Disclaimer: Je n'ai pas fait ce manga...j'suis pas Yana Toboso.

Genre: Romance, Friendship, Action, Angst

Personnages: Vincent Phantomhive, Diederich, Alexis Midford, Tanaka, Frances Phantomhive

Rating: M


Partie 12: Betrayal of blood II


«Tu ne l'as pas interrogé.»

Vincent essuya le canon de son arme sur les vêtement du mort. Il ne prit même pas la peine de répondre, pinçant les lèvres avec colère.

«C'est juste un illuminé. Voulant purifier le monde. Et voulant faire avouer leurs crimes aux nobles, persuadés qu'ils sont des pécheurs.» Il rechargea son arme, sans prendre la peine de regarder sa sœur. «Aucun intérêt. C'était même bien ennuyeux. «Ma première mission de chien de garde avait un coupable bien plus intéressant.

Sauf que ce fou illuminé n'était pas le coupable, mais était une arme.

Il avait quand même créer une secte. Une secte dangereuse pour le peuple. Avec des idées d'attaque de la famille royale.» il fit tourner le barillet de son arme «Je dois tous les abattre.»

Frances soupira doucement. Et regarda le criminel «J'aurais bien aimé en savoir plus sur lui.

- Pour quoi? Lui trouver des excuses? Des circonstances atténuantes?» Il eut un sourire moqueur, railleur et susurra «Pauvre petit garçon albinos abandonné par ses parents. Élevé avec douceur par des moines. Devenant un immonde monstres sans cœur?»

Sa sœur leva les yeux au ciel «Tu es cynique.

- Cet homme n'avait probablement aucune excuse autre que son apparence. Victime de la bêtise des gens, de la superstition. Et alors? Les personnes différentes ne deviennent pas toutes des criminels ou des monstres!»

Il se détourna du cadavre. Dégoûté. «Je ne fais que mon travail Frances, si tu n'aimes pas ce que je fais...

- Ce n'est pas la question.

- Je n'avais pas besoin de l'interroger, lui. Par contre, interroger l'autre...»

L'autre. Le père de Diederich. La voix de son frère était soudainement acide, dangereuse. Et il se détourna. «Descendons. Il y en a des sous-sols ici.

- Deux ou trois.

-Étrange.»

Oui étrange qu'il y ait ça dans une église. Il devrait faire quelques recherche pour savoir si il y en avait d'autre comme ça. Des telles caves donnaient des multiples possibilités. Il avait bien peu de croyances mais c'était son travail de faire pareilles enquêtes.

«Si Diederich a une seule égratignure...»

Son poing se serra tandis que ses yeux prenait une teinte bien plus sombre.


Diederich s'immobilisa. Une pièce. Sombre avec une lampe à pétrole pendant au plafond. «Gesshh on est dans des catacombes ou quoi?» Ça y ressemblait beaucoup en tout cas. Terriblement même.

Son ancien fag eut un rire nerveux «Il n'y a pas de catacombes à Londres.

- Qui te dis qu'on est à Londres?» marmonna le brun. Personnellement il était inconscient quand il avait été amené ici. Et le futur marquis avait une sorte de cagoule sur le visage. Les enfants avaient aussi été endormis.

Le chevalier haussa les épaules «Même, pas de catacombes en Angleterre.» répéta-t-il «Cependant j'admets que je ne pensais pas qu'il pouvait y avoir de telles caves quelques part.» il hésita, pensif, comme s'il n'était pas certain de lui «Sauf dans les très très vieux manoirs. Tu devrais voir les caves qu'on a au manoir Midford.»

Alexis stoppa, les yeux plissés. «Il y a quelque chose. Là.» En effet on entendait d'une respiration rauque, haletante. Mêlé à une odeur rance de pourriture, d'urine et d'animal. De la paille était rependue dans un coin. Une sorte de gamelle de fer était posée au sol, près d'un bol d'eau. Et dans l'assiette, il y avait...Diederich grimaça. Voilà donc où finissait...ce qui manquait. Deux yeux brillèrent dans l'obscurité, suivit d'un grondement «Un chien?

