Heya !

Salut à tous !

Nouveau chapitre, aujourd'hui, sur les aventures de Portgas avec les sorciers vont leur faire remonter le temps !

Ensuite, merci à Mana.Y(je sais pas trop pourquoi j'ai choisi mauve) ; 6Lisa9 ; ChibichibiLuna ; Yzeute et Go D. Tenshi (je croise les doigts pour tes exams)

Bonne lecture à vous ! Au passage, s'il y a des passages dans cette année, et les suivantes qui vous plaisent, faîtes moi signe, je pourrais bien en tirer des idées pour l'autre x-over HP/OP !


Ace se réveilla en sursaut, la respiration saccadée.

Il resta immobile dans le noir, essayant de reprendre le contrôle sur ses sens. Il ne voyait que du noir au niveau de son œil gauche. Qu'est-ce qu'il c'était passé ?

- Une histoire stupéfiante… Vraiment stupéfiante… Un miracle qu'il n'y ait pas eu de mort… Jamais rien entendu de semblable… Une chance que vous ayez été là, Rogue…

- Merci, Monsieur le Ministre.

- Voilà qui vous vaudra l'Ordre de Merlin, deuxième classe. Et même première classe si je peux arranger ça !

- Merci beaucoup, Monsieur le Ministre…

- Vilaine coupure que vous avez là… L'œuvre de Black, j'imagine ?

- En fait, je la dois à Portgas, Monsieur le Ministre…

- Non !

- Black l'a ensorcelé avec les trois autres, ce qui était dramatique, au vu de sa force et son savoir. C'est un futur Mage de Guerre, après tout…

Ace ignora le reste de la discussion, se souvenant de ce qu'il s'était passé… Lupin n'avait pas pris sa potion et s'était transformé à la sortie de la Cabane Hurlante. Peter en avait profité pour prendre la fuite, alors qu'Ace et Sirius luttaient pour maîtriser le loup-garou… jusqu'à l'arrivée des Détraqueurs. Ace avait essayé de les repousser, avec l'aide d'Harry qui l'avait rejoint, mais rien à faire…

Ace regarda rapidement autour de lui. Harry et Hermione, chacun dans un lit d'infirmerie, étaient éveillés. C'est en observant discrètement les lieux qu'il comprit pourquoi il ne voyait rien de son œil gauche : bandage.

Ace en eut marre d'entendre cette situation.

Il se redressa et défit son bandage autour de l'œil.

- Ne touchez pas à ça ! lui dit Mme Pomfresh.

- Foutez-moi la paix ! fit Ace en la repoussant.

Il sortit du lit et se retira le bandage. Harry et Hermione se levèrent eux aussi. Harry prit même ses lunettes.

- Sacrée cicatrice, Portgas, commenta Harry quand l'œil gauche de son camarade fut libéré.

Ace toucha sa joue. Son œil allait bien, mais sa peau…

- Oh, merde, je ressemble à Shanks maintenant… grogna Ace. J'aime bien le gars, mais tout de même. Vous allez voir le Directeur ?

- Tu vas faire quoi, toi ? demanda Hermione.

- C'est évident, sauver un innocent. Pour une fois que je vais faire une bonne action.

- Tout va bien, recouchez-vous, ils ont eu Black. Il est enfermé là-haut. Les Détraqueurs vont lui donner un baiser d'un moment à l'autre…

- QUOI !?

Le cri du trio était parvenu jusqu'au couloir et, l'instant suivant, Fudge et Rogue firent irruption dans la salle.

- Harry, Harry, qu'y a-t-il ? Tu dois rester au lit. Est-ce qu'il a pris son chocolat ?

Fudge était inquiet.

- Monsieur le Ministre, écoutez-moi ! s'exclama Harry. Sirius Black est innocent ! Peter Pettigrow a fait croire à sa propre mort ! On l'a vu ce soir ! Il ne faut pas laisser les Détraqueurs faire ça à Sirius, il est…

Mais Fudge hocha la tête avec un pâle sourire.

- Harry, Harry, tu as l'esprit un peu embrouillé, tu as subi une terrible épreuve. Allonge-toi et repose-toi, nous avons la situation bien en main…

- VOUS NE L'AVEZ PAS DU TOUT EN MAIN ! hurla Harry. VOUS AVEZ ARRÊTE UN INNOCENT !

