Chapitre 11
en arrivant au lycée ce lundi matin, je suis accueillie par Jessica qui m'attendait impatiemment, semble-t-il. Je lance un regard autour de moi et aperçois Edward me regarder furieusement, je détourne vite-fait le regard mais suis ravie d'avoir réussi à le mettre en colère.
« Alors ?! S'exclame Jessica.
« Alors quoi ? Lui demandé-je.
« Tu le sais très bien, me gronde-t-elle faussement, je te parle de ta soirée de vendredi avec ce beau mâle tout bronzé.
Je lève les yeux au ciel.
« Je n'ai rien à dire.
Elle prend mon bras pour passer le sien autour.
« Allez, Sasha ! On est amie, les amies se disent tout.
« Il ne s'intéresse pas à moi comme ça.
C'est tout ce qu'elle obtiendra de moi, je n'ai pas envie de me confier et surtout pas à elle.
« À d'autre, dit-elle en roulant des yeux. Tous les mecs sont sur toi, même Edward l'est.
Je grimace.
« Vu ta tête, on dirait qu'il te répugne, glousse-t-elle.
C'est mon père, connasse.
« Il a une copine, lui signifié-je.
Je hausse les épaules et me défais de son bras.
« Cet aprem, nous allons à la plage, tu viendras ? Me demande-t-elle en s'éloignant sans attendre ma réponse.
À la pause du matin, je m'isole dans un coin éloigné de la cour et m'assois sur un terrain d'herbe pour admirer les arbres qui délimitent la forêt. Ce moment de calme me permet de repenser aux derniers événements. Ça va sûrement trop loin, je suis consciente que mes actes sont à la fois stupides et peut-être même puérils mais je ne sais pas comment faire autrement. Si seulement il avait envie de me récupérer autant que j'avais besoin de lui.
« Sasha, Sasha, Sasha, chantonne la voix de Mike derrière moi.
Il s'assoit à mes côtés, claque sa langue contre son palais tout en secouant la tête de droite à gauche.
« Pourquoi es-tu partie avec ce type, vendredi soir ? Me demande-t-il sur un ton désapprobateur.
« Je voulais rentrer, Paul a bien voulu me raccompagner.
« Paul, hein ?
Il me semble qu'il fait une sorte de crise de jalousie. Après tout, c'est moi qui l'ai embrassé, je n'ai que ce que je mérite.
« Mike, je voulais te dire que... commencé-je. Et bien, qu'il n'y a rien entre toi et moi, ni maintenant, ni plus tard.
« C'est toi qui m'a embrassé ! M'accuse-t-il.
« Je n'aurais pas dû, j'admets en murmurant.
« Bien, fait-il en se relevant.
Il s'éloigne et me laisse seule. Je reste là, perdue dans mes pensées, jusqu'à ce que la sonnerie retentisse.
Il n'y a qu'Helen qui vient me chercher puisque Tom travaille toute la journée aujourd'hui, il est garde-forestier. Nous mangeons toutes les deux, en tête à tête.
« Tout va bien au lycée ? Me demande Helen en piochant quelques haricots verts.
« Oui, ça va.
« Tu t'es faite des amis ?
« Quelques-uns, répondis-je en haussant les épaules.
« Personne ne t'embête ?
« Mais non !
« Je vois bien qu'il y a quelque-chose qui te tracasse.
« J'ai dit que j'allais bien, ne t'inquiète pas.
« Bien sûr que je m'inquiète, Sasha. Je t'ai trouvée en pleur il y a plusieurs soirs de ça et tu ne me parles plus comme tu le faisais avant.
Je lui lance un regard agacé avant de reporter mon attention sur mon assiette. Finalement, je me lève et mets ce qu'il reste à la poubelle.
« Tu n'en veux plus ? Tu y as à peine touché.
« Je n'ai plus faim, j'ai dû manger trop de gâteaux à la pause, ce matin.
« Prends au moins un dessert.
