Voilà, j'ai enfin fini le chapitre 11. Mais j'ai passé un bon moment dessus mais, finalement, j'ai décidée de le faire plus court que prévu originellement. Au fait, Océane, pour tes suggestions, elles vont commencer dans le prochain chapitre mais seront vraiment abordées d'ici le mois d'octobre, où un petit "événement imprévu" va permettre à Harry d'aborder le sujet. Sinon, ce chapitre m'a bien tapé sur les nerfs. Il est court (dix pages) mais là, je n'avais pas d'inspiration. Mais, promis, j'me rattraperai dans les prochains !

Ensuite, un gros merci, pour leur review, à : Sophie-Maria(contente que ça t'ai remonté le moral), Fleur, Sailor Digitale (en tout cas, c'est un autre genre de secret que Harry aborde), Ayla, Hermfo, Chen (ah, Sarah. Ben, oui, il va encore rester un moment (jusqu'en avril, au moins ^^) et oui, y en a qui vont le savoir, mais pas tout de suite (imagine, sinon, la réaction qu'aurai James s'il découvrait qu'il est sensé se marier avec la fille qu'il « supporte » le moins et qu'il va avoir un enfant avec elle.) ! Ben, heureusement qu'il ne va pas chez Peter ou ça tournerai au massacre ^^), Nymoue, Océane et Pharianne, Aelydia, Tiffany et Mimi.

Sinon, comme toujours :

Le Disclaimer : Rien n'est à moi (à part l'histoire et quelques personnages) mais à JKR.

Titre : Lorsque les Maraudeurs deviennent plus qu'un simple mythe

Auteur : Ccilia

Chapitre : 11-Premières semaines de vacances, chez Remus. En perspective, trois semaines plutôt calmes, pour une bonne mise en condition. Mais parole que ça va se…"corser" dirons nous dès que Sirius et James vont arriver, et encore plus dans les chapitres à venir.

Bon, voilà, j'ai fait le tour d'horizon de ma fic, alors, assez discuté et BONNE LECTURE

Céc.


Chapitre 11 : Premières semaines de vacances

«- Bon, on s'envoie des hiboux et je vous inviterai à passer quelques jours à la maison, suggéra Remus alors qu'ils quittaient leur compartiment.

- Pas de problèmes ! » acquiescèrent James et Sirius.

Harry, silencieux, suivait les Maraudeurs, perdu dans ses pensées. Il n'aurait jamais pensé que Dumbledore le laisserait si facilement partir, pour passer les vacances chez trois des membres du "quatuor infernal", sachant tout ce qu'Harry pouvait être susceptible de leur dire. Visiblement, le vieil homme semblait avoir une confiance absolue envers les capacités de la Médaille de Gryffondor que l'adolescent portait autour du cou en permanence…

Quoiqu'il en soit, Harry se retrouvait, impatient, avec les Maraudeurs alors qu'ils quittaient le Poudlard Express pour regagner la Voie 9 ¾.

«- En tout cas, je sens qu'on va bien s'éclater, durant ces vacances, commenta Sirius avec bonne humeur.

- Eh, Peter, ce n'est pas ton père qui est là-bas ? intervint soudain James, désignant une personne dans la foule.

- Où ça ? s'étonna l'intéressé, se mettant sur la pointe des pieds pour jeter un regard alentour. Ah oui, t'as raison. Bon, ben, j'dois y aller, ajouta-t-il en se tournant vers ses amis. Je suppose qu'on se verra à la rentrée ?

- Ouais, confirma Sirius. Passe de bonnes vacances et éclate-toi bien en Autriche…

- Hum, on va essayer, marmonna Peter. Ben, passez de bonnes vacances, vous aussi, conclut-il, avant de quitter le petit groupe.

- Il n'a pas l'air très enthousiaste à l'idée de partir en vacances, commenta Harry en haussant un sourcil.

