Bonsoir ! Je m'excuse de ce léger retard de post qui est dû à un emploi du temps chargé, une bêta très minutieuse, et à un petit peu de sadisme...AHA. Tout d'abord, je tiens à remercier Tahicha qui est devenue au fil des chapitres une amie, et qui prend le temps de m'aider dans la réalisation de chaque chapitre. Son soutien et ses conseils me sont très précieux. Elle arrive à canaliser mes idées, et est presque ma co-auteur. Ensuite, le dernier chapitre posté vous a pas mal secoué, les questions ont fusé, et je dois dire que j'ai adoré ça !
Réponse pour Asma :
Je ne sais pas pourquoi tu ne me trouves pas sur FB, je te redonne mon pseudo : Yxhell Fics
Sinon mon adresse e-mail est : YeahxHell yahoo . fr [Sans espace]
L'adresse est à la disposition de toutes celles qui le souhaite.
Bonne lecture, à dans deux semaines !
Sa phrase résonna dans ma tête vide. Et je pus voir qu'à mon expression, il était inutile de nier…Tanya était désormais au courant de notre petit secret…. Depuis combien de temps ? Comment l'avait-elle appris ? Ces questions brûlaient mes lèvres. Les images des derniers mois se succédèrent devant mes yeux : notre rencontre, notre première fois, mon emménagement, les soins qu'il m'avait prodigué lors de ma blessure, notre soirée dans sa chambre, nos vacances chez ma mère…Tous ces moments si parfaits… Volontairement ou pas, mon cerveau fit abstraction des souvenirs douloureux en faveur des moments tendres et complices que nous avions échangés.
- « Co-comment … ? » bégayai-je
- « Je le connais. Edward est mon mari depuis près de cinq ans, je ne suis pas idiote. » répondit-elle
- « Écoutez Tanya…»
- « STOP. Je ne veux pas de vos excuses, et encore moins de vos explications. Vous n'êtes ni la première ni la dernière avec qui il me trompe ! Et il finit toujours pas me revenir. Profitez-en tant que vous en avez l'occasion, car Edward est un homme qui se lasse très vite. Dans quelques mois, il aura déjà tout oublié… » déclara-t'elle
- « Edward et vous, c'est finit. Même si aux yeux de la loi ça ne l'est pas encore. » contre-attaquai-je
- « Non, Edward et moi traversons une mauvaise passe… Mais notre mariage n'est pas finit, il ne l'a jamais été. Nous nous aimons. Vous n'êtes qu'une distraction, un moyen de m'atteindre, mais il passera vite à autre chose ma pauvre… »
- « Il ne vous aime plus Tanya, il me l'a dit. Il est prêt à demander le divorce. » fis-je d'un ton neutre
- « Alors pourquoi ne l'a-t-il jamais fait ? Expliquez-moi. Qu'attend-t-il ? » s'agaça-t'elle
- « Je ne sais pas… » avouai-je
- « Vous l'aimez n'est ce pas ? » remarqua-t'elle
Ses intonations compatissantes finirent de m'achever. J'avais couché avec son mari, j'étais tombé amoureuse de lui, et Tanya trouvait le moyen de me plaindre. Je me fis l'effet d'une gourde. J'étais tombée dans le piège d'Edward.
- « Je vais faire mes valises, je pars dès ce soir. » concluai-je
Cette évidence s'imposa à moi. Je ne pouvais pas continuer à vivre dans cette maison. Les enfants me revinrent en mémoire, je les adorais. Ils me manqueraient, tout comme je leur manquerai. Mais comment pouvais-je continuer à vivre avec un homme qui m'avait trahi à ce point, et avec sa femme qui était désormais au courant de notre relation.
- « Pas question, j'ai besoin de vous pour les enfants. Vous restez, nous connaissons toutes les deux votre situation. Si vous partez, où iriez-vous ? Les temps sont durs, vous ne pouvez pas quitter ce travail. Vous allez restez, quitter Edward, trouver un homme libre et nous regarder reprendre notre vie de famille. Et l'année prochaine vous partirez avec la dignité qu'il vous reste. » assura-t'elle
- « Mais… »
- « C'est entendu ? » reprit-elle
- « Oui.» lachai-je
- « Bonne nuit Bella ! » ajouta-t-elle avec un immense sourire.