« Non, merci. Je n'ai vraiment plus faim.
Je lui fais un bisou sur la joue et m'enferme dans ma chambre en attendant qu'on vienne me chercher pour la plage.
J'entends le klaxon d'une voiture et file rejoindre la voiture de Mike, garée devant chez moi. En entrant, je remarque qu'il n'y a que Mike dans le véhicule.
« Où est Jessica ?
« Elle est partie avec Tyler et les autres, m'indique-t-il. Je voulais en profiter pour qu'on parle, toi et moi.
« D'accord, fais-je, hésitante.
Le début du trajet se fait en silence, je n'entame pas la conversation, attendant qu'il se décide.
« Tu sais, dit-il finalement, j'ai bien réfléchi et je pense que si tu m'as embrassé, ce n'est pas par hasard et si tu ne veux pas continuer notre relation, c'est parce que tu as peur.
« Peur ? Répété-je. Peur de quoi ?
« De tes sentiments pour moi, assure-t-il. Tu as peur de m'aimer plus que moi, je t'aime, peur que ça aille trop vite, sans doute.
« Ce n'est pas...
« Alors, on peut y aller doucement.
« Mike, je...
« On peut faire un genre d'essai, tu vois ? Pour que tu sois rassurée et que tu vois qu'entre nous, ça va marcher.
« Mais...
« Oh, ne t'en fais pas, je ne suis pas un pervers, on ne peut faire que flirter et ensuite, on avisera.
Je laisse tomber, il me coupe sans cesse la parole. Il finira bien par se lasser si je ne coopère pas.
Durant tout le trajet, Mike me raconte sa vie sans me laisser en placer une. Je ne prends pas la peine de l'écouter et regarde les arbres défilés par la fenêtre.
Nous arrivons sur un terrain de terre en contre-haut de la plage qui sert de parking. Le 4x4 de Tyler est déjà sur place, celui-ci, vêtu d'une combinaison de plongée noire et jaune, attrape l'une des deux planches attachées sur le toit de son véhicule. Lauren, Jessica et Eric, tous trois habillés, le regardent comme s'il était un extra-terrestre.
« Maintenant qu'il est blessé, j'ai bon espoir d'être pris, du coup, je pense que ce serait ce qu'il y a de mieux, non ?
Je reporte mon attention sur Mike, je n'ai aucune idée de ce dont il parle.
« De quoi ?
« Tu n'as rien écouté ? Se vexe-t-il. Je disais que puisque je vais sûrement entrer dans l'équipe de football, tu pourrais devenir cheerleader. Ce serait cool d'être populaire tous les deux.
« Je pense toujours...
« Allons rejoindre les autres, lance-t-il en me coupant la parole... encore.
Je laisse tomber, encore une fois. Il décide de ça tout seul alors qu'il se débrouille - tout seul.
Je sors de la voiture et suis accueillie par tout le monde. Jessica semble contrariée en me voyant puis lance un regard noir vers Mike.
« Salut, s'écrie Tyler. Tu n'as pas de combi ?
« Il n'y a que toi qui soit assez dingue pour nager en septembre, par ce vent.
« Et moi aussi, fais Mike en retirant son pull.
Il porte une combinaison grise sous ses vêtements.
« Et nous n'allons pas nager, me corrige Tyler, nous allons surfer.
« Et vous serez nos supporteurs, glisse Mike en tentant de m'embrasser.
Je l'évite en me précipitant vers Eric pour lui demander :
« Et toi, tu ne surfes pas ?
« Non, il fait bien trop froid.
Du mouvement en face de moi attire mon attention. Paul et son ami bodybuildé se trouvent entre Tyler et Jessica.
« Salut, les visages pâles, lance le type.
« Salut, petite, fait Paul à mon attention.
