Bien le Bonjour!
Je sais, ça fait longtemps mais entre les cours, les fêtes, les sorties et les vacances, j'ai pas vraiment eu de temps à moi et je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire mais la donne vient de changer puisque je post aujourd'hui!
C'est un cadeau de Noel un peu en retard je vous l'accord ou un chapitre de nouvelle année un peu en avance, a vus de choisir! Quoiqu'il en soit, j'espère que vous aimerez et je m'excuse du temps que vous avez attendu! Sans plus attendre, la suite!
Pairing: Divers.
Rating: K
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf Shinnosuke.
Bonne Lecture.
Chapitre 11 - ...Ta faute.
Un baiser sur le front en guise de salut, c'est tout ce qu'il peut faire. …Ce qu'il s'autorise.
Là, sur ce tabouret, il change la compresse sur ce front et efface par la même occasion la marque de ses lèvres.
De la fièvre s'était montré la nuit dernière, rien qu'un peu mais ça avait suffi à l'inquiéter. A appeler Law en pleine nuit et à se faire insulter.
Entrecroisant ses doigts, il finit par poser ses avant-bras sur le lit et fixant l'endormit, il espère un geste ou juste une réaction.
Il a tellement de question. Tellement de chose à demander, à savoir. Il aimerait l'agiter un peu pour qu'il se réveille plus vite mais il ne veut pas lui faire de mal. Ça n'a jamais été dans ses intentions.
Alors il reste là et observe. …Ce visage moins gonflé mais toujours aussi bleuté.
Cette tête couverte de pansement et aux yeux clos.
Cette bouille qu'il connait par cœur. …Il voudrait l'entendre. Sans rire, il pense que si ce noiraud parle, ça pourrait l'apaiser. Le rassurer sur pas mal de chose.
Il joue de nouveau avec quelques mèches de jais, attend de voir deux prunelles distinctes s'ouvrir sur lui. …Attend de savoir si ce médecin lui a dit la vérité.
Aujourd'hui c'est le troisième jour. …Normalement aujourd'hui, Penguin devrait ouvrir l'œil. Sortir de son sommeil trop profond. Trop réparateur. Trop lourd.
_ Eustass-ya~, j'ai une question pour toi.
C'est la voix de ce médecin, elle est reconnaissable n'est-ce pas ? Sa façon de parler du moins, c'est ce que pense Kidd.
Laissant son œil rouge suivre les pas de ce chirurgien dans la pièce, il humidifie ses lèvres de sa langue et réfléchit. Les questions de ce docteur sont chiantes. Irritantes. …Trop souvent dans le vrai.
_ Quoi ?
_ Qui est-il pour toi exactement ? Soupir la voix trainante de Law alors qu'il s'approche du lit avec une seringue à la main.
Et vous voyez, dans le juste. …Exactement comme le pense Eustass.
Rien ne l'a trahit pourtant, à part peut-être sa présence trop longue dans les environs. A part peut-être sa main traitresse. …Ou son regard.
Une langue claque au palet alors qu'un sourire narquois se dessine sur le visage de Trafalgar.
Ils sont tous les deux opposés et pourtant, ils s'entendent à merveille…, suffit simplement de les observer un peu pour s'en rendre compte.
_ Celui que j'ai laissé… . Crache Kidd dans un souffle bas et il n'en dira pas plus. C'est suffisant.
_ Alors tu ne devrais pas être là à son réveil, il doit te détester.
_ Impossible. …Qu'est-ce que tu lui donnes là ? Questionne le Rouge alors que l'aiguille du médecin s'enfonce dans la perfusion.
_ Rien, un petit truc pour le booster un peu. Et tu sais, pratiquement les trois-quarts de la ville te détestent et je ne crois pas qu'il fasse exception.
_ Je t'emmerde.
_ Bien et tu n'as rien à faire aujourd'hui ? Demande Law en apercevant l'heure ainsi que l'attitude nonchalante du Carmin.
_ Mêle-toi de tes affaires.
_ Toujours aussi enclin à la conversation à ce que je vois. …Eustass-ya~ tu penses réellement qu'il ne va pas te rejeter après avoir été battu de la sorte par ta faute ?
La question n'est pas là pour gêner, encore moins pour enfoncer. Elle est seulement là pour comprendre. Saisir la situation, l'état de santé mentale de ce Carmin, les différentes possibilités. …Law aimerait savoir. Il veut toujours tout savoir, peut-être à tort parfois.