Hermione voulut expliquer la situation à son tour, mais son manque d'assurance fut pris à l'avantage de Rogue.

- URUSAI ! rugit Ace.

Le silence se fit.

- Vous me décevez, Sensei… siffla Ace en regardant Rogue.

Le garçon regarda Fudge et le saisit par le col pour le soulever facilement du sol, ses yeux brillants de rage.

- Vous êtes sur le point de faire une énorme connerie parce que vous bâclez votre job ! Vous avez trois témoins conscients qui vous disent que Sirius Black est innocent ! Non, vous préférez ne pas devoir dire au public "désolés, on a merdé et condamné injustement un innocent pendant de longues années à Azkaban" ! Vous n'avez mené aucune enquête ! Vous n'avez même pas donné la chance à cet homme de se défendre ! Vous ne valez pas mieux que ces enfoirés de Sengoku, Kizaru et d'Akainu ! Vous n'êtes qu'un petit con à qui on a donné par erreur un poste d'influence !

- Ace, calme-toi, tu es en train de prendre feu ! intervint Hermione.

- Tch.

Ace rejeta le Ministre qui s'éloigna en tremblant du jeune homme, qui avait des flammes dansant sur ses épaules sous la colère. Hiken respira profondément et les flammes disparurent.

- Monsieur le Ministre ! Professeur ! s'écria Madame Pomfresh avec colère. Je dois vous demander de sortir. Potter, Granger et Portgas sont mes malades et il ne faut pas les brusquer !

- On est en train de se prendre la tête pour rien face à des cons qui ne veulent rien entendre ! rugit Ace. Et on s'étonne que je déteste les adultes ! Et mettez-vous ce morceau de chocolat là où je pense, et bien profond !

- Voyons, c'est quoi cette façon de parler, fit l'infirmière en essayant de lui faire manger un morceau de chocolat, alors qu'elle avait déjà à moitié étouffé Harry avec le sien.

La porte s'ouvrit sur Dumbledore.

- Une personne de raison dans ce monde de fous ? Ou un con comme un autre ? grogna Ace en repoussant de nouveau l'infirmière.

- On sent vos intentions meurtrières depuis le couloir, jeune homme, commenta Dumbledore.

- Pour l'amour du Ciel ! s'exclama Madame Pomfresh, folle de rage. C'est une infirmerie ici ! Monsieur le Directeur, il faut absolument…

- Toutes mes excuses, Pompom, mais j'ai besoin de dire un mot à Messieurs Potter et Portgas, et à Miss Granger, répondit Dumbledore, très calme. Je viens de parler à Sirius Black…

- J'imagine qu'il vous…

Rogue s'interrompit en voyant l'œil argenté braqué sur lui.

- Un mot de plus sur cette histoire, si ce n'est pas pour prendre la défense d'un innocent, et je vous lâche dessus le Haoshoku à pleine puissance, siffla Ace.

- J'aimerais parler à Harry, Ace et à Hermione en particulier, dit Dumbledore d'un ton brusque. Cornelius, Severus, Pompom, laissez-nous, je vous prie.

- Monsieur le Directeur ! balbutia Madame Pomfresh. Ils ont besoin de repos et de soins !

- Désolé, mais ça ne peut pas attendre, j'insiste.

L'infirmière eut une moue indignée et retourna à son bureau, à l'autre bout de la salle, en claquant la porte derrière elle. Fudge consulta la grosse montre en or dont la chaîne pendait de son gilet.

- Les Détraqueurs ont dû arriver, à présent, dit-il. Je vais aller à leur rencontre. Dumbledore, je vous retrouverai là-bas.

Il traversa la salle et tint la porte ouverte à Rogue, mais celui-ci ne bougea pas.

- J'imagine que vous ne croyez pas un mot de l'histoire de Black ? murmura Rogue en regardant fixement Dumbledore.

- Je souhaite parler à ces trois élèves en particulier, répéta Dumbledore.

Rogue fit un pas vers lui.

