Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour ! (Pardon...)

Et voici le chapitre que vous attendez tous ! Je me mets à genoux pour demander votre pardon pour cette trop longue attente, dont je n'ai pas d'excuses...

Merci à Deryous50, Baka marimo et kuso kook, Addeyo, Pauline et Rineca, malle, missyaoiiiii, nahy et Akilie pour vos reviews et votre patience envers ma terrible lenteur !

J'espère que ça chapitre arrivera à me faire pardonner.

Chapitre 12

Lorsqu'il sortit du Royaume des Songes, un grand mal s'empara de son crâne. Il sentit le sang continuer à couler du haut de son front jusqu'à la joue, la sensation dans son dos lui fit comprendre qu'il était adossé à un poteau. Il regarda autour de lui. Le paysage était différent. La pièce était plus petite et plus sombre, une odeur de bois humide y régnait. Où était-il ?

Il essaya de bouger mais en vain. Il baissa l'œil et vit que ses pieds étaient ligotés par une corde. Il tenta de faire quelques restes avec ses mains mais ce fût peine perdue, elles étaient aussi liées.

Il entendit des pas qui venait de son angle mort. Merde, il ne pouvait pas encore voir son ravisseur. Mais il n'eut pas à attendre longtemps.

Kidd se mit devant lui, le toisant de toute sa hauteur, ricanant. Le vert soutint son regard en le fixant droit dans les yeux de son air blasé. Il lança sur un ton narquois :

« -Salut Zoro. Alors, bien dormi ?

-Ça va mais ça pourrait être mieux.

-C'est ça, moque toi de moi parce qu'après, tu vas finir par me supplier de te laisser la vie sauve.

-Ah ouais ? J'aimerais bien voir ça.

-Vas-y, marre toi tant que le peux encore. »

Le roux se dirigea vers une table en bois se situant la droite du vert. Sur cette dernière se trouvait plusieurs objets et juste à côté se trouvait un lourd marteau.

Kidd regarda tous les instruments de trouvant dessus, hésitant sur chacun d'entre eux, prenant parfois une serpe pour faire quelques mouvements avec puis prenait ensuite un tisonnier pour l'examiner longuement.

Zoro observa tous ses gestes avec une grande attention.

«-Où sommes nous ? Demanda-t-il.

-Dans un village à soixante kilomètres de la ville. »

Aïe. Ce sera un peu dur pour s'échapper.

« Hey, Roronoa. Qu'est-ce que ça fait de torturer et de tuer quelqu'un ? » Lui demanda le manchot.

Le vert fronça les sourcils. Parlait-il de Doffy ou…

« -Comment ça ? Osa-t-il demander.

-Mais tu sais bien, le Jeune Maître et tous les autres.

-Les autres?

-Oui, Charlotte Pudding, Hody Jones, et j'en passe ! »

Et merde, il le savait ! Cela ne servait à rien de nier, cela n'aurait rien de crédible.

« Comment l'as-tu découvert ? » Gronda-t-il.

L'autre s'approcha de lui et dit :

« -Il y a trois jours, t'as rencontré César, qui m'a prévenu que tu étais le célèbre Démon trancheur et m'a proposé de faire équipe.

-Ah, parce que maintenant tu fais équipe avec les pires ordures ? »

Furieux, le garagiste s'empara de sa gorge, plantant ses ongles dans sa chair, et gronda :

«- Ferme ta gueule, connard, parce que toi, t'es vraiment mal placé pour dire ça, fils de pute. Je suis prêt à faire n'importe quoi pour te buter, enfoiré, même si c'est pour s'allier avec des crevures comme César !

-Et qu'est-ce que j'ai fait pour mériter autant d'amour ?

-Tu te souviens de ta première victime ?

-Ma première victime ? Attends comment s'appelait-elle déjà ? Ce n'était pas David par hasard ?

-C'était une meuf.

