Salut tout le monde!

Bon, oui, je sais, on est pas mercredi. mais depuis j'ai réfléchi, et je me suis dit que continuer à poster le dimanche est ce qu'il y a de mieux à faire. Parce qu'avec les vacances qui arrivent et le job d'été qui va avec, je ne vais être dispo que le dimanche… Donc voilà, on reprend le bon jour, avec le bon rythme, pas de surprises sur le chemin, normalement, et j'ai encore des chapitres en réserve sachant que je me force à présent à écrire au moins une heure tous les jours. Donc voilà! Ah et j'ai un beau clavier pour remplacer l'ancien donc je suis de nouveau joie.

Aussi, merci aux nouvelles personnes qui follow et fav, ça fait du bien de savoir que des gens découvrent encore cette fanfic!

J'espère que vous aimerez ce chapitre, assez particulier après relecture, mais important pour Sander, je crois. Mais je n'en dit pas plus. Je vous retrouverai à la fin, comme d'hab!

Disclamer : Je ne détiens toujours pas les droits pour les vengeurs, sinon on aurait le droit à une sit com sur leurs vie de tous les jours. Par contre, je peux faire ce que je veux de Sander!


Silence. Lions en cages, qui tournent en rond sans un bruit au rythme de l'horloge cassée de leurs coeurs. Ils tournent, valsent, sans même se rendre compte du spectacle pitoyable qu'ils offrent. Je les observe, puisqu'il ne me reste plus que ça à faire. Mordant ma lèvre pour arrêter de penser à mes membres qui tremblent trop fort. Besoin de boire. N'importe quoi. De l'antigel même, si j'en avais à portée. Mais je n'ai rien. Je me consumme à petit feu. Les lumières s'éteignent comme par enchantement. Notre gardien échange son tour avec un autre. La même face, la même expression, interchangeables. Les lions qui me servent de codétenus se calment. S'apaisent avec l'obscurité d'une nuit dont on ne suspecte que le mirage. Ils s'étalent sur leurs couches, bons pour s'éclipser dans les bras de Morphée. Mais pas moi. Je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Mon corps tout entier tremble et je ne pense plus qu'à une chose. Boire. De l'alcool qui me brûle l'oesophage. Je ferme les yeux et commence à me balancer d'avant en arrière, incapable de faire autre chose, maintenant que je n'ai plus de distractions. Je ne peux pas dormir. Je ne peux pas m'échapper. Je ne peux rien faire d'autre qu'attendre. Mon organisme me demande de m'allonger. De plonger dans un sommeil assez profond pour me réparer. Impossible. Ca finira mal. Je le sais. Je le sens. J'en suis sûre. J'ai vécu trop de nuits d'insmonies, ponctuées d'heures et d'heures de cauchemars pour le savoir. Mes doigts tapent mes jambes à un rythme irrégulier, comme un tic tac détraqué. Réconfortant pour moi qui ne maîtrise plus le temps. Et plus rien du tout en fait. Surtout pas mon addiction à l'alcool, partie tellement loin que je sens des insectes imaginaires ramper sur ma peau. Fait chier. Les heures s'écoulent, douloureuses, implacables. Mes hallucinations empirent. Je crois voir des éclats d'argents et de verts devant mes yeux, souvenirs de ceux que j'ai perdu. Parce que ma survie ne tourne plus qu'autour d'eux. Envie de vomir. Je me précipite devant mes toilettes, sans tenir compte mes os qui se brisent un peu plus à chaque mouvement. La bile glisse le long de ma gorge en un liquide épais et acide, qui me dégomme la trachée et les dents. Sursauts écoeurant d'une déglutition difficile. Frottement de tissu dans le lointain. Je crois que c'est Clint, assit sur sa paillasse, qui me demande comment ça va. Mais je ne sens plus rien que ce liquide qui veut sortir de moi. Qui emmène les derniers grammes d'alcool qui me restait dans le corps loin dans l'eau claire et potable de la cuvette. Gargouillis ignobles. Plus d'une dizaine, qui me vident toute entière. Je sens des larmes qui coulent le long de mes joues. Je n'arrive pas à m'arrêter maintenant que j'ai commencé à régurgiter. Tout. Tout ce que j'ai, tout ce que je suis, part de ma bouche, de mon estomac. Je m'étale sur le sol. Plus même la force de rester assise. Je me recroqueville sur le sol, le front brûlant, pâle et fragile, avec le coeur qui bat trop vite, trop fort à la fois. Je sers les poings. Ca y est, je suis ce que Ross a toujours voulu que je sois. Un foetus de paille monstrueusement inoffensif. Je ferme les yeux, à peine capable de les maintenir ouverts.

