Aaaaah.. Que je suis bonne... C'est pas possible... J'ai eu pitié de vous, et voilà le douzième chapitre!!! Douzième... et dernier!! J'espère qu'il vous plaira, laissez-moi des REVIEWS s'il vous plaît, j'adore positivement ça, c'est juste génial!! Et en plus ça éclaire mon triste quotidien d'Hypokhâgneuse, lol!! Entre les disserts et les commentaires, c'est pas toujours drôle... Enfin... Let the end... begin!!! (Paradoxal, je sais...)
Cela faisait vingt ans. Vingt ans que cette scène de cauchemar hantait mon esprit torturé. Vingt ans que Bella était morte. Morte seule pour ne pas me mettre en danger. Vingt ans que je n'avais pas été assez rapide. Depuis vingt ans je ne courais plus. Depuis vingt ans, je me nourrissais exclusivement de sang que me rapportait ma famille. Je refusais de sortir. Tout me rappelait trop le bonheur que j'avais retrouvé pendant des instants trop éphémères avant de le reperdre. Vingt ans que je n'étais plus qu'une coquille vide, vingt ans que je n'étais plus qu'un corps privé d'âme. Vingt ans que, je l'avais lu dans les pensées d'Alice, la lumière avait quitté mes yeux en même tant qu'elle s'éteignait dans les yeux de Bella. Cette fois, Jasper n'avait pas eu à s'éloigner. Mes émotions n'existaient plus. Je ne ressentais strictement rien. Ni la soif, ni la peur, ni le chagrin. Mon esprit avait préféré me barder d'acier pour m'éviter la démence. La solitude qui m'avait parue si normale pendant plus d'un siècle me paraissait si insupportable que j'en étais arrivé, bizarrement, à la rechercher. Je ne sortais de ma chambre que pour aller en cours, ce à quoi me forçaient mes frères et sœurs. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. De toute façon, ça ne m'intéressait pas. Parfois, des bribes de conscience m'informaient du chagrin que ressentait ma famille en me voyant prostré de la sorte. Mais je retombais trop rapidement dans mon état catatonique pour m'en soucier plus que ça. J'avais voulu mourir. Mais outre le fait qu'Alice l'avait vu, la dernière volonté de Bella me tenait lié à la « vie ». Vis… Vis même sans moi. Je lui avais pourtant dit… Je lui avais dit que je ne pourrais pas vivre sans elle. "Je ne peux vivre sans ma vie! Je ne peux vivre sans mon âme!". Heathcliff ne devait pas ressentir le cent milliardième de la souffrance que m'infligeait mon coeur torturé et déchiré. Mon coeur mort. Réellement mort depuis qu'elle m'avait quitté... Et elle m'avait dit d'être heureux. Heureux. Impossible. Sans elle, le monde n'était plus éclairé. Sans elle, le ciel n'avait plus d'étoiles. Le feu était vaincu par la glace. Sans elle, les nuages triomphaient du soleil. Sans elle… Je n'avais plus de raison de vivre. Plus de raison d'être. Emeline et Nathan étaient rentrés de leur voyage en amoureux pour trouver une famille dévastée par la perte de Bella. Elle s'en était voulu, bien sûr. Mais ce n'était pas à elle de culpabiliser, et je le lui avais fait comprendre. C'était à moi de la protéger. Et je n'avais pas été là. A présent, vingt ans plus tard, j'étais assis dans la cafétéria d'un lycée dont je ne connaissais même pas le nom. Les pensées d'Alice reflétèrent mon apparence un court instant. Les yeux morts, le regard fixe. Les cheveux en bataille, les cernes dix fois plus prononcées que celles d'un vampire assoiffé. L'attitude voûtée. Un véritable mort-vivant. L'ironie de cette comparaison m'arracha presque un sourire. Les pensées des humains tourbillonnaient dans ma tête avec une agitation inhabituelle, mais je n'y prêtai même pas attention.
-Edward !
