Hi everyone! Je sais je sais... je suis toujours aussi longue. Mais bon, ne dit-on pas "mieux vaut tard que jamais?" lol Et rassurez-vous il ne me reste plus que 2 ou 3 chapitres avant la fin de cette fiction donc ça devrait pas prendre plus de 2 ans :p

Alors j'aimerais comme d'hab' remercier : lasolitaire (aussi bien pour ses coms que ses fics...), Arya78 pour ses reviews qui donnent envie de continuer à écrire même si des fois franchement pas envie quoi :p, Lenoska que j'ai réussi à toucher et cela me fait plaisir (bienvenu dans mon monde de bisounours ^^), Noicz tu es près de me botter le cul (si je me dépêche pas c'est toi qui vas gagner faut que je me bouge et fissa! :s) Yuubell (y a pas que moi qui ai besoin d'un bottage de cul : va voir du côté de lasolitaire, Noicz, Shelovesgirls...), merci aussi à Malo, Zayle, MissHarpie pour les mises en favorits, follows etc.

RETOUR INOPPORTUN

Shizuru revint de son voyage de noce un grand sourire aux lèvres. Elle était très amoureuse de Natsuki et avait pu enfin se donner pleinement à elle, devenir sienne. Elle avait vibré dans ses bras, sous ses caresses, ses baisers, et s'était avérée être une amante pour le moins expressive, incapable de se contrôler lorsque Natsuki jouait avec son corps comme avec un instrument de musique... Pour elle cela avait été la première fois, contrairement à Natsuki. Et pourtant cette dernière lui avait avoué "se sentir vierge avec elle", non sans moult rougissements. La blonde s'était sentie fondre face à un tel aveu et avait même su se montrer à l'occasion un peu plus audacieuse. Mais elles étaient de retour dans le monde réel à présent. La menace de Kintaro planait toujours sur leurs têtes ainsi que celle de Lyssa et elles devaient se montrer prudentes. De retour au manoir elles reprirent leurs habitudes et se querellèrent, se toisèrent, se défièrent, s'ignorèrent, tout ce qu'il fallait pour maintenir l'illusion face au patriarche. L'important étant qu'il ne soupçonna rien.

D'autres en revanche n'étaient pas dupes de leur petit manège : Alyssa et Nao avaient depuis longtemps compris la véritable nature de leurs sentiments. Mais jamais elles ne les auraient exposées au grand jour ni au parrain. Elles savaient trop bien quelles pourraient être les conséquences. Alors elles allaient se taire quoi qu'il en coûte. Cependant tous ne partageaient pas cette idée, à commencer par Reito. Il avait mal vécu le rejet de sa promise qui avait été offerte à une autre sans même son consentement à lui. Il ne supportait pas non plus qu'il puisse s'agir d'une femme et il comptait bien se venger également de l'affront de Shizuru pour lui avoir préféré une femme qui plus est CETTE femme entre toutes. Pour lui Kuga Natsuki n'était vraiment qu'une bête, un démon, pervertie jusqu'à l'os, sadique, sans foi ni loi, avide de luxure et ne cherchant qu'à profiter de la douce jeune femme vertueuse et virginale qu'était Shizuru, telle qu'il l'avait toujours connue et qu'elle n'était désormais plus suite à l'influence de cette abomination. Sa douce avait toujours été polie, pondérée, aimable, docile... Rien à voir avec cette effrontée qui l'avait rabroué en publique, de façon présomptueuse et se targuant d'aimer quelqu'un d'autre que lui, pire encore : une autre femme! Après tout l'homosexualité était un pêché : cela n'existe pas chez les gens civilisés. Peut-être parmi les petites gens et encore, mais Reito et Shizuru venaient de bonnes familles, ayant des valeurs, de l'argent, des appuis, un patrimoine et par dessus tout de la morale... Il allait la ramener dans le droit chemin très vite puisqu'elle n'était qu'une brebis égarée et apeurée par le Klan Kuga, son pouvoir, sa malveillance et sa perversité. Cela allait être très facile car ce n'était pas ce qu'elle était! Tout ragaillardi, sûr de lui et de ses arguments, il partit pour le manoir Kuga afin de sauver sa princesse (tel un fier chevalier) de l'enfer sur cette terre et dans l'autre monde.

Il sonna à la porte et se retrouva face à Nao qui lui demanda sans plus de cérémonie ce qu'il "foutait là". Serrant les dents et les poings et gardant son calme il demanda à parler à Shizuru. La rouquine le regarda froidement et lui demanda de patienter dans le salon. Sans se faire prier il s'y dirigea et s'assit attendant la (non SA) déesse blonde. Lorsque celle-ci fit son entrée, son visage à lui s'illumina et il se précipita vers elle. Elle n'eut même pas le temps de protester qu'il la serra dans ses bras et commença son speech.