Il continue d'étudier les derniers résultats de son patient en attendant une réponse puis d'un œil aiguisé, il aperçoit la mine pensive de son ami. …Il cerne Kidd à la perfection quelques fois et surement qu'aujourd'hui encore, il ne fait pas exception.
Eustass doute, pèse les pour et les contre, s'autocritique, …se lamente peut-être un peu.
La tête baissée et les doigts entremêlés, il ne peut pas donner tort à ce médecin mais et en même temps, cet animal ne l'a jamais rejeté… peu importe ce qu'il a déjà pu lui faire.
Perdu dans ses pensées, il ne remarque pas les premiers signes de réveil. Ces doigts qui agrippent légèrement les draps, ces paupières qui battent et tous ces autres signes significatifs.
Il peut entendre les battements de son cœur.
Un brouhaha gênant.
Des sortes de voix qui ne le rassure pas. Qui ne l'encourage pas à reprendre pied.
Et si ses quelques doigts convalescents et encore en bonne santé bougent, c'est pour reconnaitre l'endroit sans grand succès cependant. Parce qu'il semble toucher quelque chose d'assez doux, de chaleureux, quelque chose de chaud.
Pis la température n'est pas la même non plus. …Rien n'est pareil sauf ces voix qui crachent des choses qu'il ne comprend pas. N'entend pas clairement.
Alors c'est peut-être à cause de ça qu'il essaie d'ouvrir les yeux même s'il ne verra rien. …Même s'il sera privée de ce sens.
Sa poitrine bondit un peu plus fort mais, il veut savoir pourquoi un tel changement de traitement. Pourquoi se préoccuper de lui après lui avoir détruit le bras –entre autre…-.
Il tente donc une première fois, qui se solde par un échec. …La seconde fois, rien ne change si ce n'est qu'un flash lui traverse les yeux. Signe que ses paupières ne sont plus couvertes.
La troisième et la quatrième fois se ressemblent sensiblement tandis que la cinquième fois, on lui parle et qu'un visage se penche au-dessus de lui.
Il s'agite, essaie de se défendre, de s'échapper puisqu'il ne ressent plus les liens sur ses poignets, voudrait sortir de ce trou de souris mais on le plaque à ce qui semble être un lit et il n'aime pas.
_ Penguin-ya~ il faut te calmer. Si tu t'agites trop tu vas te faire du mal…, tu es hors de danger à présent, nous t'avons récupéré.
Cette voix… . Ce noiraud est presque sûr de la connaitre. De l'avoir déjà entendu.
Il essaie d'ouvrir un peu plus les yeux tout comme il essaie de s'échapper de cette prise et après des minutes d'agitation qui ne lui font aucun bien, il reconnait son supérieur.
…Son supérieur hiérarchique. …Serait-il à l'hôpital ?
Quelqu'un l'aurait trouvé ? Qui ? Comment ? Lui-même avait été attrapé par surprise alors… alors il contemple ce visage qu'il est certain de connaître à présent.
_ Tra- Trafalgar-kun, je…- Bégaie l'ébène alité et qui reprend peu à peu son souffle.
_ Oui c'est moi. Tout va bien maintenant, je t'ai soigné et réparé du mieux que je le pouvais. Il te suffit d'un peu de repos et tout ira mieux. Explique Law dans un sourire presque gentil. …Bienvenu parmi nous.
_ Je… suis à l'hôpital ? Demande faiblement Penguin en ne lâchant pas ce docteur du regard.
_ Pas exactement. Souffle-t-il, ce qui n'a rien de rassurant. Tu es chez lui, il t'a retrouvé et ramené chez lui.
L'explication donnée, le noiraud tourne lentement sa tête vers le lieu indiqué –c'est-à-dire l'autre côté du lit- et tombe sur une masse imposante puis un visage qu'il n'a jamais oublié.
Pendant une seconde, son cœur s'arrête. …Ce n'est pas réellement possible.
Durant 10 secondes, ses pensées s'envolent. …Il n'y croit pas.
Puis, il y a cette main qui vient à la rencontre de la sienne serré dans un bandage blanc. Ce regard qui se pose sur lui, qui le mange… .
_ Eustass-san~…, ce n'est qu'un souffle mais, il a le don de faire réaliser.
A cette intonation, le regard bicolore du noiraud juge.
Il ne peut faire autrement que d'être en colère contre lui. Contre un tas de chose.