Quelqu'un me tirait par la manche. Je relevai la tête de quelques millimètres pour montrer que j'écoutai.
-Va en cours, ça a sonné, me murmura Alice avec sollicitude.
Sans lui jeter un regard, je me levai et allai souffrir en silence. Mais dans le couloir, un bavardage m'arrêta :
-Tu as vu la nouvelle ? C'est quoi son nom, déjà ?
-Isabella, mais elle veut qu'on l'appelle Bella. Elle est vraiment canon ! Jamais vu quelqu'un comme ça ! Quoique… peut-être Rosalie Hale…
Je me tournai vers les deux garçons qui parlaient ainsi, et les abordai. Ils parurent surpris :
-Salut les gars, fis-je d'une voix atone. Vous parlez d'une nouvelle ? Comment est-elle ?
-Elle ressemble un peu à ta famille, Cullen, répondit le type, dont je ne connaissais pas le nom, l'air surpris que je m'intéresse à quelque chose d'aussi trivial qu'une nouvelle. Elle est brune, pas très grande. Et elle a des yeux violets.
Tout mon fol espoir s'effondra d'un coup. Ce fut presque aussi douloureux que de la perdre encore une fois. Une troisième fois... C'était idiot de ma part d'espérer alors que je savais pertinemment, depuis vingt que je l'avais enterrée, que ma Bella était morte. Ce devait être une humaine quelconque. Une humaine qui avait le même prénom que mon âme-sœur. Une humaine sotte et sans intérêt. Sans même prendre la peine de saluer les deux types, je m'éloignai, plus abattu que jamais. C'est alors qu'une voix dans mon dos prononça mon nom. Pour la deuxième fois en deux minutes, je m'arrêtai net. Lentement, très, très lentement, je me retournai. De l'autre coté du couloir, une silhouette immobile. Celle d'une fille, indéniablement un vampire. Sa peau était d'une pâleur inouïe. Ses cheveux bruns avaient de doux reflets roux et tombaient sur ses épaules en vagues douces. Ses jambes fines étaient chaussées de bottes à talons. Mais plus que tout son corps, qui faisait rêver les types du lycée, ce fut son visage qui me captiva. Ovale. Les traits fins. Doux. De grands yeux. Leur couleur, violette, ne suffit pas à m'arrêter. Stupéfait, assommé, abasourdi, suffoqué, éberlué, confus, je ne bougeai pas. Incapable de comprendre ce que mon esprit avait mis tant d'années à cesser d'espérer. Enfin, dans le chaos tourbillonnant de mon esprit, un mot se forma. Un seul. un nom. Le nom tant chéri dont j'avais fait le deuil. Bella. Bella, que j'avais pleurée. Bella, que j'avais enterrée. Bella que j'aimais.
-Edward…
Ce ne fut qu'un souffle. Pourtant, il portait une saveur étrange. Inconnue. Une sorte de parfum de printemps, comme si tout se réveillait autour de moi. Et brusquement, j'eus la brève vision d'un verger d'arbres couverts de fruits, de nids d'oiseaux et de fleurs parsemant une herbe verte et grasse...
Autour de nous, les étudiants s'étaient tus, et nous observaient, curieux. Entre nous, le couloir était désert. Les yeux de Bella étaient un abîme dans lequel je me perdis. J'eus vaguement conscience de la voix d'Alice qui commençait, alors qu'elle venait juste d'arriver sur les lieux, à me demander « Edward, qu'est-ce que.. ? ». Alors, je fis un pas, lent, presque maladroit. un pas timide, hésitant, comme si mes jambes avaient rouillé, ou étaient plus lourdes que des centaines de tonnes de plomb. Puis deux. Bella. Bella. Bella. B.E.L.L.A
-Be…lla, murmurai-je.