- Je le comprends, marmonna Remus. Il n'a pas une vie familiale très facile : Ses parents se sont séparés il y a dix ans et, depuis, il vit avec son père, un important membre du Ministère. Andrew Pettigrow est un important diplomate et il est toujours par mont et par vaux, si bien que, depuis toujours, il croit nécessaire, pour compenser ses absences répétées, d'emmener son fils en vacances avec lui à chacun de ses déplacements prolongés, selon les endroits où il doit se rendre. Bon, bien sûr, depuis qu'il est à Poudlard, la compensation est moindre vu que Peter passe dix mois sur douze à l'école. Mais bon, ce n'est pas toujours très gai pour lui. Peter, lui, préfèrerait passer ses vacances chez sa mère mais…, son père refuse.

- Ah, répliqua simplement Harry.

- Mais bon, je parie que, à son retour, Peter aura, en fait, été ravi de son voyage, comme tous les ans, intervint Sirius alors qu'ils franchissaient la barrière qui séparait la Voie 9 ¾ de la partie moldue de la gare.

- Il y a des chances, acquiesça James tandis qu'ils se glissaient, mine de rien, dans la foule des passagers Moldus massés sur les quais, tout en se dirigeant vers la sortie. Bon, Sirius, où devons-nous attendre ta mère ?

- Au même endroit que d'habitude, évidemment, répondit Sirius avant de se tourner vers Harry. On a beau le ramener chez lui tous les ans, il ne s'y fait pas encore, ajouta-t-il avec un sourire moqueur. Ce n'est pas un Potter pour rien.

- Eh ! protesta le concerné.

- Au fait, Remus, ta mère vient vous chercher, Harry et toi ou… ? s'enquit Sirius, un petit sourire satisfait aux lèvres, ignorant l'indignation de son meilleur ami.

- Ma mère est chez une de ses amies, qui habite juste à côté. On rentrera à la maison par le réseau des cheminées. » commenta Remus.

Le réseau des cheminées…Harry grimaça à ces mots, car il détestait ce moyen de déplacement.

Pourtant, il s'efforça à garder contenance devant Remus et sa mère (qui, d'ailleurs, l'avait accueillie chaleureusement, lorsqu'ils étaient arrivés chez l'amie en question) quand celle-ci avait annoncé qu'ils rentreraient, effectivement, par ce moyen. Enfin, pour une fois, il n'aurait pas à s'inquiéter pour ses lunettes, et c'était bien le seul point positif qu'il y trouvait.

Appréhendant, comme toujours, les "réceptions", Harry se concentra particulièrement, de sorte qu'il arriva, tant bien que mal, recouvert de suie de la tête aux pieds, dans une cuisine de taille modeste mais immaculée. Mais, il fut vite rassuré de voir que Remus ne négociait pas beaucoup mieux que lui les "arrivées".

«- Ca va ? s'enquit Harry en retenant difficilement un sourire, tout en tendant la main à son camarade pour l'aider à se relever, après qu'il ait atterrit, les fesses par terre, dans la cuisine.

- Ouais, ça peut aller, grommela ce dernier, tout en acceptant son aide. Je déteste utiliser la Poudre de Cheminette.

- Et bien, crois-moi, tu n'es pas le seul, répliqua Harry.

- Mais toi, au moins, tu es arrivé sur tes pieds, observa Remus en s'époussetant.

- Un coup de chance. » certifia Harry, en faisant de même.

Ils s'interrompirent quand Hélène Lupin arriva à son tour dans la cuisine.

«- Bienvenu chez nous, Harry, lança-t-elle, avant de nettoyer les deux adolescents d'un simple sort. C'est un peu modeste mais…

- Oh, non, c'est super. » répondit l'adolescent en jetant un regard plus détaillé à la cuisine, qui lui rappelait, un peu, celle des Weasley.

Harry sentit son cœur se serrer en pensant à la famille de son ami, mais se hâta de chasser ses sombres pensées.

«- En tout cas, merci beaucoup de bien vouloir m'accueillir chez vous pour quelques temps, Mrs Lupin.