En le voyant, les images de vendredi soir me reviennent en tête, notre danse corps-à-corps, le trajet en moto, ce qui s'est passé dans sa chambre et je sens mes joues se réchauffer. Quelqu'un, que je suppose être Mike, se colle à mon dos. L'ami de Paul me regarde étrangement comme s'il se demandait où il m'avait déjà vue. Enfin, c'est une supposition.
« Salut les mecs, lance Mike.
Paul hausse un sourcil dans ma direction, je hausse les épaules en réponse. Il sourit et commence à discuter avec Tyler. Je m'extirpe des bras de Mike et commence à m'éloigner du groupe.
« Tu vas où, bébé ?
Je me tourne vers Mike en fronçant les sourcils.
« Ne m'appelle pas comme ça, le réprimandé-je. Je vais faire un tour, j'ai besoin d'air.
Il ne proteste pas et je me dirige vers la forêt. Je suis le chemin de sentier en essayant de vider mon esprit. Après peut-être bien une heure ou deux de marche, je finis par abandonner le combat.
Mon père me manque, Mike m'insupporte et Paul ne veut pas sortir de ma tête depuis qu'il a fait son apparition aujourd'hui alors que je n'ai passé qu'une soirée avec lui.
Je quitte le sentier pour m'enfoncer dans la partie sauvage de la forêt. Une fois que je suis assez isolée pour ne pas risquer de croiser qui que ce soit, je m'assois à même le sol, dos contre un arbre et allonge mes jambes devant moi. Tisha apparaît et se couche près de moi, posant sa tête sur ma cuisse droite. Je passe mes doigts dans sa fourrure noire.
« C'est un peu le bordel dans notre vie, hein ?
Elle me répond par un léger grondement paresseux. Je ferme les yeux un instant et cet instant s'allonge jusqu'à ce que je sombre dans le sommeil.
Je suis réveillée par une sensation de peur. Je découvre Tisha aux aguets, surveillant les arbres à ma droite. La faible luminosité m'indique que la fin de l'après-midi est entamée. La sensation que je dois courir me submerge, je sais que ça vient de Tisha et ne prends pas la peine de savoir pourquoi, je me lève et je cours.
Plus je m'éloigne et plus la peur me serre à la gorge. Ma respiration est erratique, mon cœur tambourine dans ma poitrine. J'évite les branches, les troncs et les racines mais tout cela me ralentit. Soudain, je vois le sol s'arrêter à quelques mètres devant moi. Je m'arrête de courir, espérant que le danger, quel qu'il soit, ne soit plus d'actualité. J'aperçois l'océan et entends les vagues s'écraser contre la falaise, je me tourne vers le chemin parcouru, scrute chaque parcelle entre les arbres mais ne vois rien. Je n'ai pas accès aux sens de Tisha, elle me bloque. Est-elle en sécurité ? Suis-je, moi-même, en sécurité ?
Une branche craque, des pas lourds approchent et le danger se trouve devant moi. Les dangers. Des crocs, des grognements, des griffes acérées. Deux énormes loups s'avancent et s'arrêtent entre moi et la position de Tisha. Ils ont la taille d'ours, l'un a une fourrure entièrement noire, l'autre est chocolat. Le premier regarde en direction de Tisha, l'autre me regarde moi. Je sais que Tisha sent ma peur, je sais qu'elle se rapproche mais elle arrivera trop tard. Pas le temps de réfléchir, je fais demi-tour, cours et saute de la falaise sans aucune hésitation.
J'atterris dans l'eau, le froid glacial m'entoure tandis que je me débats pour remonter à la surface, en vain. Une mâchoire enserre mon poignet mais pas assez pour que ses crocs transpercent ma peau. Je sais à travers les sens de Tisha que c'est elle qui me tire vers le haut. Une fois ma tête hors de l'eau, je prends une grande bouffée d'air et m'agrippe aux poils de Tisha qui me remorque pour rejoindre la rive. Je l'aide en battant des jambes, une vague s'amorce plus tôt que les précédents, on se retrouve sous sa houle, Tisha disparaît de mes doigts, je m'agite pour la retrouver mais rien ne se trouve à ma portée. Je heurte violemment la paroi et perds connaissance.