- Sirius Black a montré dès l'âge de seize ans qu'il était capable de commettre un meurtre, dit-il dans un souffle. J'espère que vous ne l'avez pas oublié, Monsieur le Directeur ? Vous n'avez pas oublié qu'un jour, il a essayé de me tuer ?

- Quand on est jeune, on fait tous des conneries. Si tu cherches un vrai tueur, tu en as un juste à côté de toi. Sirius n'aurait pas eu les épaules pour, commenta Ace en croisant les bras sur sa poitrine. Dehors.

Severus regarda Ace, qui lui rendit son regard en montrant les dents, et sortit de l'infirmerie.

Quand la porte claqua, tout le monde regarda Dumbledore.

- Vous avez un plan, ossan ?

- Exact. Je sais que je ne suis ni votre capitaine, ni le Premier Commandant pour exiger de vous quoique ce soit, jeune homme, mais je vous demande de faire en sorte que vous sauviez les innocents et évitiez des blessés inutiles. Cela doit vous changer de ce que vous faîtes d'habitude, n'est-ce pas, Taïsho ?

Ace retira sa chemise et se tint droit sur ses pieds, presque au garde à vous.

- Nibantaï Taïsho Portgas D. Ace à votre service. On vous écoute, ossan.

- Bien. Alors, écoutez-moi bien jusqu'au bout. Il n'y a pas l'ombre d'une preuve qui puisse confirmer l'histoire de Black, à part votre témoignage, et le témoignage de trois jeunes sorciers de troisième année ne convaincra personne. Nous pouvons constituer un dossier pour la réouverture de l'affaire, grâce aux éléments que Portgas a rassemblés, mais il sera trop tard. Le professeur Lupin pourrait servir de témoin, mais il est en plein cœur de la Forêt Interdite, et quand il retrouvera sa forme humaine, il sera trop tard. De plus, les loups-garous inspirent une telle méfiance à la plupart d'entre nous que sa déposition ne comptera pas beaucoup. Et puis, Sirius et lui sont vieux amis…

- Mais, fit Harry.

- Laisse-le finir ! siffla Ace.

- Il faut admettre que la version de Rogue est plus convaincante que la vôtre.

- Et toutes ses actions ne laissent en rien présager de son innocence, commenta Ace. Vous me décevez, ossan, j'espérais mieux.

- Oh, mais j'ai mieux. Ce qu'il nous faut, c'est un peu plus de temps

Les yeux du vieil homme voyagèrent d'Ace à Harry et enfin Hermione.

- Mais… commença Hermione. Ho ! s'exclama-t-elle soudain en ouvrant des yeux ronds.

- Commandant, serez-vous capable de le localiser ?

- Oui, fit Ace en comprenant de quoi il était question.

- Très bien, alors je vais verrouiller la porte. Il est minuit moins cinq. Miss Granger, trois tours devraient suffire. Et je demande à ce que vous obéissiez à tout ce que vous dira votre camarade. Il a l'habitude de situations désespérées. Vous connaissez la loi, tous les deux. Il ne faut pas que l'on vous voie. Vous connaissez l'enjeu, n'est-ce pas ?

- Oui, professeur, fit Hermione.

- Bonne chance. Je vous les confie, commandant.

- S'ils ne font pas de connerie, ils ne devraient pas être plus difficiles à gérer que ma flotte ou mon frère.

Dumbledore hocha la tête et s'en alla. Il se retourna vers une dernière fois vers le trio et leur dit :

- Pas de question à votre camarade, obéissez-lui sans discuter. Le temps n'est pas encore venu pour ce genre d'histoire.

Et il referma la porte à clef.

- Granger, maintenant, fit Ace avec autorité.

- De quoi ? fit Harry, qui ne saisissait plus rien.

- Viens par ici, Harry.

Hermione avait passé la main dans le col de ses vêtements et elle en retira une très longue et très fine chaîne en or qu'elle portait autour du cou. Elle passa la tête d'Ace à l'intérieur, avant de la passer autour de cou de son ami.

- Prêt ? demanda Hermione.

- Quand tu veux, assura Ace.

- Qu'est-ce qu'on va faire ? demanda Harry, complètement déboussolé.

- Jouer avec le temps, lui répondit Ace.

