Little Sister

Disclamer: Les personnages de SOA appartiennent à Kurt Sutter... malheureusement!

Résumé: "- Happy a une sœur!" "- Non sérieux?" "- Si j't'le dis!"

Note: Introduction d'un personnage de mon imagination.

Note 2: L'histoire débute lors de l'épisode 02x05 – Représailles. Il y aura donc des spoilers et des scènes refaite à ma sauce.

Note 3: Les chapitres sont très courts et, normalement, chacun marque un POV différents. N'hésitez pas à me laissez des commentaires, même si eux aussi son courts: c'est toujours agréable!

MelleMalfoyZabini : Merci pour ta review! Pour mon plus grand malheur, l'enchainement des épisodes ne me permets pas de faire disparaitre Happy très longtemps. Il revient trop rapidement au club! Mais promis, je travaille sur une résolution au problème.

Fiofio06 : Ma revieweuse fidèle! Tu apprècieras surement ce chapitre : Happy revient en mode méchant, et avec une baston en prime!

Edeinn : Oh une reviews aussi longue qu'un chapitre! J'adore! Et du coup, je ne sais plus par où commencer? A si, peut être en te disant que je ne t'en veux pas de ne pas avoir poser de comm plus régulièrement : je suis une flemmarde née, je ne vais donc pas te jeter la pierre!

Pour commencer, je voulais te remercier, comme les autres d'ailleurs, car il est important pour moi de voir que l'image que je donne à Happy ne choque pas et, même, plait! Ce que j'aime dans SOA, c'est que Kurt Sutter donne une certaine place à "l'imaginaire" (le mot est assez mal choisit mais je n'en vois pas d'autre sur le moment) du spectateur : on a un physique atypique, un caractère et quelques bribes de passé pour la plupart des personnages. J'aime qu'il y ai du mystère autour des personnages, ça permet aussi de ne pas s'ennyer dès la deuxième saison! Et finalement, manipuler les personnages n'est pas si difficile que ça : je trouve ça assez simple une fois qu'on a bien compris dans quel sens va chacun (non je ne me lance pas de fleurs, je le jure!). J'aime beaucoup manipuler Happy : comme tu le fais remarquer on le connait peu et il prend de plus en plus de place. Pourtant, on ne croise jamais sa mère ni sa tante (même pas dans la saison 4). Ma fic est clairement partie de là et je me posais les mêmes questions que toi : qui peut-il être en dehors du club? Je me suis dis qu'on ne peut pas toujours être sans sentiments!

Ensuite, oui je connais bien les fics où la nana est très agacante car elle connait tout et car elle est la meilleure, la plus belle, la plus intelligente et où elle a l'arcade percée parce que ça fait super rebelle! IL FAUT ARRETER LE MASSACRE PERSONNE N'EST PARFAIT! Clairement, je ne voulais pas que Léna soit parfaite ; bien sur, en étant quasiment élevé par Happy, elle devait avoir des capacités (les chiens ne font pasd des chats) mais en même temps qu'est-ce qu'elle serait venu faire à Charming si elle avait pu se débrouiller seule?

Enfin, et là c'est une demande officiel et (à demi) sérieuse : peux-tu me faire un papier sur l'honneur comme quoi tu aimes ma façon d'écrire! J'aurais bien besoin de soutient face à des profs de master qui DETESTENT ma façon de rédiger. Quand aux fautes, promis je fais pas exprès... habituellement mes copies via ordi en sont criblées! En faite, cette fic c'est aussi un moyen pour moi d'écrire comme j'en ai envie, de me libérer, avant d'entamer des mémoires chiants et calibrés! Et pour le coup, je suis ravie que ça plaise! Pour les dialogues, je comprends ta frustrtions : j'ai choisis cette forme car elle permet au lecteur, qui n'a pas envie de se regarder un épisode en entier avant, après ou en même temps, de quand même se rappeler de qui parle. Maintenant, comme tu le fais aussi remarquer, je ne fais pas des dialogues théatrals avec didascalies et tout le tralala. J'espère quand même que cela ne t'empêchera pas d'apprécier la suite (et qui est plus longue il me semble)!

