Eléanore chapitre 12

Eléanore n'en croyait pas ses oreilles . Elle se tourna vers Carmen qui avait les yeux écarquillés .

« Népotigaf ? C'est quoi ça ? demanda la rouquine .

-Népogatif … Et je n'en ai aucune idée … répondit la châtain

-Tu aurais donc un lien avec Ophiuchus ?

-Oh la ! Calme-toi … Je n'aurais jamais rien en commun avec l'espèce de singe qui nous sert de camarade de classe .

-Mais ça expliquerait tout ! Tu as aussi bien vu que moi ta baguette tout à l'heure !

-Oui mais c'était juste un sur-chargement d'énergie … Je n'ai aucun lien avec Ophiuchus ! S'énerva la jeune Enabora .

-Mais oui, calmes-toi j'ai compris … On rentre au dortoir ? » Proposa Carmen en baillant .

Eléanore, désorientée par la discussion qu'elle venait de surprendre dans le bureau de la principale se rendit compte qu'elle avait complètement oublié la raison pour laquelle elle était sortie de sa salle commune au départ .

« Oui, on rentre »

°o°o°o°

Aldébaran fit demi-tour en donnant un coup de pied au mur .

*Il faudrait vraiment que j'apprenne à calmer ma colère moi *

Il continua son chemin de retour jusqu'à la salle commune . Il avait de nouveau entendu cette voix féminine . Sauf que au lieu de crier, cette voix riait . Elle riait à en perdre haleine, un rire à faire froid dans le dos .

Il l'avait suivi mais le son s'était comme d'habitude arrêté .

Une fois arrivé à la salle commune, il monta dans son dortoir faire sa valise . Demain il repartait pour noël . Il avait hâte de voir son petit frère et de retrouver ses parents .

Il se coucha le cœur léger et sans penser au futur noir qui lui était destiné, s'endormit pour rejoindre le monde des rêves .

°o°o°o°

Le Poudlard express, fidèle à lui-même arpentait, fier le pays de Grande-Bretagne . Comme chaque fois, il était remplis d'élèves impatients de retrouver leurs familles … ou pas .

C'était en effet le cas de Alice Enabora ou encore de Carmen Carrow .

Carmen redoutait plus que tout la « surprise » et Alice se serait passé d'un noël en compagnie de personnes qu'elle déteste .

Elles étaient presque dans la même situation . Il y avait aussi Surimey qui redoutait encore de passer un noël où il devait se pincer pour éviter de dire à ses parents qu'il n'avait rien à faire de l'éducation des nobles sangs purs .

Le train arriva à la gare et déversa ses élèves . Carmen rejoignit en traînant des pieds ses parents . Sa mère était sévère, le visage crispé, ne laissant passer aucun sentiment . Ses cheveux roux foncés, presque rouges et ses yeux noirs hypnotisants la rendait attirante et effrayante . Le genre de personne que l'on aimerait pas provoquer .

Le père de Carmen et Saturna était sombre et réservé . Il parait qu'autre fois il a été joyeux mais aujourd'hui, il restait fermé avec ses cheveux roux très clairs, presque blonds et ses yeux bleus clairs . Sa vie s'était arrêtée le jour où il avait épousé sa femme mlle Carrow .

Carmen remarqua que Saturna n'était pas à leurs coté . Elle ne prit pas le temps de dire bonjours ni autre sorte de politesse et questionna :

« Où est Saturna ?

-A la maison, elle n'est pas sortable en ce moment, répondit la mère Carrow avec amertume

-Qu'est ce qu'elle a fait ?

-Beaucoup de choses qui ne te concernent pas .

-Et vous, que lui avez-vous fait ?

-Tout ce qu'elle méritait . » Un frisson passa dans le dos de la jeune Carrow . Tout ce qu'elle a mérité

°o°o°o°

De son coté, Eléanore rejoint ses parents . Ils étaient déjà en compagnie de Astrid et Eglantine .

Avant même que la jeune châtain n'ai eu le temps de saluer ses parents, sa mère lui ordonna d'aller chercher Alice .

