Voilà le chapitre! :D
Saul : Pour l'instant, personne n'est mort, mais attend un peu et la douleur va commencer à jaillir! x)
Ime : Ce sont les frères de Yui qui pensent qu'Hayate est son petit ami. Ils sont juste amis! ;) Je suis contente que tu aies aimé le dernier chapitre! :)
Hasegawa Lina : Les titres ne sont pas toujours à prendre au sens littéral - même si il vaut mieux, avec moi! ;) Pour les yeux dorés de Yui, n'oublie pas que Takeru était fiévreux et épuisé quand il a vu ça, ce n'est pas sûr que cela se soit passé. ;) Et OUI, quelque chose va se passer entre Yui et Takeru! x)
Lucie : Loki reste Loki, peu importe la situation! :P Pour Hayate, il faut attendre encore un peu pour des réponses! :)
FANFICTION
KAMIGAMI NO ASOBI : LA MENACE DE L'OURAGAN
CHAPITRE XII : Le Temple du Mont Fuji
[ Après un rêve qui montre à Yui le Mont Fuji, ils décident d'y aller et avant, de s'arrêter dans la ville de Yui pour voir sa famille. Un tremblement de terre frappe la ville suivi par un tsunami, suppliant Takeru d'aider, il va arrêter la vague. Le groupe se sépare et Yui va voir sa famille qui est saine et sauve. ]
Quand les quatre Dieux Nordiques et Yui arrivèrent au Royaume Japonais, il marchèrent immédiatement vers l'immense Palais sur la colline et trouvèrent Tsukito dans la partie sous-marine qui appartenait à Takeru.
— Kusanagi Yui, appela-t-il. Est-ce que tout va bien ? Demanda-t-il en voyant les larmes séchées sur ses joues.
— Ma famille va bien, c'est tout ce qui compte, répondit-elle avec un sourire.
Il acquiesça en silence avant qu'elle ne continue :
— Comment va Takeru ?
— Il dort mais il est un peu fiévreux. Apollon a utilisé ses pouvoirs de guérison pour faire en sorte que Takeru aille mieux plus vite. Mais maintenant, Apollon dort également, sa sœur jumelle veille sur lui.
Ce fut le tour de la jeune fille d'acquiescer et ils sont restés dans un silence embarrassé pour un long moment, les yeux de Baldr sur Yui avec un mélange d'inquiétude et de jalousie.
— Tu devrais te reposer, Yui, dit finalement Tsukito.
— Je.. oui… Hésita-t-elle.
Elle commença à marcher au loin alors que les Dieux parlaient de ce qu'il s'était passé dans la journée. La Japonaise était perdue dans ses pensées quand elle arriva dans le couloir où se trouvait sa chambre, elle avança vers un shoji et l'ouvrit. Elle leva les yeux et s'immobilisa soudainement, toujours au pas de la porte.
Doucement, elle déglutit et sentit ses joues devenir légèrement roses quand elle réalisa qu'elle avait ouvert la mauvais porte et regardait maintenant Takeru endormi dans son lit. Elle lança un rapide regard dans la pièce et vit qu'elle était similaire à la sienne mais la fenêtre sur les fonds sous-marins était plus grande. Il y avait un grand bureau sur sa droite, couvert de papiers, documents, parchemins et ce qui ressemblait à des cartes…
Elle était sur le point de sortir de la chambre et fermer la porte quand elle entendit un gémissement étouffé…
Se mordant les lèvres, elle regarda à nouveau dans le couloir puis entra aussi silencieusement que possible la pièce et approcha Takeru. Voyant ses longs cheveux et ses bandes blanches, il était sous sa forme de Dieu. Il transpirait et bougeait anxieusement sous ses draps, fronçant les sourcils comme s'il avait un cauchemar… Il n'avait pas son serre-tête alors tous ses cheveux tombaient autour de son visage, ils étaient plus longs que ce qu'elle aurait pensé et elle approcha une main hésitante avant de la retirer.
Elle toucha son avant-bras musclé et étouffa un cri quand elle réalisa à quel point il était chaud. Tsukito avait dit qu'il était un peu fiévreux mais il était bouillant ! Elle lança un regard autour d'elle et vit, sur une table près du lit, un petit sceau rempli d'eau avec une serviette. Mouillant la serviette avec l'eau fraîche, elle essorait la serviette avant de la tapoter gentiment sur la peau de Takeru.