- "Shizuru! Je sais combien tu as dû souffrir. Je ne te reproche rien, pas plus que tes parents. Tu n'avais pas le choix. Tu as dû t'adapter pour survivre et sacrifier tellement. Je sais que tu ne voulais pas me repousser et encore moins me crier dessus! Jamais tu ne l'aurais fait si tu avais été dans ton état normal. Tu n'es pas ce genre de femme, vulgaire, arrogante, insolente... Je sais que ce n'était pas toi et je te pardonne. N'y pens-"

- "Tu es venu jusqu' ici pour me dire cela? Parce que tu crois que je ne savais pas ce que je faisais?" l'interrompit la blonde. Le brun quand à lui perdit patience face à l'impertinence de ce qu'il croyait encore être sa promise hormis ce léger contretemps qu'il ne tarderait pas à rectifier et régler.

- "Tu m'interromps encore! Tu vas devoir cesser et très vite car je ne l'accepterai pas de ma femme, EST CE BIEN COMPRIS?"

- "Je ne serai jamais ta femme! EST CE BIEN COMPRIS? Je suis déjà mariée et comblée! Je n'échangerai jamais Natsuki ni pour toi ni pour qui que ce soit d'autre, encore moins un homme qui m'imposerait le silence, qui se croirait meilleur que moi ou s'imaginerait que je ne sais pas quoi faire sans lui. Ou que je ne pourrais rien faire sans son aval!"

Bouillant de rage et humilié au possible Reito s'en alla injuriant Shizuru et Natsuki, leur promettant les tourments de l'enfer pour ce choix de vie. Nullement impressionnée la blonde tourna les talons sans s'apercevoir un fois de plus que sa femme veillait sur elle. Des yeux verts lançaient des éclairs à l'héritier Kanzaki car elle n'avait pas aimé ses menaces et comptait bien les lui faire payer. A son plus grand étonnement son père apparut à ses côtés.

- " Qu'est ce que ce petite merdeux fait chez nous?"

- "Aucune idée père." fit semblant la jeune Kuga comme toujours imperturbable.

- "Ce Kanzaki a besoin d'apprendre les bonnes manières! Et de préférence par nous pour qu'il n'importune plus ta femme de surcroît. Je te laisse t'en charger." La dessus il s'éclipsa. La brune n'en croyait pas ses oreilles : son père l'autorisait à se venger d'un homme puissant sans que ça ne lui rapporte quoi que ce soit en retour, comme s'il s'inquiétait du mariage de sa fille( ou plus exactement qu'il supportait pas de se sentir envahi chez lui), et qu'un autre puisse lui dérober son épouse. Bien que suspicieuse elle n'allait pas non plus se plaindre. Elle courut donc à la voiture du brun et l'arrêta avant qu'il ne puisse monter dedans. Bien que surpris il ne le montra pas et attendit que la motarde parle : "Kanzaki, j'ai été patiente jusqu'à maintenant." lui dit-elle posément. "Mais si tu t'approches encore de ma femme pour lui dire autre chose que les banalités habituelles, je m'assurerai que tu finisses au fond de la mer à nourrir les poissons! EST CE BIEN COMPRIS?" menaça la brune. Reconnaissant la phrase, il se contenta d'opiner du chef et vaqua à ses autres occupations. La bikeuse sentit alors 2 bras s'enrouler autour de sa taille et une voix mélodieuse retentir dans son oreille.

- "Merci mon petit louveteau." ronronna l'héritière Fujino.

- "De quoi?" répondit la brunette faisant mine de rien mais rougissant plein tube à cause du surnom que son épouse venait de prononcer à haute voix alors que n'importe qui pouvait l'entendre.

- "De ne pas l'avoir massacré même si je sais combien tu en avais envie. Ainsi que ton père. Et j'aime que ma Natsuki soit jalouse : ça la rend tellement sexy en plus de me montrer combien elle m'aime... Je ne m'en lasse pas et ça me donne des frissons et tellement chaud que mes vêtements pourraient s'embraser..." Roucoula la native de Kyoto, resserrant son emprise sur la taille de sa femme et enfouissant son nez dans le cou de celle-ci. "Ma Natsuki mérite une récompense il me semble..." souffla la blonde. Sa femme quand à elle rougit encore davantage à l'intonation, à la chaleur du souffle sur sa nuque et du corps de celle qu'elle aime contre le sien.

- "De quoi tu parles?" demanda la bikeuse.

- "A ton avis Suki...?"

Faisant mine d'ignorer de quoi la kyotoïte parlait, elle attendit que cette dernière développe davantage.

- "Si ma Natsuki veut réellement savoir de quoi je parle il lui suffit de me suivre..." susurra la blonde entraînant son épouse vers leur chambre pour une longue session pleine d'amour et de plaisir. La brune n'allait surement pas s'en plaindre. Elle n'avait certes jamais été portée sur le sexe, mais depuis qu'elle y avait goûté avec Shizuru dont elle était follement éprise, les choses avaient pris une autre ampleur et elle s'avérait être toujours la première en manque (bien que trop fière pour réclamer quoi que ce soit évidemment-Dieu merci sa femme l'avait compris depuis longtemps...)

Ps : Désolée pour les fautes mais je régresse à force d'être en CE1. mdr

Et Noicz navrée, mais je suis encore et tjs une romantique. Ca se soigne? ^^