Eléanore fit demi-tour en traînant des pieds par-terre … Elle n'aurait pas pu envoyer Astrid ou Eglantine ? Non il fallait que ce soit elle . Puis elle se rappela qu'elle n'avait pas revu ses parents depuis sa répartition . Ça allait chauffer pour elle …

Une fois qu'elle eut réussi à décoller Alice de Ambre et ramenée à ses parents, une tension palpable se sentit dans la famille .

Eléanore remarqua à travers les cheveux bruns de sa mère que son visage était rouge et enflé . Elle avait pleuré . Malheureusement, la jeune serpentard ne fut pas la seule à l'avoir remarqué et elle comprit tout de suite de Alice l'avait vu aussi . Et elle s'apprêtait à faire une remarque déconcertante :

« Me dis pas que c'est pour la vieille chouette en train de pourrir dans une boîte six pieds sous terre que tu es dans cet état ?

-Fermes-là, Alice, fit Astrid

-Oui madame !

-Avec qui dînons-nous à noël ? demanda Eglantine pour détendre l'atmosphère alors que les Enaboras passaient par le passage magique pour retourner du coté moldu .

-Ne me dis pas que tu as invité notre grand-mère parternelle ? s'étonna Alice

-Alice je t'ai déjà dit de la fermer, commenta de nouveau l'aînée .

-Oui Madame, dit la joueuse de Quidditch pour énerver sa grande-sœur

-Hum … Nous avons invités votre tante Katerine et sa fille, répondit enfin le père avant d'ajouter en fixant Astrid et Alice, Quand à vous, vous avez intérêt à vous calmer sinon ces vacances vont vous paraître très très longues …

-Tu vas nous faire quoi ? Nous donner la fessée ? provoqua Alice

-Alice, fais ça pour ta mère imagine ce qu'elle a enduré … Elle a perdu sa mère ! S'encoléra le chef de famille alors qu'ils prenaient de la poudre de cheminette pour passer de la cheminée de la rue à chez eux . Alice se retourna vers sa famille et pris une poignée de poudre en levant la main en l'air vers le conduit .

-Oui, elle a du pleurer les deux dernières semaines … Et elle pleure encore ! Apparemment, ça paraît normal de pleurer pour une pourriture lorsqu'on en est une mais moi, quand je t'enterrerais, maman je ne verserais pas une larme . Tu m'as défendue lorsque cette regrettée vieille chouette m'offrait les pires cadeaux ? Que je me suis retrouvée recouverte de boutons après une des blagues de ton alcoolique de frère ? Et quand toute la famille a décidé de me persécuter parce que j'ai dit que dans les Malfoy il y en avait bien un qui avait un cœur ? Ou encore quand j'ai dit à ta tante qu'elle ne valait pas mieux que les serpentards ? Non . Tu n'as rien dit . Pourquoi ? Parce que tu détestes tant les autres que tu ne te soucie plus de ce que deviennent tes filles . Et je le redis : toi et ta fichue famille de sang pur ne valez pas mieux que n'importe quelle famille de magie noire . La seule différence ? Eux, ils sont forts, puissants, doués et vous êtes une bonne bande d'incapables ! »

Eléanore fixait sa grande sœurs les yeux ronds . Et elle n'était pas la seule . Quasiment tous les passants de la ruelle avaient bloqués sur cette scène plutôt inédite . Ils tournèrent rapidement la tête pour retourner à leurs occupations . Alice jeta la poudre à temps, juste avant que sa mère ne tente de se jeter sur elle .

« Je vais la tuer! S'énerva la mère des jeunes filles en se précipitant pour prendre la poudre . Mais elle fut interrompue par Eléanore qui avait décidé de tout tenter pour laisser le temps à sa sœur de remonter dans sa chambre avant que la famille arrive .

-Je dois vous parler aussi , fit-elle

-Tu penses que c'est le bon moment et le bon endroit ? demanda de nouveau de père furieux

-Ce n'est jamais le bon moment et pour parler de ça je préfère qu'il y ai des témoins … Je vais aller droit au but . Je suis à Serpentard et je sais que vous ne l'avez pas très bien accepté mais je ce que je vais vous dire va encore moins vous plaire … Si la rapporteuse attitrée de la famille, c'est à dire notre chère Astrid vient vous dire que je serais soit-disant amie avec Carmen Carrow … Et bien c'est vrai . »

La mère bouscula sa fille pour reprendre de la poudre de cheminette qu'elle avait fait tomber sous la colère et disparut par la cheminée .