-J'ai l'impression de mourir.

Dernier soupir avant de m'évanouir. Enfin, je crois. Je ne vois qu'une lumière blanche aveuglante pour ensuite tomber dans le noir le plus complet. Pour reprendre conscience toujours dans la même position, groguie et avec une énorme gueule de bois. J'essuie la bave au coin de mes lèvres, crache encore le peu de bile qui m'était resté dans la bouche. Désagréable. Pas grave. Les lumières ne sont pas encore rallumées. Je traîne ma carcasse sur ma couche, mon corps se tordant dans tous les sens. Incapacité à le maîtriser. Je déteste m'évanouir, bouffie de faiblesse. Je m'étends, incapable de faire autre chose. Mon souffle se perd un peu. J'attrape mes genoux et les ramène contre moi. Clint est toujours éveillé, avec un énorme bleu sur la joue. Je fronce les sourcils. Il ne l'avait pas avant que je ne plonge dans les ténèbres. Le gardien a la main sur sa matraque. Ok. Pas envie de réfléchir davantage. Un soupire s'échappe de mes lèvres craquelées. Une porte qui donne sur le monde s'ouvre dans le noir. Une silhouette féminine se détache de la blancheur du couloir qui brûle mes yeux. J'essaie de ne pas y penser. De ne pas penser aussi à mon esprit qui me demande de l'alcool sans relâche, hypnotisé par une molécule que je n'ai plus le loisir de me procurer. Arrête. Arrête. Arrête! Ongles qui s'enfoncent dans mon épiderme. Pour oublier. Tout oublier. Comme toujours.

-Vous pouvez partir soldat, j'ai l'autorisation du général.

Mon coeur fait un bond. Mes yeux s'agrandissent. Non. Je dois les fermer. Les fermer bien fort pour ne pas voir cette hallucination-là. Pour ne pas entendre sa voix qui n'existe plus. Ca me ravagerai de l'intérieur, de la voir. Elle. De voir Betty alors qu'elle ne peut pas être là. Je préfère encore les pattes velues de mes araignées impossibles sur mon visage plutôt que de la voir. Elle ne peut pas être là. Elle n'a pas le droit d'être là. Son père me surveille. Et il l'a emmené loin. Il a fait en sorte que, même célèbres, nous n'entendions pas parler d'elle. Elle ne peut pas être là.

-Mais madame...

Un papier qui s'échappe d'un classeur quelconque. J'entends tout ça trop clairement, trop naturellement. Mais ce n'est pas possible. Arrête de déconner cerveau de merde! Je claque ma tête en arrière, droit contre le mur. Ca apaise. Je recommence. Encore et encore. Je crois même que je m'ouvre le crâne. Mais il faut que je continue. Elle ne peut pas être là. Grincement d'une cellule qu'on ouvre dans la panique. Hurlements des autres pour qu'on fasse quelque chose. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Je l'efface de mon esprit. Qu'on me laisse l'effacer de mon esprit. Elle ne peut pas être la! Mon poing, aussi fatigué soit-il, s'écrase fort sur mes côtes. Ca, c'est réel. J'ai mal. J'ai terriblement mal, au poing de ne pas pouvoir respirer. Le mal est réel. Mon poing peut m'affecter, peut me faire souffrir et souffrir les autres. Elle, elle ne peut pas être là, parce qu'elle ne me touche pas. Betty ne peut pas être réelle. Elle ne peut pas être là. Pas alors que tout s'effondre. Que je l'ai perdue durant une journée de juin, dans une autre vie, celle que j'avais avec eux. Je l'ai perdue. Elle a disparue. Elle ne peut pas être là. Pas aujourd'hui. Pas après tout ce temps. Pas quand je suis dans cet état. Elle ne peut pas être là.

-Qui êtes vous? Restez pas planté là!