« Elle se réveille, elle se réveille.
Des pas, une porte qui s'ouvre, qui se claque, plus rien. Une porte qui s'ouvre, qui se ferme, plus rien.
Je cligne des yeux, la lumière m'agresse, je tourne la tête à gauche. Une douleur m'oblige à la tourner dans l'autre sens, je porte ma main sur mon front et découvre un tissus rugueux. J'ai froid, j'attrape la couverture et la remonte jusqu'au menton.
Je finis par ouvrir les yeux, j'ai une blouse blanche dans mon champs de vision. Je relève les yeux et il se trouve que Carlisle est à l'intérieur de cette blouse.
« Bonjour Sasha, tout va bien, tu es à l'hôpital, je suis le docteur Cullen.
Je fronce les sourcils, je n'ai aucune idée de ce que je fais là. En bougeant mon bras gauche, je me rends compte qu'une aiguille est plantée en haut de mon avant-bras. Je regarde et découvre que l'aiguille est reliée à une perfusion.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demandé-je, la bouche pâteuse.
« Tu ne t'en souviens pas ? Me demande-t-il.
J'essaye de me rappeler mais rien ne me vient à part un mal de crâne.
« Peux-tu me donner ton nom complet ? S'enquiert-il.
« Sasha Blake.
« Quel jour sommes-nous ?
« Euh, mercredi 12 septembre.
« Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?
Il me faut un certain temps pour retracer ma journée et trouver le moment où j'ai perdu la mémoire.
« J'allais à la plage avec Mike, on a rejoint les autres...
mes sourcils se froncent en cherchant la suite.
« Prends ton temps.
« C'est confus, fais-je. Y a eu Paul, Mike collé à moi, je suis partie... j'ai dormi.
« Où as-tu dormi ? Me demande-t-il.
« Dans la forêt, je crois. Oui, dans la forêt. Je me suis réveillée et j'ai couru.
« Pourquoi as-tu couru ?
« Je sais plus.
« Tu étais en retard ? Hasarde-t-il.
Je secoue la tête négativement.
« Un danger, il y avait quelque-chose de dangereux.
« Tu te souviens de ce dont il s'agissait ?
« Je n'ai pas vu mais je le savais, il y avait quelque-chose.
Il hoche la tête.
« Et ensuite ?
…
« Je ne sais pas, c'est là que j'ai dû me cogner.
« Tu as sauté de la falaise, une vague t'as emporté contre la paroi. Jacob t'a secourue.
« Jacob ?
« Un Quileute, un ami de Paul.
Je hoche la tête pour lui affirmer que j'ai compris. Il m'examine, d'abord mon rythme cardiaque puis ma respiration, il prend ma tension, vérifie mes yeux avec une lumière. C'est étrange de me retrouver face à lui, il a ce visage concentré comme quand j'étais petite et qu'il se demandait quel sorte d'étrange don j'avais.
« Tu as mal à la tête ?
J'acquiesce.
« La perfusion devrait régler ça très vite, me rassure-t-il. Tom et Helen sont dehors, je pense qu'ils sont impatients de te voir.
Je souris puis il sort pour les faire entrer. Helen se précipite vers moi tandis que Tom fait le tour pour se mettre de l'autre côté. Helen me prend la main, Tom passe sa main sur le haut de ma tête.
« Quelle idée t'as eu de sauter de la falaise ?
Sous cette question réprobatrice, je sens son inquiétude. Carlisle se racle la gorge.
« Sasha devrait vite se remettre. Son choc à la tête a entraîné quelques troubles de la mémoire sur le déroulement de la journée mais rien d'irréversible, je pense. Je vous laisse quelques minutes mais vous devrez bientôt la laisser se reposer.
« Bien sûr, accepte Helen. Merci Docteur.