°o°o°o°

Carmen entra dans sa demeure . Un manoir du type Gothique et très sombre . Le genre d'endroit à mettre la chair de poule à n'importe qui . Elle se retourna vers ses parents pour leur demander si elle pouvait rejoindre sa sœur mais la réponse de se parents fut négative .

Elle n'eut cependant pas le loisirs de désobéir à ses parents car une petite fille aux cheveux bruns/châtains dévala les escaliers pour rejoindre sa grande sœur qu'elle serra dans ses bras .

« Tu m'as manqué !

-Moi aussi … Mais qu'est ce que tu as sur les bras ? Demanda Carmen .

-Rien » mentit la plus jeune en cachant ses bras à l'air .

Cependant Carmen en attrapa un de force et découvrit avec effroi que le bras de Saturna était recouvert d'hématomes . Elle leva la tête vers sa petite sœur . Saturna avait un visage plutôt rond, avec d'immense yeux bleus et un sourire qui ferait fondre n'importe qui .

Mais ce sourire avait disparu . Carmen voulait le revoir, c'était son rayon de soleil dans ses nuits sans étoiles …

« Qui t'as fait ça ? demanda Carmen une fois que ses parents furent partis alors qu'elle connaissait très bien la réponse .

-Je suis tombée, c'est rien, affirma la plus jeune

-Je ne te crois pas . Je crois juste que tu t'es encore endurcie durant mon absence … Tu ne devrais pas faire ça … Fais ce qu'ils te demandent et tout ira bien.

-Non, rien n'ira . Rien ... »

Carmen sourit . Elle le savait . Parce que sa sœur était faite pour ça …

°o°o°o°

« Tu vas pas rester enfermée ici toute ta vie ?! » s'énerva Eléanore derrière la porte de la chambre de Alice . Pas de réponse . La plus jeune de la famille commençait sérieusement à s'inquiéter . Trois jours que sa sœur refusait de sortir de sa chambre .

« Tu ouvres pas, je fais exploser la porte !

-Tu peux pas utiliser la magie en dehors de Poudlard, chantonna la joueuse de quidditch derrière la porte

-J'ai plus d'un tour dans ma poche … Ouvre cette satanée porte ! »

La serpentard donna un coup de pied à la porte qui s'ouvrit sur Alice . « Fais gaffe, tu risque d'abîmer le « magnifique mobilier » de cette pourriture de maison . Rentres vite ... »

Eléanore se faufila dans la chambre de son aînée qui la referma aussitôt. La salle était dans un bordel inimaginable .

Le meuble où elle rangeait ses vêtement était couvert de fissure, sûrement causé par les nerfs de sa propriétaire … Et d'ailleurs, les vêtements étaient éparpillés au sol .

La chaise était renversée, le bureaux recouverts de graffitis sur le quidditch, des miettes de nourriture traînaient par terre . Le lit était fait en vrac, la valise renversée et seul une enceinte de musique magique était bien à l'écart, sur un coin de la chambre .

« C'est ça le son incessant que l'on entends en bas ? » demanda Léanne . Sa grande sœur acquiesça . En effet, depuis deux jours, une forte musique se faisait entendre aux alentours de minuits, quand les parents arrivaient enfin à s'endormir … Ce qui les rendaient furieux à coup sûr …

Eléanore s'assit sur le lit puis proposa :

« Tu devrais aller t'excuser …

-Non . Elle ne l'acceptera pas . Ou elle va être contente et croire qu'elle a enfin réussi à me dresser … Personne ne dresse Alice Enabora !

-Oui mais elle bouillonne … A un tel point que s'en est effrayant . Plus tu attends, plus l'explosion sera violente …

-Elle ne me fera pas de mal et tu le sais très bien .

-Quand tu compte revenir ?

-A noël .

-C'est dans trois jours ! Tu veux de quoi manger ?