Hermione fit tourner le sablier trois fois.

La salle de l'infirmerie s'effaça soudain. Harry eut l'impression qu'il s'était mis à voler en arrière à une vitesse vertigineuse. Il vit un tourbillon de couleurs et de formes passer devant ses yeux. Le sang lui battait aux oreilles. Il essaya de crier, mais il n'arrivait pas à entendre sa propre voix.

Tout à coup, il sentit de nouveau le sol sous ses pieds et sa vision redevint normale.

Ils étaient à présent dans le hall d'entrée, debout. L'endroit était désert et un flot de lumière colorée inondait le sol dallé. Il regarda Hermione d'un air effaré, mais n'eut pas le temps d'en faire plus qu'Ace se dégagea du collier et les poussa dans une salle de classe vide. Enfin, presque vide.

Luna Lovegood était là, faisant tournoyer un chapeau orange entre ses mains.

- Vous avez oublié ça, Taïsho, sourit-elle. Vous avez une certaine allure avec votre nouvelle cicatrice.

Elle déposa le fedora sur une table et s'en alla, fermant la porte derrière elle.

- Qu'est-ce que… souffla Harry.

- T'occupe, lui dit Ace en allant examiner son visage de plus près dans une vitre, récupérant son chapeau au passage. Granger, fais lui le topo.

- On a remonté le temps, murmura Hermione en rangeant le sablier dans ses vêtements. On est revenus trois heures en arrière…

- Mais…

- Taisez-vous ! siffla Ace.

Il s'avança vers la porte et l'entrebâilla légèrement.

Le bruit de quatre paires de pieds résonnait dans le Grand Hall, descendant l'escalier.

- Z'êtes aussi discrets qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine… fit la voix sarcastique d'Ace, venant de l'extérieur de la salle.

- Chuuut ! Tu vas nous trahir !

Harry regarda la porte d'un air abasourdi. C'était sa voix !

Ace ferma les yeux, se concentrant sur le déplacement des voix. Il devait être le premier homme à avoir entendu sa propre voix… c'était étrange. Il ignora les questions de Potter au sujet du Retourneur de Temps. Il était surpris de ne rien avoir entendu en descendant dans le Grand Hall, tellement les deux autres n'étaient pas discrets.

- Taisez-vous, ou je vous balance un Hiken dans la figure, siffla Ace, agacé.

Cela eut pour effet de faire taire Hermione.

Plus rien ne bougea, jusqu'à ce qu'Ace ouvre la porte.

- Allons-y, dit-il.

- Je comprends pas pourquoi on doit revenir trois heures en arrière pour sauver Sirius, commenta Hermione.

- Dumbledore veut peut-être qu'on change quelque chose, proposa Harry. Mais quoi ?

- Question stupide, tous les deux, fit Ace alors qu'ils descendaient le Grand Hall. Vous allez arriver au septième étage comment, quand le moment sera venu ? Il s'agit de sauver Buck, et ainsi, on pourra le délivrer et permettre à Sirius de s'enfuir.

Il leur lança un regard par-dessus son épaule, et regarda devant lui.

- Pourquoi Dumbledore t'appelle Commandant ? demanda Harry.

- Harry ! Dumbledore a dit pas de question ! C'est pour une bonne raison ! lui dit Hermione.

- Tu vas pas me dire que ça t'intrigues ?! Un gars de notre âge qui se fait appeler Commandant ?!

- Tu ne sais rien de moi, Potter. Arrêtons-nous ici.

Il le fit signe de se cacher derrière la grande porte du Hall, et regarda à l'extérieur.

- Potter.

Harry rejoignit Ace, qui lui montra les serres du doigt.

- Cours là-bas. On doit s'approcher un maximum. Une fois caché, tu bouge plus tant qu'on ne te rejoint pas. Maintenant.

Harry courut à toute vitesse et se cacha comme convenu derrière les serres, et reprit son souffle. Hermione le rejoignit vite, et en moins de deux, Ace fut à leurs côtés. Il regarda par-delà le coin de la serre, attendant d'être certain que les Harry, Ron, Hermione et Ace de ce temps ne soient pas en vue, pour faire signe aux deux autres de filer vers la forêt.