-Ah oui, c'est vrai. Désolé mais je m'en souviens pas. »

Kidd le plaqua contre la poutre, une veine palpitant sur son front.

«-Margareth ! Elle s'appelait Margareth ! Connard !

-Ah oui ! Margareth ! Une blonde, je crois. Et alors ?

-Cette fille, c'était ma fiancée. Je l'aimais profondément. C'était l'amour de ma vie. Et toi, salaud, tu me l'as enlevé, tu m'as enlevé ce que j'aimais le plus au monde !

-C'est pas ma faute si t'as des goûts de chiottes !

-Ta gueule !

-Tu sais, ce sont toutes des putes. À chaque fois, elles crient, elles pleurent et elles supplient de les laisser s'échapper, de leur laisser la vie sauve. Ta meuf n'est pas différente des au..."

Kidd le coupa par un coup de poing, qui lui fit cracher du sang.

Comment osait-il parler d'elle ainsi ?

Cette fille était parfaite, elle était son sauveur alors que ce monde l'avait abandonné. Pour lui, c'était une sainte, un ange descendu du ciel. Il l'admirait, mais son admiration s'est vite transformé en amour.

Il avait fini par lui déclarer sa flamme, il se souvenait encore de sa réaction, elle avait ri. Un rire doux et musical, le plus beau son qu'il n'ait jamais entendu de toute sa misérable vie.

Mais voilà, un beau jour, on toqua à sa porte. Un commissaire, du nom de Smoker, entra. Son visage était grave. D'un coup, il eut peur pour sa bien-aimée. Il lui avait demandé s'il était bien Eustass Kidd, le fiancée de Margareth. Il lui avait répondu par l'affirmative et son cœur se serra encore plus, il avait un très mauvais pressentiment.

Alors le commissaire lui annonça sur un ton grave :

« Monsieur, j'ai le regret de vous annoncer la mort de votre fiancée, Margareth. Elle a été… Assassinée. Je vous promets que je ferai tout mon possible pour retrouver l'assassin et le mettre sous les verrous. Sachez que je comprends parfaitement votre peine et que je suis de tout cœur avec vous. »

Tout son monde s'était écroulé en un instant. Tout son bonheur et ses projets d'avenir étaient partis en éclat. L'espoir de revivre s'était envolé.

Comment ce policier osait dire qu'il comprenait sa peine ? C'était impossible ! Personne ne pouvait imaginer l'ampleur de sa douleur, personne ne pouvait savoir à quel point il avait mal.

Et on voulait mettre l'assassin sous les verrous ? Impensable ! Le tueur méritait un châtiment pire que la mort !

Il avait appris plus tard que certains crimes avaient été commis avec le même mode opératoire. Mais cette fois-ci, il avait ressenti de la joie que certaines personnes connaissent la même souffrance que lui mais aussi de la colère le serial killer soit toujours en liberté et continue à tuer tranquillement.

Mais voilà que le meurtrier était là, devant lui et comptait bien lui faire comprendre toute la haine qu'il avait envers lui. Il pouvait enfin le briser, le tuer à petit feu, le torturer d'une façon si cruelle à tel point qu'il le poussera à lui supplier de l'achever.

Ô quelle douce et réconfortante pensée que celle-ci !

Mais celle-ci finit par partir en poussière quand il croisa le regard plein d'arrogance de l'assassin. Son sang ne fit qu'un tour. Comment pouvait-il le regarder ainsi alors qu'il était en position de faiblesse ! Ici, c'était lui, Eustass Kidd, qui était le plus fort, pas le démon trancheur.