- Oh, mais de rien, répondit Hélène en souriant, tout en rendant leur taille normale aux affaires des deux adolescents (pour faciliter les choses, elle avait soumis leurs bagages à un sortilège de réduction). C'est toujours un plaisir que d'héberger les amis de mon Rémi.

- M'man ! » protesta ce dernier en grimaçant.

Cette fois, Harry ne put s'empêcher de sourire.

«- Bien, ce n'est pas tout ça mais vous feriez bien de monter vos affaires à l'étage, proposa finalement Mrs Lupin.

- Pas de problème. Tu viens, Harry ? lança Remus, en prenant sa valise, tandis que Harry faisait de même (ce qui ne se résumait à pas grand chose car, à part sa cape d'invisibilité (soigneusement cachée des Maraudeurs) et ce que lui avait fourni Dumbledore, il n'avait pas beaucoup de choses à trimballer).

- J'arrive. » répondit l'adolescent, avant de suivre le Maraudeur dans un couloir étroit puis dans un escalier qui menait à l'étage. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois devant une des trois portes qui s'y trouvaient. Là, il se tourna vers Harry.

- Quand j'invite mes amis à la maison, on dort tous dans ma chambre… Ca ne te dérange pas, au moins ?

- Bien sûr que non. » assura Harry en souriant.

Remus ouvrit alors la porte et s'engouffra dans la pièce (qui se révéla être deux fois plus grande que la "chambre" que Harry avait à Privet Drive), suivi de Harry. Tous deux déposèrent leurs affaires dans un coin de la chambre, près du bureau, et Harry nota que tout y était aussi bien ordonné qu'il se l'était imaginé, de la part du jeune loup-garou.

«- Ce n'est pas un palace mais bon…, commenta Remus, en se laissant choir sur son lit.

- C'est très bien, tu veux dire. » rétorqua Harry en souriant, jetant un regard autour de lui.

Remus esquissa un léger signe de tête.

«- Bon, je te laisse t'installer. Il faut que j'aille voir un truc avec ma mère et je reviens, d'accord ?

- Pas de problème. » assura Harry, tout en songeant qu'il devait lui faire sacrément confiance pour le laisser, aussi facilement, seul dans sa chambre.

Remus partit aussitôt, refermant la porte derrière lui, et Harry en profita pour observer plus en détail la pièce. Les murs de la chambre étaient nus, excepté la partie du mur qui se trouvait près du bureau, où tout était parfaitement rangé, qui était recouvert de photos en tout genre, la plupart d'entre elles (constata-t-il) représentant, d'ailleurs, les Maraudeurs.

S'étant rapproché, Harry sourit en découvrant, sur l'une d'elle, un gros chien noir dans l'attitude du chien voulant jouer (le derrière en l'air, la queue battant l'air avec enthousiasme et l'air prêt à bondir) face à une représentation, un peu plus jeune de James (Harry lui donnait guère plus de quinze ans), alors que Remus assis dans l'herbe, près de ce qui semblait être le lac de Poudlard, semblait bien rire du manège de ses deux amis. Sur une autre, Harry vit Sirius et James (la photo semblait avoir été prise en seconde année), tous deux portant les robes rouges de l'équipe de Gryffondor, leur balai à la main, leur bras libre passé autour des épaules de l'autre, aussi fiers l'un que l'autre.

Il ne faisait aucun doute que Remus avait fait en sorte d'accumuler autant de souvenirs de ses amis qu'il le pouvait, probablement au cas où ils l'auraient laissés tomber en découvrant sa lycanthropie, ce qui, d'ailleurs, n'était et n'arriverai jamais. Harry songea que, en fait, cette découverte n'avait fait que rendre le groupe encore plus solidaire. Jetant un regard aux diverses photos, la plupart prises visiblement durant leur seconde année, Harry constata que Pettigrow n'y apparaissait que très peu, étant probablement le photographe, comme un premier signe de ce qui arriverait quelques années plus tard.