- Maintenant, on se rapproche de Buck, mais on reste cachés derrière les arbres, ordonna Ace.

- Comment tu fais pour être aussi calme ? demanda Harry.

- C'est pas plus difficile que de s'infiltrer dans une place forte en sachant qu'on a une prime sur le crâne, dans le seul but de voler la réserve de senbei de Garp, marmonna Ace. Cachez-vous.

Le trio se cacha chacun derrière un arbre. Ils entendirent des bruits de pas, puis des coups à la porte, et enfin le bruit des conversations. C'était… glauque.

- C'est la chose la plus étrange que j'ai jamais faîte… souffla Harry.

S'il savait…

- On devrait libéré Buck, non ? demanda Harry.

- Non, sinon, la faute retombera sur Hagrid-sensei. Il lui faut un alibi et pour cela, il faut que tout le monde voie l'hippogriffe, assura Ace.

- On risque quelque chose, non, avec ton Haki ? demanda Hermione, inquiète, alors que leurs autres "moi" entraient dans la cabane.

- On ne peut pas entendre sa propre voix. Là, je me reconnais comme un inconnu. Vu que je ne ressens aucun danger, je ne vais rien faire, assura Ace. Ah, voilà la découverte du traître.

En effet, il y avait un bruit de vaisselle brisée.

Quelques instants plus tard, on entendait Ace jurer dans la cabane.

- Il a dû se brûler la langue en voulant te mordre, commenta Hermione.

- Tant mieux pour lui. Reste ici, Potter. On sait pas comment nos autres nous pourraient réagir en voyant débarquer un deuxième toi. Oui, je sais, c'est l'assassin de tes parents, mais même si tu tiens si peu que ça à la vie, attend qu'on en ait fini avec Black et Buck.

- Mais...

- C'est un ordre, Potter.

Harry referma la bouche. Il n'avait brusquement aucune envie de désobéir à Ace.

- On va pas tarder à sortir, pointa Hermione.

En effet, Fudge, Dumbledore, Macnair et Malfoy étaient en train de descendre vers la cabane. Et peu après, Ron, Hermione et Harry sortirent par derrière, pour se cacher sous la cape, et ils s'en allèrent. Les adultes, de leur côté, entrèrent par devant.

- Maintenant ? demanda Harry.

- Pas encore, lui dit Ace.

Il attendit que Macnair s'assure de la présence de l'l'hippogriffe, avant de lâcher son Haoshoku.

Les trois bruits sourds dans la cabane le firent sourire.

- Vas-y, ça ne durera pas longtemps, souffla Ace.

Harry fonça hors de la couverture des arbres et se précipita vers Buck. Avec un peu de difficulté, il parvint à l'entraîner avec lui, pendant que les seuls occupants conscients de la cabane essayaient de ramener à la raison les trois inconscients. Harry leva un instant la tête et vit… Ace.

Ace le regardait, comme ça, impassible, avant d'esquisser un sourire et de lui faire un clin d'œil, pour regarder de nouveau dans la cabane.

Harry fila vers le couvert des bois et apostropha Ace :

- Tu aurais pu me le dire que tu m'avais vu !

- J'étais plus concentré à savoir qui était la drôle de voix que j'entendais, plus que de me pencher sur ton cas, commenta Ace en saisissant la corde de Buck. Enfonçons-nous un peu plus.

Tirant facilement l'hyppogriffe récalcitrant derrière lui, le jeune commandant entraîna les jeunes sorciers un peu plus loin dans la forêt, là où ils ne risquaient pas d'être entendus.


- Où est-il ? Où est l'animal ? s'exclama Fudge.

- Il était attaché ici ! Je l'ai vu ! Il était là ! s'exclama Macnair.

- C'est extraordinaire, commenta Dumbledore avec une nuance d'amusement dans la voix. Vous avez vu quelque chose mon cher Portgas ?

- Que dalle. A part quelques oiseaux partageant les citrouilles avec Buck, rien du tout.

Le bourreau, de frustration, laissa tomber sa hache sur une citrouille.

- Quelqu'un l'a détaché pendant que nous étions inconscients ! Il faut fouiller le parc et la forêt !

