Ouh là ! Alors là, je me suis moi-même étonnée en voyant le chemin que prenait mon histoire. Je n'avais absolument pas prévu d'écrire ainsi les « révélations » (vous verrez vite lesquelles). Ça change du livre pour le coup ; mais bon, c'est pas plus mal un peu de changement des fois…
arya19 : Ouais Lady Catherine… On peut pas dire que je l'apprécie beaucoup non plus, mais ouf, jpense que j'ai fait le tour des persos « adorables » de l'histoire… Quant à la déclaration de Will je ne sais pas encore, mais justement je suis sur le point d'attaquer ce chapitre (je viens de finir d'écrire le 14, mais faut que je le relise…)…
CHAP 12 REVELATIONS ET REALISATION
Lizzie était réellement choquée de la façon dont Charles avait rompu avec Jane ; jamais elle ne l'aurait cru ainsi ; jamais elle n'aurait pensé qu'il était du genre à rompre par sms, après deux semaines de silence, sans donner d'explications, sans répondre aux appels de Jane…
Comme si il avait décidé que tout d'un coup la jeune fille n'avait plus aucun intérêt. Déjà, ça, Lizzie n'y croyait pas trop. Charles et Jane avaient tout simplement l'air d'être faits l'un pour l'autre. Quand il était parti, ils semblaient filer le parfait amour ! Et pourtant Dieu sait que Lizzie ne croyait pas réellement au parfait amour.
Mais décidément le pire était la façon dont il lui avait signifié qu'il ne voulait plus de contact avec elle.
Elle ne le connaissait pas depuis si longtemps ; mais ce genre de changement de comportement relevait d'un esprit lunatique !
Elle passait son dimanche après-midi avec John ; ce dernier remarqua qu'elle avait l'air ailleurs.
- Tu es sûre que ça va Lizzie ? Lui demanda-t-il
La jeune fille fut tentée de lui répondre pour la énième fois oui ; mais elle se retint.
Au fond, il avait connu Charles ! Peut-être pourrait-il éclaircir les questions qui la troublaient…
Se retournant vers lui, elle se lança.
- Eh bien, en fait, il y a quelque chose qui me tracasse.
Elle réfléchit quelques instants à comment tourner sa question sans révéler l'état désolant dans lequel se trouvait Jane.
- C'est Charles. Il semblait vraiment bien avec Jane, je te jure, ils avaient l'air vraiment amoureux ; mais il est parti, et il a coupé les ponts en lui envoyant un message de rupture lui disant de ne plus chercher à le contacter. Je ne comprends pas. Il ne me semblait pas être ce genre de gars.
Wickham rit en son for intérieur.
L'unique but dans lequel il était venu s'installer en France était de pourrir la vie de Darcy comme il estimait que celui-ci avait pourri la sienne.
Caroline Bingley lui avait un jour téléphoné -il avait été surpris de constater qu'elle avait gardé son numéro de téléphone- pour lui apprendre où ce dernier se trouvait, et qu'il s'était fait des amies là-bas. Elle lui avait dit se méfier de ces filles et, connaissant le plaisir qu'il aurait à faire souffrir Will, elle lui avait proposé de se rendre mutuellement service ; lui, il prenait sa vengeance en détruisant l'amitié naissante entre Darcy et les jeunes filles, notamment Elizabeth, et elle, elle se trouvait soulagée d'être débarrassée ces « bouseuses ».
John n'avait pas pensé que ce serait si facile d'enfoncer Will ; et pourtant, non seulement Lizzie avait crû à son histoire, se mettant à haïr son ennemi, mais en plus Will lui-même venait de lui fournir la pelle qui allait permettre de creuser sa tombe.
- Eh bien moi ça ne m'étonne pas le moins du monde, Lizzie.
Surprise, la jeune fille le regarda, attendant la suite.
- En fait, ce n'est pas à Charles qu'il faut en vouloir. Ou alors il faut lui en vouloir d'être aussi manipulable.
Lizzie fronça les sourcils.
- Pardon ?
- Tout simplement, connaissant Will, je peux d'ores et déjà te dire que c'est de son fait si Charles a coupé les ponts avec Jane. Il n'a pas dû apprécier le couple qu'il formait avec Jane.
John fit une courte pause, puis :
- J'aurais dû t'en parler. J'ai entendu dire par une de nos connaissances communes qu'il considérait votre famille comme étant grossière et vulgaire, et qu'il ne comprenait pas l'intérêt que portait Charles à ta sœur. Lizzie, je n'ai rien voulu dire pour ne pas t'inquiéter, mais c'est Will qui a convaincu Charles de cesser toute relation. Il a dû lui dire qu'elle n'était pas assez bien pour lui ; et lui a toujours suivi aveuglément Will.