L'adolescent grimaça à cette pensée et se laissa choir sur le matelas que, visiblement, la mère de Remus avait préparé à son attention. Ce dernier réapparu peu après, un large sourire aux lèvres.

«- Bon, on va pouvoir écrire à Sirius et James, annonça-t-il, gaiement.

- Je ne sais pas pourquoi, mais je dirai que tu es allé demander à ta mère si tu pouvais les inviter ? commenta Harry, en souriant.

- En fait, je lui en avais déjà parlé, mais je voulais juste fixer une date pour leur séjour ici.

- Ah, et c'est quand ? s'enquit Harry, curieux.

- Du dix-sept au vingt-et-un juillet, autrement dit juste avant ton départ. Comme ça, tu partiras directement avec Sirius. Mais je leur écrirai ce soir, Solstice n'est pas encore rentré, semble-t-il. »

Solstice était le hibou moyen-duc des Lupin, comme l'avait découvert Harry, durant les quelques semaines qui avaient précédé la fin de l'année.


Dix-sept jours s'étaient écoulés. Harry avait à présent prit ses marques chez les Lupin. Lorsqu'il se réveilla, il n'eut aucun mal à savoir que son "camarade" était déjà réveillé.

« Alors, la marmotte, on se réveille ? » se moqua ce dernier en souriant, assis sur son lit.

Harry grimaça, répondit par un vague "bonjour" et s'étira paresseusement.

«- Et ben, décidément, t'es pire que James et Sirius au réveil. En vacances, ils sont toujours les premiers levés, eux.

- Même plus tôt que toi ? demanda Harry, l'esprit encore embrumé par une nuit un peu trop courte à son goût.

- Non, quand même pas, répondit Remus en esquissant un sourire amusé. C'est très rare qu'ils se lèvent avant moi. »

Harry lui adressa machinalement un regard en coin. Les rares jours où les autres Maraudeurs devaient se lever avant Remus devaient être les quelques jours qui suivaient la pleine lune, durant lesquels il devait se remettre de la nuit blanche qu'il passait en tant que loup-garou…

Il ne put s'empêcher de penser au fait que la dernière pleine lune avait eu lieu un peu moins de trois semaines plus tôt, soit trois jours avant le début des vacances d'été. Ce soir-là, Harry, se doutant que les trois Animagi sortiraient en douce, avait fait semblant de dormir et n'avait donc rien raté du départ "en douce" de James, Sirius et Peter, alors qu'ils partaient rejoindre leur ami, ce dernier s'étant absenté dans la journée, prétextant une excuse quelconque.

Par contre, Harry s'était vraiment endormi, malgré son intention première d'attendre leur retour, dans les environs de deux heures du matin, et ne les avait donc pas entendu rentrer.

Bien sûr, le réveil avait été plus que laborieux, pour tout le monde. Inévitablement durant les cours qui avaient suivis, les trois Maraudeurs (Harry supposant que Remus devait être à l'infirmerie) s'étaient attirés les foudres de Lily (pour changer un peu) car leur "manque d'inattention" en cours (Harry ne comptait plus le nombre de fois où il avait dû réveiller, discrètement, l'un ou l'autre du trio) n'avait, bien sûr, guère échapper aux professeurs (Chose que Harry n'aurait jamais crû possible, James avait même trouvé le moyen de s'endormir durant le cours de Potions.). Et, bien sûr, Lily s'était défoulée sur lui pour avoir fait perdre, ainsi, vingt points à Gryffondor (ce qui n'était pas grand chose sur les soixante-dix points qui avait été enlevés à leur maison à cause de leur somnolence durant les cours).

Harry revint à la réalité lorsqu'une main passa à quelques centimètres de son visage.

«- Eh, oh, Harry, il y a quelqu'un ?

- Hein ? Quoi ? Tu disais quelque chose, Remus ?

- Je voulais m'assurer que ça allait bien. Tu avais l'air plongé dans de très profondes réflexions, commenta le Maraudeur en haussant les épaules.

