur dans ses mains. Les yeux gris rencontrèrent des émeraudes comme la douleur et la solitude des dernières années flottaient entre eux les laissant tout deux vulnérables. « J'ai peur Harry, qu'il y ait une autre chose dont nous avons besoin de discuter avant que nous ne retournions à Poudlard. » Sans se détourner de la tempête tourbillonnante dans ses orbes grises, Harry acquiesça.
« Te souviens-tu quand nous étions à New York, et que je t'ai dit que la guerre commençait à mal aller pour la lumière ? » N'attendant pas de réponse d'Harry, Draco continua. « Eh bien, les choses ont empiré au cours des trois dernières années ; largement empiré. Le Lord Noir a prit la plupart de l'Europe et le seul endroit sûr pour les sorciers, en Angleterre ou en Ecosse, pour ceux qui n'ont pas pactisé avec Voldemort, est Poudlard. Bien sur, ce n'est plus une école. Comme les installations sont utilisées maintenant pour abriter des familles entières, comme un hôpital médicalisé et les préparatifs de guerre. Tant de personnes ont été perdu pour la cause Harry, parfois des familles entières. Plutôt cette année, Severus a été découvert comme espion, et il a tout juste réussi à sauver sa vie. »
Harry regarda surpris le grand homme aux cheveux sombres. « Qu'en est-il de toi, Dray, espionnes-tu toujours le vieux fou ? »
« Oui Harry, bien que l'Ordre ait d'autres contacts dans les bas rangs des Mangemorts, je suis le seul dans le cercle fermé. »
En entendant cette inattendue part de nouvelle, Harry plaça juste sa tête dans ses mains et la secoua lentement, comme pour la nier.
Finalement, Harry arrêta de secouer sa tête et leva ses yeux perçants vers Draco. « Alors, qu'est-ce que tout ça à avoir avec moi ?»
« Dumbledore a toujours l'impression que tu es la seule chance que nous ayons de battre Voldemort. Il a peur que tu refuses de revenir en Ecosse avec nous pour nous aider dans ce combat qui c'est terminé pour la lumière. Nous pourrions aussi bien nous tourner vers Voldemort maintenant. »
Il n'y eu aucun doute sur la colère qui se déversa de Harry comme il se levait et commençait à marcher de long en large. « Donc laissez-moi comprendre. Dumbledore vous a envoyé ici pour s'excuser afin de me convaincre de retourner en Angleterre pour que je puisse reprendre ma place comme son petit héros et battre le méchant, c'est ça ? »
Draco hésita face au ton mordant d'Harry. « C'est ce que j'ai pensé la première fois qu'il nous a dit de venir ici et de te trouver. Cependant, il a juré qu'il ne voulait pas t'utiliser. C'est à peu prés pour cela que je ne voulais pas que l'Ordre te trouve. Je savais qu'ils allaient essayer de t'entrainer dans l'enfer que notre monde est devenu. Mais, Harry, tu dois écouter. Je ne me serais même pas approché de toi avec ça si ça n'avait été une urgence. Nous perdons, Harry. Nous perdons méchamment. C'est seulement une question de temps avant que Voldemort viole les défenses de Poudlard et une fois qu'il l'aura fait, les dernières résistances auront disparus. »
« Pour récapituler donc, Dumbledore vous a envoyé ici pour me demander de retourner à Poudlard afin que je risque probablement ma vie pour sauver les vies des mêmes personnes qui m'ont tourné le dos quand j'avais le plus besoin d'eux. Les mêmes personnes qui me croyaient capable de tuer de sang froid et m'ont condamné pour ça. Maintenant quand ça leur convient, ils veulent que je revienne et tue le grand méchant gars afin qu'ils n'aient pas à le faire. Ils me demandent pratiquement de tuer sur commande. Quelle bande d'hypocrites. »