Je fermai les yeux un instant dans un ultime sursaut de ma raison. Si je l'avais inventée… Mais non. Elle était toujours là lorsque je les rouvris. Et les étudiants la fixaient avec autant de surprise qu'ils me regardaient avec perplexité. Elle avança alors doucement dans ma direction, ses pas sonnant sur le sol dans une mélodie rythmée et légère, puis tendit la main dans un mouvement d'une grâce aérienne. Hésitant, n'en croyant toujours pas mes yeux, je tendis les doigts, et les enroulai précautionneusement autour des siens, craignant de briser le rêve. Puis je les serrai fort, pour me persuader qu'elle était bien là, en chair et en os, posai une main sur sa taille et l'attirait contre moi. Inspirant profondément par le nez, les yeux clos, je l'étreignis de toute ma force, de tout mon Être, de toute mon Âme. J'effleurai de ma bouche entrouverte sa joue, et frissonnai lorsque ses bras se nouèrent autour de mon cou tandis qu'elle se blottissait contre mon torse. Je savourai toute la douceur, la tendresse infinie de cette étreinte, puis l'éloignai un peu et murmurai :
-C'est impossible, je dois être devenu fou…
-Alors moi aussi, soupira-t-elle avec un tendre sourire timide. (Elle caressa ma joue du bout du doigt.) Tu m'as tellement manqué…
Je plongeai dans ses yeux. Puis, doucement, n'osant trop en croire mes sens, je me penchai, et posai mes lèvres sur les siennes. Pendant un instant, elle resta immobile. Puis, elle me rendit mon baiser avec férocité, avec violence, même, tandis que j'écrasai son corps contre moi. Fou de passion, de joie et de peur qu'elle ne disparaisse comme fumée mêlées, je profitai au maximum de l'instant présent, l'embrassant de toute la force de mon Être, insufflant toute ma passion dans ce simple baiser. Puis, sanglotant presque de bonheur, je l'enlaçai encore une fois, sous les regards attendris des professeurs, jaloux, envieux et émus à la fois des élèves, réjouis de ma famille, et enfouis mon visage dans le creux de son épaule en répétant son nom, ces cinq lettres adorées comme une litanie sans fin. Lorsqu'enfin nous nous séparâmes, nous fûmes entourés par les membres de la famille Cullen, fous de joie de retrouver Bella. Alice se débrouilla pour faire circuler le mot comme quoi Bella était ma fiancée que tous croyaient morte dans un accident d'avion. Mais notre histoire était autrement plus terrible et plus belle. Nous obtînmes ainsi un congé des professeurs, et allâmes en grande cérémonie retrouver Carlisle, revenu en urgence de l'hôpital et à qui nous fîmes la surprise, et Esmé, restée à la maison. Lorsqu'ils virent Bella, le bonheur sur leurs visages, bien qu'immense, n'égalait sans doute pas, j'en étais sûr, le dix millionième du mien. Enfin, une fois tout le monde à peu près calme, nous nous installâmes dans le salon, et Bella prit la parole, en réponse à la question muette que nous exprimions tous : Comment es-tu vivante ???
-Je crois que c'est du à tes larmes, Edward. Les larmes de sang. Les premières larmes qu'ai jamais versées la race des vampires. Elles ont coulé sur moi, et ont nourri mon corps. En fait, le trop-plein d'énergie qu'avaient nécessité le combat et l'utilisation forcenée que j'avais faite de mon don pendant les quelques jours qui avaient précédé l'attaque avait épuisé mes réserves énergétiques. Même pour un vampire, cette dépense irraisonnée était trop dure pour que je puisse le supporter. Et la blessure qu'Eleanor m'a infligée, combinée à la combustion de ses membres à l'emplacement de mon cœur a fini de m'abattre. Le sang que tu m'as donné (Elle caressa ma joue avec une tendresse infinie, avant de laisser reposer sa main sur l'arrière de mon crâne) m'a nourri, a redonné à mon corps brisé l'énergie et la matière dont il avait besoin pour se reconstruire. Sans toi, le processus aurait sans doute été beaucoup plus long. J'aurais mis des centaines et des centaines d'années à renaître. Une fois de plus, je te dois la vie.