- Oh, je rêvassais…

- Hum. Bon, vu que tu es réveillé, si on descendait pour prendre le petit-déjeuner ?

- Mouais, marmonna Harry, l'air guère inspiré.

- Whoa, quel enthousiasme, se moqua Remus. Bon, tu comptes rester là toute la journée, alors que James et Sirius doivent arriver d'ici un peu plus d'une heure ? »

Cette fois, Harry se gifla mentalement : Il avait complètement oublié que ses futurs père et parrain devaient les rejoindre ce jour-là. Depuis son arrivée chez les Lupin, il n'avait pas vu le temps passer, ses hôtes ayant tout fait pour ne pas lui laisser le temps de s'ennuyer, de sorte qu'il n'arrivait pas à croire que c'était déjà le dix-sept juillet… Il se leva précipitamment, ce qui amusa quelque peu Remus.

A son arrivée en 1977, Harry avait été plus que surpris par la personnalité de Remus : Harry se l'était imaginé plutôt calme et réservé, du genre discret et peu loquace, et passant sûrement du temps le nez dans les bouquins, ou un truc du genre. Mais, bien au contraire, il se révélait être beaucoup plus exubérant que Harry le pensait. Certes, il était vrai qu'il avait une grande culture littéraire et qu'il était, tout de même, beaucoup plus posé que James ou, surtout, Sirius et que, il était vrai, c'était lui, également, qui calmait un peu le jeu et empêchait les blagues des Maraudeurs de trop dégénérer. Mais d'un autre côté, il était tout aussi "bon-vivant" que ses deux amis. Dynamique, plus qu'imaginatif, toujours partant à aider ses amis, plein de vie, il prenait une part active dans les réalisations des Maraudeurs et était, de ce fait, bien différent du Remus Lupin que Harry avait connu à son époque à lui. D'humeur égale et compréhensif, il était aussi le plus raisonnable et, indiscutablement, le plus discret des trois, et cela malgré (ou plutôt à cause) de sa lycanthropie qui l'avait condamné à être rejeté par les autres…, du moins, jusqu'à sa rencontre avec les Maraudeurs.

Quoiqu'il en soit, Harry quitta son lit lestement, le refit d'un sort (qu'il avait découvert grâce à Remus) lancé nonchalamment puis gagna la salle de bain pour faire un brin de toilette et s'habiller, avant de revenir dans la chambre où Remus l'attendait, tranquillement assis sur son lit.

«- Ah, enfin prêt à ce que je vois, lança le Maraudeur en souriant et en se levant.

- Désolé de t'avoir fait attendre, s'excusa Harry.

- Oh, tu n'as pas à t'excuser, répondit, simplement, Remus. Ca ne fait rien, tu sais. »

Sur ce, tous deux gagnèrent la cuisine, où Hélène Lupin se trouvait déjà, finissant de préparer le petit-déjeuner.

Plus le temps passait, plus il découvrait que la situation familiale des Maraudeurs (du moins, pour l'instant, de Peter et Remus) était loin d'être facile. D'après ce que Remus lui avait dit à King's Cross, il savait que Peter vivait avec son père (qui se montrait un peu trop obligé de l'entraîner par mont et par vaux), tandis que Remus, lui, ne vivait qu'avec sa mère : D'après ce qu'il en avait compris, Thomas Lupin, le père de Remus, avait été tué sept ans plus tôt, ne laissant à sa femme et son fils que de quoi leur assurer un niveau de vie convenable mais loin d'être faramineux, d'autant plus que la mère de Remus (d'après ce qu'il lui en avait dit) travaillait au Ministère, mais s'arrangeait pour prendre ses congés pendant l'été. Mais, surtout, Harry s'était rendu compte que la famille Lupin portait un lourd secret dont ils préféraient, visiblement, ne pas parler, probablement en rapport avec la lycanthropie de l'adolescent.

Mais Harry ne s'en préoccupait guère car, après tout ce n'était pas ses affaires.