Yui répéta l'opération plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il respire un peu plus calmement et cesse de remuer dans tous les sens. Les doigts de la jeune fille écartèrent doucement les cheveux sur son front et elle finit par caresser les cheveux bleus. Ils étaient plus doux que ce à quoi elle se serait attendue et elle fixa son visage apaisé pour un long moment avant de se retourner en entendant un son de glissement léger.
Se tournant vers la porte, la Japonais rougit quand elle réalisa que celui qui venait d'entrer était Iruka. Il la fixa avec de grands yeux puis, sourit avant de sortir de la pièce mais il ne ferma pas complètement le shoji et le garda légèrement ouvert pour regarder furtivement depuis l'ouverture…
— Je.. je peux te voir, tu sais… Hésita Yui.
— Je ne veux pas vous déranger avec mon Roi… Dit-il, souriant.
Elle remit la serviette dans le sceau et marcha vers lui, ignorant son cœur battant la chamade et ses joues rouges :
— Je.. je ne voulais pas entrer ! Je cherchais ma chambre et je me suis perdue !
— Mhmm hm, bien sûr… Dit-il, acquiesçant.
— Je n'ai pas essayé d'entrer dans la chambre de Takeru, je le jure ! S'exclama-t-elle.
— Je n'ai jamais dit que vous l'avez fait, répondit-il en levant ses mains dans un geste défensif mais avec un immense sourire. Vous êtes celle qui l'a dit !
Yui ouvrit sa bouche mais ne put trouver la moindre réponse digne de ce nom alors qu'elle rougissait violemment. Elle bafouilla et commença à s'éloigner alors que le jeune homme aux yeux bleus continuait d'avoir un sourire sur tout son visage :
— Je.. je vais me promener ! S'exclama-t-elle.
Il rigola et elle tourna au coin pour échapper à Iruka et ses sourires entendus.
Dès que Yui fut en dehors de sa vue, elle laissa échapper un immense soupir et tomba contre le mur, posant une main sur son cœur qui battait sauvagement… Elle déglutit et essaya de calmer son pouls et ses joues rouges mais sans succès… Elle ferma ses yeux et remua sa tête, décidant de marcher pour se changer les idées…
La Japonais marcha de longues minutes avant de s'immobiliser et de cligner des yeux, regardant autour d'elle. Elle ne savait pas où elle était et avait complètement perdue notion du temps et de l'espace. Elle ne savait même pas si elle était dans le Palais sous-marin ou celui sur la colline, elle aurait pu marcher au milieu de la ville qu'elle ne l'aurait pas remarqué…
Yui regarda les immenses fenêtres et réalisa qu'elle pouvait voir le ciel étoilé. Elle était dans ce qui ressemblait à un bureau et juste en face d'elle, il y avait un bureau bas. Il y avait du matériel de calligraphie dessus et elle pouvait facilement imaginer une belle Déesse assise sur ses genoux et utilisant un pinceau pour tracer des kanjis…
Sur le mur, derrière le bureau, il y avait une longue peinture Japonaise représentant une belle femme avec des yeux de longs cheveux bleus clairs devenant blancs avec un kimono traditionnel dans les tons d'orange, rouge et doré. Sans lire le nom en kanjis écrit à côté de la figure, Yui savait exactement de qui il s'agissait…
— Amaterasu… Murmura-t-elle, s'approchant de plus près, ses yeux fascinés.
Sous la peinture, il y avait une commode en bois Japonais sur laquelle étaient posés plusieurs objets : sur la gauche il y avait le joyau Yasanaki no Magatama ; au milieu il y avait deux petits présentoirs sur lesquels un katana aurait dû être, probablement la Kusanagi no Tsurugi ; sur la droite, il y avait le miroir sacré, Yata no Kagami. Il s'agissait des trois insignes sacrés de la famille impériale du Japon…
Voyant son reflet dans le miroir du coin de l'œil, Yui, dans une sorte de transe, se rendit plus près et approcha ses doigts…
— Kusanagi Yui ?