Bonne lecture à tous!


Hier, j'ai reçu un coup de fil de ma sœur, dans le milieu de l'après midi. Évidemment, j'ai pas décroché ; elle ne doit appeler qu'en cas d'extrême urgence, c'est la règle. Et dans ce cas, elle laisse un message pour que je la rappelle. Mais quand j'ai allumé mon téléphone le soir, il n'y en avait pas, alors j'ai pas rappelé. Elle voulait surement savoir où j'étais. Rien de grave.

Pourtant, quand ça a sonné en pleine nuit, je me suis précipité pour répondre, pensant que c'était elle. Au final, c'était Clay qui me demandait de rappliquer en vitesse à Charming : une urgence pour le club. Je devais être présent à la table le lendemain. Alors je me suis sapé en vitesse, j'ai enfourché ma Harley et j'ai roulé toute la fin de nuit et le matin. Je suis arrivé peu avant midi.

...

Ce matin, j'ai reçu un coup de téléphone de Jax : il fallait que je fasse signer une décharge de sortie à Juice et que je le ramène au club fissa. Pas le temps de poser les questions, le VP avait l'air tendu. Quand on est arrivé, moins d'une heure plus tard, par taxi, c'était la folie au club : SAMCRO au complet et certains nomades était là.

Mon frère m'attendait assis sur l'une des tables dehors. Quand il nous a vu, il s'est levé et s'est dirigé vers nous pour m'embarquer, une fois de plus, vers le garage.

« - Je suis désolé pour hier, je pouvais pas répondre quand tu m'as appelé.

- C'est rien. De toute façon, j'aurais même pas du essayer... Qu'est ce qui se passe ici? Pourquoi tu es revenu? Et pourquoi j'ai du faire sortir Juice?

- J'en sais encore rien. Je te le dirais dans quelques minutes. »

...

Je suis assis à ma place, dans la salle de réunion du club. On est tous là, même Jax qui devait rejoindre les nomades : d'ailleurs, il porte toujours les patch de SAMCRO. C'est tendu. Personne ne sait pourquoi on est ici.

« B – Ça doit avoir un rapport avec le retour de tes écussons.

Ja – Ouais, je deviens pas nomades.

Ch – Bonne nouvelle jacky Boy!

Ja – Juste, écoutez.

Cl – Le soir de la fête pour le retour de Bobby, Gemma s'est pas taper le parapet. On l'a attaqué sur la 18. Ils l'ont emmené à l'entrepôt. Trois gars de Zobelle. Ils lui ont donné un message a transmettre : arrêter de vendre des armes... Ils l'ont violé.

Ju – Quoi?

Ch – Bordel. »

Merde, c'est quoi ce délire? Ça va faire plus de trois mois que la fête a eu lieu. J'en reviens pas. Gemma a toujours eu l'air si forte, même après sont soit disant accident. Je suis scotché.

« T – Clay, je suis désolé.

Cl – Y'avait Weston.

O – On fait quoi?

Ch – On fait couler le sang et on leur arrache la tête.

T – Tout à fait.

Cl – Non!..

Ja – On a jamais vu une telle attaque. Et j'ai beau vouloir les étriper, une telle démonstration nous renverrait en taule. On doit faire comme eux : trouver leurs faiblesses, les détruire.

Cl – En attendant, personne ne bouge. Si vous rencontrez Zobelle, Weston ou un autre des leurs, vous ravalez votre envie de les buter et passez votre chemin. Compris? »

Le pire c'est que Jax et Clay ont raison : si on attaque maintenant, on finira comme la dernière fois au centre chrétien de Morada. Cet enculé n'attend que ça, nous foutre hors course. Mais je sais pas comment ils font tout les deux : si ça arrivait à Léna, ce serai déjà un carnage. Et peut m'importerai le résultat pour moi, mort ou prison. Une chose est sûre, ça doit pas rester impuni.

« B – Faut trouvez des armes, l'armoire est vide.

Cl – Les chinois se font oublier à cause de l'immigration. Ça va prendre des semaines avant qu'on voit venir un truc.