Voix grave de Sam qui lui hurle dessus. J'ouvre les yeux. Sam peut la voir? Comment Sam peut-il la voir? Son mirage est devant moi, debout, des larmes plein les joues, une main sur sa bouche. En état de choc. Elle semble plus vieille, avec déjà des cheveux blancs dans son immense crinière sombre. Elle a des rides autour des yeux et des lèvres plus fines que dans mes souvenirs. Comment est-ce que je peux l'imaginer plus vieille? Je croise l'argent du regard de Clint, en face, bourré de terreur, dirigé sur elle. Il a les sourcils froncés, les mains serrées autour de ses barreaux. Comme prêt à les tordre pour me protéger. Tout éclate en milles morceaux. Plus de promesses. Plus d'excuses pitoyables pour vouloir mourir. Il reste juste la vie, brute, dure, terriblement envoûtante. Celle qu'on m'a enlevé quand elle est partie. Quand ils sont partis. Qui revient dans la gueule comme un élastique qu'on aurait trop tiré. Elle est là. Elle est là. Elle est là. Elle n'est pas un bout de mon imagination tordue par le manque.

-Betty?

Ma voix est cassée, brisée, qui tremble trop fort, parce que je tremble de partout, et même des lèvres. Elle s'élance en avant. Me prend dans ses bras tout chaud. Elle ne peut pas être là. Mais elle est là. Je sens la brûlure de ses pleures sur mon épaule. Je sens un nouveau parfum dans ses cheveux. Du monoi. Comme celui que je lui avais offert, quelques jours avant qu'on nous l'arrache.

-Qu'est ce qu'il t'a fait?

Baiser sur mes cheveux. Je m'écarte par réflexe. Elle soupire, comme avant. Comme quand elle a débarqué dans ma vie et que je ne la connaissais pas. Quand je me méfiais de cette femme qui faisait tourner la tête de mon protecteur. Qui l'envoutaît avec ses yeux céruléens et ses formules de physique sur les lèvres. Leurs souvenirs que je ne partageais pas marqués dans le marbre de leurs vies déjà commencées, alors que je venais à peine d'entamer la mienne. Je me rappelle de mes muscles toujours à l'affût du danger, de mon regard toujours trop dur, de mes problèmes de compréhension parce qu'on ne m'en avait pas laissé le choix, parce qu'on ne m'avait jamais expliqué. Mais cette fois ci, c'est différent. Je m'écarte parce qu'elle ne doit pas me voir comme ça. Avec de la mort dans la tête, de l'alcool sur le bout de la langue et le corps en miettes. Elle n'a pas le droit de me voir comme ça. Je la connais maintenant. Je sais qu'elle meurt à petit feu devant l'animal blessé que je suis devenu, comme un loup, enfin dressé, qui vient de perdre son maître et qui hurle tous les soirs à la lune. Elle me voit comme elle n'aurai jamais dû me voir. Et ce sera son dernier souvenir de moi. Elle aura pu garder dans sa mémoire une petite fille un peu perdue, en panique, ensanglantée mais avec de la rage de vivre dans les yeux alors qu'on l'emmenait loin d'elle. Après qu'elle se soit battue pour garder sa toute nouvelle famille intacte. Mais non. Elle se souviendra de l'adulescente totalement à côté de la plaque, emprisonnée, en manque, squelletique que je suis devenue par la force des choses. Fait chier.

-C'est Tony Stark qui m'a permis de rentrer. Il m'a dit que tu aurais besoin d'aide. Je ne pensais pas que...

