Après quelques temps sans internet, me revoilà ! Je compense l'attente de ce chapitre par sa longueur. J'ai pris note de l'accueil « chaleureux » que vous comptez réserver au sympathique agent du FBI à Bethesda. Dès que j'en ai fini avec Nick Spencer, je vous l'envoie !
Je vous rassure tout de suite, Tony ne va pas mourir à cause du poison (de là à ce qu'il aille bien...) et personne ne va non plus croire à sa mort (ça, c'était dans Presque et Confiance et Trahison). Aujourd'hui, c'est Tibbs, Tabby et McNozzo. Ça branche quelqu'un ? Oui ? Alors bonne lecture !
Rosa : Je vois que tout est prêt pour accueillir Spencer à Bethesda. Ça fait plaisir ! ... WJ : J'aime bien les gommettes, j'aime bien les étoiles et je t'aime toi ! ... Lady A : Merci ! ... Ankou : Sacrée histoire que de dire ou non la vérité aux autres. Les Tabby en parle aujourd'hui. ... Pline : Arrête de t'incliner enfin. Moi, je préfère les câlins. ... PBG : J'essaye de penser à tout, mais ce n'est pas facile. McNozzo et TBC sont loin d'être terminés. Pour les fleurs, envoie-les à Queen, ça lui fera du bien et ça le changera des crises d'AIPM. À chaque fois que je mets « Presque » dans une fic, je pense à une autre avec une falaise, du TBC... c'est plus fort que moi. C'est comme avec le mot « Personne ». Au fait, j'aimerais bien que tu ne me kidnappes pas ! La phobie des aiguilles de Tony : que de souvenirs avec la peste. Le Tiva est prévu. Comment ? On verra. Non, Gibbs ne le sait pas. Héhé, c'est là tout l'intérêt de l'histoire ! Le Tibbs reviendra donc très vite ! ... DN : Tony ne mourra pas, promis ! Quant à le dire aux autres... tu en sauras plus dans ce chapitre. ... coco : Presque guéris, ce n'est pas guéris. Donc TBC prévu au programme. ... Rose : J'adore cette idée pour Spencer ! ... lauren : De nouveau merci pour le com. J'espère que mes conseils t'ont un peu aidé. ... Crazy : Les docs ont su s'occuper de toi comme il faut ? ... Myrrdyn : Trois reviews, merci ! C'est une bonne nouvelle si tu me pardonnes l'AIPM pour les dix prochains chapitres, une trèèès bonne nouvelle même ! Je ne sais pas comment réagira Gibbs, j'ai pas décidé. Tout dépendra du contexte. Je prends note pour les surnoms de Spencer. Quant au TBC, évidemment ce n'est pas terminé ! ... Ed : Je vois sa réaction plutôt de cette manière aussi. Mais de là à dire que ça arrivera... J'essaierai de faire cette confrontation, mais je ne te la promets pas pour tout de suite. ... Yukipi : Merci pour les mises en favori et en alerte, j'attends ton avis !
Chapitre 12 – Mais si...
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Ils n'avaient pas beaucoup parlé au réveil. Ils ne savaient pas trop quoi dire. Faire comme si de rien n'était était impossible. Ils ne pouvaient pas non plus agir comme si la situation était normale. Le plus simple était donc de se taire.
Ce fut en silence qu'Abby leur tendit deux tasses brûlantes. Ils sirotèrent le café sans un mot, évitant autant que possible le contact visuel. Ils ne voulaient pas penser aux semaines qui s'annonçaient. Pas maintenant.
À neuf heures, ils décidèrent d'un commun accord de rentrer. McGee aurait voulu contraindre son aîné à prendre du repos, mais celui-ci lui fit remarquer que cela reviendrait à crier « C'est moi Starlight ! » au monde entier. S'ils ne voulaient pas qu'on découvre qui l'était, ils devaient se rendre tous les trois à l'agence et affronter les autres.
Les McAbby le regardèrent avec inquiétude se lever. Il refusait toute aide et menaçait de s'effondrer à tout instant. Aucun d'eux ne voyait comment il pourrait donner le change une fois au NCIS. On lisait sans peine la fatigue accumulée ces dernières nuits sur son visage. Le poison ne venait qu'ajouter à ses traits tirés. Paraître frais et dispo ce matin était impensable. Pourtant Tony semblait convaincu de réussir à tromper son monde. Un autre mystère DiNozzoien auquel ils auraient aimé avoir une réponse.