Ja – Faut taper dans notre matos perso.

T – D'accord.

Ja – Chacun ramène ce qu'il a. »

La réunion est terminée ; d'ici demain Charming sera à feu et à sang et pas question que je laisse ma frangine en plein milieu.

Alors que Clay sort de la pièce, je le rattrape près du bar pour lui parler.

« - Je sais que tu vas avoir besoin de bras mais je voudrais emmener ma sœur dans un autre chapitre. Le temps que ça se calme ici. Si je pars maintenant, je peux être de retour demain en fin de journée, après demain au plus tard. Et puis je pourrais surement trouver quelques flingues.

- Ouais. C'est une bonne idée pour les armes. Emmène la à Indian Hills, c'est le plus sur. Et ne tarde pas, on va avoir besoin de gros bras. »

...

« - Léna, va faire un sac avec assez d'affaire pour tenir minimum une semaine. Dépêche toi. »

Voilà ce que mon frère m'a crié depuis sa dyna il y a cinq minutes. Moi, j'étais dans le garage, je discutais avec Dog. J'ai pas vraiment apprécié : ça faisait un peu je parle à mon chien. Je déteste ça. Mais j'ai pas répliqué parce qu'Happy avait l'air à fleur de peau.

Je ferme mon sac à dos, enfile ma veste, passe mon cran d'arrêt à ma cheville gauche, mon beretta dans mon dos et sort de ma piaule en fermant a clef.

Quand j'arrive en bas, mon frère est accoudé au bar, près de Juice et Bobby : pas le temps de dire quelque chose qu'il m'attrape par le bras et m'embarque. Il grimpe sur sa bécane et, une fois encore, je n'ai pas le temps de répliquer : il a ce regard qui me défi de le faire. Alors je fais ce qu'il attend de moi, sans savoir pourquoi, ni où nous allons.

On a ensuite roulé toute l'après midi direction nord-est. On a passé la frontière du Nevada et nous sommes arrivé vers 20heures à Indian Hills : Happy m'a expliqué que c'est le chapitre le plus récent des Sons of Anarchy. J'ai du louper un épisode : qu'est ce qu'on fout là?

...

La soirée a été plutôt calme, mais je crois que Léna me fait la gueule. A peine arrivée et présentée au club, elle est partie dans la piaule que Jury lui a attribué, pour ne plus en sortir. Moi? Eh bien je me suis trouvé un canapé, une blonde et une bière : le rêve! Tig a raison au moins sur un point. Le Nevada c'est vraiment le paradis. Y'a vraiment de belles pouliches ici! Des nanas canons et carrément bonne a baiser.

Tout ça pour dire que je me suis réveillée vers midi, sur un canapé, une blonde à poil sur moi. Le pied! Tout le monde dormait encore : j'ai dégagé la fille au dessus de moi, ai enfilé mon jean et mon t-shirt avant de me diriger vers la piaule de ma sœur. Une fois devant la porte, après avoir enjambé plusieurs corps ivres mort par terre, je frappe. Elle ne répond pas alors j'ouvre. Elle est emmitouflée sous des couvertures. Si elle n'est pas réveillée, alors je peux la laisser ici sans craindre les problèmes.

En retournant dans la salle, je réveille Needles, lui aussi avec une blonde, et lui demande d'annoncer mon départ à ma frangine quand elle sera debout. Puis j'attrape mon sac de voyage, un autre rempli d'armes et je sors.

...

J'attendais ça depuis hier ; je sentais le sale coup venir, et je ne m'étais pas trompé. Je me suis réveillée vers 6 heures. En faite, j'ai fini de somnolé vers 6 heures. Je me suis levée, sapée et je suis sortie faire un tour. Vers 10 heures j'étais de retour, un thé et des croissants dans le ventre : c'est fou ce que cet entrepôt peut être loin de tout! Plus d'une heure de marche pour trouver de quoi manger. Où alors je suis partie du mauvais coté, mais là franchement c'est la poisse.

Bref, je me suis calée près de la bécane de mon frangin, mon MP3 dans les oreilles et j'ai attendu qu'il sorte. Et bingo! Il est sorti à midi passé et ne s'attendait pas à me voir dehors.