J'eus un rire étranglé en la serrant contre moi.
-Et moi qui ai pensé pendant vingt ans que je n'avais pas été assez rapide..., hoquetai-je d'une voix chevrotante
-Mais tes yeux ? Demanda Rose avec curiosité
-Pareil, dit-elle d'une voix chantante. Je pense que c'est du aux larmes d'Edward. Larmes de sang… Comme mon corps s'est nourri du sang versé par le sien, il a irrigué tout mon corps et a changé la couleur de mes yeux. Je pense que c'est irréversible. Si c'avait été pareil que pour les nouveau-nés, il y aurait belle lurette que mes yeux auraient retrouvé leur couleur dorée.
-Nous allons vous laisser seuls un moment, dit alors Carlisle. Je pense qu'une bonne partie de chasse s'impose pour fêter ça. Vous aurez au moins trois jours de tranquillité, de cette façon.
-Merci.
Nous nous dévisageâmes, les yeux ronds. Nous avions parlé en même temps.
-Quand on dit que les vieux couples finissent par se ressembler…, plaisanta Emmett en riant.
Je me levai, et pris Bella par la main. Nous dîmes au-revoir à notre famille, puis nous montâmes dans ma chambre. Notre chambre. Je m'allongeai sur le divan, et étendis Bella sur moi.
-Tu sais, murmura-t-elle, les yeux fermés, la tête appuyée sur mon torse, lorsque j'ai repris conscience dans le noir, entourée de terre, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'a été à toi. J'ai voulu savoir si tu allais bien. Et puis j'ai senti la trace que ton désespoir avait laissée. Même la terre s'en était souvenu tant il était puissant. J'ai senti ton sang circuler dans mes veines, arroser mon corps, et j'ai rassemblé ce qu'il me restait de volonté pour accélérer le processus, le pousser à circuler plus vite. Ton chagrin me prouvait que tu étais encore en vie, puisque tu m'avais enterrée là. Je n'avais aucune conscience du temps qui passait, exception faite de l'infinité de chaque seconde qui s'égrenait, et qui différait un peu plus nos retrouvailles. J'ai attendu, attendu, attendu. Et finalement, j'ai eu assez de force pour bouger. Lorsque je suis enfin ressortie à l'air libre, j'ai vu… tout ce que tu avais fait pour moi. (Elle redressa la tête et, le menton appuyé sur ma poitrine, ses yeux violets fixés sur moi, elle murmura) Je crois que je t'ai transmis mes pouvoirs.
-La tombe est détruite, à présent, dis-je, un étrange sentiment de regret et d'euphorie m'étreignant la poitrine.
-Non, répondit-elle. J'ai refait ce que j'avais détruit exactement de la même façon. Mais j'ai fait en sorte qu'aucun humain ne puisse la voir, et que rien ne puisse la détruire. Et puis j'ai ajouté quelque chose à ton inscription.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Je suis revenue, sourit-elle. Elle se redressa, et posa ses lèvres sur les miennes.
-Je suis revenue, pour toi, en toi, à toi, pour toujours et à jamais.
-Pour toujours et à jamais, répétai-je.
The End
Petit Bonus, lol! Les reviews que m'ont laissé mes frangines sur mon document Word!! Vous allez voir, ça vaut le détour, mdr!! Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre, lol!! C'était le dernier, maintenant, je m'attelle à Sundown et aux autres, laissées en plan.
Suspense proprement IN TO LE RA BLEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE oh marine tu pe pas me fairesa ? quan mm… alez continueeeeeeeeeeee !!!!!!!! wala, fin de la review lol^^ (frangine#2)
C tro romantik (frangine#1)
Ouais tu las di Blol c krooooooooooooo biennnnnnnnnnnnnnnnn serieux pk tu faissaaaaaaaaaaa
Jai une petite fringale, dis donc, qu'a celane tienne, jvais me faire une salade de saison.. ! eskil me reste de la mâche de Rotterdam ? ^^ (frangine#2)