«- Bonjour Mrs Lupin, lança poliment Harry.

- Tu sais, Harry, tu peux m'appeler par mon prénom, rétorqua-t-elle en souriant. Alors, bien dormi, tous les deux ?

- Oui, très bien. » assura Harry en prenant place à table, alors que Remus se contentait d'un bref signe de tête positif.

Comme d'habitude, Hélène leur avait préparée un petit-déjeuner assez copieux. Harry ne put s'empêcher de songer, une fois de plus, que l'un des points positifs offerts par ce "voyage" spatio-temporel était que, au moins, contrairement à chez les Dursley, il pouvait manger à sa faim.

Sitôt le repas terminé, Mrs Lupin débarrassa la table d'un geste de baguette et remit rapidement de l'ordre dans la cuisine.

«- Vos amis arriveront par Poudre de Cheminette, je suppose ? lança-t-elle, à l'adresse de son fils, au bout d'un moment.

- Oui, confirma ce dernier. Et ils partent tous les deux de chez Sirius.

- Peter ne vient pas ? s'étonna Hélène.

- M'man, tu sais très bien que son père l'emmène toujours passer ses vacances à l'étranger, rétorqua Remus. Je te l'ai déjà dit. »

Mais il s'interrompit quand Sirius déboula dans la cuisine, dans un équilibre instable, rapidement suivi par James qui s'écrasa contre lui, tous deux s'écrasant ainsi sur le sol, sous les rires des deux autres.

«- Eh, tu ne pouvais pas faire attention, s'égosilla Sirius en se démenant sous son ami.

- Tu n'avais qu'à pas traîner devant la cheminée, aussi, rétorqua ce dernier, visiblement amusé, à qui Remus (qui riait toujours) avait proposé son aide pour se relever.

- Ouais, rigolez bien, grogna Sirius que Harry, hilare, aidait, lui aussi, à se relever. En tout cas, Jamsie, c'est la dernière fois que je passe devant toi quand on utilise la Poudre de Cheminette, ajouta-t-il en adressant un regard assez significatif à son meilleur ami qui sortait, distraitement, ses lunettes de sa poche pour les remettre sur son nez.

- Eh bien, quelle entrée, commenta Harry, souriant toujours, comprenant mieux de qui il avait hérité sa tendance à rater ses sorties de cheminée.

- J'aimerai t'y voir, rétorqua simplement Sirius. Au fait, salut les gars…, et bonjour Hélène, lança-t-il, tandis que cette dernière se hâtait de débarrasser les deux nouveaux arrivants de la suie qui les recouvrait, alors que James saluait, à son tour, les Lupin et leur invité.

- En tout cas, Sirius, t'aurai dû voir ta tête, tout à l'heure, commenta Remus, goguenard. Enfin, vos têtes, parce que celle de James valait aussi le coup d'œil…

- N'empêche, c'est là qu'il aurait fallut avoir un appareil photo, acquiesça Hélène, l'air également amusé par l'arrivée fracassante des deux Maraudeurs qui semblaient avoir pris le parti de prendre ce petit incident avec humour. Bien, et si vous montiez vos affaires dans la chambre de Remus ? » suggéra-t-elle, désignant les sacs que tous deux avaient sur le dos.

Les adolescents ayant acceptés la proposition, tous les quatre gagnèrent le premier étage et rejoignirent la chambre de Remus où, sa mère avait, entre temps ajouté, magiquement, deux matelas, pour les deux nouveaux venus.

Depuis son arrivée chez les Lupin, Harry avait une idée qui lui trottait dans la tête : Les Maraudeurs étaient déjà devenus des Animagi, s'il en croyait les photos. Dans ce cas, tant qu'à être coincé ici, autant voir jusqu'à quel point ils lui faisaient confiance. Tandis que les deux nouveaux venus prenaient leur aise dans la pièce, Harry fit mine de s'intéresser aux photos.