-Non j'ai des provisions, fit Alice en soulevant des paquets de friandises, Par contre c'est frustrant qu'il n'y ai que sa sœur qui vienne, j'aurais bien aimé servir mon petit numéro à plus de monde …

-Justement, vas-y doucement … Tout le monde ou presque sera là … Je crois que maman a prévu le coup . Elle a invité les sœurs de papa et ses parents. Elle a aussi invité ses cousines … Tu sais celle qui t'avait donné un bonbon surprise lorsque tu avais défendus la famille Nott . Le bonbon qui s'était transformé en chenilles une fois dans ta bouche … Tu te souviens ?

-Si je m'en souviens ? J'ai envie de vomir rien que d'y repenser …

-Et celle qui t'avait rasé la moitié du crâne parce que tu l'avais comparée à un corbeau ?

-Oui …

-Ou encore le cousin qui avait transformés tes bras en nageoires parce que tu as dit que personne ne voudrait de lui même si on était aveugle ou sourd …

-Oui, c'est bon j'ai compris … Elle a invités les meilleurs … Mais ne compte pas m'empêcher de descendre et gâcher ce fichu réveillon !

-Comme tu veux . »

°o°o°o°

L'atmosphère n'était pas tendue de partout . A Londres, dans un appartement totalement normal, un jeune professeur de défense contre les forces du mal s'apprêtait à recevoir ses amis de jeunesse . .

Cho et lui étaient plus proches évidemment car ils travaillaient ensemble . Il revoyait le plus souvent qu'il le pouvait Seamus et Parvati avec qui il s'entendait à merveille . Il avait aussi invitée Luna .

Londubat était en train de décorer avec les couleurs de noël le petit salon qui faisait aujourd'hui office de salle-à-manger .

En allumant des bougies, il pensa avec mélancolie à son enfance, Poudlard … Que c'était beau à cette période de l'année ! Il se souvint du bal pendant lequel il avait dansé avec Ginny . Qu'est ce qu'elle avait changé celle-ci !

Puis inévitablement, tout repassa dans sa tête, le tournoi, le labyrinthe, la mort de Cédric … Toujours la mort ! Pourquoi il ne pouvait pas changer de conclusion . Il n'arrivait pas à repenser à son passé sans tirer en conclusion : la mort …

Il se retourna pour prendre le dernier objet de décoration : du gui . Il tenta de l'accrocher au hasard dans un coin de la salle mais finalement l'accrocha au dessus de la porte d'entrée .

Comme sa taille ne lui permettait pas d'atteindre l'endroit souhaité, il tenta de l'accrocher avec de la magie, en vain . Il décida alors d'aller chercher une échelle . Il monta mais une fois en haut, la sonnerie de l'entrée retentit et le porte s'ouvrit, bousculant l'échelle et son occupant qui tomba au sol .

« Oh excuses-moi ! Fit Luna en se précipitant aux cotés de Néville .

-C'est rien … juste le mauvais endroit pour accrocher du gui …

-Moi je trouve que c'est un super endroit pour accrocher du gui, contredit la blonde, par contre, il pourrait être infesté de nargoles … Tu as vérifié ?

-Bien sûr … Tu ne pensais quand même pas que j'allais l'accrocher sans vérifier ... »

Luna tendit la main à Neville qui se releva .

Avec l'aide de son invitée, il accrocha la branche .

« Voilà, maintenant il est prêt, dit-il

-Prêt pour quoi ? »

Sans répondre, le jeune professeur tenta sa chance et en tenant doucement la tête de la journaliste entre ses mains de jardinier, il l'embrassa .

°o°o°o°

« Je peux savoir qui on reçoit ce soir ? demanda Carmen, impatiente à ses parents.

-Non » répondit catégoriquement sa mère .

Saturna s'affala sur le canapé et se fit réprimander par sa mère . « Lève-toi et tiens toi droite, je suis sûre que tu ne voudrais pas que nos invités te voient comme ça quand tu sauras qui ils sont …

-Je vais pas me marier avec eux, que je sache ?

-…

-Bon ben ça va alors …

-Saturna Carrow, lève-toi !