- « Bonne nuit. » murmurai-je, troublée
Tanya tourna les talons, et grimpât les escaliers tranquillement, me laissant seule dans le salon. Malheureusement l'évidence de ses paroles me fit mal. Je n'avais aucune sortie de secours, et si je décidai de partir, je n'aurais aucun endroit où vivre. L'appartement d'Alice et Rosalie était bien trop petit, et je ne voulais pas déranger mes amies.
De quoi allais-je vivre ? Trouver du travail était devenu mission impossible. Et j'avais cru rêver en décrochant ce poste ! Il fallait que je prévoie tout ça, avant de songer à quitter les lieux.
D'autres questions s'imposèrent : Qu'avait-elle voulu dire par ses paroles ? Ni la première, ni la dernière ? Edward m'avait assuré que j'étais la seule depuis Tanya ! Etait-il capable de me mentir ? Je ne pouvais pas le croire, et pourtant…. Ses paroles à double sens me revinrent en mémoire, « il n'était pas quelqu'un de bien pour moi »… Quelques larmes roulèrent sur mes joues. Je tentais de m'accrocher aux derniers espoirs que j'avais qui me criaient que Tanya mentait, et qu'Edward ne m'aurait jamais fait ça…Et pourtant, il avait dit ne pas m'aimer. Il n'était peut-être qu'entrain de jouer avec moi, mon cœur, et surtout mon corps. La nausée me prit. Un flot de questions m'enveloppa, je savais que seul Edward pouvait y répondre, mais je savais que si je lui demandais, il trouverait le moyen de me mentir de nouveau, et moi, à sa vue, à son odeur, je succomberai à ses charmes. Non, il fallait que je l'oubli. C'était décidé, je n'irai pas au rendez-vous qu'il m'avait fixé…En faite, je ferai en sorte de ne plus jamais me retrouver seule avec lui…Je ne voulais pas de ses explications… Il m'avait menti...
Le lendemain je repris mes tâches habituelles, les enfants furent ravis de mon retour, et nous passâmes l'après-midi au parc, à jouer. Tanya se comporta tout à fait normalement, et je m'obligeai à ne pas penser à lui…Ca fonctionnait, jusqu'à l'heure du coucher, ou mon téléphone vibra, et je pus voir 5 messages, tous d'Edward :
J'espère que tu viendras au RDV. Je t'attendrais. E.
Le suivant fut envoyé après l'heure du RDV :
Bella, je t'attends toujours. Es-tu en retard ?
Les autres furent envoyés à quelques minutes d'intervalles :
Bella ?
Réponds-moi, je dois te parler. Je m'inquiète…
?
Edward s'inquiétait pour moi... Ben voyons… Une pensée mesquine traversa mon esprit et pourtant son évidence s'imposa à moi : Edward devait surtout être en manque de sexe, et frustré de voir que je n'étais pas disponible pour le soulager. J'éteignis mon téléphone, et me mordis les joues fortement pour ne pas hurler de rage.
Le lendemain, j'appelai mes amies pour les prévenir de mon retour et des révélations de Tanya. Alice parut très inquiète, et me supplia de parler avec Edward. Selon elle, Tanya avait surement mentie. Edward ne pouvait pas être ce genre d'homme. Rosalie s'inquiéta pour moi, et me proposa à plusieurs reprises de passer la voir. Je déclinai, prétextant être occupée. Elle me dit que je devrais tout oublier, et mettre un terme à la relation que j'entretenais avec lui… Je ne pris pas la peine de prévenir Jane, j'avais peur de sa réaction étant donné qu'Edward était son frère. Elle l'adorait, et je ne voulais pas qu'elle s'en prenne à lui.