Pour le lui montrer, il lui donna un coup de poing dans le ventre, puis un autre dans sa figure, puis encore un autre, et encore un autre. La douleur s'emparait peu à peu de ses poings, mais au lieu de l'arrêter, elle faisait monter l'adrénaline dans ses veines. Il s'arrêta enfin, les mains ensanglantées, en partie par celui de son prisonnier. Cette dernière avait la tête baissée. Croyant qu'il était K.O, il se pencha vers lui et finit par éclater de rire :

«Ne me dis pas que t'en peux déjà plus ?! Je croyais que t'étais bien plus résistant que cela ! »

Mais Zoro releva la tête et lui cracha du sang à la figure. Kidd devint rouge de colère. Il sortit son briquet de sa poche et l'approcha du cou épais du borgne, si proche que la flamme touchait la peau du serial killer. Celle-ci se flétrit, s'écailla. Le vert grinça les dents pour ne pas hurler. Il l'avait bien appris avec Mingo, il ne fallait, au grand jamais, hurler de douleur devant son tortionnaire, cela lui procurait toujours un certain plaisir de voir sa victime crier et lui-même appréciait quand les siennes faisaient cela, le plaisir de se sentir supérieur à elles, qui étaient complètement à sa merci. Mais quand on ne crie pas, cela montre qu'on est au même niveau que son bourreau. On est fort et on garde encore une once de fierté.

Mais le roux, insatisfait devant la résistance de son ennemi, s'approcha de la table, cherchant le meilleur instrument pour le faire souffrir.

« Je te conseille de prendre la faucille et de me couper petit à petit les membres, ça me fera très mal. » L'interrompit le serial killer dans ses recherches.

Le manchot se retourna, le regardant avec étonnement. Comment ? Cet homme osait lui donner des conseils sur sa propre torture ?

Soit ce mec était un vrai masochiste, soit il essayait de le déstabiliser. Mais il ne voulait pas l'obéir, son honneur ne le permettait pas.

«- Qu... qu'est-ce que tu racontes encore comme connerie ? Demanda-t-il.

-J'te dis de me couper les membres avec la faucille. Allez, vas-y, c'est très amusant et je sais de quoi je parle ! Allons, c'est si simple, comme de la volaille ! Lui dit le tueur, un rictus mauvais déformant ses lèvres.

-Fais pas le malin avec moi ! Si c'est encore un de tes plans de taré, ça ne marchera pas avec moi !

-Si tu ne veux même pas écouter les conseils d'un connaisseur… »

C'en était assez pour le rouquin. Il s'empara d'un lourd marteau gisant appuyé contre une poutre, et donna un coup sur la jambe droite du vert.

Ce dernier suffoqua, la douleur partant de son membre brisé, circulant partout dans son corps secoué de spasmes.

« Arrête tes sarcasmes, veux-tu ? Ça vaut mieux pour ta santé, lui dit Kidd.

-Et ça t'apporterait quoi de m'buter ici et maintenant ? Tu veux vraiment devenir comme moi ? Un monstre sanguinaire et sans cœur ?

-J'tai déjà dis de fermer ta gueule. Attends quelques petites secondes, on va enfin commencer à s'amuser. »

Le vert fronça les sourcils, s'attendant au pire. Le roux se retourna, armé d'une petite pince. Il délivra d'abord la main droite du séquestré puis agrippa avec l'aide de sa pince l'ongle de son pouce et tira. La souffrance jaillit tel un volcan en éruption, une lave de sang s'écoula de son doigt meurtri. Mais cette douleur n'était pas terminée, loin de là. Le mécanicien, si content de l'effet de sa nouvelle trouvaille, s'enflamma et fit connaître le même sort aux autres doigts épais et marqués de cicatrices du serial killer.