-Non. »

C'est ainsi que depuis des mois, Carmen vit pour la première fois sa mère lever la main sur Saturna . Elle lui attrapa le poignée et le serra . Elle lui leva le menton de manière à la voir dans le blanc des yeux .

« Tu te tiens calme et tout se passera bien …. Suis-je bien claire ?

-Non, vous n'êtes pas claire du tout, plutôt sombre je dirais … La magie noire ne vous réussi pas …

-Tu la fermes ou ça va mal aller …

-Parce que ça va bien là ?

-BOUCLES LA SATURNA ! » s'exclama Carmen au bord de la crise de nerf . Sa petite sœur s'était réellement endurcie . Et ça lui faisait peur . Jusqu'où ça pouvait bien aller ?

Saturna ne voulait en réalité qu'une vie normale auprès de personnes normales …

Carmen n'eut pas le temps de s'expliquer que quelqu'un tapa à la porte .

« Vas ouvrir, carmen » ordonna le père . Carmen se dirigea vers la porte en traînant des pieds . Elle ouvrit la porte .

Elle reconnu tout de suite de qui il s'agissait . Et pourquoi ils étaient là . Elle le savait parce que Surimey se tenait devant elle .

°o°o°o°

Tout le monde était arrivé chez la famille Enabora . En comptant les oncles, les tantes, les cousins, ils était une bonne vingtaine . Ils étaient tous à table et Alice n'était toujours pas là, laissant une place de vide en face de Eléanore .

Mais c'était trop simple, beaucoup trop simple . La jeune joueuse de quidditch fit son entrée dans la salle au bout d'une dizaine de minutes . Elle était habillée d'une robe marron et de ballerines de la même couleurs, coiffée d'un chignon haut . C'était là l'avantage d'avoir une mère styliste …

Astrid bu son verre et reprit encore de l'alcool . Quand elle s'assit, le plus bruyamment possible, tout le monde tourna la tête vers elle .

« Ben quoi ?! Chuis plus invitée ? » demanda Alice, pleine de mépris .

Sa mère s'approcha d'elle un air colérique accroché au visage . Astrid la retint par la manche et lui chuchota quelque chose à l'oreille qui apparemment calma Olivia Enabora qui retourna s'asseoir, affichant pourtant toujours le même air rempli de rancœur .

Une fois que certains invités furent retournés à leurs occupations, Alice se pencha vers Eléanore pour lui dire : « Quelle agréable soirée, chère sœur je trouve ce dîner parfait ... » Astrid reprit encore une gorgée d'alcool . Sa vue devenait floue mais les bêtises de sa sœur lui passaient à présent au dessus de la tête .

Un des oncles des deux jeunes jeunes filles, le dit « alcoolique » qui avait entendu la confession de sa nièce commenta : « Tu trouve aussi ?

-Oui … le seul bémol, c'est toi et ton haleine de chacal … Non mais sérieusement, ça t'arrive de te brosser les dents ? répondit amèrement la gryffondor .

-Fais attention à ce que tu dis, prévins Utyopi, le frère de celui que Alice venait d'insulter en face .

-Au tiens, le psychopathe se ramène … Dis moi ton psy s'est encore pendu ? Pauvre homme … Tu en est au combien ? 40 psychologues ?

-Les nageoires ne t'ont pas suffit ?

-Je sais nager sans brassards … Ne prends pas ton cas pour une généralité …

-La ferme, Alice ! Explosa Astrid, à la droite de sa sœur .