…Alors oui, il retire tant bien que mal sa main de cette prise emmerdante. Repousse égoïstement ce Carmin qui l'a sans doute tiré d'un mauvais pas.
Mais en aucun cas, il ne se dérobe à son regard. Au contraire, il le soutient et le jauge.
_ …C'est ta faute… .
Seuls ces mots sont crachés dans un murmure avant de détourner le regard pour de nouveau fermer les paupières. L'effort est trop grand et le choque également.
Law explique cela à un Rouge muet et le silence revient.
Cette accusation prend aux tripes pourtant. Kidd ne s'attendait pas à être repoussé, surtout pas par cet animal. …ça ne lui était jamais arrivé et cette grande claque qu'il vient de recevoir l'amoche plus que prévu.
Il reste là, à choir sur le tabouret près de ce lit où l'autre dort et il réfléchit. Pense. Cogite. …S'afflige.
Sa faute ? Il aimerait des explications. Gueuler. Hurler. Secouer pour avoir des informations. Des preuves. Il voudrait accrocher, agiter, remuer ce noiraud mais il en est incapable. …Lui faire du mal, c'est au-delà de tout pour lui. Dans sa tête, ça n'existe pas. Ça n'existera jamais.
.
Il fait froid. Pied nu et en simple pantalon, il est gelé.
Essuyant rapidement ses mèches humides, il finit par s'envelopper dans un t-shirt à manche longue de sa garde-robe retrouvé ici et frissonnant de cette chose, un soupir lui vient.
Dans la villa de Kidd, il peut faire comme chez lui avant de disparaitre et de regagner les rues.
Il est fatigué. Légèrement. …Ou beaucoup, allez savoir. Il n'est pas du genre à se plaindre ou à se reposer. Il est même carrément du genre à se surmener pour son bien –de ce qu'il croit-. …Oui, il est de ceux qui adorent travailler. Apprendre. Emmagasiner un maximum d'informations pour son plaisir personnel. …Il est de ce genre-là.
Du genre à passer parfois à côté de quelque chose quand il s'agit d'émotion humaine mais, il se rattrape après. Soit quand on le lui a expliqué, soit quand il s'en est rendu compte.
Et le voilà là, après une demi-heure de marche. Dans un bar-café qui ne ferme presque jamais.
_ Ça fait longtemps que tu es là ? Demande ce médecin en prenant place sur son siège et en commandant une boisson.
_ Rien qu'une demi-heure. Soupir son interlocuteur non sans légèrement sourire. Un patient de dernière minute ?
_ On peut dire ça et je dois prendre soin de lui, c'est l'un de mes collègues. Informe le noiraud en prenant une gorgée de ce café apporté.
_ Un accident ? Est-ce qu'il va bien ?
_ Il ira mieux c'est sûr.
Le silence s'installe sur la table et rien n'est fait. Les deux s'étudient. L'un jauge plus que l'autre. L'autre réfléchit à tout ce qu'il a entendu en journée. …Les deux essaient de connaitre la suite des choses.
En réalité, Law n'est pas quelqu'un de social. On pourrait croire parce qu'il répond facilement. Parce qu'il est du genre à son montrer fier et arrogant mais cela n'est que son caractère. …Rien de plus.
Avec les autres, il pourrait être un gamin si son caractère lui laissait faire mais il n'en n'est rien et c'est cette chose qui l'éloigne très souvent des autres êtres-humains. …Il est pris pour quelqu'un de dédaigneux au premier coup d'œil et s'il l'est, il peut également être attentionné avec ses amis. Même si…, cette chose est souvent pris pour de la fourberie.
_ Est-ce qu'on pourrait se rendre chez moi ? Je n'aime pas les endroits bondés. Quémande Law en laissant son acier dévisager son interlocuteur.
_ Pas de souci, on fait comme tu veux. …Tu sais Doc', il faut que j'te parle de certaines choses aussi. On m'a dit certains trucs et j'préfèrerais que tu le saches.
Un signe de tête se fait et les deux se lèvent après avoir réglé la note.
L'un à côté de l'autre, ils longent les rues et si le vent est frais, un frisson se montre. Grand et puissant. Le chirurgien est frileux, celui à ces côtés le sait. C'est surement pour ça que le Roronoa retire son sweat pour le mettre sur le dos de son ainé. …Parce qu'avec ce simple pull, il ne va pas aller loin. Parce que ce médecin ne fait jamais attention aux vêtements qu'il met et le regrette toujours plus tard.