« Eh, vous ne m'aviez pas dit qu'il y avait des chiens à Poudlard. » lâcha-t-il, distraitement, en désignant, mine de rien, la fameuse photo où Patmol jouait avec James, sous le regard de Remus.

La réaction ne se fit pas attendre. Ne voyant pas trop de quoi il voulait parler, les trois Maraudeurs le rejoignirent. Harry, leur jetant un discret coup d'œil, ne manqua pas le léger palissement de Remus, ni la petite lueur qui était passée dans les yeux sombres de James. En fait, seul Sirius était, en apparence, resté impassible, bien que les deux autres se soient très vite repris.

«- Ben, si, il y a Canine, commenta, sur un ton qui se voulait le plus léger possible, Sirius.

- Le chien de Hagrid ? » répliqua Harry, adoptant un air dégagé.

En effet, depuis son arrivé dans le Poudlard de 1976, Harry avait eu l'occasion, à mainte reprise, de voir le Garde de Chasse de l'école, accompagné d'un gros chien gris qui n'avait pas l'air tout jeune.

«- Euh oui… !

- Mais qui c'est celui-là ? insista Harry. Ce n'est, clairement, pas le chien de Hagrid.

- En effet, répondit James. Lui c'est… Patmol. Un chien qui… vient à l'occasion. »

Harry lui adressa un regard en coin. James s'en tirait bien, il contournait la vérité, sans totalement mentir : Après tout, le chien se surnommait bien Patmol et Sirius prenait cette forme à l'occasion, notamment lors des pleines lunes, ou d'autres fois comme pour cette photo. Harry acquiesça d'un signe de tête, faisant mine d'être convaincu, ne tenant pas à pousser le bouchon trop loin pour une première tentative ni éveiller la méfiance des Maraudeurs.

Il y eu un moment de silence, puis les Maraudeurs repartirent à leurs activités.

«- Au fait, j'y pense, lança soudain James, assis négligemment sur un coin du bureau de Remus. Ma mère s'est procurée des billets pour le match de Quidditch du vingt-quatre août.

- C'est vrai ? s'exclama Sirius, avec intérêt. Dans les tribunes officielles ?

- Ouais, répondit, fièrement, James. Pour une des plus grandes rencontres des cinquante dernières années. Grande-Bretagne contre Etats-Unis. Le dernier match éliminatoire en vue de la Coupe du monde 1978.

- Franchement, ta mère est trop géniale, Jamsie, lança Sirius.

- Mais je m'arrangerai pour que vous soyez chez moi ce…

- En ce qui me concerne, ça aurait été avec plaisir mais… je ne pourrai pas venir, commenta, calmement, Remus. Je… On doit aller voir… une de mes tantes ce jour-là. »

Harry lui jeta un regard en biais. Visiblement, son futur professeur de Défense Contre les Forces du Mal n'était pas très doué pour les mensonges. Harry se doutait que, tout simplement, le vingt-quatre août serait un soir de pleine lune.

«- Ah, c'est pas de bol, répliqua Sirius, avec un air vraiment apitoyé.

- Mais il ne faut pas que ça vous empêche d'y aller, reprit Remus. Et puis, après tout, je n'aime pas spécialement le Quidditch, alors… »

Il y eut un bref moment de silence, puis James se hâta de changer de sujet.

«- Alors, dites-nous, qu'est-ce que vous avez faits de vos vacances ? lança-t-il, en se tournant vers Remus et Harry.

- Ben, ma mère n'a pas arrêtée de nous trimballer d'un bout à l'autre de la Grande-Bretagne et ses environs car, quand elle a su que Harry venait d'Australie, elle a aussitôt décidé de "développer sa culture personnelle" en lui faisant visiter les "hauts-lieux culturels et représentatifs de la Grande-Bretagne", expliqua Remus en levant les yeux au ciel et en imitant les propos de sa mère.

