Chapitre 12 = l'attente

Cela faisait déjà 5 jours qu'Edward était partit avec ses frères. Moi, j'avais l'impression qu'il était partit depuis un siècle. Il me manquait, je m'était rendue compte que même si nous avions fait des erreurs, lui tout autant que moi, nous nous aimions, c'était une certitude. Je n'arrivais pas à ne pas penser à lui. Pas une seconde ne passait sans que mes pensées aillent vers lui, l'amour de ma vie. Enfin, l'un des amours de ma vie. En effet, je pensais aussi beaucoup au petit être qui grandissait en moi. Je me posais plusieurs question, est-ce qu'il ressemblerait beaucoup à Edward, très peu à moi? Un garçon/une fille? Ça n'avait aucune importance pour moi, de toute façon, il resterait mon bébé. Que ça soit un garçon ou une fille, ça en revenait au même pour moi.

Alice s'était décidée à acheter pratiquement tout le magasin de vêtements pour nourrissons et femmes enceintes. J'étais certaine d'une chose = mon bébé n'allait surement pas manquer de body, pyjamas…

Même si cela m'énervait un peu, j'étais quand même heureuse, et ne réprimandait presque pas Alice. Comment ne pas craquer face à ces petits vêtements craquants? Personnellement, je n'y arrivais pas.

Alice déboula soudain devant moi, me sortant de mes pensée.

« Bella, demain il y aura la rentrée universitaire!!!! Il faut te préparer!!! On doit choisir ta tenue, aller chez la manucure, chez le coiffeur… »

Je la regardais d'un œil vide, mesurant au fur et à mesure ses paroles.

« ….il faudrait aussi aller te faire une bonne épilation…. »

Lorsque j'entendis ce mot, je l'arrêtait immédiatement.

« Pour quoi faire Alice? Nous sommes en plain hiver, ce n'est pas la peine!! »

«Mais bien sur que si petite sotte!!!! Tu ne vas quand même pas dormir avec Edward dans cet état là, enfin tu vois ce que je veux dire par dormir… »me fit-elle, d'un regard suggestif.

Je rougis jusqu'à la racine des chevaux, voyant parfaitement où elle volait en venir. C'est vrai que ce serait peut-être plus agréable pour Edward, mais franchement, cela m'étonnerais que notre relation redevienne normale, comme avant. D'un côté, j'avais envie de lui pardonner, de lui dire que je l'aimais de tout mon être, de tout effacer. Mais une autre partie de moi me disait de ne pas faire cela, que je ne souffrirais que davantage. Je n'arrivais pas à me décider.

« Bella, je sais quelles questions tu te poses. Ne t'inquiète pas Edward ne t'abandonnera plus… »

« Je n'en suis pas si sure Alice.. » lui dit-je, au bord des larmes. C'est vrai que je n'en avais parlé à personne, mais j'avais besoin de me confier à quelqu'un tout à coup. Je n'arrivais pas à tout garder pour moi.

« Bella, répond à cette question. Serait-tu capable de vivre sans Edward? »

« Non »répondit-je, instinctivement.

« Lui non plus Bella. Tu n'imagines pas dans quel état il était quand il t'a quitté. Il se contentais de s'enfermer dans sa chambre, et ne sortais que pour aller chasser. Il se refermait complètement sur lui-même, ne parlant à personne, se contentant de répondre aux questions que l'on lui posait. Il ne jouait plus de piano, n'écoutait plus de musique. Tu ne te rends pas compte des changements que tu as causés en lui Bella. Tu lui a rendu une part d'humanité. Imagine alors ce qu'il a éprouvé, en sachant que tu attendait un bébé de lui. C'est son rêve, avoir des enfants….

« Alice, tout n'est pas si simple »lui dis-je, au bord des larmes.

Elle se rapprocha de moi, me fixant dans les yeux, et me dis :

« Penses-tu vraiment qu'il va t'abandonner en sachant que tu attend un enfant de lui? Non, Bella. Il a déjà commis l'erreur de t'abandonner une fois, parce qu'il pensait ne pas pouvoir t'offrir ce que tu voulais. Il ne refera jamais la même erreur. Il veut te rendre heureuse, une bonne fois pour toute. Et fonder une famille, sa famille, qui plus est, avec toit, l'amour de sa vie. »dit-elle, en posant une main que mon petit ventre.

J'avais les larmes aux yeux, et me jetais dans les bras d'Alice, tout en continuant à pleurer. Elle avait raison, c'était plus fort que moi, je n'arrivais pas à ne pas lui pardonner. J'avais besoin de lui. Mais pour l'instant, ma seule préoccupation était de laisser libre court à mes larmes. J'avais besoin de faire ressortir toute mes émotions.

Alice restait patiente, me murmurant des paroles douces, m'encourageant à libérer tout ce que j'avais sur le cœur. Rosalie nous surpris ainsi. Elle s'approcha précautionneusement, et me prit elle aussi dans ses bras. Je la serrait également contre moi.