Deux jours plus tard, je m'appliquai à étendre le linge dehors tandis que les enfants s'amusaient dans la cabane du jardin. Les crissements du gravier de l'allée annoncèrent sa voiture approchant. Les enfants hurlèrent de joie, et se précipitèrent à sa rencontre. La portière claqua. Je l'entendais leur chuchoter quelques paroles paternelles. Je fis semblant de n'avoir rien vu, et je restai dos à lui l'ignorant volontairement, afin de reculer le moment où je croiserai ses yeux verts émeraudes. Je dus me résoudre à me retourner quand la corbeille à linge fut vide. Il était là, à seulement quelques mètres, Collin agrippé à sa jambe, et les bras potelés d'Emily encerclant son cou. Il caressait maladroitement les cheveux de son fils, et me vrillait de son regard de semi-reproches. Malgré ma préparation mentale, sa vision me fit l'effet d'une gifle, j'en eu le souffle coupé. Il s'approcha de moi, et je pus voir son regard devenir légèrement plus détendu.
- « Il t'arrive d'allumer ton téléphone ? » dit-il en posant sa main sur mon avant-bras affectueusement
Son contact eut l'effet d'une décharge électrique dans tout mon corps. J'eus un mouvement de recul brusque, et je le regardais froidement. J'avais envie de lui hurler tout ce que je pensais, et toutes les questions qui me hantaient ? Avec combien ? Combien de filles ont été tes maitresses ? As-combien de filles as-tu briser le cœur ? Avec combien de filles as-tu trompé ta femme ? Pourtant, je restai muette, tentant de contrôler ma haine et mes larmes. Il comprit que quelque chose clochait, et son regard changea.
- « Bella ? Qu'il y a-t-il ? » demanda-t-il paniqué.
Un mouvement dans ma vision périphérique me fit relever la tête. Tanya se tenait sous le porche, les yeux braqués dans notre direction. Elle avait croisé ses bras, et je pus voir qu'elle fulminait. Je compris son avertissement, et je me détournai Edward royalement pour m'engouffrer dans la maison. En reposant la corbeille dans la buanderie, je m'autorisai quelques larmes.
Je compris qu'Edward était réellement de retour en sortant de la buanderie. I (manque une fin de phrase) sac ?
La semaine coula, morne et ennuyante. Edward tenta de m'approcher à plusieurs reprises, et je m'évertuais à l'ignorer. Manque de bol, Tanya rodait dans les parages déjouant tous ses plans pour me parler. J'essayai de vivre sans lui…Et je comptai les jours qui me séparaient du weekend. Je n'avais rien prévu de spécial, mais j'avais en tête de m'enfermer dans ma chambre pour lire, et dormir. La perspective de ne pas voir Edward et ses yeux de chien battu pendant deux jours entiers m'enchanta royalement. Malheureusement mes plans furent déjoués, vendredi soir, par une certaine Alice, qui me proposa (m'obligea serait plus juste) à les accompagner elle et Rosalie, en boite, pour décompresser, danser, boire et s'amuser. Rien qui ne me faisait vraiment envie. Je redoutais de retourner dans ce genre de lieu, trop de souvenirs s'y trouvaient. Ma seule objection fut que nous évitâmes le club où j'avais rencontré Edward. Alice accepta sans protestation. J'avais de plus appris que Tanya partait rendre visite avec les enfants à ses parents, et qu'Edward ne serait pas du voyage. Je ne voulais absolument pas rester dans la maison, sentant sa présence, et tentant d'échapper à ses tentatives de discutions. Cette proposition tomba donc à pic, malgré mes réticences.
POV EDWARD
Je me réveillai le cœur battant, et le corps en sueur. Même dans mes rêves Bella me hantait. Je refermai les yeux pour me replonger dans mon rêve mais malgré toute ma bonne volonté, je ne réussi pas à retomber dedans : j'en fus déçu. Je tentai de me remémorer ce rêve si particulier pendant qu'il en était encore temps, juste avant qu'il ne s'efface à jamais.
