Bonjour :) Vous allez avoir envie de me tuer, je comprends et j'en suis dé-so-lée ! Maaaaais, je ne savais pas où caser ce passage autrement qu'ici pour ça reste tout de même assez fluide dans le récit... ! Et, étant donné que j'avais cette scène en tête dès le début de la rédaction de Vapeurs de Whisky c'était impensable pour moi de la mettre à la trappe... T-T


Chapitre 12


La veille, à Central.

- Votre jeu devient de plus en plus prévisible, Général Roy Mustang.
- Ce qui rend le votre encore plus transparent, Généralissime Grumman.

Le brun déplaça son pion et esquissa un sourire vainqueur sur son visage.

- Échec et Mat !
- Bien joué, rit le vieil homme en regardant le plateau. Vous avez d'avantage protégé votre Reine aujourd'hui.

Roy sourit en coin, ce qui n'échappa guère à Grumman qui congédia ses assistants du bureau. Il posa ensuite son regard sur la main du brun, ses doigts jouant avec sa pièce fétiche. Le Chef d'Etat reposa consciencieusement les pièces sur l'échiquier.

- Comment se porte ma petite-fille ? Je suis surpris de ne pas la voir en votre compagnie.

Le brun posa la pièce et laissa le moustachu faire le premier mouvement.

- Elle va bien, répondit simplement Roy en avançant à son tour une pièce.
- Votre visite a éveillé ma curiosité, Mustang. Je risque de vous décevoir en vous disant que je suis encore loin de la retraite !

Il laissa échapper un éclat de rire tandis qu'ils continuaient leur partie.

- A vrai dire, votre place m'arrange, avoua l'Alchimiste.
- Hum... Intéressant...

L'homme caressa sa moustache et déplaça un pion, éliminant celui du plus jeune qui observait le tablier d'un air déterminé. Il ne devait pas perdre cette partie.

- Avant ma mutation sur Central, lorsque j'ai été promu Colonel, vous m'aviez posé une question...
- C'était votre première victoire ! se rappela le vieil homme.

A travers ses petites lunettes rondes, il ne pouvait loupé le sourire en coin mal caché de son subordonné. Il avait cette lueur dans le regard, celle qu'il avait eu lorsqu'il voulait faire muter avec lui son équipe.

- Je vois, à propos de ma petite fille, sourit-il en ajustant ses lunettes sur son nez. Je pensais ne plus jamais avoir ce genre de discussions avec vous.

Les deux hommes restèrent silencieux un moment, le brun cherchait ses mots avec soin, tout en essayant de tirer avantage dans la partie. Le plus vieux l'observait attentivement, cette situation l'amusait énormément. Il n'y avait rien de plus distrayant qu'une partie avec Roy Mustang. Ce dernier s'accouda sur la table.

- Je ne pensais pas avoir à vous poser cette question aussi vite...

Le Général ancra alors ses deux obsidiennes dans les yeux de son aîné et gonfla son torse pour se donner du courage.

- Je viens vous demander la main de Riza.

Un nouveau silence s'installa, pesant, mais Roy ne lâcha pas prise, plus déterminé que jamais. Il n'y était pas allé par quatre chemins, mais il ne voyait aucune raison de le faire face à un homme comme Grumman. Ce dernier éclata alors de rire.

- Comme si vous aviez besoin de venir me demander ma bénédiction !

Mustang soupira discrètement de soulagement. Grumman était tellement imprévisible, tellement joueur qu'il avait parfois du mal à le cerner. Certains le disaient sénile, mais lui pouvait parfaitement voir qu'il avait encore toute sa tête.

- Vous connaissez cette loi, les relations entre membres d'une même unité sont interdites...

Grumman laissa échapper un nouveau rire. Ce gamin était passionnant.

- Continuez.
- Vous êtes le seul à pouvoir rendre cette union possible. L'armée n'aimerait pas perdre un soldat tel que le Lieutenant Hawkeye. Et vous n'aimeriez pas voir votre petite-fille dans une situation délicate...
- Et elle n'accepterait jamais de ne plus pouvoir vous seconder, concéda le plus vieux. Mais vous ne me dites pas tout. Quelle est la raison de votre précipitation ?

Le brun se concentra sur la partie un moment pour effectuer son nouveau mouvement. Il était dans une situation critique et devait arranger ça avant d'être capable d'en dire plus. Il déplaça alors son cavalier.

- Riza est tombée enceinte.

Le silence se fit maître à nouveau, un sourire naquit sur les lèvres du Généralissime, rendant le plus jeune de plus en plus perplexe. Mais il resta confiant, sa détermination ne lui ferait pas défaut si facilement.

- Vous n'êtes décidément pas du genre à faire les choses comme les autres, déclara Grumman en jouant. Vous me mettez dans une situation délicate.

Roy sourit en coin en constatant que la partie était à nouveau gagnée pour lui lorsqu'il effectua le dernier mouvement décisif.

- Encore perdu ! Vous avez fait des progrès ! s'exclama le Généralissime en notant sa nouvelle défaite dans son carnet. Concernant ma petite-fille... Je suppose que la situation me laisse dans l'impasse. Qu'attendez-vous de moi, exactement ?
- Je veux m'assurer que nous conserverons tous les deux notre poste au sein de l'armée. Ma réputation en pâtira sûrement, ou décollera. C'est un gros risque à prendre, mais je suis prêt à en assumer les conséquences.
- Qu'en pense Riza ? Même si je suppose qu'elle n'est pas au courant de votre décision, étant donné son absence.
- Je préférerai que ma demande en mariage soit une surprise... C'est son anniversaire, demain.

Un léger sourire rêveur illumina son visage, l'idée de ce moment le rendait fou de joie.

- Si l'ancien Führer a pu faire passer sans soucis l'extermination d'un peuple entier, un mariage ne devrait pas trop faire remuer les chaumières.
- Je suis conscient de l'agitation que cela pourra créer...

Contrairement à Roy, Grumman ne semblait pas inquiet, bien au contraire. La routine s'était installée à Central et la simple idée d'être grand-père ravissait le vieil homme. En particulier s'il s'agissait de Roy Mustang dans le rôle du père.

- J'aurais été déçu si un autre homme serait venu me demander la main de ma petite-fille... Vous m'accordez une dernière partie ?

Le brun hocha la tête, le sourire aux lèvres. Une nouvelle partie était gagnée ! Il lui manquait plus qu'à affronter Riza après être parti aussi vite, ce qui lui fit perdre son sourire quelques secondes. Mais il était confiant, il savait déjà comment se faire pardonner.


La conversation des deux hommes fait référence au chapitre 25 du manga ! En retombant dessus, ça m'a inspiré. Je trouvais ça plus sympa qu'un simple discours rapporté et j'adore le caractère complètement décalé de Grumman ! Pour me faire pardonner, je mettrais le prochain chapitre dès demain au lieu de lundi ! Par contre après le chapitre 14 n'est toujours pas fini donc il faudra patienter ^_^