Chapitre12: J'ai un rêve

Christine pénétra dans le théâtre. A l'intérieur une odeur de vieux bois et de poussière était persistante. Ce lieu de spectacle n'était pas très entretenu. Situé à la périphérie de Paris, il ne devait recevoir que la petite bourgeoisie qui venait s'y distraire occasionnellement, le soir. Firmin et André avaient réussi à trouver une salle à moindre frais pour faire passer les auditions.

Elle observait cet endroit avec curiosité mais aussi avec appréhension. Elle fut tirée de ses pensées, en entendant un raclement de gorge.

« - Hmm... hmm...

- Oh pardon, je ne vous avais pas remarqué... »

Christine ne put s'empêcher de trouver sa phrase stupide car, à côté d'elle, se trouvait un homme d'âge mûr, à la corpulence très volumineuse. Il était assis à une petite table et ne daigna même pas la regarder. Il était plongé dans des papiers.

« - Qu'est-ce que vous voulez? Demanda-t-il sèchement.

- Je... euh... je suis là pour l'audition, répondit Christine d'un ton légèrement hésitant. »

L'homme soupira d'agacement.

« Encore une, dit-il, à voix haute, comme s'il se parlait à lui-même. »

Puis, il s'adressa à Christine.

« - Les danseuses, on les a déjà auditionnées. Y faudra r'passer à l'Opéra quand y sera ouvert.

- Mais je ne viens pas pour faire partie du corps de ballet. Je viens pour être auditionnée pou le chant.

- Écoutez ma p'tite dame, il fallait s'inscrire au préalable. L'avez-vous fait?

- Euh... je ne sais pas. »

Christine était décontenancée. Erik ne lui avait pas parlé d'une inscription. Elle ne pensait pas qu'il aurait été si difficile d'accéder seulement dans le théâtre. Mais elle se reprit. Si Erik avait tout prévu, comme il le faisait toujours, il devait avoir envoyé sa candidature.

« - Je suis le directeur du théâtre. C'est moi qui ai reçu le noms des candidates, alors vous vous êtes inscrite ou pas?

- Oui, finit par dire Christine, d'une voix sèche et ferme. »

Ce n'était pas cet homme bouffi qui allait empêcher Erik et elle d'accéder à leur rêve.

« - Votre nom...

- Da... »

Le sang de Christine ne fit qu'un tour. Elle avait failli trébucher à la première épreuve. Elle se maudit intérieurement.

« Delahay... Erika Delahay... J'auditionne pour être première soprane. »

A ce moment-là, le bonhomme releva pour la première fois la tête de sa paperasse et examina la jeune femme. Cette dernière se redressa fièrement pour appuyer la véracité de ses propos.

Ainsi était-ce l'identité qu'Erik lui avait choisi et qu'elle s'était entraînée à porter, trois jours durant.

« Ouais, votre nom me dit quelque chose. J'crois l'avoir vu dans mes papiers. »

Il farfouilla sur sa table et en sortit une feuille où il cocha un trait dessus. Puis, il détailla entièrement Christine, de ses petits yeux porcins.

« Vous savez, y faut savoir chanter pour avoir un tel rôle. Vu votre physique, vous devriez mieux être danseuse... »

Christine fit machinalement un pas en arrière de dégoût, face à la luxure qui brillait dans le regard de cet homme. Elle allait répliquer du mieux qu'elle put, lorsqu'une porte s'ouvrit à la volée, près d'eux. Une jeune femme blonde fit son entrée et passa devant le directeur et elle, sans même leur adresser un regard.

Christine resta interdite. Meg Giry venait juste de croiser sa route et cela l'exalta. Jamais elle n'avait été si longtemps séparée de sa meilleure amie. Elles avaient été inséparables, depuis qu'elle était arrivée à l'Opéra, après la mort de son père.

Elle avait souvent pensé à Meg, pendant ces trois mois et de voir sa presque soeur lui fit le plus grand bien et la conforta dans sa démarche. Cependant, si Christine s'était transformée de manière volontaire, Meg, elle aussi, avait beaucoup changé. Elle portait une robe noire, très raffinée. Ce qui lui confirma qu'elle portait encore son deuil. Elle put distinguer que le jeune ballerine avait le visage très pâle et les traits tirés. De profondes cernes creusaient son regard. Ses cheveux était ramenés en chignon, ce qui surprit Christine car jamais Meg ne se coiffait de la sorte. Mais ce qui la bouleversa le plus, c'était ce ventre légèrement arrondi qui saillait sous sa robe. Comment diable Meg pouvait-elle être enceinte?