- Il faut qu'on passe chez toi, annonça-t-il à Abby. J'ai besoin d'une douche et de changer de vêtements.
Sa voix était posée. Elle n'était plus hachée comme ça avait été le cas au milieu de la nuit, signe s'il en était besoin que le contre-poison avait fait effet.
- On a dit qu'on rentrait au NCIS, rappela la gothique.
- Tu sais comme moi que je ne peux pas y aller comme ça.
Il indiqua sa tenue, celle de Starlight. Elle se mordit la lèvre mais hocha la tête. Il avait raison. D'ailleurs il n'était pas le seul à avoir besoin de se changer.
- On va chez moi, décida-t-elle. On appellera Gibbs de là-bas.
- Il faut le prévenir, déclara Timothy. Pour le poison, il faut qu'il sache.
- Non !
Ils avaient dit ça en chœur. Ils l'avaient même crié et McGee eut un mouvement de recul.
- Gibbs ne doit rien savoir, martela Abby.
- Mais...
- C'est non, le Bleu. Le sujet est clos.
La laborantine approuva avant d'ajouter « On y va ». L'informaticien ferma la bouche sans avoir ajouté un mot. Il ne parviendrait pas faire entendre raison à ces deux têtes de mules de toute façon.
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La métamorphose était impressionnante, il devait le reconnaître. Une fois passé sous la douche, rasé de près, coiffé et ses habits changés, ce n'était plus un membre de Starlight épuisé ou à l'article de la mort mais Tony DiNozzo l'agent ingérable du NCIS qu'il avait sous les yeux. S'il ne parvenait toujours pas à comprendre comme il tenait debout, Timothy admettait volontiers qu'il ne donnait aucunement le sentiment d'un homme à bout de forces.
De la même manière, Abby était transformée. Oubliée sa colère ou son inquiétude, elle semblait sereine. Plus de menaces de mort à l'encontre de Nick Spencer, plus de soupir devant la journée de labeur qui s'annonçait. Elle était en pleine forme. S'il oubliait la nuit écoulée, il aurait pu croire que c'était un jour comme les autres.
Alors oui, aucun doute possible, il avait bien en face de lui Starlight. Ceux qui avait gardé le secret pendant dix ans et qui auraient continué si Nick Spencer n'était pas passé par là. Ceux qu'il admirait davantage depuis qu'il savait qui ils étaient. Ceux qui restaient des modèles malgré leurs défauts. Ceux dont il était fier de pouvoir dire ce sont mes amis. Ceux qui faisait partie de sa vie pour son plus grand bonheur.
- Tu l'appelles ? questionna Tony en s'affalant sur le canapé du salon.
- Tu crois que ça servira à quelque chose ? demanda Abby. On sera au NCIS bientôt.
- Le Bleu a besoin d'une douche, on n'y sera pas tout de suite.
- Hé ! répliqua l'intéressé.
- Il a raison, Timmy, ça te ferait du bien.
- Mais...
- De toute façon on ne partira pas tant que tu n'en auras pas pris une.
- J'ai des affaires pour toi, ajouta-t-elle.
- Ses affaires ? interrogea l'Italien avec un sourire.
- Non, les tienne.
- Tu ne vas pas les lui donner !
- Tu as une autre idée ?
L'agent se renfrogna.
- Alors c'est réglé, décida-t-elle en faisant signe à l'informaticien. Viens, je vais te les passer.
- T'as pas intérêt à les abîmer, McGuignol, prévint Tony.
- Appelle Gibbs, coupa Abby.
- Oui chef !
Il attrapa son portable sur la table basse pendant qu'ils disparaissaient dans une autre pièce.
- Gibbs, répondit son supérieur au bout de deux sonneries.
- Patron ? C'est moi.
- Où êtes-vous, DiNozzo ?
- Là ? Chez Abby. On prend le petit déj. On arrive après.
- Tony !
- La nuit a été longue, Patron ! On avait vraiment besoin d'un café. Et d'une douche aussi. J'avoue.
- Starlight ?
- Est toujours vivant. Abby lui a administré le contre-poison.
- Vous l'avez vu ?
- Plus ou moins.
- C'est oui ou c'est non ?
Un peu des deux, songea-t-il. Ils s'étaient vus avec Abby, mais pas chacun dans une glace. Donc c'était difficile de répondre.
- DiNozzo !
- Patron, je peux pas te répondre à son sujet. C'est Starlight, quoi ! Tu comprends ?
Il l'entendit soupirer.
- Patron ?