- C'est la bête!» cria un enfant, terrifié. «La bête!» il se réfugia derrière l'allemand, tremblant comme une feuille. «il va nous manger! Le méchant a dit qu'il nous mangerait si on se sauvait.»

Un cliquetis de chaîne retentit et un énorme chien noir apparut à la lueur sordide de la pièce. Un énorme dogue au poil noir.

«Un dogue allemand. SheiBe!»

Alexis lui jeta un coup d'oeil «Dangereux je suppose?

- Disons que vu sa taille et sa mâchoire, si il est dressé à attaquer... oui» il grimaça à un souvenir sans doute.

«Ha.» Alexis tira son épée. «Il va falloir le tuer de toute façon.»

L'animal jappa, ses crocs luisant de bave. Ses yeux fixant avec haine le blond. Il bondit, la chaîne trop longue pour le stopper. Ses mâchoires claquèrent à quelques centimètres de la jambes du chevalier qui s'était jeté juste à temps en arrière. L'animal bondit en arrière, le poil hérissé.

«Chien de chasse.

- Merci j'avais remarqué. Il est intelligent en plus, il ne reste pas là où sa chaîne le bloque»

Diederich joua quelques instants avec son poignard. Il n'aimait guère les chiens de chasses, surtout quand ils étaient gros. Enfin il ne les détestait pas mais il n'était guère à l'aise avec eux.

Quand il avait 7 ans, son père l'avait jeté dans le chenil pendant tout l'après-midi. Terrifié l'enfant s'était blotti dans un coin. Craignant d'être mordu ou brutalisé, il avait retenu ses larmes, n'osant bouger ou respirer trop fort. Heureusement les chiens de chasse n'étaient pas agressif avec les membres de la famille. Et aucun ne l'avait approché, le laissant prostré dans son coin. Mais ça avait été des heures terrifiantes.

Personne ne l'avait consolé.

«Il faut bien en faire un homme.» Avait froidement dit son père en le jetant dans sa chambre, sans même qu'il puisse aller pleurer dans les bras de sa sœur.

Mais cette peur était resté logé en lui pendant des mois, le bloquant même lors des premières chasses auquel il avait été traîné. Ce qui s'était achevé en punition pour son inefficacité.

Reprenant son souffle il murmura «Je vais m'en occuper.

- Quoi?

- Je l'attaque et tu passes avec les enfants.

- Ne sois pas ridicule.

- Cet animal à été dressé à tuer Alexis. Il a été entraîné pour se battre.» Il serra le poignard dans sa main, les yeux rivés sur l'animal grognant. «Je te suis de près. Va-y!» Il ferma les yeux. S'il voulait confronter son père, mieux valait être seul. L'homme serait capable de tuer Alexis pour le déstabiliser. Tout magnifique épéiste que soit le blond, il ne pourrait pas arrêter une balle avec une épée.

Il avança, sa lame à la main. Le chien se tourna vers lui, grognant méchamment. Ses yeux rivés sur l'allemand. Sa chaîne cliquetas tandis que l'animal se ramassait sur lui-même, son grognement se changeant en un son bien plus fort. Alexis chuchota quelque chose aux enfants qui hochèrent la tête, et attendirent. Diederich s'approcha. Et bondit de côté quand l'animal se jeta sur lui. Il posa le pied sur la chaîne et fit un signe. La troupe passa en courant vers le couloir de gauche. L'animal rugit de colère et voulu bondir pour mordre le plus proche enfant mais Diederich se jeta sur le canidé, le renversant. L'animal aboya de rage et planta sans pitié ses dents dans le bras de l'allemand, ne lâchant même pas quand celui-ci lui flanqua un grand coup de pied dans le ventre. Diederich, grimaçant de douleur, envoya un grand coup de poing sur le museau du chien qui glapit et recula, jappant de douleur. Cependant un animal de garde blessé est bien plus dangereux, de part sa colère, et le dogue bondit. Le brun plongea de côté, attrapant la chaîne et tirant d'un coup sec.