-Oui, tu as raison, Astrid … Là-bas, c'est la basse-cours, avec nos chères tantes, les poule, le coq qui drague sa propre mère … Beurk … Et je te présente le pré des vaches … On a du leur donner une table pour trois tellement elles prennent de la place … Elles sont trop vieilles pour produire du lait . A moins que .. Il me semble que les taureaux ne soient plus attirés par elles … Ils sont même effrayés il me paraît … La-bas, c'est les lapins et chats … Fourbes et radins, nos cousins sont vraiment des hommes incroyables … Et il y a aussi les cousines de notre mère . Ne les approche pas ces juments sont violentes et en chaleur en ce moment … On a du enlever les étalons pour éviter qu'elles ne les violent . Tu peux voir là-bas, les cochons ou comme aime les appeler maman « ses oncles » … Bon pas grand-chose à dire à part qu'ils ont besoin de déglutir 5 fois avant d'avaler . Les mules sont au bout de la table, vraiment agréables nos cousines . Très belles mais têtues … Bon, celles là elles collectionnent les conquêtes … En chaleur aussi … Et nous, nous sommes au coin des chiens … Toi, Astrid qui obéit aux ordres des vaches et des poules, notre oncles, à s'en rendre acoolo, Eglantine qui n'a pas le choix, ainsi que Eléanore qui ne peut rien y faire . Et moi le chien sauvage qui mord … Ah j'allais oublier Utyopi mais lui il est tellement taré qu'il est hors catégorie …. C'est vrai que ça ressemble à la ferme ici ... »

Eléanore avait fait tombé son verre par terre sous le choc . Elle n'était pas la seule . Ses tantes avaient renversées leurs soupes sur leurs robes de soirées . Un de ses cousins s'était étouffé avec du pain et Astrid avait plantée sa fourchette … sur la haine de Alice qui saignait énormément . Alice regarda sa main et retira la fourchette d'un coup . « Mhhh charmant sœurette comme cadeau de noël... »

Et sans attendre plus elle se leva et sous les regards meurtriers de tout le monde s'avança vers les escaliers . Elle s'arrêta juste devant et dit d'un air supérieur : « vous pouvez pas savoir comme ça fait du bien ... » et remonta les escaliers d'un air impérial .

Eléanore s'enfonça dans sa chaise . Sa sœur était allée loin . TROP loin . Elle venait d'insulter toute la famille et ça, c'était une erreur qui risquait de lui coûter cher .

Elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour la rebelle . Elle avait une plaie profonde dans la main et l'impossibilité de se soigner avec la magie .

Eléanore leva la tête vers un boucan que créait sa mère et Astrid en se disputant . Non, ça pouvait paraître stupéfiant mais la mère de famille réprimandait son aînée parce qu 'elle avait blessé Alice avec sa fourchette .

« Mais je te dis que j'ai pas fait exprès ! répétait la gryffondor au bord des larmes .

-Astrid, la violence ne résout rien ! Tempêta la styliste .

-Et toi, tout à l'heure t'étais à deux doigts de lui mettre une raclée ! Et tu as très bien entendu ce qu'elle a dit !

-Ce qu'elle a dit est horrible, et tu peux être sûre qu'elle sera punie pour cela . » conclut la mère .

A l'autre bout de la table, une des tantes que Alice venait de traiter de vache s'encolérait .

« Je vais lui apprendre moi, à me manquer de respect ! Et je ne suis pas une vache, j'ai une ligne parfaite !

-Rêve pas Moniqua … Tu passes plus les portes ! Plaisanta un des neveux .

-Toi et ta tête de gnomes, il y a quelque années je changeais tes couches donbc tu ne me parles pas comme ça !

-Tu insultes pas mon fils ! S'énerva une des cousines de la mère de famille .

-Bien sûr que si ! Comme dirait Alice, les vaches écrasent les juments en chaleur …

-Ta bouche l'obèse et mange … Non pas trop quand même faudrait que tu puisses sortir, commenta un des douaniers, agacé

-Parles pas en mangeant papa, tu risquerais de étouffer … » défendit une des femmes au bout de la table .

Eléanore décida que c'était le moment de remonter dans sa chambre, et entraînant Eglantine et Astrid qui prit tout de même sa bouteille de vin à moitié vide, elles remontèrent à l'étage se coucher sans réussir à rentrer dans la salle de bain où Alice s'était enfermée .

°o°o°o°

« Vas ouvrir, carmen » ordonna le père . Carmen se dirigea vers la porte en traînant des pieds . Elle ouvrit la porte .

Elle reconnu tout de suite de qui il s'agissait . Et pourquoi ils étaient là . Elle le savait parce que Surimey se tenait devant elle

« Qu'est ce que … ? fit la rouquine, surprise .

-Politesse, Carmen tu as oublié ? taquina Surimey sous l'œil sévère de son père .