- On a visité le Big Ben, Buckingham Palace, les alignements de Stonehenge, le Loch Ness et même le musée Dublinia et la tour St Mickael, en Irlande, commença à énumérer Harry. Divers musées et, ah oui, bien sûr, le Chemin de Traverse. On n'a pas arrêté…

- Ah ! Il y a, quand même, le Chemin de Traverse, plaisanta James. Et qu'est-ce que tu en as pensé ?

- J'ai bien aimé, même si ça ne change pas trop de chez moi.

- Hum. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

- Visiter un musée ? suggéra, malicieusement, Remus.

- AH NON ! protestèrent, en chœur, les deux autres Maraudeurs.

- On n'est pas en vacance pour visiter des musées, insista Sirius.

- De toute façon, je crois que Harry et moi avons eu notre dose de musées pour l'année à venir, non ? demanda-t-il en se tournant vers l'intéressé.

- En effet, acquiesça-t-il. D'ailleurs, ta mère est très gentille d'avoir pris de son temps pour me faire découvrir la Grande-Bretagne et ses environs mais, je crois que j'en ai assez vu pour les semaines à venir.

- En tout cas, Harry, une chose est sûre, c'est que, avec nous, tu entendras surtout parler de Quidditch, mais jamais de musées. » commenta Sirius, l'air grave.

Sur ce, ils se lancèrent dans une discussion passionnée sur le Quidditch, à la grande malchance de Remus qui se retrouva bien vite largué et se contenta, du coup, d'observer ses deux amis Maraudeurs et Harry. Finalement, même Sirius, au grand étonnement de Remus, dû bien vite déclarer forfait face à la connaissance, visiblement plus que large, des deux autres.

«- Bon, je crois qu'ils sont partis pour un moment, grommela Sirius.

- Pourquoi ? Il y a encore d'autres trucs à dire ? s'étonna Remus. Ca fait pourtant une demi-heure que…

- Tu sais très bien que, quand on commence à discuter de Quidditch, Cornedrue pourrait en parler pendant des heures, sans se lasser, marmonna Sirius. Alors, maintenant qu'il a trouvé quelqu'un qui semble tout aussi passionné, si ce n'est pas même plus.. Tu te rappelles, en première année, quand McGonagall a voulu nous faire faire des exposés sur ce que nous aimions, afin de mieux nous connaître ?

- Alors ça, je ne suis pas prêt de l'oublier, commenta Remus en souriant à ce souvenir. Tout le monde était en train de s'endormir… Même McGonagall. D'ailleurs, elle n'a plus jamais renouvelée l'expérience. En plus, comme par hasard, James ayant été le premier à passer, on avait tous été dispensés de présenter le notre.

- Moi, ce qui m'avait le plus marqué à l'époque, c'était la tête d'Evans, ricana Sirius. Elle était tellement furax que les exposés soient annulés qu'elle avait giflée première d'une très longue série, d'ailleurs. » ajouta-t-il en riant franchement.

Et c'est ainsi que se commença le séjour des deux autres Maraudeurs, en compagnie de Harry et Remus, dans la joie, la bonne humeur et l'insouciance la plus totale. C'était des souvenirs comme celui-ci qu'Harry tenait à conserver : Des Maraudeurs pleins de vie et bons vivants, heureux d'être ensembles. Et, heureusement la plus grosse "tache" dans sa venue ici, autrement dit Peter, n'était pas là pour gâcher ces vacances qu'Harry espérait être mémorables. En cet instant, il espérait de tout cœur que Dumbledore ne trouverait pas de sitôt un moyen de le ramener chez lui.


Et voilà, c'est fini.

Sinon, prévisions pour les chapitres à venir : Chapitre 12 : Séjour chez les Black. Là, je vous promet que ça sera, déjà, bien plus agité. ! Chapitre 13 : Fin de vacances mouvementée (chez James, bien sûr). Ca risque d'être le chapitre le plus long, et j'risque même de le faire en deux parties., mais, on va dire que non. (notamment à cause du fait que Harry va soutirer quelques détails qui plairont aux amateurs d'une L/J qui se met tout doucement en place.)