Bella, ses cheveux à la senteur de fraises, son regard chocolat et sa moue boudeuse, affreusement sexy me regardait d'un air coquin. Nous avions fait l'amour tendrement mais à la fois si brutalement que mes draps s'en souviendraient pendant un bon moment. A l'évocation mentale de nos folies, une douloureuse érection déforma mon boxer. Mais plus que le sexe avec Bella, c'était toute sa personne qui me manquait. Ses qualités comme ses défauts, j'aurai pu me résoudre à l'idée de ne plus lui adresser la parole (enfin… je crois) mais ce qui me tuait c'était que je ne savais pas pourquoi elle était furieuse. Avait-elle appris quelque chose qui l'avait blessé ? J'eus un frémissement…Non, c'était impossible…Et pourtant… Quelque chose clochait c'était évident. J'avais réussi à tenir le coup tout au long de la semaine, avec la seule perspective de pouvoir la coincer durant ce weekend pour la faire avouer. Tanya m'avait facilité la tâche en décidant de rendre visite à ses parents. Nous avions la maison pour nous seuls, et j'allais enfin savoir ce qui n'allait pas. Je décidai de somnoler encore un peu… Une sonnerie interrompit mon départ pour le pays des rêves. Après avoir tergiversé sur le fait de répondre, j'attrapai l'appareil pour prendre la communication. Ma sœur m'appelait rarement, il était donc préférable de répondre, à vrai dire je ne voulais pas entendre sonner ce foutu téléphone à chaque prochaine demi-heure. Jane pouvait se montrer très…obstinée.
- « Quoi Jane ? » lâchai-je, d'un ton agacé en prenant l'appel.
- « Charmante façon de répondre à sa sœur chérie… » déclara-t-elle.
- « Désolé.. » marmonnai-je.
- « Ça va ? »
- « Bof, que veux-tu ? »
- « Quoi, je n'ai pas le droit de t'appeler pour simplement parler ? » s'offusqua-t'elle
- « Si, mais tu ne le fais jamais donc… »
- « Oui tu as raison. je voulais savoir si tu venais ce soir avec Bella ? »
- « Ce soir ? » demandai-je soudainement éveillé.
- « Oui, au PRADA. Vous pourriez passer me prendre, Alec ne veut pas sortir et… » reprit-elle
- « Jane…Je n'étais pas au courant de cette sortie… »
- « Tu n'as pas vu Bella ? » s'étonna-t'elle
- « Si, je la vois tout le temps…mais elle ne m'adresse plus la parole… » avouai-je
- « …Pourquoi ? »
- « Je ne sais pas, elle m'ignore totalement.. »
- « Edward une femme n'ignore pas un homme, si elle n'a pas de raison… » m'expliqua ma soeur
- « Bella oui… » assurai-je
- « Réfléchis un peu, et tu verras que tu auras une petite idée. Bref, oubli ce que je t'ai dis, tu n'es plus invité, si elle ne veut pas de toi… »
- « Ok. Bonne soirée. » marmonnai-je
- « A toi aussi. »
Décidément, j'étais devenu un pestiféré, même ma propre sœur ne voulait pas de moi. Je pris mon téléphone et l'envoyait paitre contre l'armoire. Je me rendormis, pour oublier ma solitude, et tenter d'apaiser mes pensées affolées. Que se passait-il ?