Renversé, le chien glapit à nouveau et montra ses crocs luisants de bave.

Il était en pleine forme, une fourrure bien fournie et des muscles bien voyant. L'animal était bien nourris. Et Diederich eut un frisson, imaginant très bien ce qu'on avait pu lui faire manger. Il ramassa son couteau, tombé au sol. Le dogue se jeta à nouveau sur lui, rageur, voulant mordre au sang celui qui l'avait blessé. L'humain allongea un coup de couteau bien placé. La lame s'enfonça dans la fourrure, faisant crier l'animal qui s'écroula, les pattes agitées de soubresauts. Après quelques spasmes, il cessa tout à fait de bouger, l'arme profondément enfoncée dans sa poitrine.

Diederich grimaça. Il détestait tuer des animaux. La chasse n'avait rien de plaisant pour lui. Et tuer un chien qui ne faisait que ce pour quoi il avait été dressé lui déplaisait.

Il arracha un bout de sa chemise et banda la morsure à son bras. Heureusement un chien dont on avait visiblement prit soin ne semblait avoir aucune tare. Il eut un frisson en imaginant un animal enragé. Non il aurait été incontrôlable. Et il ne bavait pas de toute façon. Cependant ça faisait mal.

Maintenant, par où était-il venu? Et par où Alexis et les enfants étaient-ils partis? Il y avait quatre couloirs. Un juron dans sa langue natale lui échappa.

Par où?

Comme pour lui répondre, une détonation claqua. Un coup de feu.

Un frisson de crainte le parcourut et il partit en courant dans la direction du bruit.

Ignorant la douleur dans son bras.

Ni le début de mal de crâne qui lui vrillait le crâne.


Vincent se figea en entendant des bruits de course en face. Il fit signe à sa sœur de s'arrêter. Une silhouette se dessina devant lui, ainsi que d'autre, de petites tailles. «Midford?

- Phantomhive?»

Le blond stoppa net en le voyant. Les enfants se cachèrent derrière lui, craignant pour leur santé, ne faisant plus confiance en quelqu'un d'inconnu. Chose terriblement normale.

Le futur marquis ouvrit la bouche, le regardant avec surprise. Regardant les armes qu'il avait dans les mains. Et un éclat de compréhension passa dans ses yeux. Mais il ne dit rien. Silencieux. Mais admiratif. Un garçon intelligent.

«Ce sont les enfants disparus?» Demanda Frances, se postant aux côtés de son frère.

Le jeune blond ouvrit la bouche, sembla chercher ses mots, puis répondit «Oui mademoiselle. Je les ai tiré de leur cellule avec l'aide de mon ami Von Wolf.

- Diederich? Où est-il?

- Il a retenu le chien de garde qui gardait les cachots.» Un hurlement animal, un glapissement de douleur parvint à leur oreille. «Et je crois qu'il vient de le tuer.»

Vincent plissa les yeux «As-tu vu son père?

- Non.»

Le comte allait dire quelque chose quand une détonation le fit sursauter. «J'y vais!» Et il partit en courant «Frances, restes avec Midford! Protèges-les»

- Très bien mais ne fais rien de stupide!»

Le blond ouvrit de grands yeux «Sauf votre respect mademoiselle, je suis capable de protéger ces...

- Et moi je ne peux pas parce que je suis une femme?

- Je n'ai jamais dit ça.

- Tu l'as sous-entendus.

- C'est votre imagination. Mais c'est mon rôle de...

Ne rêvez pas, je n'ai pas besoin d'un Don Juan, me croyant incapable, pour me protéger. Surtout d'un maigrelet comme vous!

- JE N'AI PAS L'INTENTION DE VOUS TENIR LA MAIN! JE M'OCCUPE DES ENFANTS, NE COMPTEZ PAS SUR MOI POUR VOUS AIDER A ENJAMBER UNE FLAQUE DE BOUE!

- PARFAIT, NOUS SOMMES D'ACCORD SUR CE POINT! JE NE TIENDRAIS PAS LA VOTRE NON PLUS!