Un merci est lancé, attrapé par une oreille heureuse et passant ses bras dans le vêtement, Trafalgar soupir d'aise et le nouveau frisson ressenti est plaisant. Envieux de tant de chaleur apportée.
L'appartement de l'ébène n'est pas loin de ce café où ils se trouvaient. Il n'est qu'à trois blocs et c'est déjà bien suffisant pour le docteur.
Parlant de tout et de rien, essayant de se connaitre un peu mieux –un peu plus- pour ce Vert, la route se fait courte et une fois dans l'appartement, étrangement le sweat est gardé.
Peut-être parce qu'il fait chaud à l'intérieur. Parce qu'il est confortable. Parce qu'il dégage une odeur agréable. …Parce qu'il aime la couleur… .
_ Alors, qu'elles sont ces choses que tu as apprises Roronoa-ya~ ? Souffle le noiraud alors que ses chaussures sont retirés et ses pieds ramenés sur le sofa.
_ Une fois, tu m'as dit être ami avec la famille Eustass n'est-ce pas ?
_ Oui, après tout ils m'ont recueilli. Lance la voix basse du médecin comme un souvenir lointain. Est-ce qu'ils ont fait quelque chose d'idiot ?
_ On dit que Kidd a rencontré quelqu'un du C.P. Voilà ce que dit le timbre rauque de Zoro. …Les nouvelles se répandent vite. Un peu trop dans cette ville. Par contre personne ne sait si cette rencontre c'est bien terminé ou non. On sait tous qu'il déteste tout le monde donc… j'aimerais que tu sois sur tes gardes même si théoriquement tu n'fais pas parti dès leur.
_ J'me doutais qu'il ferait quelque chose dans ce genre-là. …Il est trop impulsif mais une chose est sure, tu peux dire à ceux que tu connais qu'il ne fera jamais alliance avec eux ou qui que ce soit de leur trempe. Réplique le médecin en laissant sa tête tomber sur son bras qui lui-même repose sur le dossier du canapé. Il n'aime pas leur business et les méthodes qu'ils emploient même s'il n'est pas toujours très « sage » lui-même.
Les répliques sont toujours écoutées, retenues avec facilité, sans perdre un mot.
Peut-être qu'ils se font mutuellement confiance sans le savoir, sans en comprendre le sens. …Parce qu'ils se côtoient depuis quelques semaines maintenant.
Oui, ils sont étrangement devenus amis. C'est bien ça qu'on dit non ? Quand deux personnes se fréquentes de temps à autres, partagent des points de vue et des choses qu'ils apprécient ? …Nous appelons bien ça des amis, n'est-ce pas ? …Oui.
Depuis leur rencontre dans ce parc, ils se voient régulièrement. L'un envoi parfois des mails, l'autre répond parfois. Ils sortent ensemble occasionnellement et s'apprécient.
C'est vrai, le Roronoa fait plus de chose, est plus expressif, moins dans la retenue. …Plus avenant. Mais Law ne le rejette jamais. …Même les gestes étranges que ce Vert peu avoir quelquefois.
Trafalgar n'est pas tactile. Déteste être touché –que ce soit ami ou inconnu-. …Ou alors faut-il qu'il donne l'autorisation de cela. L'autorisation d'une caresse, d'une frappe dans le dos, d'un effleurement.
Il ne contrôle pas tout seulement, pour lui, le « toucher » est synonyme de « proche », de « complicité », d'amitié peut-être aussi et avoir des amis ne fait qu'engendrer les problèmes.
Et même s'il en a, il ne le reconnait pas préférant les appeler « connaissances » et cette tare est certainement due à son père.
Son pater avait des tas d'amis et il est mort pour eux, à cause d'eux. Entrainant toute sa famille avec lui et ce noiraud ne veut pas être aussi faible que lui. Jamais.
Alors pourquoi ? Pourquoi ce Vert lève-t-il la main en direction de ces mèches charbons ? Pourquoi les effleure-t-il ?
Pourquoi Law ne dit rien ? Pourquoi se laisse-t-il faire ? Même lui ne saurait répondre. …Il en est incapable. Il sait juste que ce n'est pas dérangeant, que la contrainte est de zéro.
Qu'à l'image de ce sweat qu'il porte encore, ce toucher lui donne chaud.
Personne ne le cajole jamais. Cet ébène ne connait pas ça, surement parce qu'il ne l'a jamais appris.