Draco se sentit furieux contre Dumbledore pour l'avoir mis dans cette position. Ce n'était pas comme ça qu'il voulait être réuni avec l'amour de sa vie. Honteux, il baissa la tête et soupira. « Ouais, je crois que tu pourrais le voir comme ça. » Levant la tête afin de regarder directement Harry, il ajouta. « Mais la vérité est que nous avons besoin de toi, Harry. Sans toi, tant d'autres gens vont mourir, des gens innocents ainsi que des enfants. Harry, s'il te plait au moins considères ça. »
L'air suppliant sur le visage de Draco fit plus pour Harry que les mots n'auraient jamais pu. « Je ne sais pas quoi te dire. S'il n'y avait que moi à considérer, alors peut-être je serais revenu, mais j'ai deux enfants à présent. Mes fils signifient tout pour moi et je leur ai promis une enfance comme je n'en ai jamais eu. Je ne pourrais pas tenir cette promesse si j'allais en Ecosse, ou pire encore, mourrais. »
« Tu pourrais emmener Matthew et Evan avec toi, à Poudlard. Ils ont beaucoup de crèches mises en place pour surveiller les jeunes enfants pendant le jour ou la nuit quand leurs parents sont appelés ailleurs. »
Harry était incrédule, ne venaient-ils pas de dire que les défenses autour de Poudlard étaient en danger de disparaitre, et maintenant ils voulaient que Harry risque sa famille en les mettant à un endroit semblant être attaqué ? « Je refuse d'exposer Evan et Matthew dans ce genre de danger. Ils ne connaissent rien sur la vie là-bas et je ne vois aucune bonne raison de les exposer à ça maintenant. »
Son cœur balança pour Harry quand Sirius vit dans quelle détresse son filleul se mettait à la pensée de mettre ses enfants en jeu. Sirius marcha et s'agenouilla là où Harry s'était assis. Sachant que c'était leur seule chance, il savait qu'il devait faire quelque chose. « Harry, nous n'avons aucun doute sur le fait que tu tiens à ta famille, et si tu ressens ça si fort, peut-être devrais-tu les laisser ici jusqu'à ce que tout soit finis. Mais avant de prendre une décision, penses à ça, depuis que cette deuxième guerre avec Voldemort a commencé, il a tué prés de 200 enfants sorciers qui n'étaient même pas assez âgés pour recevoir leur lettre de Poudlard. Prés de 200 enfants comme Matthew et Evan ne pourront jamais grandir, jamais aller à Poudlard, ou tomber amoureux et fonder une famille à eux. Je ne sais même pas quel est le nombre de moldus morts, mais je sais que c'est presque autant que celui des sorciers, si ce n'est plus. Je sais que nous n'avons pas le droit de te demander quoique ce soit, mais s'il te plait considères le retour. Il reste encore 1000 enfants qui ont le potentiel de devenir sorcière ou sorcier, mais pas si tu ne nous aides pas. »
Personne ne fut capable de rester de marbre devant le touchant discours de Sirius. Harry fut surpris que la main qu'il avait glissée sur l'épaule de son parrain tremble légèrement. « Sirius, je suis désolé que ce soit si affreux pour tout le monde. Mais tu dois comprendre, je dois faire passer en premier les besoin de ma famille. Écoutes, je ne vais pas vous donner une réponse finale ce soir, comme nous sommes tous assez émotionnellement secoué. Et j'ai besoin d'un peu de temps pour réfléchir. Beaucoup de chose sont arrivés aujourd'hui dont je n'étais pas préparé. J'ai besoin d'une chance de penser à tout ça clairement. Si vous vouliez bien rester un jour ou deux de plus pour me donner une chance de travailler quelques trucs à part. Je ne peux rien vous promettre pour l'instant mais je vous donnerais une réponse dans quelques jours. »
Draco soupira de soulagement comme il vit Severus acquiesçait au plan de Black. La réponse d'Harry était bien meilleure que le « non » rapide qu'il avait anticipé. Ainsi, au moins, même si Harry décidait de ne pas revenir avec eux, il avait quelques jours à passer avec Harry et voir ses fils même si c'était seulement de loin.
À suivre.