Elle se retourna et vit Tsukito qui l'observait curieusement… Elle respira et remua sa tête, clignant des yeux et regardant autour d'elle :
— Où.. où suis-je ? Comment ai-je atterri ici ? Demanda-t-elle, plus pour elle-même qu'autre chose.
— C'est le bureau de ma sœur, répondit-il. Comment es-tu venue ici ?
— Je.. je ne sais pas… J'étais.. je marchais et je..
Elle regarda autour d'elle, une nouvelle fois perturbée et ne sachant pas comment elle était arrivée ici… D'abord, elle finit dans la chambre de Takeru par accident, et maintenant là…
Tsukito la fixa, réfléchissant profondément avant de s'approcher et de s'arrêter près d'elle, juste en face de la peinture et des trois insignes :
— Tu les connais probablement, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, regardant les trois objets mythiques.
— Oui, les trois insignes impériaux du Japon. Ils font partis du trésor de la famille Impériale.
— Ce sont des faux, ceux de la famille Impériale. Ceux-là, en face de toi, sont les vrais appartenant à Amaterasu et extrêmement puissants. Ils sont très dangereux pour un humain, tu ne devrais pas les toucher.
— Je.. je m'en souviendrais… Hésita-t-elle.
Les yeux ambres du Dieu la fixèrent, comme s'il essayait de lire son âme et doucement, il se pencha vers elle, regardant droit dans ses yeux. Elle étouffa un cri et recula brusquement, quand il réalisa à quel point il était proche, il recula à son tour alors qu'elle rougissait légèrement de gêne :
— Désolé, dit-il, j'essayais juste de voir quelque chose.
— Quelque chose ?
— Takeru a dit quelque chose d'étrange plus tôt et je me demandais si c'était possible. C'était sans doute la fièvre…
Yui ne savait pas ce qu'elle aurait dû répondre mais heureusement, Tsukito commença à marcher vers la porte et elle le suivit :
— Allons-y, tu dois te reposer. Je t'accompagne jusqu'à ta chambre, dit-il.
— Merci mes Dieux ! Soupira-t-elle, ne voulant pas refaire une erreur une nouvelle fois.
Il lui lança un regard et elle remua ses mains, embarrassée :
— Je veux dire.. je ne veux pas me perdre ! Expliqua-t-elle.
Il acquiesce silencieusement et ferma la porte à clef derrière elle avant de la guider dans le Palais.
Quand Takeru se réveilla, il se sentait engourdi et sentit de suite qu'il avait encore de la fièvre… Il maugréa et roula sur le côté, seulement pour voir Iruka qui organisait les papiers et les documents, comme il le faisait toujours…
— Miss Yui est venue dans votre cambre pendant votre sommeil, mon Roi, dit-il sans se retourner.
Takeru se leva immédiatement, poussant les draps au loin et se levant, ses joues légèrement rouges :
— Vraiment ? Demanda-t-il avec enthousiasme.
Son ami se tourna doucement vers lui avec un grand sourire sur son visage :
— Oui, elle caressait votre visage et vos cheveux quand je suis entré…
— Qu.. quoi ? Hésita Takeru, rougissant un peu plus.
— Si j'avais su qu'elle était dans votre chambre, je ne serais pas entré du tout, évidemment…
— Tu.. tu es sûr que tu ne te trompes pas.. ? Yui ne me toucherait pas pendant que je dors… Dit-il.
— Oh ? Alors elle a dû changer depuis la dernière fois que vous l'avez vu, continua-t-il.
Le Dieu de la Mer fit une moue et secoua sa tête :
— Tu fais une erreur… J'aurais dû le deviner, ajouta-t-il avec un petite voix, remuant ses cheveux encore humides de sueur et eau. Tu voulais juste me rendre heureux… Ce n'est pas la peine, Iruka…
— Mais.. commença l'homme aux yeux bleus.
— Tout va bien, Iruka. Merci quand même !
Il commença à marcher de l'autre côté de la pièce, étirant ses muscles saillants :
— Je vais prendre un bain, dis-moi si quoi que ce soit se passe !