Puis mes larmes se sont calmées d'elles même. Mais je restait tout de même dans leur bras. Rosalie, me surprenant, pris alors la parole :

« Bella, ne gâche pas la vie merveilleuse qui s'offre à toi. Tu ne peux pas savoir combien j'aurais aimé être à ta place. Combien avoir un enfant d'Emmet me comblerais. Offre à cet enfant une chance d'avoir une vie heureuse, entouré de sa famille, mais surtout, d'un père et d'une mère. »

Je la regardais avec pitié. J'étais vraiment qu'une idiote. Tout ce qu'elle venait de me dire était plus que vrai.

« Vous avez raison les filles. Mais je ne peux pas lui pardonner comme ça. »

« C'est pas non plus ce que l'on te demande!!! »s'exclama Alice, outrée.

« Laisses-le ramer un peu » me dit d'un air espiègle Rosalie.

« Te reconquérir, en t'emmenant sortit, t'offrant des fleurs… »dit Alice, d'un air rêveur.

Je riais. Ce n'était pas une mauvaise idée. J'avais besoin de cela. Être conquise en douceur.

« Bon, alors les filles, sortie en ville? On va lui montrer de quoi on est capables Bella? Tu verras, lorsqu'il reviendra, il te suppliera à genoux de la reprendre ».

Je souriais, m'imaginant cette vision. Bon, comme dit le dicton, il faut souffrir pour être belle!!!!!

« Super Bella!!!! » dit Alice, devinant surement ma réponse.

« Bon, ok Alice, mais à une seule condition. »

« Laquelle? » me demanda-t-elle, devinant déjà de quoi il s'agissait.

Je me tournait vers Rosalie, qui feuilletait distraitement un magazine.

« Rose, tu nous accompagnes? » lui demandais-je, timidement.

Elle me prit dans ses bras et me murmura à l'oreille :

« Bien sur Bella, je m'excuse de t'avoir fait subit toutes mes crises. Nous deviendrons les meilleures amies du Monde, tu verra. »

Je lui souriait, et prenait mes deux meilleures amies par la main, les entrainant vers ma voiture. Et oui, MA voiture. Enfin, offerte par les Cullen. Il voulaient absolument que j'aie une voiture digne de ce nom, sinon, je crois qu'ils m'auraient fait une crise. Surtout Edward. Ils m'avaient donc acheté une petite Audi S5 décapotable. Rosalie prit le volant, et Alice s'installa avec moi à l'arrière. Pendant tout le trajet vers la ville la plus proche, nous parlions comme les filles savent le faire. Nous plaisantions beaucoup, entrant de nombreuses fois dans des fous rires pas possibles. Une fois arrivées, Alice m'entraîna vers un centre de beauté. Je me laissais faire en soupirant, sachant parfaitement que je n'avais pas le choix.

L'hôtesse d'accueil nous regarda d'un œil mauvais, mais se ravisa de nous faire une quelconque remarque, vu le regard que lui jetait Rose.

C'est ainsi que je passais l'après midi le plus horrible de toute ma vie. Alice m'a d'abord fait faire l'épilation des jambes et des cuisses. Ensuite les aisselles. Mais le plus délicat, c'est quand Alice m'a demandé si je voulais faire une épilation intégrale du maillot.

« Bella, je t'assures que c'est mieux, ça va faire plaisir à Edward, j'en suis sure!!!! »

C'est avec cet argument en béton qu'elle réussit à me convaincre de la faire, même si je savais que Edward ne verrait pas cette partie de mon anatomie avant un bon bout de temps. Je demandais donc à l'esthéticienne d'y aller doucement, car ces jours ci, j'avais remarqué que cette zone était très très sensible. Cela devait être normal, à cause de la grossesse.

Le résultat final me plu. Ça faisait propre, je me sentais bien avec. Alice avait raison, c'était beaucoup mieux!!!!

Ensuite vint le coiffeur. Je décidais de juste coupe les pointes, me refaire un dégradé, et boucler mes cheveux. On me maquilla aussi légèrement, le résultat me laissais parfaitement naturelle.

Alice fut tout à coup très pressée de m'emmener acheter de nouveaux sous-vêtements.

« Alice, je n'en ai pas besoin!!!! »essayait-je de lui dire. Elle me fit taire par son regard de chien battu, et me choisit plusieurs ensembles en dentelle, des nuisettes….et j'en passe.

Nous quittions enfin le centre commercial, j'étais éreintée. Alice était excitée comme une puce. Rosalie souriait, heureuse. Mais qu'est-ce qu'elles avaient?

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Bon, je vais essayer dorénavant d'être plus régulière dans la publication des mes chapitre. Dsl, je n'ai pas beaucoup de temps, surtout en ce moment, à cause de mes exams.

Je vous dis à très bientôt.