- Maaa, j'ai vu personne en tout cas, commenta Ace, les mains dans les poches, se retenant de regarder vers la forêt. Mais vu que Buck a des ailes, si j'étais le sauveteur de cette brave bête, je serais parti avec lui par le ciel. Soyons logiques, les gens ne regardant jamais au-dessus de leurs têtes.

Il essaya de rester aussi sérieux que possible.

- Hagrid, je prendrais bien une tasse de thé. Ou un grand cognac.

- B...b… bien sûr, professeur, répondit Hagrid, qui ne semblait pas en revenir de son bonheur. Venez entrez…

- Mon cher Ace, accepteriez-vous de partager un verre avec nous, dans la tradition de votre culture maritime ?

- Ore wa kaizoku. Je ne dis jamais non à un verre d'alcool ! assura Ace avec un grand sourire, en suivant Dumbledore dans la cabane.


Hermione jeta un regard réprobateur à Ace.

- D'une, c'était très dangereux de ne pas dire à Harry que tu l'avais vu, de deux, qu'est-ce que tu as fait ? Et de trois, on a dit quoi au sujet de l'alcool ?

- Je suis en âge de boire, t'en fais pas.

- J'ai eu très peur pendant une affreuse minute, avoua Harry.

- Y a rien eu de mal, alors, arrêtez de vous effrayer pour rien. Qui a l'heure ?

Hermione remonta sa manche et regarda sa montre.

- Il reste encore deux heures.

- Parfait, rapprochons-nous assez du Saule Cogneur pour voir où on en est. Mais restons à couvert des arbres.

- Comment peux-tu être aussi calme ? demanda Hermione.

- Pour le moment, aucune vie n'est en danger, je ne vois pas pourquoi je devrais me stresser pour rien.

Les deux Gryffondors se regardèrent, puis suivirent gentiment Ace.

Ils arrivèrent à l'orée de la forêt, du côté du Saule Cogneur, juste à temps pour voir Sirius se jeter sur Ron et l'embarquer.

- C'est encore pire vu comme ça, commenta Hermione.

- Vous avez fait des progrès en Haki, je serais presque tenté de vous mettre un vingt, sourit Ace en voyant les autres Harry et Hermione esquiver au mieux les branches, avant de parvenir au trou dans les racines.

Juste après, Dumbledore, Fudge, Lucius et Macnair passèrent devant le Saule Cogneur, faisant soupirer Hermione qui aurait voulu que leur Directeur soit avec eux.

Harry tourna la tête en voyant Ace grimper à un arbre.

- Tu fais quoi ? demanda Harry.

- Je m'installe correctement. On doit attendre, alors, autant me mettre confortablement. Tiens, voilà Okami-sensei.

En effet, Lupin venait de descendre juste à l'instant. Il prit une grosse branche, appuya sur un nœud du tronc, avant de disparaître à l'intérieur.

- Si seulement il avait ramassé ma cape d'invisibilité… elle est juste là, commenta Harry.

- Tu ne bouge pas de là.

- Mais…

- Non !

- J'en aurais pour une minute !

- Ace a raison, c'est dangereux, Harry, tenta de persuader Hermione.

Ace murmura quelque chose, et un mur de flamme coupa la route d'Harry. Juste à temps, Hagrid venait de passer en chantant à tue-tête avec une démarche incertaine. Buck voulut le rejoindre, mais un regard d'Ace, et l'hippogriffe se calma.

Deux minutes plus tard, ce fut le tour de Rogue, qui ramassa la cape et la branche utilisée par Lupin pour descendre à son tour… suivi d'une panthère noire que l'enseignant ne remarqua même pas...

- Y a une panthère dans le château ? s'étonna Harry.

- Pas vraiment… sourit Hermione.

- J'suis une belle bête, tout de même, déclara Ace avec une certaine fierté.

- Narcissique ? Tu vas pas aller bien loin !

- J'avoue, mais on ne peut pas nier que la panthère est un bel animal.

- C'est toi ? comprit Harry. En moins d'un an, tu as réussi à devenir animagus ?!

Ace eut un sourire de morveux, et se laissa aller un peu mieux sur la branche sur laquelle il était perché. Hermione noua la corde de Buck à un arbre, alors que les flammes disparaissaient.