Mais Christine n'eut pas le temps de pousser plus loin ses interrogations car Madame Giry finit par apparaître à la suite de sa fille. Elle aussi ne lui prêta pas attention.

« Meg, je t'en prie, attends! »

Meg, près de la porte principale finit par se retourner. Elle était visiblement en colère.

« - Qu'y a-t-il de plus à ajouter, Mère? Je crois que j'ai le droit de venir voir les auditions. Ne pensez-vous pas? Déjà que je n'ai pu venir voir les danseuses tout à l'heure...

- A quoi bon, Meg? Tu n'appartiens plus à ce monde. C'est terminé, dit Antoinette Giry, en montrant le ventre de sa fille.

- Et que dois-je faire alors? Jouer les femmes modèles dans mon boudoir en attendant que mon mari finisse gentiment par rentrer à la maison! »

Madame Giry p^rit avec soudaineté le menton de sa fille dans sa main et la regarda avec autorité.

« Tu dois tenir ton nouveau rang, lui dit-elle sèchement. »

Elle jeta un rapide coup d'oeil à Christine et au directeur et ajouta à voix basse.

« Ta place n'est plus ici, Marguerite, alors accepte ta bonne fortune. Rentre à l'Hôtel de Chagny et fais ce que seul ton état exige: repose-toi. »

Christine avait gardé l'oreille tendue et put entendre les mots de la chorégraphes. Elle ne pouvait y croire. Meg était-elle vraiment mariée à Raoul, comme elle semblait l'avoir compris? Alors qu'elle avait disparu depuis peu et qu'ils étaient fiancés?

Madame Giry ajouta à l'attention de Meg, à voix haute.

« Tes chevaux doivent t'attendre devant le théâtre, Meg. Nous nous reverrons ce soir pour le dîner organisé par la vicomtesse Eugénie. »

Meg ne pipa mot. Les yeux au bord des larmes, elle finit par sortir.

Madame Giry resta devant la porte, en se passant la main sur son front, comme pour essayer de faire disparaître de son esprit la confrontation qu'elle venait d'avoir avec sa fille. Christine ne cessait de la dévisager, comme si cela l'aiderait à comprendre les raisons d'un tel bouleversement. En trois mois de temps, le monde qu'elle connaissait avait volé en éclats et avait fait place à un univers qui lui était totalement étranger.

Soudain un nouveau raclement de gorge du directeur la ramena à la réalité. Ce qui sembla être aussi le cas de la chorégraphe.

« - Qu'y a-t-il, Monsieur Mervin?

- Ce qu'il y a c'est que le d'moiselle ici est venue auditionner...

- Ah je vois. Excusez-moi, Mademoiselle. Je suis Madame Giry, chorégraphe de l'Opéra Populaire. »

Madame Giry se rapprocha d'elle et se figea quelques instants, en dévisageant Christine.

« - Est-ce que nous nous sommes déjà rencontrées? Finit-elle par lui demander.

- Non! répondit la jeune femme, un peu précipitamment. Non, répéta-t-elle plus calmement. C'est la première fois que je viens dans la capitale. »

Un éclair sembla traverser les yeux de la directrice du corps de ballet.

« - Vous voulez devenir première soprane?

- Oui, Madame.

- Suivez-moi. Les auditions sont sur le point de commencer. »

Madame Giry la mena dans le couloir principal et lui ouvrit la porte qui menait à la salle de spectacle. Plusieurs personnes étaient déjà présentes, assises devant la scène. Aucune n'avait remarqué leur venue, depuis l'arrière de la salle car une dispute semblait venir d'éclater entre une femme et deux hommes.

Christine ne mit pas longtemps à reconnaître l'identité de la femme, sans avoir à la détailler. Sa voix était reconnaissable entre toutes. Cette voix nasillarde, haut perchée et cet accent italien: il s'agissait de la Carlotta.

Elle ne portait plus le deuil de Piangi et affichait une robe d'un rose criard. Elle était en grande discussion avec Firmin et André.

« - ... Mais je suis la première soprane! Comment osez-vous conspirer contre moi pour me remplacer?

- Mais, très chère, vous savez bien que vous avez démissionné après la tragédie... Nous nous devons de trouver une nouvelle diva pour l'Opéra, expliqua André.

- De plus, nous vous avons demandé de revenir et vous nous avez toujours répondu par la négative, appuya Firmin.

- Je suis la plus grande cantatrice de la capitale! Votre offre n'était pas assez intéressante. Je pensais que vous seriez assez intelligent pour vous remettre en question.

- Avec la réhabilitation de l'Opéra, nous ne pouvons pas nous permettre de vous offrir le même salaire qu'à l'époque. Notre assurance ne prend pas en charge tous les frais des travaux. Il nous faut faire des concessions... continua Firmin, toujours porté sur les problèmes financiers.