BELLA POV
Mes amies m'attendaient devant l'entrée du club. Il n'était que 22 heures, et la soirée s'annonçait bien. Je n'avais vraiment pas envie d'être là, d'être habillée comme cela, et de voir des gens. En faite, j'aurai voulu m'enfouir sous ma couette, en pyjama, seule. Mes pensées occupaient bien assez mon petit esprit. Je me forçai à sourire quand mes amies m'aperçurent. Elles étaient ravissantes, comme toujours. Rosalie portait une robe extra-courte de couleur prune sous une veste en cuir noir, elle était accrochée au bras d'Emmett. Alice quant à elle, embrassait Jasper dans le cou, tendrement. Elle portait une jolie robe corail, affublée d'un volant bouffant au niveau de la taille. Rosalie m'ayant prévenu de la venue de Jane, je fus surprise de ne pas l'apercevoir. J'avançai pour les rejoindre, après les bises, et les compliments successifs nous prîmes place dans la queue qui s'était formée. La dernière fois que j'étais sortie, nous avions rencontré un homme beau et séduisant…Edward. Ses pensées m'arrachèrent une petite grimace. Je m'étais promis sur le chemin de ne pas y penser et de ne surtout pas approcher un homme. Emmett me sourit tendrement tandis que je lui adressai en contrepartie un pauvre sourire. Jasper bécotait Alice. Tiens, ils avaient échangé les rôles. Jane apparut enfin, elle portait une jolie robe noire simple, qui lui convenait également, ses escarpins bien que moins hauts que ceux de Rosalie étaient tout de même bien hauts. Ca la changeait totalement, Jane n'était clairement pas à l'aise, chaussée comme ça, mais elle était ravissante. Je l'accueillis avec un soulagement intérieur immense, je n'étais pas la seule solitaire ce soir.
Jane va rentrer rejoindre Alec, et toi Bella qui vas-tu rejoindre ? Ton lit ?
- «Alec ne s'est pas décidé à venir ? » lui demanda Alice.
- « Non, malgré toutes mes tentatives, il a préféré rester devant le match » fit-elle, excédée
- « En parlant du match, le score était à combien à ton départ ? » demanda Emmett.
- « Emmett, s'il te plait. Nous passons une soirée agréable, tu veux vraiment m'énerver ? » demanda Rosalie.
- « Je suppose que non. » admit Emmett.
Nous rîmes en chœur. Je pus entendre Rosalie chuchoter à Jane un truc du genre : « La prochaine fois, prive le de sexe, ça marche à tout les coups ! ». Jane éclata de rire, et je fis de même. Rosalie était vraiment folle à lier.
Nous rentrâmes enfin dans le club bondé. Nous prîmes place dans un box. Jane se plaça à ma droite, et Rosalie entraina immédiatement son partenaire sur la piste. Alice discutait avec Jasper, en chuchotant.
- « Bella…j'ai parlé à Edward tout à l'heure… » me confia Jane mal à l'aise.
- « Ah bon ? » demandai-je en fronçant les sourcils.
- « Oui. Je sais que ce ne sont pas mes affaires, mais il est très mal… » continua-t'elle
- « Et moi donc…» persiflai-je
- « Tu vas bien ? »
- « Oui ça va, mais je n'ai pas envie de parler de lui ce soir.. » lui dis-je
- « Je comprends. Écoute il n'est pas rentré dans les détails, mais je sais que tu lui en veux, et quoi que ce soit, tu peux toujours venir m'en parler… »
- « Merci… » soufflai-je
Elle m'enlaça et en relevant les yeux je rencontrai des yeux verts qui me scrutaient. Il était là…A seulement quelques mètres… Comment avait-il su ? Il était absolument magnifique. Sa chemise noire était légèrement ouverte, et son jean m'offrit la plus belle vision au monde quand il fit volte face pour disparaitre dans la foule.
- « Jane ? Pourquoi Edward est ici ? » l'interrogeai-je
- « Quoi ? »
- « Edward, il est ici. Comment, pourquoi ? » repris-je, d'un ton inquisiteur
- « J'ai mentionné notre soirée par inadvertance…Je suis désolée »
- « Jaaane… » la réprimandai-je.
Elle m'adressa un pauvre sourire d'excuse. Alice remarqua la scène et m'assura que tout irait bien. Je scrutai la foule anxieusement. Le savoir tout près à me regarder, m'excitait totalement et me faisait carrément flipper.
Rosalie réapparut comme une furie en poussant quelques personnes trop bourrées pour s'en rendre compte. Ses sourcils parfaits formaient un V de colère.
- « Bella, Edward est là. On fiche le camp de là ! » s'emporta-t'elle
- « Non Rose, ça va aller. Où qu'on aille il me suivra, c'est inutile. Je suis bien capable de faire avec, je vis bien avec lui non ?»