Malheureusement pour lui, ce dernier commença à pouffer, puis à éclater de rire. Un rire de joie. Mais pas celui qu'on utilise d'habitude après une bonne blague, non. C'était celui d'une joie malsaine, que seul lui pouvait comprendre. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressenti ça. La sensation d'être dominé, qu'une vulgaire proie dont le sort se trouvait entre les griffes d'un prédateur pervers et assoiffé de sang. Le mal unique et si extraordinaire qu'on éprouvait pendant une séance de torture. Une joie masochiste s'emparait petit à petit de son être, obscurcissant sa raison déjà fragile. Le souvenir de la souffrance et de la peur d'autrefois face à Doflamingo revenait elle aussi, se propageant jusqu'à la moindre petite cellule. Cela eut pour effet de redoubler son fou rire, mais cette fois avec un ton de colère, plongeant de plus en plus l'atmosphère dans une ambiance folle et cauchemardesque.

Il était devenu le chasseur chassé. Qu'elle ironie ! Le destin est un charmant petit comique !

L'autre le regarda, les yeux ronds, la sueur perlant sur son visage. Pourquoi riait-il ? Pourquoi s'amusait-il ? Cet abruti devait crier de douleur, le supplier d'arrêter, le prier de le laisser en vie, de le laisser partir. Quant à lui, il devait se moquer de lui, lui cracher au visage toute sa haine et à sa rancœur, l'abaisser au rang de vermine, indigne de la race humaine.

C'était lui le chef ici, non ? C'était lui qui devait se réjouir de à la situation ! Et non pas ce satané psychopathe de service !

Tout à coup, il sentit son corps trembler. Avait-il… peur ?

Non, ce n'était pas possible, non ! C'était lui le dominant, pas l'autre ! Il n'était absolument pas effrayé ! Pourquoi le devrait-il d'ailleurs ? Ce crétin était attaché, il ne pouvait se libérer ni se rebeller contre lui !

Hélas pour lui, ce n'était pas une peur rationnelle qu'il ressentait, pas celle où on craint pour sa vie. C'était une peur enfantine, qu'on croyait avoir oublié avec le temps mais qui était en réalité toujours présente. Une connue par tous. C'était celle de l'anormal, de l'inconnu.

Mais l'adulte qu'il était se reprit bien vite. Furieux de l'effet que cet homme, si nous pouvons toujours l'appeler ainsi, il se rua sur le borgne et le frappa de toutes ses forces avec sa main mécanique, faisant cracher du sang à sa victime et le sonnant un bon coup, puis fit le même geste avec son autre main. Puis l'autre, puis encore l'autre et ainsi de suite pendant cinq bonnes minutes. Quand il eut fini, il était essoufflé, ses mains étaient recouvertes du liquide carmin, tout comme la tête du borgne. Ce dernier ne bougeait plus. Kidd crut un moment qu'il était mort, mais il l'entendit respirer difficilement. Mais cet instant de folie eut au moins pour effet positif de lui germer une idée ô combien abjecte pour accomplir sa cruelle vengeance.

Il alla chercher un seau d'eau glacée pour lui faire reprendre connaissance, puis lui jeta à la figure.

Enfin, quand l'autre reprit totalement ses esprits, il lui dit d'une voix tremblante, mêlée d'angoisse et de colère :

« Profites bien de ces derniers instants où tu crois être le prédateur, car ce ne sera pas long ! Je continue ta petite correction, mais après, je vais buter ta p'tite blonde et te ramener sa tête, comme ça, tu pourras au moins connaître le mal que ça fait de perdre ton être aimé ! »

Cette dernière phrase fit froncer les sourcils.

« -Comment ça, mon être aimé ? Demanda-t-il.

-Fais pas le con avec moi. Tu sais très bien ce que je veux dire.

-Sauf qu'à part moi et mon couteau, je n'aime personne.

-Raah, je t'ai déjà dit d'arrêter avec tes putains de sarcasmes ! C'est chiant et ça en devient même insupportable !

-Si tu veux mais, je me répète, je n'aime personne ! »

Ce fut alors que le grand roux partit dans un immense éclat de rire. Ce fut au tour de Zoro de le regarder, interdit, se demandant si l'autre abruti avait perdu le reste de sa raison.