Sa voix éclate. Feux d'artifice de tristesse et de joie mêlées. Encore cette envie de vomir, plus forte encore. Je me précipite sur les toilettes, la contournant du mieux que je peux. Putain mais qu'est ce qu'elle fout là, maintenant? Alors que je suis... Misérable. J'ai le droit de penser que je suis misérable. Je régurgite du liquide. Je me demande même si c'est encore de la bile, après avoir déjà rendu tout ce que mon estomac avait à offrir. Une main passe dans mes cheveux. Douce et rassurante. Une autre frotte mon dos gentillement. Je crois entendre aussi une chanson que j'avais depuis longtemps oubliée être fredonnée dans le lointain. Même si je suis seule avec mon égoïsme, à me vider de mes tripes, elle est là. Elle est là. Je m'étale contre le mur. Ma bouche a un goût d'acide, mon esprit a une impression de vide. Au travers de ma vision floue de larmes de douleur, je revois des araignées inventées. Je me demande pourquoi je vois des araignées. Elles ne me font pas peur. Encore moins maintenant que j'ai rencontré ce gamin. Compréhensif malgré le lavage de cerveau de Tony. Tony... Souvenirs de ces nuits, dans le silence pesant de la nuit, l'un a côté de l'autre, une bouteille de brandy entre nous et nos frayeurs sur les lèvres. Je l'ai détesté. Je l'ai apprécié. Comme sur un fil de funambule, penchant dangereusement de chaques côtés, versant entre une compassion sans borne et une haine dévorante. Au delà de mes pensées, je sens un linge humide sur mon front. J'entends des conversations qui n'ont plus de sens. Je décroche encore. Tout le temps. Main douce qui se glisse dans mes cheveux, formant des ronds apaisants. Reprise avec la réalité.

-On était inséparables tous les trois.

Je cligne des yeux. Ant Man est assis sur le sol, mains jointes sous son menton, comme écoutant une histoire. Notre histoire, de ce que j'en comprends. Sam a les bras croisés, un peu méfiant, un peu absorbé par les mots de Betty aussi. Clint glisse ses yeux dans les miens, plus calme, moins sur la défensive. Je me demande si Wanda l'écoute, assise sur son lit, ses bras entourant ses genoux.

-Elle faisait toujours à manger et s'entêtait à faire ça toute seule, sans aide. Je n'arrive plus à compter le nombre de fois où j'ai retrouvé des coquilles d'oeufs dans mes pancakes!

Des sourires doux explosent sur les visages. Moi, je ne me souviens que des enfants qui se lèvent avec leurs bouilles endormies, de Natasha et Bruce avec leurs regards complices, heureux pour la dernière fois dans une ferme loin du monde avant de partir au combat contre un robot meurtrier. Je lui en veux, de parler de ça, de me faire revivre ces souvenirs-là, qui font si mal. Qui me rapelle un coureur de pacotille et une famille imaginaire. Ce n'est pas juste pour elle. Elle ne sait pas qu'il avait trouvé quelqu'un d'autre pour combler le vide de son coeur. Elle ne sait pas que je suis tombée amoureuse moi aussi. Je me rends compte qu'elle ne sait plus rien de qui je suis. Il y a longtemps que je n'ai plus fait de pancakes avec des coquilles ou que j'ai appris à faire du vélo dans une ferme abandonnée au détour d'une route de Lawrence. J'ai abandonné le vélo dès qu'elle a disparu de ma vie. Trop de nostalgie. Trop de ressentiments contre cette mère qui s'était laissée faire. Je fronce les sourcils. J'avais oublié avoir un jour pensé ça d'elle. J'avais oublié toutes ces années loin d'elle, où j'ai essayé de combler son vide comme je le pouvais, avec de nouvelles choses. Pleins de nouvelles choses que j'aimerai lui dire. J'aimerai lui raconter mes histoires d'aujourd'hui. D'hier aussi. J'aimerai lui parler de ma première petite amie, avec ses grands yeux d'ange et ses promesses inavouées dans le coeur alors que nous étions encore en planque, à se cacher de son père en Italie. J'aimerai lui parler de l'angoisse de la bataille, avec Hulk trop loin pour que je puisse le protéger. J'aimerai lui parler de ma première sortie au zoo, avec Thor qui irradiait de contentement et moi qui ne connaissais aucun des animaux qu'on me présentait. J'aimerai lui dire que mon préféré était un lion, à qui j'ai donné un bon gros steak, bien cachée par des grillages sous la surveillance de son soigneur. J'aimerai lui parler des mots tendres qu'on s'était murmurés au creux de l'oreille, avec Pietro, avant de partir à la guerre. J'aimerai lui parler de la douleur de les perdre tous les trois d'un coup. Pire qu'un poignard dans mon âme déjà trop abîmée. J'aimerai lui parler des litres d'alcool que je m'enfile pour rester à flot encore une journée de plus... Mais je ne dis rien. Je tremble en silence. Je les laisse croire que c'était mieux avant. Que j'ai un jour été une enfant, qui faisait des bêtises avec de la peinture sur le bout du nez. Elle leur dit que j'étais mignonne, que je me comportais comme une gamine de cinq ans alors que j'en avais douze. Elle oublie de mentionner que je dormais avec un couteau de cuisine sous l'oreiller. Que je lui ai défoncé la gueule, quand Bruce l'a ramenée a la maison. Que je ne laissais personne me toucher à part lui et Hulk. Que je finissais toujours par rentrer, après de heures d'absences, le visage tuméfié, pleine de terre et beaucoup trop fière de moi, sans jamais dire d'où je revenais. Elle rend la vérité tellement jolie que j'aimerai la croire. Malheureusement, je sais ce qu'elle cache. Je regarde les araignées. Ou j'espère les regarder. Elles sont parties. Elles m'ont abandonnée elles aussi. A croire qu'on m'abandonne facilement.