Le choc s'était peint sur le visage de la jeune fille.
Wickham ricanait intérieurement.
Il avait réussi son coup ; il venait d'achever les restes de relation entre Darcy et ses nouvelles amies.
Le pire, c'est qu'il l'avait fait presque loyalement ; en effet, certes il n'avait aucune connaissance commune avec Will qui aurait pu lui révéler ce qu'il venait de dire à Lizzie ; mais il connaissait trop bien son ennemi, et il savait que ça avait dû à peu près se passer ainsi.
Quant à Lizzie, elle aurait voulu ne pas croire en ce que racontait John. Et pourtant, cela expliquait tout. Même le comportement apparemment incompréhensible de Charles.
Et puis, ce n'était pas comme si elle n'avait jamais entendu Will dénigrer sa famille.
Les révélations de John étaient la pièce qui manquait pour compléter le puzzle ; tout s'expliquait maintenant…
La jeune fille sentit la rage gronder en elle.
De quel droit…
Quant à Charles… Il la décevait, tout simplement. Être aussi manipulable… Mais au fond, peut-être n'aimait-il pas assez Jane pour avoir envie d'une relation sérieuse avec elle ? Pour rester avec elle quoi qu'en pense son meilleur ami ?
C'était lui qui ne la méritait pas.
Elle se demanda si elle devait la prévenir ; mais finit par conclure que non. Cela ne changerait plus rien ; Jane resterait déçue et triste, quelle que soit la raison qui avait poussé Charles à la larguer. Elle commençait tout juste à s'en remettre ; le soir précédent, elle avait confié à Lizzie :
- Heureusement que je n'ai pas couché avec lui. Ça me laisse un peu de fierté.
Puis elle avait ajouté dans un rire dénué de joie.
- Quoique. Au moins, j'aurai peut-être pu tirer quelque chose de cette relation.
Lizzie en avait été très inquiète. Cela ne ressemblait pas du tout à Jane d'être aussi cynique. Mais alors vraiment pas.
Mais peut-être était-ce sa façon de se relever de sa déconfiture.
Les dernières semaines de vacances passèrent vite ; et il fut l'heure pour Jane et Lizzie de retourner à leurs études respectives. Jane repartit à Toulouse, et Lizzie à Limoges. Elles n'étudiaient pas dans la même ville ; Jane avait voulu suivre ses camarades de classe qui partaient étudier dans la ville rose, mais Lizzie elle avait toujours détesté cette ville. Elle avait préféré le calme de la capitale française de la porcelaine.
Lizzie pensait que désormais, elle n'entendrait plus parler de Charles, Will et Caroline. Elle s'était également rendu compte que bien que John fut attirant et agréable, elle n'éprouvait absolument rien pour lui. Aussi s'était-elle peu à peu éloignée de lui. Mais lui était resté habiter à proximité de chez ses parents ; peut-être le croiserait-elle les week-end où elle rentrerait dans sa famille.
William Darcy, de son côté, devenait presque fou à penser sans cesse à une paire d'yeux bruns qui semblait le poursuivre jusque dans ses rêves. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas revu Lizzie ; il se souvenait qu'elle avait parlé de ses études de littérature qu'elle faisait à Limoges. Il savait que la rentrée devait avoir eu lieu. De son côté, les quelques problèmes que son entreprise avaient rencontré avaient été réglés.
Sa petite sœur, Joana*, était revenue du voyage à l'étranger qu'elle avait fait pendant ses vacances, avec des amis à elle. Il l'avait retrouvée avec beaucoup de bonheur.
Elle habitait avec lui depuis la mort de leurs parents ; ils avaient une relation particulière, que peu de frères et sœurs pouvaient se vanter de partager. Du haut de ses 16 ans, Joana était une jeune fille très mâture et intelligente.
Et elle n'avait pas mit longtemps à découvrir que quelque chose clochait chez son frère. Elle l'avait harcelé jusqu'à ce que celui-ci craque ; il lui avait alors parlé de Lizzie, de sa force de caractère, de l'effet qu'elle lui faisait…
Joana avait éclaté de rire, mais par bonheur, et non par moquerie comme aurait pu le faire Caroline.
- Tu es amoureux ! Mon grand frère est amoureux ! Fit-elle en tapant des mains, ravie.