«- Je savais que t'étais con, mais pas à ce point-là ! S'exclama le tortionnaire. Je parle de ta p'tite blonde, bien entendu !

-Ma… blonde ?

-Bah ouais, le mec avec qui t'étais au café, quand César t'as vu !

-Je vois… c'est ce connard qui te l'a dit… t'es pathétique, tu ne fais que dire et les retourner à ta manière ce qu'on t'a raconté. »

Le roux lui donna un puissant coup de pied dans sa jambe blessée. Le vert, pour ne pas hurler toute sa souffrance, se mordit la lèvre inférieure, laissant s'échapper un filet de sang de cette dernière.

« -Mais tu peux pas la fermer deux minutes, espèce de sale P.D. ! Mais t'inquiète pas, je vais bien m'occuper de ton petit copain. Je vais le cajoler comme je l'ai fait avec toi, puis je l'égorgerais sous tes yeux, ensuite ce sera ton tour. Tu vois, j'ai un cœur tout de même, tu ne partiras pas tout seul, c'est gentil de ma part, pas vrai ?

-Arrête, je me sens gêné devant tant de bonté ! Je ne sais pas ce qui me retient de t'embrasser pour ta si grande gentillesse !

- Mais je vais vraiment te buter, fils de pute ! Tu ne peux vraiment pas arrêter cinq minutes de dire des conneries !

- J'en n'ai rien à foutre de l'autre con, c'était juste un pion, une couverture !

- J'vais chercher ta petite conne et l'égorgerais sous tes yeux, connard !

- Puisque je te dis que je me fous de lui ! T'es sourd ou quoi ?! Gros con !

- Tu sais que tu mens très mal, Roronoa ? Parce que je n'en ai peut-être pas l'air, mais je te connais très bien. Parce que vois-tu, tu n'es pas, comment dire, le genre de personne à faire ami-ami ou baiser avec le premier venu, juste pour une "couverture", comme tu dis, t'as au moins assez de fierté pour ne pas faire ça. Et puis, la façon dont tu réagis est un peu trop... vive, pour quelqu'un qui n'a aucune considération pour son pion. De plus, avec toute la sueur qui coule sur ton front, c'est cramé.

- Espèce de...

-Ah ! Ça y est, on perd son sang froid !

-Mais tu ne comprends pas que je n'aime personne ! J'en ai marre de me répéter !

- Moi aussi j'en ai assez de dire la même chose ! Puis celui qui ne comprend pas dans cette histoire, c'est toi ! Quand même, ça se voit comme le nez au milieu de la figure que t'aime la p'tite blonde !"

Le vert grinça des dents. Cela faisait mal de le dire mais l'abruti avec son faux bras avait raison. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il était complètement perdu. Il ne connaissait pas les nouveaux sentiments qu'il avait découvert avec Sanji. Il ne pouvait le nier, cet homme le perturbait complètement. Avec lui, il arrivait à oublier son désir de tuer, à découvrir la vie, à aimer cette dernière, mais surtout à être complètement obsédé par cet iris bleu azur, digne de celui de l'océan, qui le noyait d'un sentiment inconnu pour lui, à désirer ce corps pâle, à caresser ses cheveux d'or. Il fallait le dire, cet homme le rendait complètement fou !

Étrangement, la première pensée qui lui vint était de protéger Sanji, même s'il devait pour cela ravaler sa fierté. En cela, il ne voyait qu'un seul moyen: pousser Kidd à oublier le cuistot et à le tuer à la place.

"- Tu sais, si tu butes le Love Cook, tu ne vaudras pas plus plus que moi.

- Comment ?

- Ta meuf, du Paradis, elle doit se dire que si tu tues le cuistot, tu seras de la même valeur que son assassin ?

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? T'as complètement perdu la boule ou quoi ?

- Est-ce que tu as envie de devenir comme moi ? Comme le meurtrier de ta fiancée ?

- Je t'ai déjà dit de ne plus parler d'elle !