« - Apparemment mon subterfuge du traversin sous la couette a fonctionné. Tu es cramé.

- Cramé pour quoi? »

J'ai beau être assise sur sa moto, cela ne le gêne pas pour se préparer au départ.

« - Si tu comptes rentrer à Charming sans moi, c'est peine perdue. Tu ne partiras pas.

- Alors c'est que tu n'as rien compris. Tu vas rester ici si je te le dis. Tu ne reviens pas avec moi. »

Happy pose sa main sur mon bras et me fait me lever de sa Harley. Il me serre tellement fort que je sais d'avance que ça va marquer. Il ne m'a jamais fait ça, même lorsqu'il était hors de lui. Il me fait mal et c'est définitivement pas son genre. Quand enfin je suis debout, il me pousse pour pouvoir passer. J'hallucine, c'est quoi cette merde? Il se croit où?

Mon sang ne fait qu'un tour et je lui décroche une bonne droite à la mâchoire. Au moins, ça aura eu le mérite de le faire lâcher prise, mais le coup qui suis est violent et me plie en deux. On dirait que cette fois on va avoir le droit à une bonne castagne. Je reprends mon souffle comme je peux et fonce sur lui pour lui enchainer une nouvelle droite et un uppercut au menton. Il me repousse violemment et je m'écroule sur sa moto, la renversant. Je vais de nouveau me remettre debout, droite et, cette fois, mon frère vient vers moi pour me décocher un coup de poing : je réussis a le bloquer et l'enchaine assez pour le faire reculer, baisser sa garde et lui éclater l'arcade.

Vous vous dites que c'est violent? Que je répète tout le temps qu'Happy ne me frapperai jamais, tout le contraire de ce qui se passe en ce moment? Vous n'avez pas tort mais, faut savoir que c'est toujours moi qui commence. Le premier coup vient toujours de moi. Et ensuite, mon frère ne se fait pas prier pour répliquer.

On va encore se foutre quelques coups : moi, je vise le visage, lui, le ventre. Et puis finalement, les mecs du club, alertés par le bruit, viennent nous séparer.

...

Je m'attendais pas à ce qu'elle soit debout et dehors en faite. Son petit trucage m'a foutu hors de moi ; elle s'est foutu de moi et j'aime pas ça. Elle se doutait de quelque chose, elle est pas conne, et je peux pas dire que je lui en veux de vouloir rentrer, et de demander des explications. Mais je veux pas qu'elle rentre. J'ai peur de ce qui pourrait lui arriver : les gars de Zobelle sont malades, ils ne s'arrêteront pas à Gemma. Demain ça pourrait être Tara, Lyla ou Léna. J'en sais rien et franchement je veux pas y réfléchir. La laissez ici, c'est mon moyen de la protéger.

Ce n'est que lorsque je reçoit son coup de poing que je m'aperçois réellement de ce que j'ai fait : j'aurais pu lui briser le bras. Pourtant je réplique ; mauvaise habitude ou moyen inconscient de remettre les choses en place? Je suis pas un grand bavard et Léna doit être la seule personne a connaître aussi bien le son de ma voix. La baston, c'est tout ce que je connais et c'est ce que je lui ai appris a faire de mieux. Je sais pourtant d'avance qui sera le perdant : elle m'allongera sans problèmes.

Mon arcade vient d'éclater, je pisse le sang et ne vois plus rien du coté gauche. Ça me donne encore plus la rage. Je vais me taper un méga hématome et tout les gars du club vont se douter de quelque chose. La merde a expliquer je le sens bien!

Je lui colle un autre coup au niveau du nombril : juste de quoi lui couper un peu plus la respiration. J'allais en mettre un second quand Needles c'est interposé ; c'est fini. Deux autres mecs emmènent ma sœur à l'intérieur tandis que le VP de Indian Hills me file de quoi appuyer sur ma plaie de l'arcade. Match nul.

...