Il entra dans sa salle de bain alors que son second le suivait des yeux, bouche légèrement ouverte et triste que son Roi ne le croit pas…
Le lendemain, tous les Dieux et Yui se retrouvèrent dans le Palais Japonais et ont immédiatement commencé à marcher vers les portails pour retourner dans le monde humain. Takeru ne cessait de lancer des regards à Yui, si souvent, qu'elle le réalisa et ralentit pour marcher à côté de lui alors que les autres continuaient au même rythme, sauf Baldr qui ne cessait de lancer des regards aux deux avec des yeux remplis de douleur :
— Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux me dire, Takeru ? Demanda-t-elle.
— Je.. uh.. ouais… Hésita-t-il, rougissant légèrement. Iruka m'a dit.. il m'a dit que tu étais dans ma chambre hier…
— Oh, oui… Désolée pour ça, répondit-elle en détournant le regard avec un sourire penaud. Tu étais fiévreux alors je.. j'ai mis une serviette humide sur ta peau pour faire baisser ta fièvre…
— Oh. Oh… Répéta-t-il, légèrement déçu.
— Pourquoi ? Je n'aurais pas dû faire ça ? Je ne savais pas comment la fièvre réagirait sur un Dieu alors..
— Non ! Pas du tout ! C'était.. c'était vraiment gentil de ta part! S'exclama-t-il maladroitement.
Apollon et Baldr les regardèrent et les attendirent alors que Takeru ajoutait :
— Me.. merci, mauvaise herbe…
— De rien ! C'est le moindre que je puisse faire étant donné que tu étais comme ça à cause de moi et de mes demandes égoïstes… Dit-elle. Merci.. encore une fois pour.. sauver tout le monde…
Il s'immobilisa, la fixant alors qu'elle continuait de marcher, n'ayant pas conscience des yeux couleur cannelle qui la suivaient intensément… Rejoignant Apollon, ils commencèrent à marcher, parlant avec de grands sourires. Baldr, au contraire, resta sur place et fixa Takeru tellement longtemps qu'il finit par détacher son regard de Yui et se tourna vers le Dieu de la Lumière. Ce dernier avait toujours son expression douloureuse mais ses yeux étaient devenus durs et froids.
— Qu.. quoi ? Hésita Takeru, surpris de le voir avec une telle expression.
Baldr l'ignora et se tournant, lançait ses longs et beaux cheveux dans son dos. Le Dieu de Mer et des Tempêtes leva un sourcil puis les fronça :
— C'est quoi son problème.. ? Maugréa-t-il à mi-voix avant de les suivre.
Quand ils arrivèrent à la maison des Portails, Tsukito et Takeru parlèrent un long moment sur la ville dans laquelle ils devraient aller…
— Je croyais qu'il y avait seulement quelques Portails pour accéder à chaque Monde, dit Yui, se tournant vers Apollon.
— Il y a des Portails un peu partout, en faites, répondit-il. Mais seulement quelques-uns sont utilisés.
— Et il y en a plus près de lieux sacrés, heureusement pour nous, c'est le cas du Mont Fuji, ajouta Baldr.
Les deux Dieux Japonais décidèrent d'aller dans la ville la plus proche et quelques minutes plus tard, ils s'y trouvaient.
— Eh ! Regardez ! S'exclama Loki, se retournant et pointant dans l'autre direction.
Ils se tournèrent et virent le fameux Mont Fuji… Ils sourirent tous, stupéfiés par sa beauté et sa majesté…
— C'est.. c'est magnifique… Murmura Yui. Elle a cette sorte d'aura divine, comme vous tous ! S'exclama-t-elle, marchant vers la montagne avec fascination.
— C'est un lieu divin, fit Tsukito.
— « La haute cime du Fuji qui, depuis que le ciel et la terre se sont séparés, se dresse, sublime, comme un dieu… » récita Takeru avec un sourire.
Tout le monde se tourna vers lui avec des yeux grands ouverts et il cligna des yeux, surpris qu'ils le regardent comme ça :
— Quoi ? Maugréa-t-il, fronçant les sourcils.
— Take-Take ! S'exclama Apollon, ses yeux brillants et son sourire lumineux. C'est une belle poésie ! Où as-tu appris ça ?
— Tss… Je ne l'ai pas appris ! J'ai créé la poésie, crétin ! Siffla-t-il, détournant le regard.
— Ouais, c'est tellement poétique… Ironisa Loki après le « crétin ».
— Vr.. vraiment ? Hésita Yui, clignant des yeux et ignorant Loki.