-Ohh mh.. Oui entrez je vous prie ... »

Une fois que les trois personnes qui composait le famille du jeune Surimey furent rentrés, les parents se joignirent en une conversation anti-moldue . Surimey restait auprès de ses parents et les deux fillettes allèrent s'asseoir sur le canapé .

« Tu le connais ? demanda Saturna, alarmée par le tain blême de sa sœur .

-Oui… Il est de même année que moi à Serpentard … Tu sais quel rapport a sa famille avec la notre ?

-Non …

-Ils se détestent . Il y a pour cause de cette haine une lugubre histoire d'amour, de la magie noire et le peu de bravoure de notre oncle a été reniée par nos parents …

-Notre oncle n'a jamais …

-Si, enfin pas celui que tu penses, il y a un oncle dont l'existence a été cachée, un oncle qui a donné sa vie pour le bien … Il était censé se marier avec la tante de Surimey mais au lieu de ça, le jour du mariage, il est allé défendre les forces du bien . Bataille sur laquelle il en est mort … Ce qui m'inquiète c'est la raison pour laquelle ils sont là aujourd'hui …

-Moi je sais .. »

Saturna n'eut pas le temps de finir sa phrase que sa mère l'invita à les rejoindre à table .

Le repas fut silencieux . Les deux filles échangeaient des regards inquiets tout le long du repas . L'explication n'arriva qu'à la fin :

« Les enfants, vous ne savez sûrement pas pourquoi on est là ce soir … commença le père de Surimey, En fait, cela faisait longtemps que l'on y réfléchissait mais c'est décidé . Vous connaissait sûrement la honteuse histoire qui uni nos deux familles . Nous avons décidé de tout effacer avec une alliance . Saturna, à ta sortie de Poudlard, tu épouses Surimey . »

Carmen s'était étouffée en buvant . Surimey s'était mordu la langue sous le choc . Mais Saturna restait impassible, en colère et décida de prendre la parole :

« Alors comme ça, vous avez décidé de me marier ? Vous n'avez pas réfléchis aux souffrances que va endurer le futur époux … Vous avez déjà du ml à me supporter … fit elle à l'adresse de ses parents .

-Il est solide, affirma la mère .

-Et vous n'aviez pas non plus pensé que j'avais d'autre idées d'avenir, quitter cette fichue famille de cinglées . Partir le plus loin possible et oublier mon enfance à la noix dès la première occasion ?

-Saturna, tu t'assois et tu obéit, ordonna son père .

-Oui … C'est mon genre de m'asseoir et d'obéir … Saturna Carrow est connue pour ça .

-Sat' … Assieds-toi … susurra Carmen de nouveau au bord des larmes .

-Non . Je vais remonter dans ma chambre et bouder . Et je vais y rester tant que je pourrais . Ensuite je descendrais et je vais me prendre une baffe de maman pour mon insolence . Mais comme je vais répondre, je vais encore m'en prendre une jusqu'à qu'elle ne me casse une côte et ne me laisse pourrir sur place pendant une journée, à la fin de laquelle elle viendra me soigner pour n'avoir rien à se reprocher … Je connais le cycle par cœur, tu vois ! » fit Saturna avant de partir en courant vers sa chambre .

°o°o°o°

« Alice ouvres ou je te coupe en morceaux ! »

Il était minuit et demi quand Astrid hurlait à Alice d'ouvrir la porte de la salle bain . Eléanore qui tentait de dormir pour oublier cette soirée d'enfer décida d'aller aider Astrid à ouvrir la porte .

Tous les invités étaient partis depuis une heure car la soirée avait été écourtée à cause de la tension et des disputes .

La mère était en bas en train de ranger le salon et le père était allé prendre l'air laissant ses quatre filles seules .

Eléanore vit que Astrid n'avait en effet plus toute sa lucidité . « Ne me dis pas que tu as fini la bouteille seule ?

-Non, il reste un fond …

-ASTRID ! Mais t'es folle t'as que 15 ans et tu bois déjà comme tonton ….

-Crois moi c'est le plus intelligent de la famille …

-Et tu devrais te taire tant que tu es dans cet état … Tu dis plus de bêtises que tante Annabelle …

-Mais non ! Bon tu m'aides à ouvrir cette fichue porte ?