Trafalgar Law baise, se dispute, frappe, menace, sous-estime, se moque, plaisante et drague grâceà toutes ses « qualités » mais à aucun moment il n'éprouve le besoin d'être cajolé ou de cajolé.
Alors c'est étrange non, d'apprécier cette main dans ses cheveux.
Ce regard qu'il peut sentir sur lui.
…De croire qu'il pourrait être important pour quelqu'un.
Tellement étrange qu'il finit par se détendre pour de bon et par fermer l'œil définitivement.
On lui fait un truc qu'il est censé détester et il s'endort ? Même lui ne se reconnait pas.
Face à lui, Zoro profite. Ça serait mentir que de dire le contraire.
Il est là à observer ce noiraud dormir et très honnêtement, ça l'apaise lui-même. Surement qu'il pourrait le regarder comme ça durant des heures. …Sans se lasser. Sans même soupirer à la tâche.
Ce médecin est beau. Agréable à regarder.
Lui, Zoro est une personne banale si on le laisse se décrire mais cette chose n'est pas tout à fait vraie.
Il a même beaucoup de similitude avec ce docteur dormant. Un exemple ? Facile. Son enfance.
Le Roronoa est un enfant recueillit par la famille D, qui a été élevé par elle et éduqué.
Il a également eu la possibilité de la quitter. De sortir de ce clan mais il n'en n'a pas éprouvé l'envie et puis, pratiquement tous ses amis y étaient. …Alors il est resté. Il a grandi et est devenu ce qu'il est aujourd'hui.
Il a un dojo avec ses propres élèves. Il est reconnu dans le monde du kendo. Il est droit et fier. Fidèle en amitié. Célibataire. Occupe une bonne place au sein des D. Légèrement croc. L'esprit tranquille. Bon combattant –pour ne pas dire très bon-. Préférant le gris depuis peu. 24 ans. D'innombrables cicatrices. Quelques ex. Pas mal d'heures d'entrainements derrière lui. Facilement irritable. Protecteur. Mauvais en orientation.
A cet instant…, déstabilisé.
_ …Doc' ? Est-ce que tu dors vraiment ?
Les doigts restent emmêlés dans les mèches sombres. Ils composent et câlinent. Puis, un index s'aventure sur la joue tiède. Ce doigt évalue, tripote, constate. Rien n'est désagréable. C'est doux. Ça refroidit vite aussi.
Et ce bretteur se souvient d'une chose dite –d'une chose qu'il sait-, d'un médecin frileux ne sachant pas garder la chaleur bien longtemps. Alors, il inspecte les environs et se détache de cet ébène endormit.
Sur ses pieds, il hésite mais avance tout de même. Il ouvre une première porte puis une seconde, pour terminer à une troisième qui semble être la bonne.
Ce Vert ouvre le lit, tire les rideaux, laisse cette veilleuse allumée et retourne dans le salon récupérer un paquet fatigué et dormant. Il n'est pas lourd. Pour ses bras en tout cas, il n'est qu'un poids plume et il l'embarque très vite vers le futon prêt.
Law ne se réveille pas. Profite certainement de cette chaleur offerte gracieusement et se laisse transporter.
C'est silencieux. Calme. Envieux. Sans tourment. …Précieux.
Le noiraud est légèrement déshabillé, la vue est sublime. Recouvert généreusement, la chaleur doit être conservée. Et avant de partir en ayant laissé un mot sur la table du salon et en ayant mis la clef dans la boite aux lettres après avoir verrouillé, un baiser est déposé sur un front méché.
Ce n'est qu'une seconde. Ce ne sont que des lèvres. Ce n'est qu'un « bonne nuit ». Ce n'est qu'un geste qui aurait pu être anodin. …Qui aurait pu… .
… .
A suivre...,
Oui, le retour de Zoro et Law, après tout il s'agit de mon couple fétiche et quoi de mieux que de commencer ou de terminer l'année avec eux? Rien, on est d'accord!
Alors oui, tu n'es pas rose pour tout le monde mais c'est normal. C'est comme ça que ça doit se passer!
Si vous avez des questions, des théories ou des remarques à faire, allez-y! Je vous écoute
Et sur ceux, parce que je sais qu'on ne va pas se voir avant la semaine prochaine minimum -oui j'ai un chapitre presque terminé pour la semaine prochaine- je vous souhaite de Joyeuses fêtes et j'espère également que votre Noel a été pour le mieux!
Je vous embrasse a très vite!