Elle observa le Dieu aux cheveux bleus, confuse. Elle n'aurait jamais pensé que l'imprévisible, grogneur, colérique Dieu de la Mer et des Tempêtes aurait créé quelque chose d'aussi beau et délicat que la poésie…
— Il l'a fait, confirma Tsukito.
— Peu importe ! S'exclama Freyr. C'est très beau et très touchant mais on devrait bouger, je veux mon Épée et apparemment, elle est sur le Mont Fuji alors, dépêchons-nous d'aller là-haut !
— Mais on ne sait pas où exactement est le temple que Yui a vu, dit Artémis.
— Il n'y a qu'à demander, répliqua la Japonaise.
— Yui, attend, je ne pense pas- commença Baldr.
Mais elle courait déjà vers la personne la plus proche qu'elle puisse trouver, elle sourit et demanda l'homme s'il connaissait un temple rouge et doré. Il hésita puis lui dit qu'il n'y en avait que deux comme ça sur le Mont Fuji. Il lui donna les indications nécessaires et elle fit signe aux Dieux de s'approcher :
— Est-ce qu'elle a seulement besoin de nous.. ? Marmonna Loki.
Dès qu'ils furent proches d'elle, elle sourit joyeusement aux Dieux et leur expliqua, faisant en sorte que l'homme n'entende rien :
— Il y a deux temples qui ressemblent à celui dont j'ai rêvé. Cet homme nous propose aimablement de nous emmener au plus près avec son pickup !
— Uh.. je ne sais pas, on est plutôt nombreux… Hésita Baldr.
— Un pickup, Baldr, ça peut tous nous transporter là-haut, répéta-t-elle.
— Je ne sais pas, on ne le connait pas, ajouta Takeru.
— Et on peut juste flotter là-bas si tu sais où c'est, dit Freyr avec une grimace.
— Oui, c'est très discret, ironisa Yui avec un petit sourire. Huit magnifiques Dieux flottant vers le Mont Fuji. Ce n'est pas comme si le monde entier paniquait à cause du soleil disparu, ça ne posera aucun problème !
— Depuis quand est-ce qu'elle sait faire dans l'ironie ? Demanda Loki, se penchant vers Baldr qui se contenta de hausser les épaules.
— Allez ! Dépêchez-vous ! Ce n'est qu'à quelques heures ! S'exclama-t-elle.
Les Dieux la fixèrent avec une bouche grande ouverte et Freyr secoua sa tête :
— Est-ce qu'elle vient de nous donner des ordres ? Hésita-t-il.
— Depuis quand.. ? Hésita Takeru.
— Je m'en fiche ! Elle peut me donner tous les ordres qu'elle veut ! J'aime ça ! S'exclama Loki, suivant joyeusement la jeune fille.
— Loki ! Attend ! S'exclama Baldr. Je veux m'asseoir près de Yui ! Loki !
Thor soupira et les suivit. Comme prévu, le pickup pouvait tous les transporter, à une condition : seulement le chauffeur, Yui et l'un des Dieux pouvaient s'asseoir dans la cabine alors que les autres devaient rester dans la benne arrière.
Comme il l'avait dit à Loki, Baldr insista pour rester avec Yui et quand les autres Dieux sont arrivés, ils étaient déjà assis. Yui sourit d'un air penaud aux autres et ouvrit la fenêtre :
— Je suis désolée que vous ayez à aller derrière dans la benne mais.. il n'y a pas d'autres moyens…
— Tout va bien, ma petite fée, on peut survivre ! S'exclama Apollon joyeusement avant de sauter derrière. Ça a l'air amusant, non ?
— Amusant… Ouais… Maugréa Loki, montant à son tour.
Une fois tous les Dieux assis derrière, l'homme commença à conduire et si au début le vent était supportable, quand ils commencèrent à monter la montagne, les trous dans la route rendirent le chemin bien plus difficile pour eux…
— Ouch ! Mes fes- s'exclama Loki avant d'être tu par Thor qui lui donna un coup de coude.
Le Dieu aux cheveux rouges fusilla son ami du regard :
— Ne me dis pas que tu apprécies ça, ou je commencerais à penser que tu as un masochiste ! Lança-t-il fort pour couvrir le vent.