- Voilà, nous sommes tous descendus. Et maintenant, il faut attendre que nous soyons ressortis…

Elle s'assit ensuite par terre, les bras autour des genoux.

Pendant un instant, ce fut le silence, puis…

- Harry… il y a quelque chose que je ne comprends pas… dit-elle. Pourquoi les Détraqueurs n'ont-ils pas capturé Sirius ? Je me souviens de les avoir vus arriver et puis je me suis évanouie… Ils étaient si nombreux… et Ace était déjà à terre.

- M'en parle pas, grogna Ace.

Harry s'assit à côté d'elle et lui raconta ce qu'il avait vu : le moment où il avait failli recevoir le Baiser du Détraqueur, puis les deux silhouettes argentées qui étaient arrivées. Une au galop, qui avait obligé le Détraqueur à reculer, et l'autre par les airs, qui en avait saisi un autre entre ses serres.

- Qu'est-ce que c'était ? demanda Hermione.

- Il n'y a qu'une seule chose qui puisse les chasser, répondit Harry. Un Patronus très puissant… un Patronus Corporel, c'est ça Portgas ?

- Oui, c'est ce que disait Lupin.

- Mais qui l'aurait fait apparaître ?

Harry ne répondit pas, repensant aux personnes qu'il avait vues sur la rive opposée du lac. L'une personne de ses personne, il croyait en connaître l'identité… Mais comment était-ce possible ?

- Un professeur, peut-être ? proposa Hermione.

Le reniflement amusé d'Ace voulait tout dire de son opinion sur l'idée.

- Non, ce n'était pas un professeur, répondit Harry.

- Il fallait un sorcier aux pouvoirs très puissants pour chasser tous ces Détraqueurs… Si y avait deux Patronus différents, on peut supposer même qu'ils étaient deux. Si les Patronus brillaient à ce point, tu aurais dû voir qui l'a...

- Je l'ai vu, dit lentement Harry. Je les ai vus… mais peut-être que je les ai imaginés… Je n'avais pas l'esprit très clair… Je me suis évanoui juste après…

- C'étaient qui, à ton avis ?

- Je crois...

Harry s'interrompit. Il savait que ce qu'il allait dire paraîtrait absurde.

- Je crois que c'étaient le père de Portgas et le mien, murmura-t-il enfin.

Boum !

Ace en tomba de l'arbre. Il se remit sur pied et saisit Potter par les épaules, la respiration très rapide, les mains tremblantes.

- Mon salaud de père ? Tu dis avoir vu mon salaud de père, alors que tu ne l'as jamais rencontré ?! Cet homme est mort avant ma naissance, laissant ma mère dans une merde profonde qui a fini par lui coûter la vie ! Comment peux-tu l'avoir vu, alors que je n'ai même pas eu l'occasion de lui dire une fois ce que je pensais de sa sale gueule ?!

- Ace, calme-toi… fit Hermione en les séparant.

Ace relâcha Harry et marcha jusqu'à un arbre qu'il cassa comme un cure-dent, d'un simple coup de poing. Le jeune commandant s'enlaça dans ses propres bras, tremblant de rage et de douleur.

- Ore wa Shirohige no musko… Shirohige no musko… se répéta Ace, comme un mantra.

- Je… je suis désolé, Ace, mais vu que la personne semblait te ressembler, j'ai cru que… oublie ça… fit Harry, embarrassé.

Hermione voulut s'approcher d'Ace pour le consoler, mais les flammes du garçon l'en empêchèrent.

- Comment ça se fait que tu t'enflammes comme ça, Ace ? demanda Harry, curieux.

- C'est une longue histoire, Harry, soupira Hermione. Puisqu'il a décidé de bouder, tu veux faire un morpion avec moi ?

Harry regarda Ace qui s'était mis en boule et hocha la tête.