- « Justement tu n'as pas en plus besoin de voir sa tête le weekend. »
- « S'il te plait Rose, passons une bonne soirée, et ne laissons pas Edward semer le trouble. » la suppliai-je
- « D'accord. » concéda-t-elle.
Alice et Jasper partirent commander nos boissons après l'agitation. Nous étions tous revenus à table pour discuter. Je bus beaucoup, trop même. Je scrutai les visages alentours pour le revoir. C'était bête, mais j'en avais besoin. Comme quelque chose de viscérale, Edward m'appelait toujours à lui. Je rencontrai ses yeux. Il était au bar, assis sur un tabouret. Il m'observait. Je continuai à danser en tournant le dos, l'ignorant. Plusieurs hommes vinrent à moi, et je les repoussai tous. J'osai un regard vers lui, pour apprécier sa colère. Il fulminait littéralement. J'adorai ça. Je finis par me lasser de la piste de danse, et morte de soif, je rejoignis le bar du coté opposé à Edward. Le serveur faisait les yeux doux à une fille en pantalon de cuir, et ne fut pas du tout réceptif à mes signes. Je pus sentir SA présence à mon coté, et je tentai de l'ignorer en me mordant les lèvres. Il était assez près pour que je sente son odeur si particulière.
- « Bonsoir. » chuchota-t-il assez près pour que je l'entende.
- « Edward. » répondis-je.
- « Bella, j'aimerai qu'on parle… »
- « Je n'ai rien à te dire désolée… »
- « S'il te plait. » supplia-t'il
- « Laisse-moi Edward, je t'en pris, pas maintenant… » repris-je sur le même temps
- « Quand alors ? Tu m'ignores depuis une semaine… » s'énerva-t'il
- « Tu peux bien attendre encore un jour alors. »
Je levai la main au serveur et lui indiquai une bière, il me la tendit sans m'adresser un regard, toujours fixé sur sa motarde de cuire. Je fis demi-tour quand la main d'Edward se posa sur moi. Je fis volte-face pour lui hurler :
- « Ne me touche pas. » hurlai-je
Quelques personnes se retournèrent à mes cris. Edward semblait gêné. Je fus bousculée par quelqu'un ce qui me fit lâcher ma bière. Ma robe verte amande se trempa instantanément, et Edward fut éclaboussé.
- « Génial merci ! » fis-je d'un ton mauvais
Je pris la direction des toilettes pour femmes, et je m'y enfermai pour nettoyer les dégâts. Je passai un coup d'eau sur ma robe fichue, mais ça ne servit à rien. Je rejoignis notre table pour récupérer mes affaires, j'empestai l'alcool à plein nez.
- « Tu pars ? » s'indigna Alice.
- « C'est à cause d'Edward ? » demanda Rose aussitôt.
- « Non un abruti m'a renversé de la bière sur ma robe, il faut que je rentre. » lançai-je
- « Ça va sécher ! Reste Bella. » me demanda mon amie
- « Désolée, mais je suis fatiguée, je préfère rentrer. »
Mes amies échangèrent un regard avant de m'embrasser. Jane était sur la piste, et je lui adressai un signe. Elle ne comprit pas la situation mais je m'échappai en vitesse.
- « Au revoir. A bientôt mademoiselle » me dit le videur avec un sourire amical.
Je lui adressai un sourire avant de rejoindre ma voiture.
- « Bella ? » m'apostropha une voix masculine
- « Edward, tu es fou ! J'ai eu peur ! » m'écriai-je
- « Désolé, laisse-moi te raccompagner tu as trop bu… » commença-t'il
- « Non ça va aller merci. »
- « S'il te plait… » me supplia-t'il de nouveau
- « J'ai dis non Edward. » tranchai-je
- « Explique-moi, il faudra bien qu'on en parle un jour ou l'autre. » assura-t'il
- « Non, c'est fini c'est tout. »
- « Pourquoi ? J'aimerai comprendre ! Comment peux-tu… » s'emporta-t'il
- « QUOI ? COMMENT JE PEUX TE FAIRE CA, C'EST CA? Tu oses me dire ça Edward ?! C'est plutôt à moi de te le demander. Je sais TOUT. Tanya m'a avoué. Je ne suis pas la première avec qui tu l'as trompe. Tu joues aves les femmes, tu nous brises le cœur, juste pour avoir accès à nos corps. Tu es…un…un salaud. Tu m'as fait t'aimer, tu m'as fait espérer et maintenant j'apprends qu'en faite, je ne suis qu'un nom dans ta longue liste de conquêtes. Rien de ce que tu me disais était sincère…Je n'étais qu'un jouet pour toi, un bout de viande. » hurlai-je d'un trait.