- A vous de voir. Soit vous embaucher une parfaite inconnue et vous ne remplirez pas votre salle, soit je reviens à l'Opéra avec mes conditions et vous rentrez dans vos frais. Tout le monde viendra applaudir la Carlotta.

- Là, elle n'a pas tort, André, rétorqua Firmin.

- Je suis irremplaçable, continua la diva italienne. Voyez ce qui a fini celle qui a voulu prendre ma place! »

A cet instant, tout le monde se figea. Le malaise s'installa dans la salle. Apparemment, le drame qui avait suivi l'incendie était un sujet tabou, pour tous ceux qui l'avaient vécu. Christine, qui s'était assise au fond de la salle pendant l'altercation, s'enfonça dans son siège pour être la plus discrète possible.

« Allez au Diable! » Entendit-on provenir d'un siège au deuxième rang. Le sang de Christine ne fit qu'un tour et elle devint livide. Raoul... Raoul était là, dans cette pièce.

« Retournez en Italie pour vider votre venin, langue de vipère! Nous n'avons pas besoin de vous ici... »

Christine était décontenancée par la voix de son ancien fiancé. Elle était pâteuse... Il employait un vocabulaire qu'elle ne lui avait jamais entendu utiliser. Il semblait... ivre.

« Mes chiens et ma boîte! Hurla Carlotta, d'un claquement de doigts à ses domestiques. »

Elle était déjà en train de remonter l'allée pour s'en aller.

« Bon débarras! Grommela Raoul »

« Mademoiselle Diuticelli, revenez! Je suis sûre que nous allons trouver un arrangement, implora André. Nous avons besoin de vous pour rendre à l'Opéra sa splendeur d'antan! »

La Carlotta s'arrêta à la hauteur de Christine et se retourna vers les deux directeurs.

« Je reviendrai si vous annulez cette audition. L'Opéra n'a pas besoin de quelqu'un d'autre que moi! »

Firmin et André se regardèrent, interrogateurs. La diva avait finalement plié plus facilement qu'ils ne l'auraient cru et peut-être sans devoir trop débourser...

Madame Giry se racla la gorge et tous se tournèrent vers elle.

« - Qu'y a-t-i, Madame Giry? Demanda Firmin, en soupirant.

- Excusez-moi d'intervenir mais, à mon avis, il me semble plus judicieux de maintenir cette audition. Si Mademoiselle Diuticelli reprend son poste, il serait prudent de lui trouver une doublure... au cas où. »

Le regard d'Antoinette se posa sur celui de Christine, qui détourna immédiatement les yeux ailleurs.

« - Quoi? Hurla la Carlotta.

- Prima-Donna, Madame Giry a raison, dit André, d'une voix calme. Nous savons qu'aucune autre soprane n'atteindra votre perfection mais réfléchissez. Avoir une doublure vous permettrez de vous reposez et de répondre à vos admirateurs. Votre doublure s'occupera des représentations mineures. L'Opéra pourrait présenter un spectacle dans l'après-midi. Et vous serez la perle des grandes représentations du soir, face à un public de la haute société... Votre loge sera la plus grande de toutes et vous aurez une voiture personnelle. Votre cocher particulier viendra vous chercher. Prima-Donna, personne ne peut vous égaler! »

La Carlotta resta songeuse, pendant de longues secondes.

« Soit... Très bien... Je reste. Mais je veux avoir mon mot à dire sur celle que vous choisirez! »

Firmin et André hochèrent la tête en coeur pour acquiescer. Triomphante, la Carlotta remonta l'allée vers la scène et s'installa au premier rang.

« De toute façon, aucune doublure n'aura à me prendre ma place, puisqu'il n'y a plus aucun Fantôme pour hanter l'Opéra, dit-elle à voix haute en jetant un coup d'oeil à Raoul. »

Celui-ci lui jeta un regard noir et serra ses poings.

« Mesdames, Mesdemoiselles, finit par dire Madame Giry aux femmes, assises dans la salle et qui attendaient d'auditionner. Je suis désolée mais il semble que l'Opéra à trouver sa première soprane. Le seul poste qui reste à pourvoir est celui de doublure de Mademoiselle Diuticelli. »

Un brouhaha se fit entendre et plusieurs jeunes femmes mécontentes quittèrent la salle. La déception envahit Christine. Encore une fois, son rêve semblait lui filer entre les doigts mais elle décidé de rester. Il fallait qu'elle tente sa chance...