Note de Clockie

(Ore wa Shirohige no musko = Je suis le fils de Barbe Blanche)

Clockie s'excuse du retard, c'est juste qu'elle adorait vraiment son chien et que les habitudes ont la vie dure, alors quand elle a voulu, très tôt ce matin (environ 2h), rassurer son chien parce qu'il y avait pleiiiiiiiiiin de klaxons (foot non ?), elle s'est retrouvée avec à la fois un grand silence qui lui a répondu et une gamelle intouchée. Coup au moral. En plus elle a encore réussi à se choper des carences alimentaires ou je-ne-sais-quoi, elle fait des chutes de tension presque en continu.

Et enfin, Clockie adoooooooooooooore parler d'elle à la troisième personne.

Non, sérieux. C'est marrant.

Au fait, le cri d'Harry, il a retenti en plein milieu de l'infirmerie à une heure quelconque ? Ça devait être flippant... Puis non en fait, ils vivent avec des fantômes, c'est pas un cri qui va leur faire peur.

Pour les poulets, elle est contente que vous preniez la menace au sérieux. Elle-même, elle avait sous)estimé ces bestioles... En même temps, elle sortait de TP. Alors bon, elle s'est fait lapider en place publique à Bordeciel et massacré sauvagement sur l'île du temple du Roi des Océans - machin bidule courgette à ressort, simplement pour avoir donné quelques coups à une poule. Imaginez son appréhension quand elle a malencontreusement tué une poule dans Minecraft. Puis sa joie quand elle s'est aperçue qu'elle pouvait les massacrer allègrement, sans que ce ne soit un crime.

Méfiez vous.

Ils nous observent...

Et si vous avez aimer la chanson de la dernière fois, vous pouvez essayer Hi Di Ho les Pirates Mauves, elle est sympa aussi. Puis il y a les parodiques du Seigneur des Anneaux et la Sauvez les Rôlistes. Sinon, vous pouvez directement vous attaquer au Donjon de Naheulbeuk, très représentatif des aventures groupées sur la plupart des MMORPG. Ou alors, c'est Clockie qui tombe sur les cas extrêmes.

Et elle a un peu farfouillé dans sa chambre aujourd'hui, c'est plutôt intéressant, elle avait oublié qu'elle possédait un artbook Dark Souls. Elle a même retrouvé des bouts de son cours de math ! Ce qui ne règle pas le problème, vu qu'elle cherchait géo.

Par contre, elle a perdu ses lunettes. Donc son champ de vision ne dépasse plus les vingt centimètres, et encore, c'est large.

La chaleur est vraiment chiante, le patafix de ses posters fond, ça fait des traînées blanches dégueulasses. Et non, pas ce type de traînées blanches. Bande de pervers.

Clockie voulait dire un truc... Et elle a la flemme de réfléchir. Comme excuse, sachez qu'on vient de la réveiller, qu'il est 23h et que si l'écran voulait bien ne plus bouger, ça serait sympa. Qu'on essaye de forcer la grille aussi, et c'est bruyant. Et interdit par la loi, je crois. Clockie va gueuler sur l'apprenti cambrioleur/débile/mec bourré qui essaye de rentrer chez elle, excusez la si quand elle revient elle a perdu le fil. Encore.

Son frère est un abruti. Doublé d'un muffle. Et il met la musique trop fort. En plus c'est de la musique de merde. Oublier ses clés, c'est pour les faibles.

Clockie va retourner dans son lit, elle a soudainement froid, puis son oreiller il reste tranquille, lui. En plus, les aspirines lui ont anesthésié le cerveau. Et elle a manqué vingt-sept fois d'écrire son prénom au lieu de Clockie. Pas qu'elle aime pas son prénom, il est plus cool que certains (dire qu'elle a failli s'appeler Ursula...), mais il devient commun et la plupart des filles qu'elle connaît qui ont le même sont des pétasses ou des kikous. Donc, Clockie, c'est bien.

(Dark : Clockie va pas aller dormir, Clockie va terminer sa correction, allez ! Link : *tend des feuilles de chimie en guise d'alternative*) Grmpf. *marche d'un pas décidé, empoigne l'Hylien et son ombre, danse la macarena à l'envers sur ses feuilles, jette les deux sur son matelas et se glisse entre eux en les serrant comme des peluches. (Dark : Gaaah, non ! Elle va encore me baver dessus ! Link : *soupir blasé*)

Et les pommes, on verra ça un autre jour.