- « Mais d'où tu sors ça ? C'est faux, je peux te le jurer ! Elle te ment Bella, et toi tu es trop naïve. Comment as-tu pu croire à ses histoires ? C'est une manipulatrice ! Je te l'ai déjà dit, il n'y a eu que toi depuis Tanya. Toi et uniquement toi ! » fulmina-t'il
- « Comment pourrai-je te croire ? Qui me dit que ce n'est pas toi qui me mens ? » rétorquai-je
- « Parce que tu me connais Bella… S'il-te-plait…Aie confiance en moi. Tanya cherchait à me récupérer, elle doit savoir que je… »
- « Que quoi Edward ? » vociférai-je
- « Que je t'aime Bella, depuis notre première rencontre ! » avoua-t'il, d'un ton sûr
- « Qu-Quoi ? » bredouillai-je
- « Je t'ai menti l'autre soir…Je t'aime Bella, parce que… tu es d'une timidité maladive, que tu rougies dès que tu es gênée et parce que même si tu es trop têtue pour l'avouer tu adores ta mère et qu'elle te manque. Je n'ai jamais ressenti ça pour personne. Je suis dingue de toi…Je pourrais continuer pendant des heures à te dire que je t'aime et à t'expliquer pourquoi…Mais j'ai juste besoin de savoir que tu m'aimes toujours pour ça… » révéla-t'il
- « Edward, ne dis pas ça si…. » le suppliai-je
- « Mais je le pense… » assura-t'il
Ses paroles provoquèrent des ondes de joie en moi, j'étais toujours amoureuse, folle amoureuse de lui… Mais j'avais peur, tellement peur d'être déçue. D'avoir de nouveau le cœur brisé. Il me fallait du temps. Je le regardai longuement, et je tournai les talons avant de m'engouffrer dans ma voiture. Je jetai un coup d'œil dans le rétroviseur pour constater qu'il n'avait pas bougé. Je pris le chemin de la maison et rentrait en pleurs. Toutes mes espérances, mes espoirs d'amour avaient enfin vu le jour. Edward m'avait-il dit « je t'aime » pour me faire oublier mes rancœurs ? Non, je n'y croyais plus. Tanya avait menti. Edward m'aimait. Je pouvais le sentir. J'étais terrifiée…Tout allait changer.
Sa portière claqua, il était là…Je pus l'entendre grimper les escaliers de la maison. Un léger coup à ma porte m'avertit qu'il voulait me parler.
- « Edward, laisse-moi un peu de temps... » l'implorai-je
Il ne répondit pas. Je me laissai tomber sur mon lit. Je pouvais l'entendre s'activer dans la salle de bain, la douche s'actionna. Moi aussi j'avais besoin d'une bonne douche, mais je n'avais pas la tête à ça. Je devais réfléchir. Tout se bousculait dans ma tête, toutes mes craintes sur les paroles de Tanya avaient disparu, elle m'avait menti, elle voulait nous séparer.
Je profitai du fait qu'il soit toujours dans la salle de bain pour me glisser dans sa chambre. Elle n'était plus comme je l'avais vu il y a quelques semaines… Un bordel monstre y régnait. Je laissai mon regard glisser sur chaque objet de la pièce. Un objet attira mon attention. Je pris le papier glacé puis le retournai pour y trouver un cliché qui datait de quelques jours seulement. Nous étions à Phoenix sur la plage. Il m'avait demandé de poser devant l'objectif de son appareil et j'avais refusé. Profitant alors de mon inattention il m'avait volé un cliché peu flatteur. Mes cheveux étaient encore humides d'eau salée, et le zoom étant activé, on apercevait qu'un gros plan sur ma tête. Il avait souri en voyant le résultat et avait refusé de me dévoiler la photo.
