Auteur : MOMO est arrivé héhéhé sans se presser héhéhé ! !

Note : je suis trop contente, je bas des records perso de reviews ! ! Je vous aimheu ! ! !

Chapitre 11 mon effet boule de neige.

La piqûre injecta la drogue dans mes veines, lentement, elle s'écoula jusqu'à mon système nerveux. Je me concentrais pour réguler ce flux tortueux et douloureux. Mon visage se crispa, et le poison s'insinua dans tout mon corps. Je m'affaissais, encore raté. Echec sur échec, la loi de l'échec après la loi de la réussite. Cela faisait environ vingt-cinq piqûres que j'essayais de réguler la dose de drogue qui affectait mon cerveau. J'essayais désespérément de reprendre des forces, mais j'avoue que c'était plutôt infructueux. Alors chaque fois que j'échouais, je me réfugiais dans la cité en ruine. Le temps était toujours le même, le ciel était toujours pourpre comme un ciel post apocalyptique. Je passais des heures à l'observer, ce n'était peut être qu'un ciel artificiel, mais chaque fois il changeait et j'apprenais à en connaître le moindre détail. Tout me semblait si vrai, si réel, si intense.

« - C'est parce que tu lui donne une envergure nouvelle. Tu as décidé de toi même de redevenir humain. Tu ne l'es pas encore et il te faudra encore beaucoup de temps.

« - Pourquoi ? ! Demandais-je sur la défensive.

« -(soupir) Parce que trop de colère gronde encore en toi, regarde toi, regarde la vérité en face. Tu as peut être mûri, mais tu n'es pas encore prêt à pardonner, et tu ne pardonneras sans doute jamais, mais à l'heure actuelle, tu t'enfuirais et ferais le plus de dégâts possibles.

Je baissais les yeux, conscient de ma propre faiblesse. J'acquiesçais et me relevais. Se reconstruire n'est pas quelque chose d'évident et qui se fait du jour au lendemain. J'aurais adoré que ce soit ainsi, mais tout est toujours plus compliqué qu'il n'y paraît.

Tifa tria quelques papiers, et les rangea dans les archives. La vie à la Shinra avait quelque chose de différent, pas déplaisant mais différent, chaque jour qui passait lui donnais l'impression de purger une peine. Sa prison n'avait pas de barreaux, mais des chaînes aux poignets. Elle sentait une sorte de culpabilité. Le temps qui passait lui montrait qu'elle s'attachait à l'ex-général. Elle avait appris à le connaître, cela faisait huit mois qu'elle s'en occupait. Ce n'était pas comme si elle l'appréciait, ce n'était pas ça. Plus les jours défilaient et plus elle le trouvait humain. Elle avait peur d'être un bourreau, d'être pire que l'homme qui lui avait tout pris. Ce n'était pas comme s'il ne la regardait pas ou ne lui montrait que du mépris. Non, il lui parlait, lui posait des questions. Peut être était ce due à la solitude ou peut être que non. La jeune femme était troublée.

La porte s'ouvrit et Elena entra. Elle aperçu Tifa assise dans le canapé, les yeux dans le vague, une liasse de papier sue les genoux.

« - Tifa ? Est ce que ça va ? Demanda t elle en s'approchant de son amie ?

« - Oh ! Elena, désolé je ne t'avais pas entendu. Je ne sais pas. J'ai peur que tout ça prenne trop de place dans ma vie.

Elena s'assit et prit la main de Tifa entre les siennes.

« - Et bien, c'est vrai que tu t'investis beaucoup dans tout ça, tu devrais prendre des vacances. Une semaine, ce serait suffisant non ?

Tifa secoua la tête avec un air triste.

« - Non, je dois le faire, je suis la seule qui ne risque pas de le transformer en gruyère.

Elena éclata de rire.

« - Mais tu va finir encore plus amorphe qu'un poisson dans un bocal.

« - Ne t'en fais pas pour ça, je fais trois heures d'entraînement par jour, crois moi, je n'ai pas perdu la main !

La Turk plissa les yeux et eut un sourire de prédateur. Tifa en fut d'abord surprise puis comprit où son amie voulait en venir. Elle bondit du canapé et se précipita dans la salle d'entraînement de l'étage d'au dessus. Elena la talonnait. Arrivées dans la salle d'entraînement, elles enchaînèrent quelques mouvements simples. Tifa envoya un crochet du gauche que son amie esquiva sur le côté. Elena frappa avec son pied. Tifa bloqua, mais fit tout de même un vol plané sur quelques mètres. Elle atterrit souplement, se jeta sur son ami et fit une balayette. Elena fut prise de cours et s'étala au sol. Tifa sauta en envoyant son poing à quelques centimètres du visage de la Turk qui ne dut son salut qu'à ses réflexes hors du commun. Le combat dura plus d'une heure et aucune des deux combattantes ne voulaient céder sa place à l'autre. Mais plus le combat avançait, plus Tifa prenait l'avantage. La jeune femme roula au sol et fit un coup de pied retourné, Elena s'étala au sol.

« - En… Effet… tu n'as pas perdu la main. Haleta la Turk en souriant.