- Dépêchez-vous d'arriver.
- Un problème ?
- On a toujours un mort sur les bras, DiNozzo.
- Pas faux. Mais Spencer ?
- Parti.
- Tu l'as gentiment raccompagné à l'entrée ou il est parti tout seul ?
- Seul. Avec ses hommes.
- On en est débarrassé ?
- Pour l'instant oui.
- Enfin une bonne nouvelle !
- Ne te réjouis pas trop vite, DiNozzo.
- Mais... Gibbs ! Il est parti !
- On n'a pas fini d'entendre parler de lui.
- À cause de Starlight. Je sais, mais pour l'instant il est parti. Et c'est pas plus mal. T'as vu dans quel état il a mis Abby ? Elle a même oublié qu'elle m'en voulait ! Ça m'a fait penser au film avec...
- DiNozzo !
- Oui ?
- Tais-toi.
- À tes ordres, Patron !
- On vous attend.
- On arrive, répondit-il avant de raccrocher.
Il rangea son téléphone, puis jeta un œil derrière lui.
- Abs ?
La gothique s'approcha.
- McGee est sous la douche.
- Tu t'inquiètes qu'il n'ait plus d'eau chaude ?
- Non.
- Alors ?
- Il t'a dit quoi ?
- Gibbs ?
- Oui.
- Qu'il nous attendait et que le FBI avait quitté l'agence.
- Spencer est parti ?
- Yep.
Elle se laissa tomber près de lui. Ils restèrent silencieux de longues minutes. Chacun profitait de ce qu'il savait être leurs derniers instants de calme avant un long moment.
- Alors, reprit finalement la laborantine après une hésitation, on est en sécurité ?
- Ça m'en a tout l'air.
- Jusqu'à quand ?
- Aussi longtemps que Spencer sera un crétin. Donc à vie.
-Tony !
- Quoi ?
- Il t'a empoisonné !
- Oh ! Ça.
- Oui, ça.
- On a un mois pour trouver un traitement.
- Et si on ne trouve pas ?
- On trouvera.
- Mais si...
- On trouvera, Abby.
Son regard s'abaissa sur ses mains triturant ses bracelets depuis le début de la conversation.
- Ils vont l'apprendre, murmura-t-elle.
L'agent étendit sa main vers les siennes et les immobilisa d'une légère pression. La jeune femme releva la tête vers lui.
- On n'est pas obligé de leur dire, rappela-t-il avec douceur.
- Tim est au courant. Ils doivent savoir aussi.
- C'est vraiment ce que tu penses ?
- On ne pourra pas garder le secret si...
- Si quoi ? Si je meurs ?
- Non ! Oui ! Je ne sais pas !
- Abs...
- Si on met du temps à trouver l'antidote... on ne sait pas quels sont les effets du poison. Tu ne pourras pas faire comme si de rien n'était. Et nous non plus !
- Je sais.
- Alors il faut leur dire.
- Je sais, soupira-t-il.
- Gibbs ne nous le pardonnera jamais.
- Toi si, avec moi ça prendra sans doute plus de temps. Tu es sa préférée.
- Tony ! reprocha-t-elle.
- Sinon je peux tout prendre sur moi. Comme ça tu ne risqueras rien. Ce serait mieux, non ?
- Non.
- Non ce ne serait pas mieux ou non tu ne veux pas ?
- Je refuse que tu prennes tout sur toi.
- Tu serais en sécurité.
- N'y pense même pas !
- D'accord, ce sera tous les deux.
- Bien.
- À ce moment là on peut peut-être éviter de le dire à tout le monde ?
- Tu veux cacher la vérité à Gibbs ?
- Ce n'est pas ce que tu voulais aussi ?
- Si.
- Mais ?
- Si on le dit à Ziva ou aux autres...
- On ne dit rien aux légistes, coupa-t-il. Surtout si on ne dit rien à Gibbs.
- Oui, mais si on le dit à Ziva, il devinera forcément qu'on lui cache quelque chose. Déjà qu'avec Tim...
- Tu n'as pas confiance en McGee ?
- Bien sûr que si, Tony ! Seulement Gibbs a un sixième sens pour ces choses là.
- Il vaut mieux qu'on lui apprenne qu'il le découvre lui-même.
- Oui.
- …
- Tony ?
- On attend deux semaines au moins. Ensuite on leur l'annonce. Je ne sais pas encore comment, mais...
- Deux semaines ?
- Tu préfères trois ?
- Non !
- Pas une quand même !
- Deux ça ira.