-Oui oui ... »

Elle se jetèrent contre la porte qui se cassa et tomba . La salle de bain était grande et lumineuse mais apparemment, Alice n'avait pas eu le temps d'éclairer la lumière . Elle était allongée, les bras croisés toute habillée dans la baignoire et l'eau arrivait jusque son cou .

« Et ben qu'est ce que tu as ? demanda Eléanore à Alice tandis que Astrid se démaquillait devant le miroir .

-Ce vieux psychopathe m'a fait pousser des branchies ! Tu sais pas dans combien de temps je pourrais sortir par hasard ? »répondit la joueuse de Quidditch en montrant deux fentes qui avaient poussé dans on cou .

Astrid se précipita sur la cuvette des toilettes pour vomir .

« Vraiment très classe tout ça, Astrid, commenta Alice .

-Fermes-la ! Moi je me suis pas transformée en poiscaille au moins …

-Si j'étais toi j'arrêterais de dire « la ferme » devant n'importe qui de cette famille …. commenta Eléanore .

-A propos de cela, bravo Alice, tu as réussis à gâcher le noël de la moitié de la famille ! Fit Eglantine qui venait de rentrer dans la salle et qui à présent tenait les cheveux de Astrid qui s'était remise à vomir .

-Moi je pense que Astrid ne retouchera pas à l'alcool d'ici peu ! Plaisanta Alice .

-Je t'aime Alice, tu sais ? fit soudain Astrid

-Je t'ai dis de te la boucler tant que t'étais dans cet état !

-Oui mais je dis pas ça à cause de l'alcool … Et tu sais je t'aime aussi malgré le fait que tu sois à serpentard ?

-Mais oui, Astrid …. Je sais . Maintenant tu devrais aller te coucher si tu ne veux pas sans faire exprès nous avouer ton amour secret … répondit Eléanore .

-Tu es au courant ? Je peux le dire alors ….

-NON ! Coupa soudain Eglantine, Tu vas le regretter demain ….

-Oui, sûrement, concéda Astrid .

-En attendant moi je suis coincée ici avec une fille poisson et une qui va apparemment passer sa nuit à s'en vouloir d'avoir tant bu … dit Eglantine, donc je pense qu'on devrais jouer …. J'ai une idée ! Je pose une question à qui je veux, elle est obligée de répondre et après elle pose une question à qui elle veut etc.

-Oui ! Mais c'est moi qui commence ! S'exclama Astrid, Alors, Alice, tu vas dire oui à Zébulon ?

-T'es folle ou quoi ? Je sors pas avec un serdaigle moi ! Il est trop sérieux ! S'offensa celle qui occupait actuellement le bain, maintenant à moi ! Alors, Eglantine … Tu veux combien d'enfants plus tard ?

-C'est quoi cette question ? Elle est nulle mais je répond quand même … J'en veux 8 … Bon maintenant que je me suis ridiculisée, Eléanore, je de dis trois prénom de garçons et tu dois me les décrire en 1 mot … Alors on commence par Cillian .

-Sympa, commenta la serpentard .

-Imius ?

-Soumis .

-Et Aldébaran ?

-Mhhh … Je sais pas … Y'a pas tellement de mots pour le décrire à part tête à claques, petit imbécile et idiot de première …

-Moi je le trouve mignon, commenta Alice .

-Il a deux ans de moins que toi Alice …

-Je viens pas de faire une déclaration d'amour . Je viens juste de dire qu'il était avantagé physiquement !

-Mouais bof … A moi de poser une question : Astrid : qui est le plus beau garçon du collège ?

-Mhhh… Je dirais moi . » fit fièrement l'aînée .

Les trois autres explosèrent de rire .

« Il faudrait vraiment que tu boives de l'alcool plus souvent toi ! »

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Ce chapitre finit sur cette note de joix et d'humour ? Vous avez trouvé ça comment ? Je sais que l'on est plus centré sur Eléanore, Carmen et Surimey pour ce chapitre mais le prochain sera plus sur notre Aldé' et Imius …

Lunéville forever !

bisous de l'auteur