— Loki, c'est supportable… Maugréa Freyr avant de grimacer après un autre trou.
— Tu penses toujours que c'est amusant, l'irrécupérable ? Ironisa Loki.
Le Dieu Solaire fit la moue et détourna le regard. Ils entendirent la fenêtre du siège de Yui s'ouvrir et elle passa sa tête pour leur parler :
— Le conducteur dit qu'il y a encore quelques heures sur cette route et ensuite, on s'arrêtera à une station. Il y aura un chemin qu'on fera à pied depuis là !
— Génial, encore quelques heures de torture… Maugréa Loki.
— Je suis désolée ! Au retour, Baldr et moi irons derrière et deux d'entre vous iront sur les sièges! S'exclama-t-elle.
— Tout va bien, ma petite fée, ne t'inquiète pas ! Dit Apollon.
— « Bien » ? Répéta Loki en roulant les yeux alors que Yui retournait sur son siège et fermait la fenêtre.
— Loki, tu n'es pas juste jaloux que Baldr s'est assis à côté de l'humaine ? Demanda Freyr.
— Jaloux ? Moi ?! Ne sois pas un- ouch ! Je me suis mordu la langue ! S'exclama-t-il, frappant le fond de la benne avec ses pieds.
— Alors arrête de parler, tu ne te mordras pas la langue, grommela Takeru.
Le Dieu du Feu le fusilla du regard et prenant exemple sur le triste sort de la langue de Loki, le reste du voyage se fit en silence.
Quelques heures plus tard, quand ils arrivèrent enfin à la station, le pickup s'arrêta à un petit parking où il y avait déjà quelques voitures. Tous les Dieux descendirent, gémissant et marchant pour oublier la douleur dans leurs derrières…
— Vous allez bien ? Demanda Yui, se sentant coupable.
— Très bien, ma petite fée… Dit Apollon en massant la partie douloureuse de son corps.
Le conducteur s'approcha d'eux et leur donna les indications pour accéder au temple. Il leur expliqua qu'il ne voulait pas venir avec eux et les attendrait au pickup.
Ils commencèrent à marcher le long d'un petit chemin sur le côté de la montagne protégé par une petite barrière en bois qui ne serait pas d'une grande aide s'ils basculaient dans le vide. Ils étaient contents d'avoir des bottes de randonnée et les tenues nécessaires pour ce genre de marche.
— Je suis surprise qu'il y ait autant de voiture, dit Freyr.
— On a parlé de ça avec le chauffeur pendant le voyage, dit Baldr.
— Facile pour vous de parler, vous n'aviez pas à éviter de vous mordre la langue… Maugréa Loki.
— Tu ne peux pas passer à autre chose ? Grogna Artémis d'un air agacé.
Les ignorant, Baldr continua, lançant des regards par-dessus son épaule puisqu'ils marchaient l'un après l'autre derrière Apollon et Yui :
— Le chauffeur a expliqué que le Mont Fuji étant un lieu sacré avec de nombreux sanctuaires, beaucoup de Japonais viennent directement ici pour prier les Dieux, pour la protection et la sûreté du monde, puisque..
Il lança un regard au ciel étoilé quand ils entendirent Yui étouffer un cri. Elle venait de trébucher sur des cailloux et avait failli tomber mais Apollon avait attrapé son bras juste à temps :
— Tu vas bien, ma petite fée ? Demanda-t-il.
— Oui, je vais bien, merci.
De longues minutes plus tard, ils arrivèrent enfin à une plateforme. Le sol était recouvert de cailloux gris et ils pouvaient voir un temple et un torii rouge et doré…
— C'est ici ! S'exclama Yui. C'est l'endroit de mon rêve !
Ils regardèrent autour d'eux et fixèrent le Portail Japonais, se demandant où pouvait être l'Épée de Vie…
— Freyr, peux-tu sentir l'Épée ? Demanda Baldr, se tournant vers le Dieu.
Le Dieu aux cheveux bruns ferma ses yeux et se concentra. Après quelques secondes, il fronça les sourcils mais acquiesça doucement :
— Oui mais.. c'est faible…
— Trouvons la et finissons-en avec cette histoire ! S'exclama Loki.