- T'es vraiment le dernier des imbéciles, tu crois que c'est en me menaçant que je vais me taire ? Écoute moi bien, ce monde est dirigé par les forts, je fais parti de ce groupe, toi, tu n'es qu'un faible voulant nous imiter, en voulant m'imiter, en reproduisant mon meurtre avec le cuistot !

- TA GUEULE !

- Que tu m'ordonnes de me taire prouve que j'ai raison, mais tu ne veux pas l'admettre ! Tout comme moi, t'as tout perdu, mais sauf que par rapport à moi, tu n'as pas su te redresser et tu essaies de trouver une raison de vivre en singeant celui que tu détestes le plus au monde !"

Bouillant de colère, le manchot se saisit d'une faucille et la brandit devant le le tueur, menaçant.

"- Tu l'auras voulu. T'es un homme mort.

- Bah vas-y ! Qu'est-ce que t'attends ? Tranche-moi la tête ! C'est simple, comme de la volaille ! Allez, vas-y ! Mon cou est à toi ! Tue-moi ! Tue-moi ! Tue-moi !"

Le manchot soufflait de rage, il n'en pouvait plus de ce type, en ce moment même, il s'en fichait que cet homme pleure, l'incite à tuer, il voulait juste voir son s'agit couler, son corps sans vie dont la chaleur commençait à s'échapper. Cette seule pensée suffisait à l'extasier, il fallait maintenant la rendre réelle, que ce doux rêve devienne réalité.

Alors il brandit son arme et soudain, une musique résonna, infime. Une musique de portable.

Tous les deux se regardèrent, abasourdis. Instinctivement, ils se retournèrent vers l'origine du son, qui se trouvait à droite, derrière la porte.

Le roux hésita à continuer son geste ou à décrocher. En tant que garagiste, il devait toujours répondre à ses clients et donc, par habitude, il décrochait toujours. Mais, il ne pouvait laisser l'autre sans surveillance.

Il regarda sa victime, puis de nouveau la porte. S'il ne répondait pas, ce serait un peu étrange, non ?

« Et puis merde ! » Cria-t-il.

Il courut chercher son téléphone. Il le trouva enfin, sur son écran était affiché César.

« -Allô ! Beugla-t-il.

-A… allô ? C… c'est César à l'appareil. U… un problème ? Vous m'avez l'air un peu énervé.

- Figurez-vous que j'étais en train de m'occuper de Roronoa et que je m'apprêtais à lui couper la tête quand mon putain de portable a sonné à cause d'un putain de toubib complètement fou !

- Hem… oui, bon, excusez-moi alors.

- Au moins, vous m'avez fait reprendre mes esprits. À cause de ce con, j'avais oublié que je voulais aussi buter sa catin. Donc, merci.

- Euh… de rien ?

- À part ça, pourquoi m'appelez-vous ?

- Je souhaitais vous informer que j'ai enfin découvert la véritable identité de la femelle de notre chien enragé. Elle s'appelle Vinsmoke Sanji, il travaille dans un restaurant très renommé du nom de Baratié.

- Vinsmoke ?! Des entreprises Germa 66 ?!

- Les mêmes.

- C'est que c'est un gros filon. Mais, ce n'est pas un peu dangereux de s'attaquer à… eux ? Je veux dire, que si les flics nous prennent, avec cette famille, on est bon pour au moins la prison à vie.

- Contre ça, il n'y a qu'une seule chose à faire. Ne pas se faire prendre.

- Mais…

- Il n'y a pas de mais, Eustass ! Depuis que vous avez accepté de faire équipe avec moi, vous ne pouviez reculer, vous saviez quel destin tragique vous attendait, mais vous avez accepté par amour pour votre ex-fiancée ! Alors maintenant prenez votre courage à deux mains et allez jusqu'au bout !

- D… d'accord. Excusez-moi.