- Ça nous laisse le temps de trouver une façon de leur annoncer si on ne trouve pas d'antidote.
- Comment ça ?
- Si je suis guéris, on ne leur dit rien. Ou seulement à Ziva.
- On ne peut pas faire ça.
- Pourquoi ?
- On ne pourra pas garder le secret. Ils se poseront des questions.
- On peut donner le change.
- Tu sais bien que même en jouant la comédie ils se douteront qu'on leur cache quelque chose. Mentir ne servira à rien. Ils auront seulement plus de soupçons.
- Tu n'as pas peur que ce soit la fin de Starlight ?
- Non. Je sais qu'on pourra continuer. Mais seulement si tu es en vie.
- Donc on un mois pour me garder vivant et leur dire la vérité tout en gardant Nick Spencer à l'écart ?
- C'est ça.
- Je n'aime pas trop ce programme.
- Moi non plus.
Il soupira, passa une main dans ses cheveux.
- Dans deux semaines Gibbs nous en voudra à mort. Je ne vois pas comment on va survivre à ça.
- Tu n'as pas peur de la réaction de Ziva ?
- Je sais comment elle réagira. Je sais qu'elle finira par nous pardonner. Lui non.
- Il mettra juste plus de temps.
- Ça va être dur en attendant.
- Oui, mais si on parle à Ducky et Palmer...
- Tu veux leur dire aussi ?
- Ce serait mieux.
- Tu ne vas pas ajouter Vance dans le lot, j'espère !
- Ah non ! Ça, jamais !
- Tu me rassures.
Ils se sourirent. Tony écarta un bras et laissa la gothique venir se loger contre lui.
- Tu te souviens de ce qu'on disait il y a dix ans ?
- On disait qu'on ferait quelque chose de grand.
- Je ne sais pas si on a réussi, mais je trouve qu'on s'en est pas mal sorti.
- Je trouve aussi.
- Et puis on avait dit aussi qu'on deviendrait plus qu'une équipe. C'était vrai. On est une famille maintenant.
- Et on est les meilleurs.
- Oui, on est les meilleurs. Mais on n'est pas riches et célèbres.
- On ne peut pas tout avoir.
Il y eut un silence.
- Ça va être les plus longues semaines de notre vie, songea Tony.
- Ou les plus courtes.
- On trouvera ce fichu antidote, Abby.
- Mais si on échoue ?
- Alors je mourrai après avoir vécu une vie géniale, surtout les dix dernières années. C'est ça d'avoir une petite sœur exceptionnelle.
- Je ne veux pas te perdre.
Il embrassa sa tempe, prenant le temps de la réponse.
- Moi non plus, Abby, avoua-t-il. Je ne veux pas te perdre et je ferai tout pour que ça n'arrive pas. Mais si jamais ça arrive... promets-moi que Starlight ne mourra pas.
- Tony !
- Promets-le, Abby.
Elle se serra davantage contre lui.
- Je te le promets.
Ses lèvres s'étirèrent doucement en un fin sourire.
- C'est bien.
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Appuyé contre le mur de la chambre, Timothy ferma les yeux. Il n'avait pas voulu espionner leur conversation, mais il n'avait pas voulu l'interrompre non plus quand il était sorti de la salle de bain. Il savait en avoir entendu l'essentiel et il le regrettait. Entendre Tony parler de sa mort était bien plus difficile qu'il ne se l'imaginait, même si ce n'était qu'une hypothèse.
Dans quelques instants, il les rejoindrait au salon. Il ferait comme si de rien n'était. Abby ne se douterait de rien, pas Tony. Il connaissait suffisamment le personnage pour le savoir. Les avoir écouté l'avait convaincu d'une chose, si le pire arrivait, il ne laisserait pas disparaître Starlight.
Quand il s'empara de son manteau quelques minutes plus tard et que son aîné attrapa son bras pour lui faire face, il n'hésita pas une seconde.
- Je te le promets, Tony, dit-il tout bas pour qu'Abby ne puisse pas entendre.
Ce fut à peine s'il y eut un éclair de surprise dans les yeux de l'agent. Il se contenta de lui taper amicalement l'épaule et de lui offrir un sourire, avant de murmurer :
- Merci, Tim.
Il n'y avait rien à dire d'autre et, de toute manière, aucun des deux frères n'aurait pu ajouter quoi que ce soit. Les regards qui venaient de se rencontrer valaient tous les discours du monde.
Alors ? Vous pensez quoi de tout ça ?