- Alors allons y!» Et Alexis se dirigea vers l'escalier, tâchant de paraître aussi digne que possible.


Diederich s'écroula, grimaçant de douleur. Son père venait de lui tirer dessus. Dans la jambe. Ses doigts se crispèrent autour de la plaie.

Une voix cracha avec mépris au dessus de lui «Tu es faible fils.

- Vous êtes fou!»

L'homme attrapa une poignée de cheveux noirs. «Ne t'en fais pas, je ne t'ai pas tiré dans le genou, tu vas guérir sans problème.» Il empoigna sèchement le visage du jeune homme, le regardant avec attention, serrant son menton si fort que cela laisserait sans doute des traces.

Le jeune homme se dégagea et tomba en arrière. Ses yeux noirs fixèrent l'homme. «Qu'est-ce que je vous ai fait? Pourquoi me détestez vous comme ça?» Pourquoi? Qu'avait-il fait de mal? Il avait toujours fait de son mieux, avait toujours été obéissant. N'avait jamais fait d'erreurs.

«Tu es né.»

Pourquoi? «Parce que vous aviez déjà deux fils?»

L'homme lui jeta un regard méprisant «Tu ne me ressembles pas. Tu as des cheveux noirs comme ta mère mais le reste? Ton physique. Ton visage un peu pointu. Ce visage. Ces traits.

- Vous n'êtes pas en train d'insinuer que je ne suis pas votre fils?

- Comment expliques-tu que tu ne me ressembles pas?

- Je ressemble à votre grand-père, j'ai vu un portrait.» Il crispa douloureusement ses doigts dans le tissu de sa veste «Et mère n'aurait jamais fait ça.» Il cracha, haineux «Même si vous auriez mérité qu'elle le fasse.»

L'homme le fixa, méprisant «J'aurais du me douter. Toujours dans les jupons de ta mère. Faible et te cachant derrière plus fort que toi.»

Diederich serra les dents. La haine et la rage brûlante enflèrent en lui. Ses yeux le piquèrent. Tout ça pour ça? Parce que son père pensait qu'il était un bâtard? Que sa femme l'avait trompé? Sans preuves? Il lui avait fait payé, à lui, l'innocent.

«Entre nous père, votre fils aîné ne vous ressemblait pas non plus. Karl ne vous ressemblait pas du tout. Ni mère ni vous n'aviez ses yeux.»

Un coup en plein visage l'envoya au sol. Un pied écrasa sa main gauche. Il gémit, refusant de crier. L'homme siffla «Tu es né trop tôt pour être mon fils. Et si maigre. Si faible. Comme un chaton bon à noyer!»

Diederich serra les dents «Je ne suis pas illégitime espèce de fou! J'étais en avance! Ce sont des choses qui arrivent!»

Il reçut un coup dans le ventre. Le souffle coupé, il attendit un coup supplémentaire. Les yeux dans le vague. A quoi bon?

Il n'avait jamais été aimé et la stupide raison était la certitude de son père qu'il était le fils d'un autre, que sa femme l'avait trompé. Il avait probablement cherché un suspect et l'avait tué. Le connaissant.

Mais pire que tout, il avait obligé toute la famille a faire souffrir celui qui était pour lui le fruit du pêché. Le jeune allemand réalisait maintenant que son père n'a détesté pour des raisons égoïstes et stupides, pour quelque chose qu'il n'avait jamais pu prouver.

Ce n'est pas ma faute.

Il n'avait pas le droit.

«Pourquoi vous ne me tuez pas alors?

- Et bien...je pourrais. Sans enfants. Je pourrais divorcer de ta mère. Et me remarier avec une jeune fille que j'ai remarqué. De nouveaux enfants. De mon sang.

- Vous êtes trop vieux.» Ricana le jeune homme, grimaçant sous le coup de pied dans sa jambe blessée. «Aucune famille ne vous confiera sa fille après la mort de la totalité de vos enfants. Deux par négligence, une mariée à un monstre et le dernier mystérieusement disparu. Personne ne vous donnera sa fille!