Au bout d'un moment, il ne resta plus que deux prétendantes ainsi que Christine. Toutes les autres étaient parties.

L'audition commença alors. Chaque candidate se présentait sur scène avec une partition que Maître Reyer jouait au piano pour l'accompagner.

La première demoiselle semblait pleine d'assurance, lorsqu'elle monta sur la scène. Elle commença à chanter mais au bout de quelques notes, elle fut prise de violents éternuements. Au premier rang, la Carlotta était occupée à se parfumer à grand renfort d'eau de toilette, ce qui formait un nuage de parfum tout autour d'elle. La pauvre prétendante, les yeux en larmes, dut s'arrêter pour se moucher et pour tousser. Il fut impossible pour elle d'arrêter d'éternuer et de reprendre son chant.

« Suivante! Cria Firmin, dépité. »

La deuxième femme se rendit sur scène. Mais, au moment de se présenter, le caniche noir que la Carlotta tenait sur ses genoux se mit à grogner avec hargne, si bien qu'il échappa aux bras de sa maîtresse et se rua sur les planches vers la malheureuse candidate. Celle-ci hurla à plein poumon de frayeur. La Carlotta n'essaya pas de calmer son chien. Elle ne le récupéra que lorsque la femme, prise de panique, se précipita hors de scène et sortit en pleurs du théâtre.

La cantatrice se tourna vers Firmin et André, d'un air triomphal, alors qu'ils affichaient une mine déconfite. Ils avaient compris que la Carlotta n'entendrait pas avoir affaire à une nouvelle rivale.

« - Bien, dit-elle, ravie. Il me semble que ces auditions se soient passées plus vite que prévu.

- Attendez, il reste encore une candidate, dit Madame Giry, en indiquant Christine, qui était assis au fond du théâtre.

- Quoi? Cria de nouveau la Carlotta, d'une voix qui dérailla légèrement. »

Tous les regards se posèrent sur Christine, qui sentit le rouge lui monter aux joues. Elle se leva, faisant de son mieux pour rester concentrée et grimpa les trois marches pour accéder à la scène.

« - Ce n'est pas vrai! Dit la Carlotta, qui fulminait.

- J'en ai assez de votre petit jeu. Vous continuerez sans moi! Gronda Raoul en s'adressant à la diva. »

Il se leva en titubant et entreprit de s'en aller d'un pas chancelant. Christine le vit passer devant elle. Il ne la regarda même pas. L'oeil vide, les cheveux en bataille et une barbe de plusieurs jours: il semblait un autre homme. Le coeur de la jeune femme se serra et la culpabilité la rongea. Instinctivement, elle savait qu'elle était la cause de la déchéance de Raoul. Elle se trouva déchirer en deux en le voyant: une part d'elle voulait qu'il la reconnaisse, pour qu'il ne souffre plus, mais une autre part lui disait de ne pas se laisser attendrir. Était-il venu la sauver le soir de l'incendie? N'avait-elle pas compris qu'il l'avait oublié? Qu'il était passé à autre chose, en si peu de temps?

Elle scruta l'arrière-scène, les poulies, l'auditorium... et se demanda si Erik avait tenu sa promesse. Était-il là à l'observer et prêt à agir? Ou bien attendait-il sagement son retour dans les sous-sols de l'opéra?

« Comment vous appelez-vous? Demanda André, en regardant Christine. »

Celle-ci respira profondément.

« - Erika Delahay, Monsieur.

- Avez-vous une partition?

- Oui... »

Christine montra les feuilles qu'elle tenait contre elle, depuis le début. Madame Giry qui avait suivi la jeune fille sur la scène lui prit gentiment la partition des mains et y jeta un oeil, en esquissant un sourire. Elle la tendit à Maître Reyer. Celui-ci la posa sur le pupitre et en l'examinant, il perdit toutes ses couleurs. Christine attendit, anxieuse... Avait-il reconnu l'écriture d'Erik qui avait composé la musique? C'était possible mais, à présent, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Reyer finit par se reprendre et commença à jouer au piano.

I have a dream, a song to sing

( J'ai un rêve, une chanson à chanter)

Dès les premières notes, tous dévisagèrent Christine. C'était comme si un fantôme chantait sur scène en cet instant. Même la Carlotta, interloquée, n'entreprit rien pour ruiner sa prestation. Curieusement, cela rendit Christine plus confiante. Elle chanta d'une voix pure, cristalline, avec une technicité irréprochable, qui dépassa en perfection ce que Christine Daaé avait chanté autrefois.