« Je vous en prie, fait Carlisle.
Il m'adresse un sourire avant de sortir. Je réalise maintenant que le père de mon père est mon médecin. Probablement qu'il ne sait pas qui je suis réellement.
« Tes amis se sont inquiétés de ne pas te voir revenir, ils t'ont cherchée partout avant de tomber sur ce Jacob qui tentait de te réanimer, m'explique Helen.
« J'étais partie me promener, je me suis posée contre un arbre et je me suis endormie.
« Pourquoi tu as sauté ?
« Je ne sais plus.
« Tu n'aurais pas dû partir seule dans une forêt que tu ne connais pas, me réprimande Tom.
« Désolée.
Helen me sourit pour me rassurer, elle ne m'en veut pas. Une infirmière passe et demande à mes tuteurs de me laisser dormir. Je n'ai pas envie de rester seule ici mais je ne dis rien, je n'ai pas le choix. L'infirmière s'assure que je n'ai besoin de rien et me laisse seule dans le noir. Je vais aux toilettes dans la petite salle d'eau accolée à ma chambre, en tirant mon truc de perfusion. Quand je reviens pour me coucher, Tisha est allongée sur le lit. Je me recouche et Tisha s'allonge de tout son long près de moi. Plus rassurée, je m'endors rapidement.
Je me réveille en sursaut, le lendemain matin. J'ai fait un cauchemar avec des loups énormes. Tisha se lève du pied de mon lit pour se rapprocher de moi. Je l'enlace et la tiens contre moi, terrorisée par ce cauchemar qui était, en fait, un souvenir. J'ai du mal à retrouver une respiration normale et mon cœur s'affole dans ma cage thoracique.
La porte s'ouvre, Tisha a déjà disparu quand l'infirmière entre. Elle me trouve en sueur avec une respiration saccadée.
« Que t'arrive-t-il ? Me demande-t-elle.
« Des loups, énormes, comme des ours, débité-je.
« Tu as fait un cauchemar.
Je secoue la tête négativement.
« Je vais chercher le médecin, décide-t-elle.
Elle disparaît, je regarde l'aiguille de la perfusion disparaître dans mon bras. Je me demande si je peux la retirer maintenant que je n'ai plus mal à la tête. Un mouvement attire mon attention, je tourne la tête vers Carlisle.
« Bonjour Sasha, si c'est ce que tu voulais faire, tu ne peux pas retirer la perfusion, ton mal de tête reprendra.
Je hoche la tête.
« Comment te sens-tu ?
« Je sais pas trop.
« L'infirmière dit que tu parles de loups.
J'acquiesce.
« Je me souviens des loups, ils m'ont attaquée.
« Tu es sûre ? Demande-t-il comme si ça n'était pas possible.
« Ils étaient énormes, de la taille d'un ours. Il y en avait deux et ils m'ont attaquée.
Il réfléchit comme s'il se demandait dans quel asile il allait me mettre. Je ne suis pas folle.
« Vous me croyez, hein ? Fais-je d'une petite voix. Je n'ai pas inventé ça.
« Je te crois Sasha mais je pense que ta mémoire te joue des tours. Il s'agissait peut-être de...
« C'était des loups, des énormes loups, réfuté-je.
« D'accord, je te crois, m'assure-t-il. Je vais te demander quelque-chose, c'est très important.
Je hoche la tête.
« Je voudrais que tu n'en parles pas autour de toi, à personne. Je vais en référer aux autorités concernées mais je ne veux pas installer la panique dans la population alentour, tu comprends ?
« D'accord, accepté-je.
Je pense qu'il vaut mieux prévenir les gens de ne pas se promener en forêt mais si Carlisle pense qu'il ne vaut mieux pas, c'est qu'il doit avoir ses raisons.
Ooo
Sasha a rencontré les loups, ça n'a pas été une partie de plaisir, on dirait... vous avez des avis sur ce qu'il s'est passé ?