- Tu sous-estimes le pouvoir de l'argent.

- Vous sous-estimez le fait que les filles ont de plus en plus le droit à la parole.

- Pas celle que j'ai remarqué. Son père s'est dit favorable. Si je n'avais pas d'héritier.

- Et comme par hasard, je disparais?» Il cracha un peu de sang, sa lèvre blessée le brûlant, et eut un sourire plus que moqueur «Dommage hein? Ma disparition sera suspecte de toute façon.

- Tu ne vas pas mourir ici. Je vais te ramener en Allemagne et j'organiserais de somptueuses fiançailles avec cette fille.

- Laissez-moi deviner. Je disparaîtrais alors mystérieusement? Une maladie qui m'emportera?

- Ton cynisme est exaspérant.» Il attrapa le jeune allemand par le col. Et empoigna une poignée de cheveux noirs. «Ne crois pas que tu vas t'en tirer comme ça. Tu dois encore payer la mort de ton cousin.» Il frappa si violemment son ''fils'' contre le mur que celui-ci sombre dans l'inconscience, un goût de sang dans la bouche.

Alors que le brouillard tombait sur ses yeux, il crut voir une silhouette.

Il crut voir son ''père'' se retourner.

«J'ai l'honneur de vous dire...» Fit une voix lointaine, familière «...que j'ai tué votre neveu...avec grand plaisir!

- Qui es-tu morveux?

- Ho? Je pensais que vous vouliez me voir...tellement.» Un rire «Wouf ~

- Tu...Es...

- Oui.»

Le jeune brun crut entendre un bruit.

Comme un ...

..Il sombra dans le noir.


Deux yeux d'ambré semblaient de l'or chaud tant la fureur les animait.

Un sourire cruel ourla ses lèvres

La détonation claqua dans la pièce sombre.

- Bang-

«Checkmate Herr Von Wolf»


Il ouvrit les yeux, difficilement, en sentant une main sur sa joue. Un visage était penché sur lui.

«Vi...Vincent?»

Le jeune homme sourit. Tendrement. «Tu es réveillé.» Il le redressa et le posa contre le mur, doucement. «J'ai bandé ta jambe, tu t'appuiera sur moi pour remonter!

- ….Tu es venu.

- Pourquoi je ne serais pas venu Dee?»

Ils échangèrent un regard, l'un doux et rassuré et l'autre légèrement inquiet mais soulagé. Le jeune comte jeta son arme vide au sol, le pistolet tombant dans la flaque de sang et glissant sur le sol poussiéreux. Diederich s'appuya contre le mur, le cœur battant. Un mélange d'émotions tourbillonnait en lui, fermant une poigne de glace sur son ventre. C'était fini. Rien ne serait plus comme avant. Parce que plus personne ne lèverait la main sur lui, plus personne ne le regarderait avec mépris ou ne lui ferait du mal.

Un homme qui ne l'avait jamais aimé.

Un homme cruel et avide de gloire.

Un homme qui n'aimait que l'argent et sa position sociale.

Lui n'était que l'enfant non-désiré, l'enfant en trop, l'enfant élevé à contrecœur...qui ne s'était jamais réellement soucié de lui, l'envoyant en Angleterre sans hésitation, juste pour ne pas avoir à faire son devoir de parents.

Pendant des années, il n'avait pas eu confiance en lui, souffrant de cette méfiance, de cette timidité...il avait mit des années à s'en sortir. Il se demandait pourquoi on ne l'aimait pas. Pourquoi malgré tous ses efforts sa famille le traitait si froidement. A l'école il avait hésité, mais petit à petit, il s'était ouvert, malgré sa méfiance et son cœur glacé.

Grâce à Vincent.

En un an, l'anglais l'avait sortit de ses hésitations et de ses souffrances.

«Dee?»

Il rouvrit les yeux, se retrouvant face au comte. Celui-ci le fixait, le regard doux. Il tendit une main et la posa sur la joue pâle de l'allemand.