To help me cope with anything

If you see the wonder of a fairy tale

You can take the future even if you fail

I believe in angels

(Pour m'aider à faire face à tout

Si tu vois la merveille d'un conte de fées

Tu peux prendre les choses du bon côté même si tu échoues

Je crois aux anges)

A ce moment-là, Raoul qui était au fond de la salle se retourna et fixa Christine intensément. Il semblait s'être dégrisé en une fraction de seconde. Il revint sur ses pas, ses yeux se remplissant de larmes, au fur-et-à-mesure de la chanson.

Something good in everything I see

I believe in angels

When I know the time is right for me

I'll cross the stream

I have a dream

( En quelque chose de bon dans tout ce que je vois

Je crois aux anges

Quand le temps me semblera bon

Je traverserai le torrent

J'ai un rêve)

I have a dream, a fantasy

To help me through reality

And my destination makes it worth the while

Pushing through the darkness still another mile

( J'ai un rêve, une fantaisie

Pour m'aider à affronter la réalité

Ainsi mon but trouve sa raison

Me permettant d'avancer encore un peu dans l'obscurité)

I believe in angels

Something good in everything I see

I believe in angels

When I know the time is right for me

I'll cross the stream

I have a dream

I'll cross the stream

I have a dream

( En quelque chose de bon dans tout ce que je vois

Je crois aux anges

Quand le temps me semblera bon

Je traverserai le torrent

J'ai un rêve

Je traverserai le torrent

J'ai un rêve)

Un applaudissement retentit sur scène. C'était Madame Giry qui la félicitait. A celui-ci se mêla celui de Raoul, puis de Firmin et André. Christine resta stupéfaite, le sourire aux lèvres. Jamais elle ne se serait attendue à une telle ovation.

« - Magnifique... Mademoiselle? Demanda Raoul.

« - Delahay... répondit Christine, d'une voix tremblante. »

Raoul lui souriait, il semblait renaître...

« Messieurs Firmin et André... nous avons trouvé notre première soprane.

- Quoi? S'écrièrent en coeur les deux directeurs ainsi que la Carlotta.

- Vous m'avez bien entendu.

- Mais, Vicomte, nous avons déjà notre Prima-Donna.

- Réfléchissez bien, Messieurs, car je ne le répéterai pas. Voilà ma proposition: soit Mademoiselle Delahay devient la nouvelle première soprane de l'Opéra Populaire, soit je vous retire mon mécénat. A vous de choisir!

- Mais, vous n'imaginez pas, Vicomte, sans votre mécénat, jamais l'Opéra ne rouvrira ses portes!

- Alors la question ne se pose pas. Vous savez ce qui vous reste à faire. »

Les anciens ferrailleurs restèrent interdits. Ils étaient pris au piège et ne savaient que faire.

« - Comment osez-vous, Vicomte? S'emporta la Carlotta. Je ne me laisserai pas faire. Vous pouvez en être certain!

- Vous pouvez m'asperger de parfum ou lancer vos caniches à mes trousses. Je ne changerai pas d'avis, Mademoiselle Diuticelli, lui répondit Raoul.

- C'en est assez! Je m'en vais!Jamais je n'ai été humiliée de la sorte! Votre Opéra peut bien s'effondrer à nouveau, je n'en ai que faire! »

La Carlotta s'approcha de Christine et pointa son index vers elle.

« Quand à vous, vous ne vous en sortirez pas si facilement. Je vous jure que nos chemins se recroiseront, Mademoiselle Delahay et ce jour-là, vous le regretterez amèrement! »

Sur ces paroles menaçantes, la Carlotta sortit du théâtre, telle une furie.

Disclaimers: La chanson ''I have a dream'' est chantée par ABBA. Elle leur appartient intégralement.

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Et un grand merci car vous êtes de plus en plus nombreuses (et peut-être nombreux?) à me lire et à mettre cette histoire en alerte ou en favori.

Pour ce qui est des news, une captation du spectacle''Love Never Dies'' a été prise à Melbourne aujourd'hui. Donc il faut s'attendre à une prochaine sortie DVD du spectacle. Youpi!

Et pour ceux que ça intéresse le Phantom fête ses 25 ans en ce moment et le spectacle sort au cinéma en Angleterre le 2 octobre! Que du bonheur!

Enfin, je me suis un peu plongée dans les différentes interprètations du Fantôme et j'en ai trouvé un qui surpasse tous les autres. Je vous en conjure si vous ne le connaissez pas, allez jetez un oeil sur Youtube et écoutez ''Music of the Night'' interprétée par Anthony Warlow. C'est superbe. Sa voix est si pure! C'est vraiment lui le meilleur Fantôme. Si vous voulez n'hésitez pas à m'envoyez un Private Message ou à en parler sur mon forum du Fantôme!