Tifa s'étala à côté de son amie et rit de bon cœur. Après leur séance de sport, les deux jeunes femmes se rendirent dans les vestiaires pour prendre une bonne douche. Tifa laissa ses muscles se détendrent, l'eau chaude lui faisait un bien fou. La vapeur d'eau rendait l'air opaque. La jeune femme se laissa porter par la sensation de bien être. C'était comme si tous ses ennuis et toutes ses pensées s'évaporaient avec les gouttelettes d'eau. Le monde disparaissait derrière un épais brouillard. Tout était bien, tout était calme. Il n'y avait plus rien qui pouvait l'atteindre. Ça lui faisait tellement de bien. Après la douche les deux amies prirent la direction de Edge pour prendre un café. On était samedi et les terrasses étaient pleines de gens en week-end. Tifa apprécia ce moment de détente avec son amie. Elle se sentait revivre, revigoré après tant de temps à se morfondre dans les sous sols de la Shinra.

Je soufflais un bon coup, inutile, je n'arrivais pas à réguler la dose de poison dans mon sang. Je suais. Mon visage se crispa. Puis, comme si un voile se levait, les effets refluèrent et mes forces revinrent un peu. Je soupirais d'aise. Mais à peine avais-je relâché la pression que les effets revinrent au gallot et mon corps redevint flasque. Un point positif la dedans, c'est que je savais dorénavant que je pouvais, avec beaucoup de concentration et de volonté, faire refluer les effets de la drogue. Avec de l'entraînement… Je souris mentalement. Je rejoignis alors ma demeure mentale. Je pris une bouteille de vin rouge et un verre à pied. Je m'affalais sur le canapé et bu un gorgé du vin mental. Même si c'était artificiel, je trouvais ça succulent. Je me laissais aller au bien être. Mon regard se balada dans la pièce et s'attarda sur le manteau de la cheminée. Les photos étaient toutes là. Je me relevais lentement et m'emparais du cadre de celle de Tifa. Je l'observais de plus près. Ce n'était pas une image prise au vif dans mon esprit comme pour les autres clichés. C'était une représentation de la jeune femme, comme je la voyais moi. Je l'observais de plus près. C'était un portrait. Les cheveux châtains de Tifa lui tombaient sur les épaules. Son visage était éclairé d'un sourire maternel et ses yeux bruns semblaient pétiller. C'est ainsi que je la voyais ? C'était étrange, sur ce cliché, elle ressemblait à… J'écarquillais les yeux. Je retombais dans le fauteuil complètement ahuris, par cette révélation : je considérais ma splendide infirmière comme ma mère ? ! J'étais sous le choc. J'étais dans un état d'ahurissement comme jamais auparavant. J'éclatais de rire. Un rire nerveux. Vraiment, la vie réserve parfois de drôle de surprise.

Tifa salua son amie et rejoint sa chambre. Elle posa les clés sur la table, se changea rapidement et regarda la pendule. C'était l'heure de son rendez vous. La jeune femme se dirigea vers l'infirmerie. Elle eut un moment d'hésitation. Sa main resta en suspend au dessus de la poignée. Elle referma le point plusieurs fois mais n'ouvrit pas la porte. « Pourquoi est ce je fais ça ? » se demanda t elle. Elle réfléchit un instant. Elle était entrain de venger son père et toutes les personnes que Séphiroth avait tué. Mais… Mais…Elle n'arrivait pas à éprouver de sentiment violent envers cet homme, elle n'avait pas pitié non plus, elle savait qu'elle était son seul repère extérieur. Quand elle y réfléchissait, elle se rendait compte que le soir, quand elle se couchait, elle se demandait s'il ne risquait pas de lui arriver quelque chose. Quand elle se levait le matin, elle se demandait s'il n'était pas mort. Elle tremblait dès quelle entendait le nom de l'ex-général dans une phrase. Et puis, elle l'aimait bien. Elle arrivait à discuter avec lui… La jeune femme ferma les yeux, respira à fond et ouvrit la porte de l'infirmerie. Tifa prit la seringue et se dirigea vers la cellule de Séphiroth.

Il était endormi. Un sourire goguenard étirait sur ses lèvres fines.

« - Tiens, mon infirmière préféré !

« - Bonsoir.

« - Qu'est ce que je mange ce soir ? Si jamais vous me réservez cette immondice des premiers jours, je fais une grève de la faim. Tiens d'ailleurs quel est votre plat préféré ?

Tifa sourit. Il fronça les sourcils.

« - J'ai dit quelque chose de drôle ?

« - Non, ce n'est rien… mon plat préféré c'est la dinde aux marrons.

« - Quel manque de goût ! Vous m'en voyez navré, mais rien ne vaut un canard à l'orange.

Tifa sourit de nouveau et fit manger son patient, tout en se demandant comment elle pouvait cuisinier un canard à l'orange quand on n'a pas de four. Finalement… Ca ne la dérangeait pas tant que ça…

Voilà fin du chapitre 11 je m'excuse pour les fautes des quelques chapitres que je n'ai pas soumis à ma correctrice préféré qui se reconnaîtra

Merci pour vos reviews !