Il ne m'a fallut qu'une petite demi heure pour me remettre, le temps de m'allonger, de reprendre mon souffle, de boire un verre d'eau et de vérifier que je n'avais aucune côtes de cassées. C'est Daytona qui c'est occupée de moi, hier en m'apportant de quoi manger et aujourd'hui en me soignant: c'est une fille bien qui a passé trop de temps a trainer son cul dans les clubs de bikers et les boites de strip. La plupart des mecs sont trop cons pour voir quand ils ont une fille bien dans le coin.

Une fois debout, je me suis dirigée vers la grande salle ; mon frère était en train de se faire recoudre assis au bar, une poche de glace sur la mâchoire. Je me suis calée contre le mur, attendant qu'il ait fini pour aller lui parler. Je l'avais bien amoché : arcade éclatée, pommette ouverte, menton bleu. J'ai seulement évité le nez. Ça, c'est vraiment un endroit bâtard, j'aime pas frapper là, sauf quand c'est vraiment obligé.

...

Ce n'est que quand le doc attitré du club recule que je vois Léna, à l'autre bout de l'immense pièce. Elle ne sourit pas, elle évite même mon regard : c'est jamais bon signe. J'espère ne pas la perdre, encore.

Elle s'approche et Jury, qui a été appelé en urgence après la baston, dit au autres personnes présentent de nous laisser tranquille. Il lui laisse sa place en lui faisant un sourire chaleureux.

« - Ça va? »

Question conne, on vient de se matraquer la gueule. Je demande ça parce que, même si ça nous arrivait assez souvent, j'ai toujours peur de lui faire mal. Pour moi, elle sera toujours la gamine que j'ai ramassé un soir, dans une rue mal famée.

« - Tu cognes comme une fillette, Hap'. J'ai rien du tout. Contrairement à toi. »

Une remarque de petite garce : je suis surement maso, mais j'adore ça!

« - Peut importe pourquoi tu voulais que je reste ici, c'est non. Je rentre avec toi. »

Elle n'aura pas attendu pour remettre le sujet sur la table. Une vrai charogne qui découvre un cadavre : rien ne la fera lâcher.

« - Je te l'ai dis tout à l'heure, c'est pas négociable.

- Et toi, tu n'as pas le choix. Si je reste ici, alors toi aussi. Si je suis revenue, c'est pas pour que tu me dégages lorsque quelque chose ne va pas.

- Ce n'est pas ça. Il c'est passé un truc grave à Charming, une chose que personne n'aurai pu imaginer. Les représailles vont être importantes, sanglantes, et …

- Qu'est-ce qui peut être si grave pour que tu ne veuilles pas que je sois là?

- Zobelle a commandité le viol de Gemma. C'est Weston qui s'en est chargé, avec deux autres mecs. »

Putain de merde. Je pensais qu'on ne pouvait pas toucher la First Old Lady, Que personne ne s'y risquerai. Je ne veux pas rester en dehors ; ce qui a été fait doit être puni. Happy ne pourra pas me laisser là.

« - Raison de plus pour que je reste avec toi! Je veux vous aider à les faire payer. En plus, s'il t'arrive quelque chose et que je ne peux rien faire alors je m'en voudrais. Je te connais par cœur, Hap'. Je sais comment tu utilises tes armes, comment tu réagis face à un danger, comment tu frappes. »

Je l'ai vu sourire à cette dernière remarque : elle me connait sur le bout des doigts. Preuve en est, elle a su parer l'un de mes coups.

« - Il n'y a que moi qui peut assurer tes arrières. »

Elle a raison, et je le sais ; c'est le pire, je crois. Il faut que je trouve un autre moyen de la faire renoncer.

« - Même si c'est le cas, SAMCRO ne te laissera jamais nous aider. Tu n'es pas des nôtres.

- J'en ai rien a foutre de ce qu'il pense ou accepte. S'il ne veulent p as que je sois avec toi, alors ils auront qu'a me descendre. »

Une tête de mule. Une petite merdeuse. Une fille suicidaire. Voilà ce qu'elle est vraiment. Mais j'hésite pas un instant ; elle fait pour moi ce que je fais pour elle.

« - Rentrons alors. »


A suivre...