Edward réapparut dans la chambre et quand il referma la porte derrière lui, le bruit me fit sursauter.
- « Tu es magnifique sur cette photo, je l'adore ! » dit-il
- « Pourquoi ? »
- « Ton expression, tu es ...rayonnante ! » déclara-t'il avec un énorme sourire
- « J'étais heureuse d'être là avec toi. » confessai-je
- « Moi aussi, je n'avais pas passé d'aussi bon moment depuis bien longtemps. » murmura Edward
Je rougis. Ses yeux firent un vague aller-retour gêné entre moi et le désordre ambiant… Il était à moitié nu, son torse luisait encore sous les minuscules gouttes d'eau dont il était recouvert, une serviette de bain entourait ses hanches, et ses cheveux toujours autant en désordre étaient mouillés. Il était magnifique. J'étais assise sur le rebord de son lit.
- « J'aimerai qu'on parle Edward… » lâchai-je
- « J'enfile quelque chose et je suis à toi… » Je le regardai mettre un tee-shirt blanc et un boxer noir. Il vint s'asseoir à l'autre bout du lit, et se tint loin, très loin de moi.
- « Je comprendrai que tu ne partages plus mes sentiments, après ce que je t'ai fais…subir. » m'expliqua-t'il
- « Ce n'est pas le cas… Je t'aime toujours… »
Ses yeux se plantèrent immédiatement dans les miens. Et en un éclair nos bouches se retrouvèrent collées, ses cheveux humides entre mes doigts, et ses mains posées sur mes hanches. Il m'avait tellement manqué… cette souffrance venait de prendre fin. J'étais sûre d'avoir la même expression que sur la photo, car à ce moment précis je rayonnais plus que jamais. Tout ce que j'avais voulu de lui était son amour, et il me le donnait. J'appréciai chaque moment de ce baiser, savourant la saveur de ses lèvres. Quand enfin il me relâcha après une éternité, nos souffles étaient bruyants et erratiques.
- « Edward, ça ne veut pas dire que tout est arrangé… » annonçai-je
- « Je sais… »
- « Écoute, nous savons maintenant qu'elle est au courant… Et qu'elle fera tout pour nous séparer. Elle t'aime toujours. » continuai-je
- « Non, elle aime l'image de notre famille parfaite. » corrigea-t'il
- « Je ne veux pas de ça…Edward… »
- « Tout ce que tu voudras… » assura-t'il
- « Écoute, c'est simple…C'est elle ou moi ! Tanya sait tout, elle a réussi à nous séparer une fois, il faut que tu choisisses. Je comprends que ça soit dur, mais si tu veux être avec moi c'est ma condition. Je te laisse le temps d'y réfléchir… » proposai-je
J'avais espéré qu'Edward m'assurait que son choix était déjà fait, mais je compris qu'il avait besoin de temps. Tanya avait fait partie de sa vie, elle lui avait donné Emily, il ne pouvait pas tirer un trait si facilement sur elle. Malgré toutes ses fautes…
L'ultimatum était posé. Le choix était simple, et pourtant, une légère appréhension me secouait le ventre. Si Edward choisissait Tanya, ses enfants, sa famille…
Qu'allais-je faire ?
Vos impressions ? Que va choisir Edward : Son mariage, son amante ?
Je tiens à pousser un mini coup de gueule, je reçois plein d'ajouts en favoris, et de followers, mais très peu de reviews. Ce sont toujours les mêmes qui m'en laisse, je vous en remercie d'ailleurs, alors pour ceux qui me lise, s'il vous plait, montrez-vous, j'aimerai rencontrer de nouvelles lectrices (ou lecteurs). Bises, S.
PS : Ce chapitre est plus court, car je voulais séparer les moments clés de l'intrigue pour plus de suspense...
