Chapitre 11
PDV Bella
Je me sentais légère, libre. J'avais rencontré 543 219 archanges sur un million et bientôt je pourrais regagner mon corps qui hurle à l'agonie. Je me demandai qu'elle changement physique allais-je avoir. Et combien de temps me faudra-t-il pour maîtriser toute cette magie ? Une semaine ? Un mois ? Un an ? Je l'ignore. Je me souviens quand Blanche est morte, durant une journée mon esprit avait quitté mon corps, mes cheveux ont eu des reflets roux car elle était rousse et la magie n'avait pas été trop dure à maitriser. Mais là … à quoi allais-je ressembler ? Je viens de récupérer les pouvoirs d'un peuple entier et chaque esprit que je rencontre me donne une caractéristique physique qu'ils possédaient !
Les femmes généralement me donnent leurs couleurs de cheveux qu'elles avaient au moment présent, ce qui me fait tout un tas de reflets possibles et inimaginables : rouge, bleu, vert, gris, noir, blanc, violet, jaune, orange, mauve, bordeaux, turquoise, rose, … et j'en passe. Ou alors, elles me confiaient quelque chose qui leur étaient plus intime comme un grain de beauté, des tâches de rousseurs, le nez retroussé, etc …
Les hommes quant à eux, c'étaient plutôt des conseils, - je n'avais pas particulièrement envie de ressembler à un garçon – sur le combat, comment utilisé leurs pouvoirs, etc …
Enfin bref, j'espère pouvoir me reconnaitre.
2 semaines plus tard
Depuis combien de temps étais-je ici ? Je ne sais pas, je ne sais plus.
Il me reste un seul esprit à voir encore, mon père. Je m'approchai de lui sous ma forme vaporeuse. Il me sourit.
- Bella. Je suis si heureux que tu es trouvé ton âme sœur et ton frère. Je t'aime Bella et je veux que tu sois heureuse. La bataille n'est pourtant pas encore terminée mais je sais que tu seras forte et que tu réussiras. Tu honoreras nos mémoires. Je t'ai déjà tout donné avant de mourir, excepté une chose … mon savoir. Je te le confit, à toi d'en faire bon usage.
- Merci papa. Je t'aime aussi, pleurai-je.
- Je te surveillerais d'en haut. Adieu ma fille et dit à ton frère que je l'aime aussi et que je suis fier de lui.
- Ne t'en vas pas ! S'il-te-plait ! J'ai besoin de toi, ne m'abandonnes pas !
- N'ai pas peur ! Je serai toujours dans ton cœur ! Et Edward veillera sur toi !
- J'aurai tellement aimé qu'il te rencontre, murmurai-je, la tête baissée.
- Bella, notre avenir à tous est entre tes mains, jusqu'à ce que ton successeur naisse.
- L'enfant de la prophétie ?
- Oui.
- Mais comment le reconnaitrai-je ?
- Tu le sauras au plus profond de toi-même. Adieu.
Et il partit. Je réintégrai brutalement mon corps et me mis à pleurer, de tout mon soul. Il était parti, ils étaient partis. Ces enfoirés d'anges déchus les avaient tués ! Ils allaient payer ! Pour tout le mal qu'ils ont fait !
Je hurlai pour essayai tant bien que mal de faire sortir ma peine. J'avais mal, trop mal. Les maisons autour de moi explosèrent, je ne me contrôlai plus. Les vitres se brisèrent, les tables brûlèrent, les chaises se cassèrent, les murs se fissurèrent, … L'orage se mit à tonner – chose normalement impossible à Arcandia – plus je criai pour me libérer, plus le chaos autour de moi commençait à ce créé.
PDV Cupidon
Oh Balthazar ! Si Bella continue comme ça elle va détruire tout Arcandia et risque d'atteindre la planète Terre ! Je vais y faire roussir mes plumes moi ! Boudul boudul boudul * ! Je fais comment moi pour arrêter ce carnage ?
J'essayai de crier mais elle ne m'entendit pas. Je tentai de m'approcher mais je fus violemment repoussé par une sorte de champs magnétique, un bouclier en quelque sorte qui m'empêche de l'atteindre. Boudul ! Comment faire, comment faire, comment faire ? Je ne peux pas pénétrer parce que je ne suis pas son âme sœur. Son âme sœur ? Mais oui ! Je me frappai la tête, j'étais vraiment trop bête !
Je me téléportai sur Terre dans la maison des Cullens, il devait être environ minuit à Forks. J'atterris dans le salon, ils étaient tous dans leur chambre.
- Venez immédiatement ! J'ai besoin de votre aide !, criai-je.
2 secondes plus tard, ils étaient tous dans le salon.
- Que se passe-t-il ?
- Comment va Bella ?
- Pourquoi ce rassemblement ?
- Je ne vois rien !
- Pourquoi tant de panique ?
- TAISEZ-VOUS !, hurlai-je.
Ils se turent immédiatement. Je soupirai.
- Voilà. Maintenant si vous pouvez me laisser parler se serait chouette.
Nouveau silence.
- Bien. Donc avant que vous ne causiez tout se vacarme, je venais vous annoncez que j'avais besoin d'aide pour Bella.
- Qu'a-t-elle ?, s'inquiéta immédiatement Edward.
- Elle fait une crise et je ne peux pas pénétrer son bouclier. Il n'y a qu'Edward qui peut le faire et j'ai besoin de Jasper pour la calmer et d'Emmett pour lui parler.
- Et nous ?, demandèrent Alice, Carlisle, Esmée et Rosalie.
- Vous ne serez pas d'une grande utilité, sauf peut-être Carlisle. On ne sait jamais si quelqu'un est blessé.
- C'est du sexisme, ronchonna Alice. Nous aussi on veut aider.
- Prépare un lit pour Bella, alors ! Et 500 kg de nourriture, il faut qu'elle récupère. Ça doit faire un mois qu'elle n'a pas mangé et elle risque d'être de très mauvaise humeur. Comme Emmett en faite lorsqu'il a faim, une vraie plaie.
Emmett grogna et de légers sourires apparurent sur les visages. C'était déjà mieux que leurs têtes de déterrés.
- Attends !, s'écria soudainement Esmée. 500 kg de nourriture ?
- Humm oui ! Minimum. Je plaisante, Bella ne mange pas.
- On ne peut donc rien faire ?, s'exclama Rosalie.
- Faites le lit. Un deux places de préférence, Edward risque de rentrer dans le cocon régénérescent de Bella.
- D'accord, approuva Esmée.
- Accrochez-vous à moi et ne lâchez surtout pas !, dis-je aux garçons.
Ils attrapèrent soit un de mes bras, soit ma ceinture et nous partîmes sur Arcandia.
*Merde.