- Bien, je vous laisse à vos occupations. Appelez-moi quand vous aurez tué Roronoa et son compagnon. À bientôt, très cher.

- Ouais, c'est ça. À bientôt. »

« Fumier… » pensa-t-il en raccrochant.

Il se retourna pour se diriger vers la cave pour continuer sa précédente activité, quand soudain, il se fit violemment bousculé. Perdant l'équilibre, il se retrouva par terre. Il essaya de se relever mais un tisonnier posé sur son cou l'en dissuada.

Il leva au moins la tête et constata avec effroi que se tenait devant lui le démon trancheur, en sang, boitant, tremblant, à deux doigts de s'évanouir, mais avec un sourire mauvais sur le visage, son œil pétillait d'une lueur sauvage, métamorphosant cette image pitoyable en celle du maître des Enfers, se tenant fier, dans tout son éclat et sa puissance, devant lui, pauvre mortel.

Le vert, voyant la tête de sa future victime, ricana. Il prononça, d'une voix chevrotante mais lourde de sombres desseins :

« T'as vraiment cru que tu avais gagné, pas vrai ? T'as vraiment cru que tu étais le plus fort, hein ? Pourtant, t'avais tout pour remporter la partie. Sauf que, tu as fait trois erreurs. La première, c'est celle de m'avoir détacher une main pour m'arracher les ongles. La deuxième, c'est que tu croyais que tout allait se passer comme tu l'avais prévu. Et enfin la troisième, c'est que tu n'aurais jamais dû me menacer avec le Love-Cook. »

Il leva le tisonnier, tel le marteau de la justice, arme implacable et cruelle, et l'abattit sur le condamné, encore et encore. Il ne compta plus le nombre de coups, le sang sortant, la cervelle s'étalant, le visage de Kidd défiguré, lui fit perdre la notion du temps et de l'espace, sa vision devint floue, il n'entendait plus rien, l'odeur métallique lui monta à la tête, l'excitant.

Dans ce carnage et cette fureur, le visage du blond se dessinait peu à peu dans sa tête.

Sanji n'en pouvait plus. Il attendait, il appelait, il rageait, il hurlait. Maudit soit cet être aimé et mystérieux !

Il avait beau le téléphoner, il ne lui répondait toujours pas. Déjà que cet homme n'était pas net, voilà qu'il disparaît mystérieusement. C'était décidé, dès qu'il le retrouverait, il lui mettrait son poing dans la figure puis lui demanderai des explications. Il songea plusieurs fois à arrêter cette relation plus qu'étrange à la limite du malsain, mais cet être était Côme le fruit défendu du jardin d'Eden, il savait qu'il était mauvais sans savoir pourquoi, mais ne pouvait s'empêcher de rester avec lui.

Maudit Zoro ! C'était un démon ou quoi ?

La sonnerie de son smartphone retentit. À croire que les Cieux l'écoutaient s'énerver tout seul. Il lut le nom affiché sur l'écran. Appel inconnu.

« - Allô ? Décrocha-t-il.

-Cuistot ?

- Marimo ?! Ça fait des heures que je tente de t'appeler ! Qu'est-ce que tu fiches ?! Où es-tu ?

- Du calme, du calme. Une question après l'autre. Écoute, je t'appelle d'une cabine téléphonique dans un village du nom de Thriller Bark, j'aurais besoin que tu viennes me chercher.

- À Thriller Bark ?! Mais qu'est-ce que tu fous là-bas ?!

- Je t'expliquerai.

- Mais qu'est-ce que t'as foutu ?

- Des bêtises. »

Voilà. Bon, l'affaire avec Kidd est peut-être expédié un peu vite et aidé d'un deus ex machina mais c'était nécessaire, j'espère au moins que cela vous aura plus.

Au prochain chapitre, arrive enfin LE personnage que vous attendez tou(te)s !

À bientôt !

P.-S. : Une petite review, s'il vous plaît ?