«Tu vas bien?

- Oui.

- Tant mieux.»

Il passa son autre bras autour de sa taille, se pressant contre lui. Il posa son front contre le sien. Il se blottit contre son ami savourant l'odeur, la chaleur de ce corps bien vivant. Il allait bien, il était vivant, il avait juste quelques égratignures ou blessures sans gravités.

Doucement, le brun chuchota «Et toi?

- Oui. Je n'ai rien.

- Vincent?

- Oui?

- Je suis désolé.

- De quoi?

- D'avoir pris tous ces risques.»

Vincent eut un petit rire, attrapant le menton de son associé pour lui relever la tête et s'approcha, leurs lèvres se frôlant doucement. Les yeux noirs de Diederich étaient insondables, mais il ne faisait rien pour se dégager, rien pour s'éloigner, ou pour refuser ce contact. Il avait un regard mélangeant un air timide et perdu. Vincent était à genoux, entre les jambes du brun. Ses mains passèrent sur le tissu parfois déchiré, tâché de sang par endroit. Un bleu marquait sa pommette. Ses yeux noirs étaient insondables. Une émotion y brillait mais l'anglais n'arrivait pas à la lire.

Il était beau, merveilleusement beau, et tellement désirable.

Vincent sentit une vague de désir lui enflammer le corps. Dee lui appartenait. Plongé dans le regard sombre, le comte eut une pulsion de possessivité qui flamba en lui. Le surprenant presque. Un bras entoura la taille du plus grand et le pressa contre lui.

Cet homme était à lui.

À lui seul.

Personne n'avait le droit de le toucher.

Il se pencha, son souffle écartant les mèches foncées et posa ses lèvres sur la tempe, laissant une série de baisers sur la pommette, descendant le long de la mâchoire. Il referma ses dents dans le cou, suçant la peau jusqu'à laisser une trace rouge. Un gémissement lui parvint, et une main se posa dans son dos, s'agrippant à la veste clair. Cette peau était chaude, délicieuse.

Diederich sentait son corps qui se détendait dans les bras de cet homme si puissant, il eut un sursaut en sentant la bouche dans son cou. Il frissonna en imaginant qu'il allait garder des traces et en se rendant compte que le si terrible comte de Phantomhive agissait de façon totalement différente d'avant.

Ce n'était plus des avances...

C'était...

«V...Vin...cent» Les mots s'étranglèrent dans sa gorge quand il croisa les deux yeux d'or. Il sentit son corps s'engourdir.

Encore une fois.

La voix lui parvint, doucement, à l'oreille «Tu es à moi Dee, à moi» Il huma l'odeur épicée de l'allemand, frissonnant par avance à l'idée des choses qu'ils allaient pouvoir faire maintenant que le brun lui avait donné un accord implicite«...Détends-toi, je vais prendre soin de toi...»

Le concerné détourna les yeux, rougissant légèrement mais leva une main pour caresser la joue de l'homme magnifique qui le dominait. Quand l'autre l'embrassa, il eut un gémissement, écartant docilement les lèvres, n'hésitant que légèrement. Il s'appuya plus confortablement contre le mur alors que l'autre se pressait contre son torse. Il leva une main pour la poser dans les cheveux soyeux, savourant sa bouche, son odeur, sa chaleur. La poigne sur sa nuque le fit trembler.

Quand le baiser devint plus passionné, plus intime, il eut un gémissement de plaisir, laissant cet être magnifique le dominer totalement. Il ferma les yeux, savourant ce contact intime.

Savourant les émotions qui tourbillonnaient en lui.

Ils se séparèrent, toujours pressés l'un contre l'autre. Vincent posa sa tête contre l'épaule solide. L'étreinte était douce, tendre. L'allemand sentit son cœur battre la chamade, ses joues étaient brûlantes.

Le regard d'or le fit frémir.

Vincent sourit.

Et l'embrassa à nouveau.


A Suivre

(Fin de l'arc Von Wolf)


Je vais devoir trouver une nouvelle enquête maintenant.