Elle en était certaine, bien que cet imbécile refuse de se l'avouer.
Elle voulait à tout prix rencontrer Elizabeth. Elle était sûre qu'elle allait l'adorer.
Oui, il fallait qu'elle la rencontre. Elle ne lâcherait pas son frère avant d'obtenir sa promesse de les présenter.
Will, pour la première fois depuis qu'il connaissait le jeune femme, commença à envisager qu'il éprouvait peut-être un peu plus que de l'amitié pour elle. La raison principale étant que malgré son éloignement, il ne cessait de penser à elle ; bien au contraire.
Il se souvint de cette danse qu'ils avaient partagé ; il ne s'était jamais senti aussi vivant qu'à ce moment. Soudain, il se rendit compte que la chaleur de la peau de la jeune femme, la lueur de défi dans ses yeux -personne ne l'avait jamais regardé comme ça auparavant, tous étant trop intimidés par sa situation- et même son odeur, lui manquaient cruellement.
Il y avait maintenant presque deux ans, il avait connu une femme en qui il avait eu assez confiance pour vouloir une relation sérieuse ; mais en vérité, elle n'en voulait qu'à son argent. Elle l'avait trompé ; ce n'aurait été que ça, il n'en aurait pas tant souffert. Mais il avait surpris une conversation entre elle et son amant, où elle lui disait clairement ses intentions, à savoir profiter un peu de sa richesse avant de s'enfuir avec l'amant en question, le tout en emportant bien sûr quelques économies.
Il avait retiré de cette expérience un arrière-goût amer et une méfiance envers les gens en général que certains auraient qualifiée d'exacerbée ; mais ceux-là n'avaient pas vécu ce genre de situation.
C'était la raison pour laquelle, quand il avait vu l'ampleur que les sentiments de Charles pour Jane prenaient, il avait eu peur que son ami connaisse le même genre de déception ; et il avait, au prix d'efforts importants, réussi à lui faire entendre raison et à le convaincre de couper les ponts.
Mais maintenant qu'il avait réalisé ses sentiments pour Lizzie, la donne était changée.
Car s'il avait jusque là toujours cru que l'amour, c'était juste ce qu'il avait partagé avec Melissa -son ex-, il se rendait désormais compte qu'en réalité, c'était bien plus.
Et il comprit que si Charles et Jane s'aimaient vraiment, en l'exhortant à couper les ponts il n'avait fait que les rendre malheureux.
Ce qui expliquait le comportement de son ami depuis ; celui-ci n'était plus que l'ombre de lui-même. Il ne sortait plus, son travail s'en ressentait, et Will avait même cru remarquer qu'il avait perdu du poids. Il avait pensé que ça passerait, qu'il valait mieux qu'il soit déçu maintenant et non plus tard, quand sa relation avec Jane aurait été plus sérieuse ; mais maintenant il sentait que ce n'était pas aussi simple.
Mais et lui dans tout ça ? Il craignait également de souffrir, d'être blessé par Lizzie.
Il se rassura vite. Il se souvînt du soir en boîte, ce soir où elle l'avait d'abord repoussé quand il avait voulu l'inviter à danser une première fois. Il avait constaté à quel point la jeune fille se foutait de se faire valoir à ses yeux ; elle ne voulait pas faire partie de ses relations juste parce qu'il était… Eh bien, William Darcy.
Il était désormais certain que jamais Elizabeth ne lui ferait la même chose que Melissa.
Et avec un peu de honte, il dut s'avouer que Jane devait être pareille ; les deux sœurs n'avaient pas une once de méchanceté, et n'étaient sûrement pas vénales.
Il s'était comporté comme le dernier des imbéciles, détruisant ce qui rendait heureux son meilleur ami, pire, le faisant douter de lui et des femmes en général. Il allait lui falloir recoller les morceaux.
Il fallait qu'il voie Charles.
D'urgence.
Ah, et il avait pris une décision : aux prochaines vacances, lui et sa sœur iraient en France.
Bon, jsuis pas tout à fait convaincue de ce chapitre… Dans le sens où je ne sais pas si mes tournures de phrases sont compréhensibles. Donc si des choses ne vous paraissent pas claires, dites-le moi, j'essaierai de modifier le texte. C'est un chapitre important pour la suite donc n'hésitez pas…
* Ben ouais… Georgianna… Franchement… Je ne pouvais pas tellement garder ce prénom…
Bon, maintenant, il va falloir que ça bouge ! 2 cœurs à (re)séduire, ça fait du boulot !