Tous alignés, ils marchèrent vers le torii mais dès qu'ils le traversèrent, ils sentirent une vague d'énergie les frapper et soudain, tout ce qui les entourait était illuminé par une étrange lumière rouge venant de partout et nulle part à la fois…
— Que.. que s'est-il passé.. ? Hésita Yui, se sentant étourdie après la vague d'énergie.
Les Dieux affichaient tous des visages sérieux et ils regardèrent autour d'eux, cherchant quelque chose, ou quelqu'un :
— On a quitté le monde humain, dit Apollon.
— Qu.. quoi ? Hésita Yui, ouvrant de grands yeux. Est-ce que cela veut dire que l'on est dans un Royaume ? Demanda-t-elle.
— Non, on n'est pas dans le monde humain mais on n'est pas dans un Royaume non plus, on est à la frontière entre les deux… Expliqua Baldr.
— Je n'aime pas ça… Dit Thor, fronçant les sourcils.
— Je vais chercher l'Épée ! S'exclama Freyr, courant vers le temple et suivant ses sens pour trouver sa précieuse arme.
Les autres restèrent dehors, observant les alentours d'un air méfiant… La tension était forte et ils pouvaient sentir l'électricité dans l'air, se glissant sous leurs peaux… Ils attendirent anxieusement pour plusieurs minutes avant que Freyr ne revienne, marchant au bas des escaliers doucement.
— Tu l'as ? Demanda Thor.
Leurs visages se durcirent quand ils virent l'expression sombre sur le visage de Freyr… Il tenait une larme argentée mais dès qu'il s'approcha d'eux, ils réalisèrent que ce n'était pas l'Épée de la Vie. Du moins, pas complètement…
Il avait une lame dans ses mains c'était moins que la moitié de l'Épée qu'ils avaient imaginé ou connaissaient, pour ceux qui l'avaient déjà vue…
— L'É.. l'Épée… Hésita Takeru.
— Elle s'est.. cassée? Demanda Loki.
— Ce n'est pas surprenant, juste agaçant, soupira Freyr.
Aucun ne répondit, juste faisant la moue ou secouant leurs têtes. Yui regarda timidement l'Épée puis Freyr :
— Je vais sans doute sonner idiote, mais les Épées, surtout les magiques, ne sont-elles pas censés être solides et.. incassables ? Hésita-t-elle.
— Les Épées, comme tu l'as dit, en particulier les magiques, sont rarement brisées, répondit Freyr. Mais pour protéger son propre pouvoir, mon Épée de la Vie a explosé et s'est divisée d'elle-même. Les différents parties ont atterri à plusieurs endroits dans le monde, je suppose…
Yui repensa à son rêve du vol dans lequel elle avait vu le souffle de pouvoir de l'Épée qui avait assommé Loki… Il sembla se souvenir également puisqu'il sembla encore plus agacé que les autres…
Soudain, le son d'un gong résonna dans le temple et tout le monde se tendit. Il sonna encore une fois et comme dans son rêve, Yui sentit les coups profonds résonner dans son corps entier, dans sa tête et dans le temple… Une nouvelle fois, le son retentit et un souffle froid envoya des frissons dans le dos de tout le monde.
Tous les Dieux se tournèrent vers le torii, sautant devant Yui mais avant qu'ils ne puissent prendre leurs formes divines, une vague d'énergie pure les projeta en arrière et avec des cris, ils volèrent au-dessus de la tête de Yui qui avait des yeux remplis de terreur. Ils frappèrent tous le temple, le toit ou les piliers et ils tombèrent sur le sol, tous à moitié assommés et gémissant…
Elle essaya de courir vers eux mais ses jambes étaient immobilisées… Elle sentit des frissons le long de sa colonne vertébrale et se tourna doucement…
Ses yeux s'ouvrirent en grand et son cœur manqua un battement… Elle recula, choquée et remua sa tête…
— T.. toi… Souffla-t-elle.
Cliffhanger, encore ! :D
Puisque je serais absente de vendredi à je-ne-sais plus si c'est lundi ou mardi, ce mercredi je posterais deux chapitres d'affilés ! :3
PROCHAINS CHAPITRES : "LE VOLEUR" & "LA VÉRITABLE NATURE DE "L'ENFANT DE L'EAU""
Dites-moi ce que vous en pensez ! :D
May