-Le général sait que tu es ici?

Mes pensées rationnelles m'ont rattrapée. Pour un court moment de lucidité bienvenue. Elle s'interrompt. Se mord les lèvres. Regarde avec peur l'oeil d'une caméra.

-Non.

Je hoche la tête. Me lève pour rejoindre mon lit. Je suis épuisée d'être. Je me recroqueville en une toute petite boule de nerfs. Elle soupire, comprennant que le moment de tendresse a disparu. Que j'en ai assez de ses mensonges maquillés. Elle veut que mes collègues m'acceptent, parce que je suis toute seule maintenant. Ce qu'elle n'a pas compris, c'est qu'ils me supportent depuis quatre ans déjà. Qu'ils savent un peu qui je suis. Surtout Clint. Clint sait tout sur tout le monde. Parce que c'est notre glue. Le plus humain d'entre nous. Et qu'il fait parti des sept fondateurs, comme on nous appelle. Les plus anciens. Les premiers. C'est lui le plus normal, avec une famille à laquelle s'accrocher. Alors que nous autres, on a tout perdu. Et maintenant que j'ai retrouvé un bout de ma famille à moi, j'ai l'impression qu'elle a toujours été fausse, avec ces souvenirs trop biens, trop parfaits. Ils ne l'étaient pas pour moi. Ou peut-être que ce n'est que ma dépression qui parle. Je ne sais plus me fier à ce que je ressens. Ni à ce que je fais.

-Il va falloir que je parte.

Elle embrasse mon front plein de sueur. Je vois de la douleur dans ses yeux, de me voir comme ça. J'aimerai la retenir. Essayer de revoir la mère qu'elle était devenue pour moi. Mais elle a disparu à l'instant où Ross l'a reprise avec lui. On a vécu pendant trop longtemps séparées l'une de l'autre. Ca fait mal. Tellement mal que j'ai envie de le hurler à la Terre entière. Ma cage se referme. Une autre porte claque sur un nouveau militaire. Un autre jouet du général, qu'il manie à sa guise. Le temps passe. Je me perds dans mes illusions pour ne pas penser à l'alcool dont j'ai terriblement besoin. J'en ai besoin à en crever. Parce que je suis sûre de ne plus jamais la voir. Parce qu'elle est restée trop longtemps hors de ma vie. Elle ne me connaît plus. Je ne la connaît plus. Nous ne sommes plus que des étrangères. Et je n'ai pas besoin de nouvelles personnes dans ma vie, parce qu'elle ne m'appartient plus.


Re!

Alors, qu'en avez vous penser? Etrange, incongru, pas compréhensible? Auriez-vous envie d'un OS pour en savoir plus sur la vie avec Betty ou ça va? Qu'est ce que vous soupçonnez pour la suite? Ca m'intrigue.

Et Endgame, qu'en avez-vous pensé? Je suis aller le voir cette semaine. Ce film défonce. J'en ai pleuré de joie et de tristesse en commençant dès les premières minutes. Par contre, ça fait du mal de se dire que c'est la fin d'une ère. Que c'est la fin des vengeurs comme qu'on a connu et qui ont bercés mon adolescence… Est-ce que vous êtes allez le voir aussi? Ou vous préféré attendre encore un peu. Quel est votre avis (sans spoiler si possible)?

Aller, je vous laisse, à la semaine prochaine!